score HAS-BLED acr. angl. pour Hypertension, Abnormal liver/renal function, Stroke history, Bleeding predisposition, Labile INRs, Elderly, Drugs/ alcohol usage
Score de risque de saignement majeur chez des patients en fibrillation atriale et soumis à un anticoagulant oral.
Les items cliniques et biologiques étudiés sont :
- hypertension artérielle (pression systolique > 160 mm Hg),
- fonctions rénale et ou hépatiques anormales,
- antécédent d’accident vasculaire cérébral,
- antécédents de saignements importants,
- INR labile (valeur cible thérapeutique dans moins de 60% des examents,
- âge supérieur à 65 ans,
- médicaments prédisposant au saignement (antiagrégants, anti-inflammatoires non stéroïdiens),
- abus d’alcool (8 boissons/semaine),
Chaque item vaut un point. Un score supérieur à trois conduit à assurer une surveillance particulière au cours d’un traitement anticoagulant en raison du risque élevé de saignement.
antivitamines K, score CHA2DS2-VASc
R. Pisters, médecin cardiologue néerlandais (2010)
Étym. angl. has bled : a saigné
[F4,L1,K2,H1,F1,G3,2015]
score de McIsaac l.m.
Score utilisé, chez l’adulte pour le diagnostic d’angine à Streptocoque B hémolytique du groupe A.
| items proposés | scores |
| fièvre supérieure à 38° | 1 |
| absence de toux | 1 |
| existence d’une augmentation de volume des amygdalesou d’un exsudat amygdalien | 1 |
| âge compris entre 15 et 40 ans | 0 |
| âge supérieur ou égal à 45 ans | moins 1 |
W. J. McIsaac, médecin canadien (1998)
score de Mallampati l.m.
Mallampati’s score
S. R. Mallampati, médecin anesthésiste américain (1985)
[G1]
score de qualité de vie l.m.
life quality score
[E1]
Édit. 2020
score de Rogers l.m.
Rogers’ score
Évaluation des facteurs de risque de maladie thromboembolique veineuse en chirurgie.
S. O. Rogers Jr., chirurgien américain (2007)
→ score de Caprini, maladie thromboembolique veineuse
score des 4 T l.m
clinical score 4T’s
Score d’évaluation de la probabilité de développer une thrombopénie induite par l’héparine (TIH)
Quatre items sont analysés :
1). l’importance de la thrombopénie,
2). le temps de survenue de la thrombopénie,
3). les complications thrombotiques,
4). l’absence ou non d’autres causes de thrombopénie,
À chaque item est attribuée une cote de 0 à 2 avec un score total allant de 0 à 8 points. La probabilité de TIH est faible avec un score de 0 à 3, intermédiaire avec un score de 4 à 5 et élevée de 6 à 8.
G. K. Lo, hématologiste canadien (2006)
→ thrombopénie induite par l'héparine
score neurologique et comportemental du nouveau-né l.m.
neo-natal score
Virginia Apgar, médecin anesthésiste américaine (1953 et 1958)
score pronostique l.m.
prognosis score
Estimation d’une probabilité pronostique, à partir de coefficients eux-mêmes calculés à partir des risques relatifs d’une étude multifactorielle.
[E1]
Édit. 2020
score rAFS l.m.
Score de l’endométriose de l’American Fertility Society révisé (rAFS) en 1985
Score de l’endométriose de l’American Fertility Society révisé (rAFS) en 1985
1 - Lésions péritonéales
Superficielles profondes
< 1 cm - → 1 à 2
1 à 3 cm - → 2 à 4
> 3 cm - → 4 à 6
2 - Lésions ovariennes
Ovaire droit : superficielles - profondes
< 1 cm - → 1 à 4
1 à 3 cm - → 2 à 16
> 3 cm 4 20
Ovaire gauche : superficielles - profondes
< 1 cm → 1 à 4
1 à 3 cm - → 2 à 16
> 3 cm - → 4 à 20
3 - Adhérences
Ovaire droit : vélamenteuses - denses
< 1/3 - → 1 à 4
1/3 à 2/3 - → 2 à 8
> 2/3 - → 4 à 16
Ovaire gauche : vélamenteuses - denses
< 1/3 - → 1 à 4
1/3 à 2/3 - → 2 à 8
> 2/3 - → 4 à 16
3 - Lésions salpingiennes
Trompe droite : vélamenteuses - denses
< 1/3 - → 1 à 4*
1/3 à 2/3 2 8*
> 2/3 4 16
Trompe gauche : vélamenteuses - denses
< 1/3 1 4*
1/3 à 2/3 - → 2 à 8*
> 2/3 - → 4 à 16
* Si le pavillon de la trompe est complètement immobilisé (adhèrent sur toute la circonférence), compter 16
4 - Oblitération du Douglas
Partielle 4
Totale 40
[A3,O3]
Édit. 2017/2
scotch test l.(angl.) m.
scotch test, Graham’s test
1) En parasitologie, test diagnostique utilisé pour rechercher les œufs d’oxyures (Enterobius vermicularis) sur les plis radiés de la marge de l’anus, lieu de ponte de ces nématodes.
