permanente n.f.
permanent waving
Technique de coiffure qui aboutit à une mise en forme durable du cheveu.
Son action est fondée sur la rupture des ponts disulfure par un agent réducteur ou frisant et, secondairement, après la mise en forme souhaitée, sur l’intervention d’un agent oxydant appelé fixateur ou neutralisant qui permet de fixer durablement l’ondulation créée. Elle se réalise à chaud ou à froid. Les principaux produits utilisés sont des thioglycolates associés à de l’ammoniaque ou de la mono-éthanolamine. Les principaux effets secondaires des permanentes sont les cassures et la sécheresse des cheveux ainsi que l’allergie cutanée aux produits utilisés, en particulier glycérylmonothioglycolate (dans les permanentes dites acides) et thioglycolate d’ammonium, ce dernier étant surtout irritant.
peroxydase (technique à la ) l.f.
peroxidase technic
Technique très sensible utilisée pour la détection d'antigènes ou d'anticorps sur des coupes tissulaires mises en incubation avec un anticorps de lapin, spécifique de l'antigène à détecter.
Après lavage, on fait incuber la coupe en présence d'anticorps de lapin combinés à la peroxydase du raifort.
Perrin (opération de) l.f.
Perrin's procedure
Technique chirurgicale de traitement de l'incontinence urinaire d'effort associée au prolapsus génital, qui consiste en l'amarrage du col vésical et de la face antérieure de la vessie à la gaine des muscles grands droits par voie abdominale.
E. Perrin, chirurgien français (1944-45)
Pestalozza (opération de) l.f.
Pestalozza’s procedure
Technique chirurgicale de traitement de la rétroversion utérine.
Elle consiste en la fixation sur le fond utérin du péritoine vésical préalablement décollé. Elle a été rendue responsable, pendant la grossesse, de présentations fœtales dystociques.
E. Pestalozza, gynécologue italien, membre de l'Acdémie de médecien (1860-1934)
petite respiration cardiaque l.f.
small cardiac ventilation
Impulsions produites sur l'air des poumons par le cœur qui envoie du sang dans les poumons à chaque battement.
Les mouvements ventilatoires assurent des volumes courants de l'ordre de 400 mL, qui produisent la ventilation proprement dite. S'y ajoutent les battements cardiaques, de plus faible amplitude, qui transmettent aux poumons une impulsion de l'ordre de 70 mL. Cette impulsion brasse l'air bronchique et homogénéise l'air alvéolaire, elle serait suffisante pour assurer la ventilation alvéolaire s'il n'y avait pas d'espace mort, elle a encore une certaine efficacité lorsqu'on insuffle le mélange respiratoire près de la bifurcation trachéale (technique de la jet ventilation).
G. G. Palmieri, médecin radiologue italien (1892-1961)
Étym. italien piccola respirazione cardiaca (Palmieri 1950)
Petit-Leadbetter (technique de) l.f.
Petit-Leadbetter’s technique
Technique d'implantation urétéro-colique associant les avantages d'une suture "bord à bord" de l'anastomose et d'un tunnel sous-muqueux antireflux.
W. F. Leadbetter, chirurgien urologue américain (1951) ; M. Petit, chirurgien urologue français (1984)
phaco-émulsification n.f.
phako-emulsification
Technique d'émulsification du contenu d'un cristallin cataracté, en l'occurence des masses situées à l'intérieur de sa capsule (cortex et noyau).
Étym. gr. phakos : lentille
phaco-émulsification réfractive l.f.
refractive phakoemulsification
Extraction du cristallin transparent par phako-émulsification dans les myopies graves (autour de 20 dioptries) dans un but réfractif, avec mise en place d'un implant cristallinien en polymethyl methacrylate (PMMA).
Technique controversée en raison du risque d'augmentation du pourcentage de décollement de rétine fréquent dans la myopie grave.
phaco-érisis n.f.
phakoerisis
Technique aujourd'hui abandonnée d'extraction extra-capsulaire de la cataracte à l'aide d'une ventouse (érisiphaque).
