Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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photocoagulation en damier l.f.

grid pattern

Technique de traitement, par photocoagulations au laser Argon vert, des œdèmes maculaires diffus.
Des impacts de petite taille sont focalisés sur l'épithélium pigmentaire, espacés les uns des autres, disposés en quinconce. La principale indication de cette méthode thérapeutique est la maculopathie diabétique œdémateuse diffuse.

Syn. grille maculaire

photocoagulation focale l.f.

focal photocoagulation

Traitement direct des micro-anévrismes rétiniens par photocoagulations laser.
L'objectif de cette technique est d'empêcher la diffusion de l'œdème rétinien vers la fovéola et de faire régresser un œdème maculaire ou des exsudats circinés. La principale indication de cette méthode est l'œdème maculaire focal de la rétinopathie diabétique.

photopléthysmographie n.f.

photoplethysmography

Technique utilisant une cellule photo-électrique pour enregistrer une variation tinctoriale de la peau en rapport avec la circulation sanguine.

photothérapie UVA l.f.

UVA phototherapy

Technique d'irradiation utilisant l'absorption par certaines molécules de la peau des rayons ultraviolets A pour leur effet thérapeutique.
Moins efficace que la PUVAthérapie ou que la photothérapie UVB, la photothérapie UVA est un traitement de seconde intention. Dans les dermatites atopiques sévères, l'association UVA - UVB semble la plus efficace.

→ photochimiothérapie

photothérapie UVB l.f.

UVB phototherapy

Technique de photothérapie utilisant des sources lumineuses artificielles émettant principalement dans la longueur d'onde des ultraviolets B pour l’effet thérapeutique de ces radiations.
On distingue la photothérapie conventionnelle utilisant des lampes UVB à large spectre de 290 à 320 nm, la photothérapie sélective utilisant des lampes n'émettant qu'à partir de 300 nm et la photothérapie UVB à spectre étroit utilisant des lampes émettant autour de 313 nm. Actuellement la photothérapie UVB est surtout indiquée dans le traitement du psoriasis.

Syn. actinothérapie

→ Goeckerman (traitement de)

phototrichogramme n.m.

phototrichogram

Technique utilisée dans l'étude des alopécies permettant de mesurer les 3 paramètres fondamentaux de la pousse du cheveu que sont la densité totale par unité de surface, le pourcentage de cheveux anagènes et la vitesse de pousse.
Le phototrichogramme est réalisé sur une zone fixe du cuir chevelu de 0,36 à 1 cm2 : les cheveux y sont rasés avant une première macrophotographie permettant le comptage des cheveux totaux; une deuxième macrophotographie faite 48 heures plus tard permet ensuite de différencier les cheveux anagènes ayant poussé des cheveux télogènes n'ayant pas poussé.

Étym. gr. phôs, phôtos : lumière ; thrix, trikhos : cheveu ; gramma : ligne, tracé

→ trichogramme

Pitanguy (opération de) l.f.

Pitanguy’s operation

Méthode consistant en une résection de la partie inférieure de la glande mammaire et de son revêtement cutané, proposée dans le traitement de l'hyperplasie ou de la ptose mammaire, modifiant ainsi la technique de Strombeck.

I. Pitanguy, chirurgien plasticien brésilien (1961)

Plana (opération de) l.f.

Plana's procedure

Technique chirurgicale de cure d'incontinence urinaire d'effort par voie vaginale : une bandelette vaginale est fixée aux insertions pubiennes des muscles releveurs de l'anus après avoir été glissée sous 1'urètre.

plastie cardiaque l.f.

cardiac plasty surgery

Technique de chirurgie cardiaque basée sur la fermeture sous circulation extracorporelle d’une anomalie septale interauriculaire ou interventriculaire par un matériel prothétique.

→ circulation extracorporelle, communication interauriculaire, communication interventriculaire

plésioradiographie n.f.

contact roentgenography

Procédé obsolète de radiographie consistant à mettre le tube radiogène au voisinage de la peau, le film radiographique étant du côté opposé, au contact de la partie à visualiser.
Technique abandonnée, car elle entraînait une irradiation cutanée non négligeable.

