Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acide thymidine-monophosphorique l.m.

Syn. acide thymidylique

→ acide thymidylique

[C1]

Édit. 2020

acide thymidylique l.m.

thymidylic acid

Nucléotide dont la base est la thymine.
Jusqu'à une période récente, on ne connaissait dans les milieux naturels que l'acide thymidylique à désoxyribose, tel que celui qui figure dans les acides désoxyribonucléiques.
La découverte d'acide thymidylique à ribose dans certains acides ribonucléiques solubles a rendu nécessaire la distinction entre l'acide désoxythymidylique (à désoxyribose) et l'acide thymidylique à ribose. L'acide (désoxy-) thymidylique (à désoxyribose) est formé dans toutes les cellules à partir d'acide désoxyuridylique par transhydroxyméthylation réductrice avec le méthylène-5,10-tétrahydrofolate.

Syn. acide thymidine-monophosphorique

Sigle s. TMP ou dTMP

[C1]

Édit. 2017

acide timnodonique l.m.

timnodonic acid

Acide gras polyéthylénique à 20 carbones et 5 doubles liaisons de la famille linolénique (n-3), présent dans certaines huiles de poissons.

Sigle EPA (pour EicosaPentaénoïque Acide)

[C1]

Édit. 2017

acide tout-trans-rétinoïque l.m.

Métabolite naturel du rétinol induisant une induction de la différenciation en granulocytes fonctionnels de lignées de cellules leucémiques myéloïdes.
Il permet d'obtenir des rémissions de la leucémie aigue promyélocytaire.

Syn. trétinoïne

Sigle ATRA

→ rétinol, leucémie aigue promyélocytaire

[F1]

Édit. 2018

acide trichloracétique l.m.

trichloracetic acid

Substance chimique se présentant sous forme de cristaux blancs hydrosolubles utilisée soit comme kératolytique pour des peelings cutanés superficiels, moyens ou profonds, soit pour cautériser de petits saignements.
Ses propriétés de germicide, de solvant de la kératine, et de coagulant des protéines, ainsi que son effet caustique, le font utiliser en préparations aqueuses à des concentrations de 20, 30, 40 et parfois 50%.

[C1, J1]

Édit. 2020

acide undécylénique l.m.

undecylenic acid

Acide gras insaturé à 11 atomes de carbone contenant une double liaison 10-11.
L’acide undécylénique et ses sels de zinc ou de calcium sont utilisés en dermatologie pour leurs propriétés fongistatiques sur les dermatophytes

[C1,J1]

Édit. 2017

acide ungulique l.m.

Sulfatide qui a été isolé de la peau, des ongles et des reins et dont la molécule contient de l'acide N-acétylneuraminique et de l'acide sulfurique

[C1, J1, M1]

Édit. 2020

acide uridine-monophosphorique l.m.

Syn. acide uridylique

→ acide uridylique

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

acide uridylique l.m.

uridylic acid

Mononucléotide pyrimidique isolé à l'état libre des tissus et retrouvé dans les produits d'hydrolyse des acides ribonucléiques.
L'acide uridylique proprement dit est l'acide uridine-5'-monophosphorique.
On lui connaît deux isomères : les acides uridylique a et b (respectivement l'uridine-2'-phosphate et l'uridine-3'-phosphate), qui se forment par l'hydrolyse alcaline des acides ribonucléiques. L'acide uridylique est synthétisé in vivo par décarboxylation de l'acide orotidylique. Il est phosphorylé par l'ATP en deux nucléotides : l'uridine-diphosphate, dont certains dérivés jouent un rôle essentiel dans le métabolisme des oses et des osides ; l'uridine-triphosphate, qui représente sa forme d'incorporation dans les acides ribonucléiques.

Syn. acide uridine-monophosphorique

Sigle UMP

[C1,C3,Q1]

Édit. 2017

acide urique l.m.

uric acid

Trihydroxy-2,6,8-purine, corps à propriétés acides, peu soluble dans l'eau et réducteur, provenant de l'oxydation des bases puriques.
Son sel de sodium est un peu moins insoluble (50 mg/L environ) ; l'urate de lithium est le sel le plus soluble.
Éliminé chez l'Homme et les Singes anthropoïdes (animaux uricotéliques), par voie urinaire, à raison de 0,5 à 0,8 g par 24 heures, l'acide urique a une double origine : exogène (à partir des acides nucléiques alimentaires et des bases puriques apportées par le café, le thé, le chocolat, etc.) et endogène, car il représente le terme du catabolisme des bases puriques, constituants des nucléotides. Chez les autres Mammifères, une uricase le transforme en allantoïne. L'acide urique est présent dans le sang, où il est réparti entre le plasma et les globules, et dans les tissus où il peut, quand la teneur sanguine est élevée, s'accumuler dans les articulations (provoquant des crises de goutte et éventuellement une goutte tophacée) ainsi que dans les voies urinaires (provoquant une lithiase rénale).
Il existe normalement une rétrorégulation physiologique de la synthèse des composés puriques par un effet inhibiteur des nucléotides puriques sur l'enzyme clé de la voie de leur biosynthèse, la PRPP-amidotransférase. On pense que ce système de régulation est déficient chez les goutteux, qui se comportent un peu comme les Oiseaux et les Reptiles ; chez ces derniers qui n'ont pas d'uréogenèse, l'acide urique est la forme d'élimination de l'azote des acides aminés.