Syn. opération de Barraquer
phlébectomie ambulatoire l.f.
ambulatory phlebectomy
Technique de traitement ambulatoire des varices qui consiste en une phlébectomie avec un geste chirurgical limité effectué sous anesthésie locale.
phlébocavographie n.f.
phlebocavography
Technique radiologique de visualisation des veines associant une phlébographie des membres inférieurs et une cavographie.
phlébographie azygos l.f.
azygos phlebography or venography
Étude radiographique, après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble, de la veine azygos et de ses afférentes.
Elle était réalisée par cathétérisme rétrograde de la veine fémorale. Technique actuellement abandonnée.
Syn. azygographie
phlébographie cervicale l.f.
cervical phlebography
Étude radiographique des veines du rachis cervical après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Un cathéter est monté suivant la méthode de Seldinger par voie veineuse fémorale de chaque côté jusqu'à la veine vertébrale (celle-ci s'abouche dans la veine sous-clavière immédiatement en dedans de la jugulaire interne et draine de chaque côté le plexus veineux vertébral et les veines épidurales cervicales). L'examen est pratiqué sous contrôle électrocardiographique en raison du trajet intracardiaque de la sonde et l'injection effectuée simultanément des deux côtés.
Cette technique a perdu de son intérêt depuis l'apparition de l'angiographie par résonance magnétique.
phlébographie du membre inférieur l.f.
lower limb phlebography or venography
Examen radiographique du réseau veineux du membre inférieur après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen peut être réalisé selon deux techniques aux indications et aux résultats tout à fait différents :
1) "au fil de l'eau" par ponction directe, généralement d'une veine du dos du pied. L'injection est faite après mise en place provisoire de garrots modérément serrés pour augmenter le passage du contraste dans le réseau profond. Cette méthode permet l'étude du réseau veineux superficiel et surtout profond du pied, de la jambe et de la cuisse ;
2) par ponction de la veine fémorale au pli de l'aine et injection rétrograde lente et sous faible pression dans cette veine. Cette technique permet d'étudier la veine fémorale au
phlébographie lombaire l.f.
lombar phlebography
Examen radiologique des veines lombaires ascendantes et des plexus veineux épiduraux.
La phlébographie lombaire a d'abord été pratiquée par ponction osseuse; puis réalisée par cathétérisation d'une veine lombaire ascendante d'un côté et d'une veine sacrée de l'autre, le produit de contraste iodé hydrosoluble étant injecté simultanément dans les deux cathéters. Cette technique était utile dans le diagnostic de certaines hernies discales, et pour apprécier l'extension de certains processus expansifs. Elle est tombée en désuétude avec l'apparition de la scanographie et de l'IRM.
phlébographie parathyroïdienne l.f.
parathyroïd venography
Examen destiné à obtenir une image du réseau veineux parathyroïdien après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Il permet, en se repérant sur ce réseau, d'identifier l'origine des différents prélèvements effectués pour dosages de la parathormone.
Technique peu pratiquée.
phlébographie poplitée l.f.
popliteal venography
Étude radiographique de la veine poplitée après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen était fait sur le malade debout, par ponction directe de la veine poplitée au niveau du creux poplité avec une aiguille-cathéter. Tout reflux du contraste dans le système veineux superficiel était alors le signe d'une insuffisance valvulaire. Technique obsolète.
phlébographie rénale l.f.
renal phlebography, renal venography
Examen radiographique d'une ou des deux veines rénales, après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Il s'agit habituellement du temps veineux d'une artériographie rénale ou, exceptionnellement, d'une exploration sélective d'une ou des deux veines rénales selon la technique de Seldinger.
phlébographie supra-rénale l.f.
suprarenal phlebography, suprarenal venography
Examen radiographique des veines supra-rénales (surrénales) après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Autrefois considérée comme une méthode précise de diagnostic des lésions de faible volume de la glande supra-rénale, la phlébographie était réalisée le plus souvent par cathétérisme sélectif successif des deux veines supra-rénales selon la méthode de Seldinger. Le cathétérisme pouvait être suivi d'un prélèvement de sang destiné à des dosages hormonaux.