Étym. gr. plêsios : voisin, proche

Syn. radiographie de contact.

pléthysmographie n.f.

plethysmography

Technique de mesure et d’enregistrement des changements de volume survenant soit sur un territoire vasculaire soumis à des variations de flux sanguin, soit sur des volumes gazeux au cours de l’exploration fonctionnelle pulmonaire, le sujet étant placé dans une enceinte étanche.

pleuralisation n.f.

pleuralization, pleuroplasty

Technique chirurgicale, utilisant un lambeau de plèvre pariétale costale ou médiastinale pour isoler et protéger certaines zones opérées, pour certaines réparations ou pertes de substance.
La pleuralisation est le temps terminal de plusieurs opérations de chirurgie intrathoracique.
Le lambeau pleural doit être large et bien vascularisé, comportant le tissu cellulograisseux sous pleural.

pleurectomie pariétale l.f.

parietal pleurectomy

Ablation de toute la plèvre pariétale costale, technique publiée par Gaenzler en 1956 pour effacer la cavité pleurale par accolement de la plèvre pulmonaire à la surface cruentée créée.
L'ablation de la plèvre pariétale costale est rendue facile par l'existence d'un espace celluleux entre cette plèvre et le fascia endothoracique, espace parcouru cependant par de fines artérioles.
L'accolement obtenu évite les récidives successives du pneumothorax spontané idiopathique bénin. On y associe la résection des bulles présentes.
Pour limiter le risque hémorragique qu'entraîne cette intervention, la pleurectomie pariétale fut limitée plus tard à la zone susjacente au bord supérieur de la 6e côte et au dôme pleural, les bulles siégeant en règle au niveau du sommet. Le risque de récidive était rare, inférieur à 1%.
Pour supprimer le risque hémorragique, on a proposé de frictionner la plèvre pariétale, avec un objet rugueux, d'enlever de petits lambeaux de plèvre, de la détruire avec de l'alcool iodé, ou même d'utiliser un corps étranger irritant non résorbable comme le talc qui reste dans l'organisme de sujets très jeunes. Les échecs sont fréquents. Ces méthodes se sont développées avec l'apparition de la chirurgie thoracoscopique.

Syn. opération de Gaenzler

pneumoarthrographie n.f.

pneumoarthrography

Arthrographie où le produit de contraste injecté est associé à un gaz stérilisé pour obtenir une image en double contraste.
Les indications sont nombreuses. Au genou, cette technique est utilisée pour diagnostiquer les anomalies mécaniques comme les déchirures méniscales, la rupture d'un kyste poplité. À l'épaule, elle est prescrite pour le diagnostic des lésions de la coiffe des rotateurs et de la capsulite rétractile. Pour la hanche et le genou, elle peut metre en évidence un descellement d'une prothèse totale. Enfin, elle permet dans la synovite villonodulaire pigmentaire ou l'ostéochondromatose articulaire, d'apprécier l'extension de l'affection avant le geste chirurgical.

→ arthrographie

pneumolyse n.f.

pneumolysis

Libération du poumon immobilisé par des adhérences plus ou moins intimes entre les deux plèvres, adhérences généralisées ou localisées, lâches ou denses.
Ces adhérences gênaient ou interdisaient jadis la pratique d'un pneumothorax thérapeutique. Actuellement, cette technique est utilisée en cours d'intervention pour libérer le poumon. Lorsqu'il s'agit d'adhérences en regard d'une masse tumorale susceptible d'être un carcinome, on décolle cette zone en extrapleurale, si la tumeur n'envahit pas le fascia endothoracique.

→ apicolyse

pneumorétropéritoine n.m.

retroperitoneal pneumogram

Technique de radiographie destinée à visualiser, à l'aide d'un contraste gazeux, les organes rétropéritonéaux, principalement les surrénales.
Le gaz stérile, injecté par voie précoccygienne, décolle l'espace rétropéritonéal jusqu'au diaphragme. Des radiographies et des tomographies permettaient d'individualiser les psoas, les piliers du diaphragme, d'éventuelles adénopathies paravertébrales, les reins et surtout les surrénales; on pouvait l'associer si nécessaire à une urographie intraveineuse.
Un pneumomédiastin ou un emphysème souscutané cervical transitoires furent des incidents possibles. Afin d'éviter l'embolie gazeuse, seule complication grave, certains préféraient l'injection d'oxygène ou de gaz carbonique à celle de l'air.
Cet examen est aujourd'hui abandonné au profit de la scanographie et de l'IRM.

Étym. gr. pneuma : air ; lat. retro : en arrière ; peritonaios : péritoine

Syn. rétropneumopéritoine

pneumothorax thérapeutique extrapleural l.m.

extrapleural pneumothorax

Décollement chirurgical du feuillet de la plèvre pariétale, suivie d'insufflation d'air régulièrement dans cette cavité artificielle.
L'indication de cette technique était posée lorsque la cavité pleurale présentait des adhérences telles que, après tentatives de sections de brides, un pneumothorax artificiel n'était pas réalisable. Ce pneumothorax extrapleural exposait à un risque hémorragique important.
Ce mode de traitement est abandonné depuis les années 1950.

Pollosson (méthode de) l.f.