Il consiste en l’application, sur la région anale, avant la toilette, d’un fragment de cellophane adhésive transparente qui retient les éventuels œufs d’oxyure. Appliqué sur une lame porte-objet, ce fragment de cellophane peut être directement observé au microscope pour la recherche des œufs d’Enterobius vermicularis. Ce test peut être éventuellement renouvelé plusieurs jours consécutifs, tant chez le sujet suspect d’oxyurose (prurit anal) que dans l’entourage familial.
2) En dermatologie, technique consistant à mettre en évidence au microscope l’agent causal du pityriasis versicolor (Malassezia furfur) sur un ruban adhésif appliqué sur la zone atteinte.
C. F. Graham, anatomopathologiste américain (1941)
Syn. test de Graham, test à la cellophane adhésive
sébocystomatose n.f.
steatocystoma multiplex, hereditary epidermal polycystic dise se
Affection cutanée familiale à prédominance masculine caractérisée par l'apparition de nombreux kystes de dimensions variées, disséminés sur toute la surface du corps, mais siégeant principalement dans les régions axillaire et présternale, contenant une substance huileuse malodorante et évoluant vers l'ouverture et la suppuration chronique.
Histologiquement, les kystes sont délimités par un épiderme mince pluristratifié auquel adhèrent un certain nombre de petites glandes sébacées aplaties ; la cavité kystique renferme de la kératine et parfois quelques poils. La coexistence d'acné conglobata a été signalée : dans ce cas, les rétinoïdes peuvent être efficaces.
H. Günther, médecin interniste allemand (1917) ; J. J. Pringle, dermatologiste britannique (1890)
Étym. lat. sebum : suif ; gr. kystis : vessie, poche ; ôma : tumeur ; ôsis : maladie diffuse non inflammatoire
Syn. maladie polykystique épidermique héréditaire, steatocystoma multiplex de Pringle (1890)
Seckel-like type Majoor-Krakauer (syndrome de) l. angl.m.
Syndrome associant un nanisme, une microcéphalie avec des déformations faciales, des malformations rénales et un retard mental.
La microcéphalie avec un front bas, un nez fin et incurvé et un rétrognathisme donnant un aspect « en tête d’oiseau », s’accompagne de microtie avec implantation basse des oreilles ou même d’anotie, d’exophtalmie ou de buphtalmie, d’une agyrie avec retard mental, d’une agénésie rénale, parfois d’un hypospadias, d’un scrotum bifide.
L’affection est autosomique récessive (Gendiag).
Danielle F. Majoor-Krakauer, généticienne néerlandaise (1987) ; H. Seckel, pédiatre américain (1960)
→ nanisme à tête d'oiseau, Seckel (syndrome de)
septum primum l.m.
septum primum
Élément de la cloison interauriculaire du cœur de l’embryon en forme de lame verticale et antéropostérieure détachée de la paroi postérosupérieure de l’oreillette de l’embryon.
Le septum primum ne s’étendra jamais jusqu’à former une cloison interauriculaire complète. Il laisse persister un orifice interauriculaire appelé trou de Botal qui sera obturé par le développement du septum secundum venu s’appliquer sur le septum primum.
→ ostium primum, Botal (trou de), septum secundum
[A4]
Édit. 2018
sex hormone binding globulin l. angl.
→ globuline liant les hormones sexuelles
[C1]
Édit. 2020
Sharp (connectivite mixte de) l.m., l.f.
Sharp's syndrome, mixed connective tissue disease (MTCD)
Affection systémique du groupe des collagénoses caractérisée par un autoanticorps de type RNP (ribonucléoprotéique), une bonne sensibilité aux faibles doses de corticoïdes, et qui associe des signes du lupus érythémateux et de la sclérodermie.
Syn. connectivite mixte
G. Sharp, médecin rhumatologue américain (1972), P.M. Levitin, médecin rhumatologue américain (1975)
→ collagénose, connectivite mixte
shedding n.angl.
Phénomène de clivage protéolytique permettant la libération dans le domaine extracellulaire de nombreuses protéines transmembranaires.
Étym. angl. shed (to) : perdre, se débarasser, se dépouiller
[C3]
Édit. 2019
shim n. angl.
En IRM, homogénéité du champ magnétique B0 de l'aimant.
Des bobines correctrices appelées bobines de shim optimisent ce champ.
→ B0 (champ), bobine de shim en IRM
[B2, B3]
Édit. 2018
shinkeishitsu n.m.
shinkeishitsu
Entité pathologique observée au Japon, constituée d'un état anxieux et phobique touchant de préférence des Hommes jeunes, avec crainte des contacts sociaux, extrême timidité et peur de contracter une maladie.