Cette technique n'est plus utilisée.
phlébographie thymique l.f.
thymic venography
Étude radiographique des veines thymiques après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L'examen était fait par montée d'un cathéter dans la veine brachiocéphalique gauche, puis dans la veine thymique. Technique obsolète.
phlébomanométrie n.f.
phlebomanometry
Technique de prise de la pression veineuse.
phléboplastie n.f.
phleboplasty
Procédé chirurgical visant à réparer une veine traumatisée, ou à agrandir une zone veineuse rétrécie par une plastie pédiculée ou libre, qui peut utiliser soit le tissu veineux du même sujet (autoplastie), soit une veine prélevée sur un autre homme (alloplastie), un animal (hétéroplastie), soit un tissu synthétique.
L’autoplastie est de loin la technique la plus utilisée.
phonocardiographie n.f.
phonocardiography
Technique d’exploration du cœur consistant à enregistrer graphiquement les bruits cardiaques : le tracé obtenu est un phonocardiogramme, soit par voie externe, soit au moyen d’une sonde munie d’un microphone introduite dans une cavité cardiaque.
Elle n’est plus guère utilisée en pratique cardiologique courante, depuis l’apparition des méthodes modernes d’exploration cardiologique non sanglante, l’échographie en particulier.
phosphomonoestérase n.f.
phosphomonoestérase
Enzyme qui catalyse l'hydrolyse d'une liaison ester d'un acide phosphorique monoestérifié.
Les phosphomonoestérases sont les phospha
Elles sont couramment dosées dans le sérum sanguin et dans les tissus avec des substrats synthétiques, au moyen de réactions colorées portant sur le composé libéré de sa liaison ester phosphorique : naphtyl-phosphate, p-nitrophényl-phosphate, phénolphtaléine-phosphate. Certains histochimistes utilisent la technique de Gomori sur coupes fixée par l'éthanol ou l'acétone, qui n'inactivent pas l'enzyme. On distingue les phosphomonoestérases selon leur pH optimal d'action.
Les phosphomonoestérases I (phosphatases alcalines), à pH optimal de 8-9, sont les plus répandues : phosphomonoestérases de l'os, de la muqueuse intestinale, du rein, du foie, du lait ; phosphomonoestérases bactériennes, etc. Elles sont actives sur des esters phosphoriques extrêmement variés par ex. d'alcools primaires ou secondaires, de polyalcools, de phénols. Leur action nécessite la présence d'ions Mg2+ ou d'autres cations bivalents.
Les phosphomonoestérases II (phosphatases acides), à pH optimal de 5 à 6, sont présentes dans la prostate, le foie, le rein, les muscles, le cerveau, mais surtout chez les végétaux chlorophylliens. Elles sont inhibées par les fluorures et les molybdates ; la phosphatase prostatique est activée par les citrates et inhibée par les tartrates.
Les phosphomonoestérases III, qui sont des phosphatases très acides, à pH optimal de 3,5 à 4, sont plus rares que les précédentes : on en a décelé la présence dans le foie, le rein, la rate, les hématies et le sérum, mais on les trouve surtout chez Aspergillus (takadiastases). Certaines phosphomonoestérases ont des spécificités beaucoup plus étroites : la phytase agit sur les esters de l'inositol (phytine) ; la fructose-diphosphatase est spécifique du fructose-1,6-diphosphate ; la glucose-6-phosphatase du foie ou du rein libère le glucose de son ester 6-phosphorique. Les nucléotidases sont spécifiques des nucléosides-3' (ou 5')-phosphates.
photochimiothérapie extracorporelle l.f.
Technique thérapeutique consistant à exposer in vitro des lymphocytes d’un patient à un rayonnement ultraviolet A en présence de 8-méthoxypsoralène.