hépatite virale l.f.
Atteinte hépatique due à un virus hépatotrope
Les hépatites virales rassemblent les hépatites A, B, C, D, E ... celles du groupe herpès et d'autres. Rarement ictériques, ces hépatites exposent à un double risque :
1) d'hépatite fulminante au cours de l'infection aigüe par les virus A(VHA) ou B (VHB),
2) d'infection chronique pour les virus B, C (VHC), D (VHD), (les autres virus ne sont pas responsables de telles formes), et donc de cirrhose et d'hépatocarcinome.
L'atteinte hépatocytaire, liée à une toxicité directe des virus se multipliant dans l'hépatocyte (VHA, VHE, VHD, groupe herpesvirus, …) ou immuno-induite (VHB, VHC) explique l'hypertransaminasémie signant l'hépatite. La clairance virale, au décours de l'hépatite aigüe, s'accompagne d'une guérison hépatique ad integrum.
Les hépatites chroniques, avec persistance virale et expression à la surface des hépatocytes, des antigènes viraux (reconnus par les cellules du système immunitaire en conjonction avec les molécules HLA), entraînent une cirrhose dans 20% des cas. La cirrhose elle-même ainsi que les mécanismes moléculaires liés au virus (mutagénèse insertionnelle ou transactivation par la protéine X pour le VHB, mécanisme inconnu pour les VHC et (VHD), exposent au carcinome hépatocellulaire avec une incidence annuelle de 3%.
L'hépatite chronique justifie l'appréciation de son activité et de sa sévérité par une analyse virologique et une biopsie hépatique permettant l’indication de traitements antiviraux.
→ hépatite fulminante, cirrhose, carcinome hépatocellulaire, virus des hépatites, hépatite A, hépatite B, hépatite C, hépatite D, hépatite E, hépatite G
[D3,L1]
hépatite virale TTV l.f. sigle angl. pour Transfusion Transmitted Virus
TTV hepatitis
Hépatite aigüe posttransfusionnelle, qui serait liée au virus TTV identifié en 1997.
Il s'agit d'un virus à ADN, proche des Parvoviridae et du genre Parvovirus. Son rôle pathogène dans la survenue d'hépatites aigües post-transfusionnelles ou peut-être d'hépatites chroniques est encore discuté. Le diagnostic repose sur la biologie moléculaire.
[L1,F1,D3]
hépatocarcinome n.m.
hepatocarcinoma
Cancer du foie.
[L1,F2]
hépatocèle n.f.
hepatocele
Hernie du foie.
Étym. gr. hêpar : foie, kêlê : hernie
[L1]
hépatocellulaire adj.
hepatocellular
Relatif à la cellule hépatique.
[A2,L1]
hépato-cholangiome n.m.
Hamartome, tumeur hépatique développée à partir des hepatocytes et des cellules des canalicules biliaires.
[L1]
hépatocyte n.m.
hepatocyte
Cellule épithéliale hépatique volumineuse, de forme polyédrique, accolée à ses voisines en une file régulière, constituant la travée hépatique ou travée de Remak, bordée par les sinusoïdes hépatiques.
La membrane cytoplasmique de deux hépatocytes voisins forme la paroi d'un minuscule canalicule biliaire servant à l'excrétion de la bile. L'hépatocyte contient un noyau rond, un cytoplasme pourvu de mitochondries, d'un réticulum endoplasmique, d'un appareil de Golgi, de lysosomes et est riche en glycogène. Outre sa fonction dans le métabolisme du glycogène, il contribue à la synthèse de protéines et de lipoprotéines plasmatiques, à la synthèse et à la sécrétion de la bile, à la destruction d'hématies et la détoxification des déchets métaboliques.
R. Remak, embryologiste, physiologiste allemand (1815-1865)
→ mitochondrie, réticulum endoplasmique, Golgi (appareil de), lysosome
[A2, L1]
Édit. 2018
hépatogène adj.
hepatogenous
Caractérise ce qui est d’origine hépatique.
Étym. gr. hêpar : foie, génês : qui est engendré
[L1]
hépatographie n.f.
hepatography
Image radiographique du parenchyme hépatique opacifié par un produit de contraste iodé, introduit par voie artérielle ou veineuse.
Étym. gr. hêpar : foie, graphê : description
Syn. hépatogramme
→ artériographie mésentérique supérieure, artériographie splénique
[L1,B2]
hépatologie n.f.
hepatology
Etude du foie.
Étym. gr. hêpar : foie, logos : discours
[L1]
hépatolytique adj.
Caractérise la lyse des cellules hépatiques.