S'y ajoutent une fatigue, des céphalées et des insomnies.
En opposition avec le polymorphisme des symptômes, l'important est le "tempérament hypocondriaque", qui fait que le patient porte une excessive attention à ses sensations. Ainsi se trouve renforcé un cercle vicieux par l' "action réciproque psychique" entre attention et sensation, ce qui exacerbe cette dernière.
Le traitement proposé est une psychothérapie d'inspirations très diverses, même du bouddhisme zen, qui vise à faire adopter par le sujet "l'acceptation de soi tel qu'il est" et l"obéissance absolue à la nature-vérité". Les efforts ne permettent pas de se débarrrasser du stimulus anxiogène, qui doit devenir un objet externalisé et perdre sa nature subjective. Car dans l'effort, "on trahit ce que l'on est vraiment".
Shôma Morita, psychiatre japonais (1919)
shunt de Quinton et Scribner l.m.
Quinton Scribner’s shunt
B.H. Scribner, médecin interniste américain (1960) et W. Quinton, technicien médical américain (1960)
→ Quinton et Scribner (shunt de), hémodialyse chronique de suppléance
shunt portosystémique l.m.
portal systemic shunt
Dérivation entre une veine du système porte et une veine du système cave destinée à faire baisser l'hypertension dans le système porte et pallier ses conséquences pathologiques.
Les shunts portosystémiques peuvent se développer spontanément lorsqu'existe une hypertension dans le système porte, en particulier dans la cirrhose hépatique. Ils peuvent être réalisés par une intervention chirurgicale. La dérivation du sang portal dans la veine cave peut être totale (anastomose portocave ou mésentéricocave, ou splénorénale centrale), partielle (dérivation portale partielle), ou sélective (intervention de Warren, anastomose coronarocave). Il est également possible de réaliser une dérivation portale percutanée par introduction, par l'intermédiaire de la veine jugulaire interne, d'une prothèse entre la branche droite de la veine porte et l'une des trois veines hépatiques principales
W. D. Warren, chirurgien américain (1986)
Shy-Drager (syndrome de) l.f. ou m.
Shy-Drager's syndrome
Syndrome parkinsonien faisant partie du groupe des atrophies multisystématisées dont le symptôme majeur est la dysautonomie, atteinte des fonctions végétatives.
Celle-ci associe une hypotension artérielle orthostatique sans tachycardie compensatrice, des troubles génitosphinctériens, une anidrose, une atteinte sympathique oculaire (syndrome de Claude Bernard-Horner, pupille aréactive, anomalies sécrétoires lacrymales) et des troubles respiratoires et pharyngolaryngés.
Souvent discrètes et retardées, mais parfois prédominantes, les autres anomalies comportent un syndrome parkinsonien, des éléments pseudobulbaires, un syndrome pyramidal, voire des signes cérébelleux et oculomoteurs, mais sans atteinte de l’intellect.
L’affection est le plus souvent sporadique, mais quelques cas héréditaires dominants ont été décrits (MIM 146500).
G. Shy et G. Drager, neurologues américains (1960) ; K. R. Magee, neurologue américain (1956)
Syn. syndrome de Shy-Magee-Drager, dysautonomie progressive, dysautonomie végétative ou neurovégétative, syndrome d’hypotension orthostatique
SIADH sigle angl. pour Sécrétion Inappropriée d'ADH (hormone antidiurétique)
W. B. Schwartz, médecin cardiologue américain, F. Bartter, médecin endocrinologue américain (1957)
→ Schwartz-Bartter (syndrome de)
SICRET (syndrome) l.m. sigle angl. pour Small Infarctions of Cochlear, Retinal and Encephalic Tissue
Syndrome associant de petits infarctus cochléaires, rétiniens et cérébraux, en général chez des femmes jeunes, chez lesquelles il faut rechercher une pathologie valvulaire cardiaque.
J. O. Susac, neuro-ophtalmologue américain (1979)
Syn. syndrome de Susac
sillons orbitaires du lobe frontal l.m.p.
sulci orbitales lobi frontalis (TA)
orbital sulci of frontal lobe
Anfractuosités qui parcourent la surface du deuxième gyrus orbitaire du lobe frontal.
Elles dessinent dans leur ensemble un H.
A. Ecker, anatomiste allemand (1816-1887) ; C. Giacomini, anatomiste et neurologue italien (1840-1898) ; P. Broca, anthropologiste, anatomiste et chirurgien français (1824-1880)
Syn. anc. sillon en H de Hervé, sillon cruciforme, sulcus orbitalis d’Ecker, scissure orbitaire de Giacomini, sillon orbitaire (deuxième) de Broca, triradialis sulcus de Turner
situs incertus l.m.
situs perversus
Variété partielle d’inversion viscérale dans laquelle certains organes sont inversés, certains en place normale, d’autres en position médiane anormale.
Syn. situs ambiguus