face orbitaire de la partie orbitaire de l'os frontal l.f.
facies orbitalis partis orbitalis ossis frontalis (TA)
orbital surface of orbital part of frontal bone
Chacune des deux surfaces concaves et lisses situées de part et d’autre de l’incisure ethmoïdale.
Elles constituent le toit de l’orbite, les fosses orbitaires. La dépression est plus marquée en dehors au niveau de la fosse de la glande lacrymale. En dedans la fossette trochléaire donne insertion à la poulie de réflexion du muscle oblique supérieur. Cette fossette est parfois remplacée par l’épine trochléaire.
[A1]
Édit. 2017
face sacro-pelvienne de l'ilion l.f.
facies sacropelvica ilii (TA)
sacropelvic surface of ilium
Face médiale de l’ilion divisée en deux parties par la ligne arquée de l’ilion.
Au-dessus de la ligne arquée se situe une large surface lisse dont les deux tiers supérieurs donnent insertion au muscle iliaque. Cette zone constitue la fosse iliaque interne. Au-dessous et en arrière de la ligne arquée et de la fosse iliaque interne se situent les reliefs de la surface auriculaire de l’ilion et la tubérosité iliaque.
→ surface auriculaire de l'ilion, tubérosité iliaque
[A1]
Édit. 2017
face temporale de la partie squameuse de l'os temporal l.f.
facies temporalis partis squamosae ossis temporalis (TA)
temporal surface of squamous part of temporal bone
Face exocrânienne divisée en deux parties par le processus zygomatique.
La partie supérieure, proprement temporale, donne insertion au muscle temporal et est parcourue en arrière par le sillon de l’artère temporale moyenne. La partie inférieure appartient à la base du crâne ; elle est marquée par les reliefs de la fosse mandibulaire et du tubercule articulaire en avant duquel s’étend une surface plane triangulaire sous-temporale qui contribue à la formation du toit de la fosse zygomatique.
Syn. anc. face exocrânienne de l’écaille de l’os temporal
→ processus zygomatique, fosse mandibulaire, tubercule articulaire
[A1]
Édit. 2017
faisceau latéral du plexus brachial l.m.
fasciculus lateralis plexus brachialis (TA)
lateral cord of brachial plexus
Tronc nerveux formé par l’union des branches ventrales des troncs supérieur et moyen du plexus brachial.
Il se situe à la face latéro-ventrale de l’artère axillaire, au-dessus du niveau du muscle petit pectoral. Il se divise en nerf musculo-cutané et racine latérale du nerf médian. Ses fibres proviennent des racines C4, C5, C6 et C7.
Syn. anc. tronc secondaire antéro-externe du plexus brachial
[A1,H1]
Édit. 2018
faisceau médial du plexus brachial l.m.
fasciculus medialis plexus brachialis (TA)
medial cord of brachial plexus
Tronc nerveux constitué par la branche ventral du tronc inférieur du plexus brachial.
Il vient se placer à la face médio-ventrale de l’artère axillaire, la séparant de la veine homonyme, au-dessus du niveau du muscle petit pectoral. Il donne le nerf cutané médial du bras et le nerf cutané médial de l’avant-bras, avant de se diviser en nerf ulnaire et racine médiale du nerf médian. Ses fibres proviennent des racines C8 et D1.
Syn. anc. tronc secondaire antéro-interne du plexus brachial
[A1,H1]
Édit. 2018
faisceau postérieur du plexus brachial l.m.
fasciculus posterior plexus brachialis (TA)
posterior cord of brachial plexus
Tronc nerveux formé par l’union des branches dorsales des trois troncs supérieur, moyen et inférieur du plexus brachial.
Il reste à la face postérieure de l’artère axillaire et se divise, au niveau du muscle petit pectoral, en nerf axillaire et nerf radial. Ses fibres proviennent de toutes les racines du plexus brachial de C4 à D1.
Syn. anc. tronc secondaire postérieur du plexus brachial, tronc radio-circonflexe
[A1,H1]
Édit. 2018
Fallope (aqueduc de) l.m.
canalis facialis (TA)
canal for facial nerve
Canal osseux creusé dans l'épaisseur du rocher, décrivant un trajet en baïonnette depuis le conduit auditif interne jusqu'au trou stylomastoïdien.