→ goutte, lithiase urinaire, uricotélique

[C1, I1, M1]

Édit. 2020

acide urocanique l.m.

urocanic acid

Acide déhydro-2,3-imidazole-3-propanoïque qui dérive de l'histidine par désamination, sous l'effet d'une histidine-désaminase.
Cet acide a été isolé à l'origine des urines du Chien, mais il est constamment présent dans les urines de différents animaux après administration d'histidine.
Il a aussi été trouvé dans l'épiderme du Cobaye. Son principal dérivé, isolé de certains mollusques, est la murexine, dans laquelle il estérifie une molécule de choline. Il s'agit d'un terme intermédiaire du catabolisme de l'histidine, provenant de la désamination désaturante de cette dernière sous l'action de l'histidine-désaminase du foie. L'urocanase hépatique est le premier terme de ce cycle et donne l'acide N-formimino-L-glutamique. La présence d'acide urocanique dans les urines proviendrait de la désamination de l'histidine par une désaminase bactérienne intestinale.

Syn. acide iminazolylacrylique

→ histidine, histidine-désaminase

[C1, C2, L1, M1]

Édit. 2020

acide uronique l.m.

uronic acid

Chacun des acides dérivant des oses par l'oxydation de la fonction alcool primaire située à l'extrémité de la molécule, avec conservation de la fonction réductrice (aldéhyde ou cétone).
Au glucose correspond l'acide glucuronique, au mannose, l'acide mannuronique, et ainsi de suite. Les acides uroniques conservent les propriétés des oses et, de plus, se transforment en lactones très facilement. Ils jouent un rôle biologique important.

Étym. gr. oura : queue

→ ose

[C1]

Édit. 2017

acide ursocholique l.m.

ursocholic acid

Acide biliaire dérivé trihydroxylé de l'acide cholanique, hydroxylé en 3 alpha, 7 bêta et 12 bêta, isolé de la bile d'Ours.

→ acide cholanique

[C1,L1]

Édit. 2017

acide ursodésoxycholique l.m.

L'acide ursodésoxycholique est un acide biliaire hydrophile présent en très faible quantité chez l'Homme (3 à 5 % de la totalité des acides biliaires).
C’est un acide biliaire majeur présent chez l’Ours brun et utilisé dans la médecine traditionnelle chinoise.  Contrairement aux acides biliaires endogènes (acide chénodésoxycholique, cholique, déoxycholique et lithocholique), l'acide ursodésoxycholique est  dépourvu de propriétés détergentes.
Trois mécanismes principaux sont mis actuellement en avant : la protection cellulaire hépatocytaire et cholangiocytaire vis-à-vis de la cytotoxicité des acides biliaires endogènes, la stimulation de la sécrétion hépatobiliaire et l’interruption du cycle entérohépatique des acides biliaires, et enfin l’effet anti-inflammatoire.
Il est prescrit dans les maladies cholestatiques hépato-biliaires, essentiellement dans la cirrhose biliaire primitive où son efficacité est démontrée. Il y a une trentaine d’années, il était utilisé pour dissoudre les calculs vésiculaires non calcifiés et de petite taille situés dans une vésicule fonctionnelle. Cette indication a actuellement pratiquement disparu sauf dans quelques cas particuliers, par exemple la lithiase biliaire du syndrome LPAC du à une mutation du gène ABCB4 codant pour la protéine MDR3.
Les acides biliaires sont considérés comme des promoteurs de la carcinogénèse colique. Cela ne semble pas être le cas de l’acide ursodésoxycholique .

→ acide biliaire, cirrhose biliaire primitive, lithiase biliaire à faible niveau de phospholipides

[C1,G5,L1]

Édit. 2017

acide vaccénique l.m.

vaccenic acid

Acide gras non saturé, de formule C18:1 11-trans, isomère de l'acide oléique.
L'acide vaccénique est un acide gras présent dans la graisse des ruminants et dans les produits laitiers. C'est également un composant mineur du lait maternel humain (moins de 1 % des acides gras totaux).

Syn. acide octadécène-11-oïque trans

Sigle C18:1 11-trans

→ acide gras, acide oléique

[C1]

Édit. 2019

acide valérianique l.m.

valeric acid

Acide gras saturé à 5 atomes de carbone, l’acide valérianique a été initialement extrait de la valériane.
Il est  essentiellement utilisé dans la composition d'arômes et d'adoucissants. On le trouve également sous forme d’esters de stéroïdes utilisés en thérapeutique.