Étym. gr. hêpar : foie, lutikos : qui dissout
[L1]
hépatome n.m.
hepatoma
→ carcinome hépatocellulaire (CHC)
[L1,F2]
hépatomégalie n.f. .
hepatomégalia
Augmentation du volume du foie.
Relevant de nombreuses origines, l’hépatomégalie est appréciée cliniquement par la palpation qui précise sa consistance, par la percussion de la base thoracique qui évalue son volume. L’échographie apporte de précieux renseignements sur les anomalies structurelles.
Étym. gr. hêpar : foie, mégas : grand
[L1]
hépatomégalie polycorique l.f.
hépatomegaly of polycoria
Ensemble d’affections congénitales, parfois familiales, constatées dès la première enfance, associant ’hépatomégalie et retard de croissance, liées à des anomalies métaboliques glucidiques et lipidiques.
Le foie est le siège d’une accumulation de lipides (stéatose) ou de glycogène (glycogénose).
R. Debré, membre de l' Académies de médecine, G. Semelaigne, pédiatres français (1935)
Étym. gr. hêpar : foie, mégas : grand
[L1,Q2]
Édit. 2018
hépatomphale n.m.
Hernie hépatique ombilicale.
Étym. gr. hêpar : foie, omphalos : nombril
[L1]
hépatonéphrite n.f.
hepatonephritis
Syndrome caractérisé par l'évolution simultanée, aigüe ou chronique, de manifestations hépatiques et rénales, étroitement intriquées, relevant d'un même facteur étiologique.
Les causes habituelles sont infectieuses (le type en est la leptospirose) et toxiques (exposition à l'arsenic, au plomb, au tétrachlorure de carbone, etc). Les manifestations cliniques principales sont l'ictère et l'oligo-anurie.
[L1,M1]
hépato-pulmonaire (syndrome) l.m.
hepato-pulmonary syndrome
Association d’une cirrhose hépatique et d’une insuffisance respiratoire due à des anomalies vasculaires et à un trouble de la diffusion pulmonaires.
M. Flückliger, médecin interniste allemand (1884); T. C. Kennedy et R. J. Knudson, pneumologues américains (1977) ; M. J. Krowka et D. A. Cortese, pneumologues américains (1994)
[L1,K1]
hépatorénal (syndrome) l.m.
hepatorenal syndrome
Association d’une insuffisance rénale aigüe, d’abord fonctionnelle, et d’une insuffisance hépatique grave (cirrhose ascitique avec hypertension portale ou hépatite fulminante), à l’occasion d’une hypovolémie (hémorragie, traitement diurétique) entraînant des phénomènes de redistribution sanguine dans les territoires splanchniques et rénaux.
Ce tableau clinique doit être distingué des insuffisances rénales fonctionnelles de cause connue (hypovolémie par hémorragie, déshydratation induite p. ex. par les diurétiques), d'une insuffisance rénale aigüe organique due notamment à un choc infectieux ou à la néphrotoxicité de médicaments, et d'une néphropathie organique associée à la cirrhose (glomérulonéphrite à dépôts d'IgA p. ex.). La natriurèse est quasi-nulle, la concentration uréique urinaire élevée. Ce syndrome est dû à une vasoconstriction artériolaire rénale sévère, elle-même secondaire à l'activation des systèmes vasoconstricteurs humoraux et nerveux sympathiques. Son pronostic est très sévère, et, si elle est possible, la transplantation hépatique doit être envisagée.
[L1,M1]
hépatosidérose n.f.
Étym. gr. hêpar : foie, sidêros : fer
[L1]
hépatosplénographie n.f.
hepatosplenography
[L1,B2]
hépatostéatose aigüe gravidique l.f.
acute fatty liver of pregnancy
Surcharge lipidique du foie chez la femme enceinte, avec cytolyse hépatique, thrombopénie, insuffisance rénale, hypertension artérielle.
Evoluant parfois vers la mort par insuffisance hépatique, elle impose l'interruption immédiate de la grossesse.
H. L. Sheehan, anatomopathologiste britannique, membre de l'Académie de médecine (1937)
Syn. stéatose aigüe hépatique, Sheeha (maladie de)
[L1, O3]
Édit. 2015
hépatotoxicité n.f.
hepatostoxicity
Toxicité exercée sur le foie par une substance ou un agent infectieux.
[L1]
hépatotoxine n.f.
Anticorps dirigé contre un antigène hépatique
[L1,F3]
hépatotrope adj.
[L1]
Hepatovirus
Hepatovirus
Genre de virus à ARN appartenant à la famille des Picornaviridae, dont la seule espèce pathogène pour l'Homme est le virus de l'hépatite A.
→ hépatite A, virus de l'hépatite A
[L1,D1]