Il livre passage au nerf facial (VIIe paire crânienne), à l'intermédiaire de Wrisberg (VII bis), qui rejoint le précédent au niveau du ganglion géniculé, et à l'artère stylomastoïdienne. Le nerf du muscle de l'étrier naît du nerf facial à l'intérieur du canal.
G. Fallopio, chirurgien et anatomiste italien (1523-1562) ; H. A. Wrisberg, anatomiste allemand (1739-1808)
Syn. canal de Fallope
[A1,P1]
Édit. 2018
fascia buccinateur l.m.
Lame conjonctive qui recouvre le muscle buccinateur.
Elle est dense et fibreuse en arrière, mince et celluleuse en avant.
[A1]
Édit. 2018
fascia bucco-pharyngé l.m.
fascia buccopharyngealis (TA)
buccopharyngeal fascia
Feuillet cellulo-fibreux constitué par le fascia buccinateur et par la portion latérale du fascia péripharyngien qui recouvre le muscle constricteur supérieur du pharynx.
Ces deux formations se continuent l’une par l’autre au niveau du raphé ptérygo-mandibulaire.
[A1]
Édit. 2018
fascia deltoïdien l.m.
fascia deltoidea (TA)
deltoid fascia
Fascia recouvrant la face latérale du muscle deltoïde.
[A1]
Édit. 2018
fascia diaphragmatique l.m.
fascia diaphragmatica (TA)
diaphragmatic fascia
Couche de tissu celluleux qui double la face supérieure du muscle diaphragme.
[A1]
Édit. 2018
fascia dorsal du pied l.m.
fascia dorsalis pedis (TA)
dorsal fascia of foot
Fascia qui recouvre les tendons extenseurs au dos du pied.
Aux bords médial et latéral du pied il fusionne avec l’aponévrose plantaire et, en haut et en arrière avec le rétinaculum inférieur des muscles extenseurs. Il est dit fascia dorsal superficiel par opposition au fascia du muscle court extenseur des orteils et au fascia profond du pied.
Syn. anc. aponévrose dorsale du pied
[A1]
Édit. 2018
fascia massétérin l.m.
fascia masseterica (TA)
masseteric fascia
Fascia mince et résistant qui recouvre le muscle masséter sur toute sa face superficielle.
Il se dédouble pour engainer le prolongement antérieur de la glande parotide et le conduit parotidien.
[A1]
Édit. 2018
fascia ombilical de Richet l.m.
fascia umbilicalis (TA)
umbilical fascia
Épaississement du fascia extra-péritonéal au-dessus et en arrière de l’anneau ombilical et des vaisseaux ombilicaux ou du ligament rond du foie.
Cette lame de fibres transversales se confond latéralement avec la gaine du muscle droit de l’abdomen ; son bord supérieur situé à 3 ou 4 centimètres au-dessus de l’ombilic se perd dans le fascia sous-péritonéal ; son bord inférieur recouvre complètement ou non l’orifice de l’anneau ombilical ; dans cette dernière disposition il existe, en regard de la partie découverte de l’anneau et en dehors du repli de la veine ombilicale, une dépression qui peut être l’amorce d’une hernie ombilicale. Ce fascia ne doit pas être confondu avec le fascia ombilico-prévésical.
D. Richet, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1816-1891)
[A1]
Édit. 2018
fascia pectoral l.m.
fascia pectoralis (TA)
pectoral fascia
Mince gaine celluleuse enveloppant le muscle grand pectoral.
Syn. anc. aponévrose du grand pectoral
[A1]
Édit. 2018
fascia phrénico-pleural l.m.
fascia phrenicopleuralis (TA)
phrenicopleural fascia
Partie du fascia endothoracique plus particulièrement en rapport avec la plèvre diaphragmatique.
Elle a une structure cellulo-graisseuse à la périphérie du diaphragme et s’amincit fortement sur le reste de la surface du muscle où elle s’unit étroitement à la séreuse.
[A1,k1]
Édit. 2018
fascia spermatique externe l.m.
fascia spermatica externa (TA)
external spermatic fascia
Lame fibro-celluleuse, mince, fragile qui prolonge le long du cordon spermatique et jusque dans les bourses le feuillet de revêtement superficiel du muscle oblique externe de l’abdomen.