Polloson’s method

Technique d’hémostase utérine dans les hémorragies de la délivrance par étranglement du col utérin dans les mors d’une pince de Museux pendant plusieurs heures.

A. Pollosson, obstétricien français (1860-1924)

polymerase chain reaction (angl.) l.f.

Amplification génique en chaîne par une polymérase.
Cette technique est couramment désignée par le sigle PCR.

→ PCR

ponction-biopsie transthoracique l.f.

percutaneous transthoracic aspiration

Technique de prélèvement tissulaire réalisée au moyen d'aiguilles à ponction ou à ponction-biopsie traversant la peau, puis l'espace intercostal et les feuillets pleuraux afin de prélever par aspiration, ponction ou section (biopsie) un fragment de tissu intra-thoracique pour son étude pathologique.
La ponction-biopsie se fait le plus souvent sous anesthésie locale. Elle nécessite un repérage de la lésion à biopsier sous tomodensitomètre, échographe ou amplificateur de brillance. Le prélèvement concerne habituellement une tumeur pulmonaire ou médiastinale. Il est adressé au laboratoire pour examen Le risque de ce geste est faible : hémorragie, pneumothorax.

→ biopsie pulmonaire

ponction ganglionnaire l.f.

lymph node puncture

Technique de prélèvement transcutané du suc d'un ganglion lymphatique, à l'aide d'une aiguille.
On procède à l'examen cytologique après étalement et coloration (adénogramme), à l'examen microbiologique du suc ainsi recueilli, à l'évacuation de pus ou de nécrose, à l'injection locale de médications. Pour le diagnostic de maladie de Hodgkin ou de lymphome non hodgkinien, elle doit être remplacée par la biopsie ganglionnaire.

→ adénogramme

ponction lavage du péritoine l.f.

diagnostic peritoneal lavage

Lavage destiné au diagnostic d'un hémopéritoine, d'une pancréatite aigüe ou d'une péritonite.
La technique consiste à injecter dans le péritoine une bonne quantité de liquide de dialyse (un litre chez l'adulte) et à en retirer des échantillons pour juger de leur aspect et les analyser.
La ponction est faite sous anesthésie locale après incision de la peau sur la ligne médiane à 2 cm en-dessous de l'ombilic après s'être assuré de la vacuité de la vessie. On introduit un cathéter de dialyse dirigé vers le cul-de-sac de Douglas. Le liquide injecté est évacué par gravité.
Un liquide franchement hémorragique (>100 000 hématies/ mL) ou contenant 500 leucocytes /mL ou encore 200 unités d'amylase / 100 mL signe une lésion intrapéritonéale indiquant l'intervention chirurgicale. Un liquide rosé ou ayant une concentration, soit de leucocytes, soit d'amylase plus faible incite à la prudence et à une surveillance ultérieure, c'est pourquoi le cathéter doit être laissé en place pour des prélèvements successifs.
Mais la ponction peut être cause de lésions abdominales (plaie du mésentère du péritoine, perforation intestinale) c'est pourquoi la ponction lavage du péritoine a été supplantée par l'imagerie (échographie, scanographie) qui est non effractive et anodine.

ponction transtrachéale l.f.

transtracheal puncture

Introduction d'une grosse aiguille ou d'un cathéter dans la trachée par ponction de la membrane cricotrachéale ou cricothyroïdienne (ponction cricothyroïdienne).
Cette technique, utilisée en urgence en cas d'intubation impossible pour assurer la ventilation (à la main ou par jet-ventilation), permet aussi l'anesthésie trachéale par injection de lidocaïne ou le prélèvement diagnostique des sécrétions trachéales pour la recherche des germes bronchiques. Son utilisation est plus rare lors de la laryngoscopie en suspension ou de la chirurgie laryngée.

pontage artériel l.m.

arterial by-pass

Technique de traitement chirurgical d’une oblitération ou d’un rétrécissement artériel consistant à court-circuiter l’obstacle laissé en place, à l’aide d’un conduit biologique (autogreffe veineuse, homogreffe ou hétérogreffe artérielle) ou prothétique, implanté en amont et en aval de la zone pathologique.
Le pontage artériel a l’avantage sur la résection-greffe, d’éviter une dissection difficile ou dangereuse de la sténose elle-même, d’économiser au maximum les collatérales juxta-sténotiques et de pouvoir être pratiqué économiquement par deux courtes incisions au-dessus et au-dessous de la sténose. Le pontage artériel peut être court, ou parfois long (pontages aortocoronariens).

porte de service l.f.

side prot paracentesis

Incision de petite taille créée à proximité de l'incision principale, permettant le passage des instruments de la deuxième main en technique bimanuelle de phaco-émulsification.

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