Étym. lat. valeriana : valériane, de valere : valoir, être puissant

Syn. acide valérique, acide pentanoïque

[C1,G3,G5]

Édit. 2018

acide valérique l.m.

valeric acid

1) Acide butane-carboxylique, de formule générale C4H9-COOH.
Il en existe quatre isomères : l'acide valérique normal, l'acide isovalérique, l'acide pivalique et l'acide valérique actif.
2) Matière première utilisée en pharmacie, constituée d'un mélange d'acide isovalérique et de son isomère, l'acide valérique actif.

Étym. lat. valeriana : valériane, de valere : valoir, être puissant

Syn. acide valérianique, acide delphinique, acide phocénique

→ acide valérianique

[C1, G5]

Édit. 2019

acide valproïque l.m.

valproic acid

L’acide 2-propylpentanoïque (C8H2O2) et ses sels, en particulier le valproate de sodium, sont des médicaments anticonvulsivants ayant aussi des propriétés thymorégulatrices, antidépressives et anxiolytiques.
Il agirait selon deux modes d’action : 1- par effet pharmacologique direct en rapport avec les concentrations en acide valproïque du plasma et du cerveau ; 2 – en relation avec des métabolites de l’acide valproïque persistant dans le cerveau, ou avec des effets membranaires directs; mais l’hypothèse généralement admise concerne des modifications des neurotransmetteurs, l’acide valproïque serait inhibiteur de la GABA transaminase (acide gamma-aminobutyrique) dont le taux augmente après administration d’acide valproïque. L’acide valproïque inhibe aussi des histones désacétylases (HDAC), activité de différenciation portant sur certains types cellulaires y compris cancéreux et pouvant expliquer les effets tératogènes du médicament.
Ce risque tératogène chez les fœtus de femmes enceintes est connu depuis les années 1980.

→ embryofoetopathie au valproate

[A4,G3,H3,O6,Q3,Q4]

Édit. 2017

acide vanillyl-mandélique l.m.

vanillyl-mandelic (acid)

Syn. acide vanyl-mandélique

→ acide vanyl-mandélique

[C1,C2,C3,F5,04]

Édit. 2017

acide vanyl-mandélique l.m.

vanylmandelic acid

Acide 4-hydroxy-3-méthoxymandélique, métabolite majeur du catabolisme des catécholamines, isolé à partir d'urines de sujets porteurs de phéochromocytomes.
Il se forme à partir de la noradrénaline et de l'adrénaline sous l'action de deux enzymes : la catéchol-O-méthyl-transférase et la monoamine-oxydase ; il est éliminé par les urines sous forme libre. Le taux normal d'excrétion varie de 2 à 9 mg par 24 heures, selon la technique utilisée ; il est augmenté chez les sujets porteurs de phéochromocytomes et de neuroblastomes.

Étym. all. mandel : amande

Syn. vanillyl-mandélique (acide)

Sigle VMA

→ catécholamines, phéochromocytome, noradrénaline, adrénaline, catéchol-O-méthyl-transférase, monoamine-oxydase, neuroblastome

Édit. 2017

acide vitamine A l.m.

vitamin A acid

En réalité, acide de la vitamine A.

→ rétinoïque (acide), isotrétinoïne, rétinoïdes

[C1]

Édit. 2017

acide wybutylique l.m.

wybutylic acid

Acide wybutosine-phosphorique, ribonucléotide de la wybutine.
Il est présent dans la molécule de certains ARN de transfert de bactéries ou de levures, en particulier l’ARNt de la phénylalanine.

[C3,D1,Q1]

Édit. 2020

acide xanthurénique l.m.

xanthurenic acid

Acide dihydroxy-4,8-quinoléine-carboxylique-2, catabolite mineur du tryptophane, provenant de la transamination de l'hydroxy-3-cynurénine.
Son excrétion urinaire, en général faible, dépend de l'espèce animale et des facteurs nutritionnels : elle est assez marquée chez le chien et le lapin ; elle est très augmentée au cours des déficiences en pyridoxine chez des animaux soumis à un régime riche en tryptophane.

[C1,C2]

Édit. 2017

acide xanthylique l.m.

xanthylic acid

Nucléotide formé de xanthine, ribose et acide phosphorique.
C'est un intermédiaire de la biosynthèse des bases puriques, formé par oxydation de l'acide inosinique ; il conduit par amination à l'acide guanylique ou guanosine-monophosphate.

Syn. xanthosine-monophosphate

Sigle XMP

[C1]

Édit. 2017

acide xénonucléique l.m.

xeno-nucleic acid (XNA)

Acide nucléique artificiel, synthétisé à partir d’une molécule d’ADN, dans lequel le désoxyribose est remplacé par une autre structure cyclique, mais qui conserve les caractéristiques
structurelles et fonctionnelles de la molécule d’origine.
Un acide xénonucléique ne peut être obtenu qu’au moyen d’une polymérase de synthèse particulière.
L’emploi de l’expression « xéno-ADN »est déconseillé.

→ ADN, désoxyribose

[C1, Q1]

Édit. 2019

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