Elle se continue en haut et en dedans avec le fascia pénis.
[A1,M2]
Édit. 2018
fasciite n.f.
fasciitis
Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, germes anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
La fasciite touche le plus souvent la jambe, compliquant le tableau d'un érysipèle qui s’aggrave du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité reste élevée et les séquelles sont fréquentes.
Syn. cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire, cellulite bactérienne
[J1,D2]
Édit. 2018
fasciite à éosinophiles l.f.
eosinophilic fasciitis, Shulman syndrome, diffuse fasciitis with eosinophilia,
Syndrome sclérodermiforme autonome mais pouvant constituer le mode de début d'une sclérodermie systémique ou d'une sclérodermie en bandes, ou encore être observé au cours d'autres connectivites.
Il est caractérisé par une atteinte inflammatoire et infiltrative plus ou moins diffuse du fascia aponévrotique sous-cutané et périmusculaire, respectant les muscles sous-jacents et la peau, s’associant dans la majorité des cas à une hyperéosinophilie sanguine marquée, d’évolution prolongée parfois sur plusieurs années.
L’affection s’observe surtout chez l’adulte à peu près également dans les deux sexes, débute souvent après un effort physique intense et prolongé, prédomine aux membres de façon symétrique, se traduit par un gonflement douloureux des zones atteintes et entraîne une impotence fonctionnelle variable des articulations voisines des atteintes du fascia ; les atteintes viscérales associées sont rares ; des atteintes hématologiques potentiellement graves s’observent dans près de 10% des cas (aplasie médullaire, thrombopénie, anémie hémolytique). Dans près de 2/3 des cas existe une hyperéosinophilie pouvant atteindre 30%.
Le diagnostic est parfois difficile avec la sclérodermie systémique; le diagnostic de certitude ne peut être porté que par une biopsie en bloc portant sur la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, le fascia périmusculaire et le muscle sous-jacent. Elle montre une sclérose du derme s'étendant jusqu'au tissu adipeux sous-cutané et aux fascias musculaires qui sont épaissis et le siège d'une infiltration lymphoplasmocytaire, histiocytaire et éosinophile et peuvent comporter des dépôts d'IgG et de C3.
Le traitement repose sur la corticothérapie générale, bien que des rémissions spontanées soient possibles. Des tableaux proches de la fasciite de Shulman ont pu être observés après prise de L-tryptophane : il s'y ajoute alors une faiblesse musculaire et une élévation des enzymes musculaires.
L. E. Shulman, médecin rhumatologue américain (1974)
Syn. fasciite à éosinophiles, syndrome de Shulman, fasciite diffuse à éosinophiles, pseudosclérodermie à éosinophiles
→ sclérodermie oedémateuse, myosite à macrophages, syndrome du L-tryptophane
[F3]
Édit. 2018
fasciite nodulaire sclérale l.f.
scleral nodular fasciitis
Lésion bénigne apparaissant au limbe ou sur un muscle oculomoteur et d'évolution rapide.
Histologiquement, on observe une prolifération de fibroblastes dans un fond assez inflammatoire.
[P2]
Édit. 2018
fatigue n.f.
tiredness, fatigue
Sensation subjective de difficulté d'agir après un travail ou un effort physique, intellectuel, mental ou autre, que le sujet considère comme excessif.
Baisse des performances de l'action d'un muscle après une activité prolongée ou répétée, notée à l'ergomètre comme à l'électromyogramme.
→ accommodation (fatigue de l'), fatigue auditive, fatigue chronique (syndrome de), fatigue ophtalmologique
[N1]
Édit. 2018
fibre musculaire utérine l.f.
uterine muscular fiber
Fibre musculaire lisse constituée de myofibrilles et dont l’ensemble forme le muscle utérin ou myomètre.
Pendant la grossesse, les gènes des protéines structurelles et contractiles du myomètre, notamment la myoglobine, subissent une activation qui donne à ces protéines une structure spécifique hypertrophiée. L’activité contractile est en partie sous la dépendance de la progestérone qui relâche la fibre myométriale, des prostaglandines qui l’activent. Les alpha-œstrogènes favorisent la contractilité myométriale et ils établissent en fin de grossesse des ponts de jonction entre les myofibrilles, qui permettent la propagation aisée et la synchronisation des potentiels d’action. Les médicaments bêta-mimétiques adrénergiques par l’intermédiaire de l’AMP cyclique, les inhibiteurs des canaux calciques, les inhibiteurs de synthèse des prostaglandines, les antagonistes de l’ocytocine, relâchent la fibre myométriale et sont donc utilisés comme tocolytiques.
[A2,O3]
Édit. 2018
fibrodysplasie ossifiante progressive l.f.
progressive ossifying fibrodysplasia
Génopathie rare caractérisée par l'ossification progressive des muscles striés, commençant dès le jeune âge et concernant surtout les muscles longs des membres: le sujet est peu à peu enfermé dans une carapace qui rend impossibles les mouvements usuels.
L’évolution se fait par poussées douloureuses, débutant dans la région cervicale, la ceinture scapulaire puis vers les extrémités. L'ablation d'un muscle ossifié est rapidement suivie de récidive. L’association avec des anomalies des orteils est fréquente : hallux valgus, hypoplasie des métatarsiens et des phalanges avec ou sans synostose.
Une mutation en 17q22 a été notée et aussi du gène ACVR1 (activin A receptor type I).
E. Münchmeyer, médecin allemand (1869)
Syn. myosite ou polymyosite ossifiante progressive, homme de pierre
[I4,I1,Q2]
Édit. 2018
fistule branchiale l.f.
branchial fistula
Malformation congénitale des 2ème, 3ème et 4ème arcs et poches branchiaux qui survient si, anormalement, le 2ème arc ne recouvre pas les 3ème et 4ème arcs.
L’anomalie revêt différents types selon qu’elle intéresse la ou les poches branchiales ectoblastiques ou entoblastiques, ou les deux avec persistance d’une communication.
Les fistules branchiales ectoblastiques sont les plus fréquentes. Elles surviennent lorsque le sinus cervical, reliquat de la fusion des 2ème, 3ème et 4ème poches ectoblastiques demeurent en communication avec l’extérieur par un étroit canal, la fistule branchiale. C’est un conduit épithélial dont l’orifice cutané siège à la face latérale du cou, au bord ventral du muscle sterno-hyoïdien. Il draine un kyste cervical latéral (sinus borgne externe), le plus souvent dans la région sous-angulomandibulaire.
Les fistules branchiales entoblastiques, plus rares, mettent en communication un kyste cervical latéral (sinus borgne interne) avec le pharynx, le plus souvent au fond de la loge amygdalienne (2ème poche branchiale entoblastique).
Rares sont les fistules complètes comportant un orifice cutané et un orifice pharyngien. Elles témoignent de l’existence, à un moment donné du développement, d’une véritable fente branchiale, en règle entre les 2ème poches endo- et ectobranchiales.
Plus rares sont les fistules simples ou complexes de la 1ère poche branchiale (fistule auriculo-branchiale) ou des 3ème et 4ème poches branchiales (fistules cervicales latérales basses).
Toutes ces fistules sont dites primaires car développées directement sur les vestiges des poches branchiales.
A l’opposé, un kyste latéral du cou (reliquat du sinus cervical), non reconnu à la naissance, peut se manifester tardivement par l’apparition d’une fistule dite secondaire, à l’occasion d’une augmentation de son volume.
Étym. lat. fistula : canal
Syn. fistule cervicale latérale
→ appareil branchial, arc branchial, poche branchiale, ectoblastique, entoblastique, sinus cervical, kyste cervical latéral, kyste amygdaloïde, kyste (et fistule) auriculo-branchial, kyste branchial
[A3,P1]
Édit. 2018
foramen ischiatique (petit) l.m.
foramen ischiadicum minus (TA)
lesser sciatic foramen
Orifice ostéo-ligamentaire de la face postéro-latérale du pelvis situé au-dessous du grand foramen ischiatique.
Il est limité par la petite incisure ischiatique en avant, le ligament sacro-épineux en haut, le ligament sacro-tubéral en dedans et en bas, et est occupé par le muscle obturateur interne.
Étym. lat. foramen : ouverture
Syn. petite échancrure ischiatique, anc. petite échancrure sciatique
[A1]
Édit. 2018