Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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DPM3 gene sigle angl. pour dolichyl-phosphate mannosyltransferase 3

Gène localisé en 1q22 qui code pour la dolichol-phosphate-mannosyltransferase, donneur important de mannosyl pour la biosynthèse de glycuro-conjugueé variés.
Les mutations de ce gène sont à l’origine de dystroglycanopathies et de cardiomyopathie.

→ dystroglycanopathies, cardiomyopathie

dyskinésie ciliaire primitive l.f.

primary ciliary dyskinesia

Trouble congénital de la fonction des cils vibratiles de l’épithélium des voies respiratoires entraînant un défaut de l‘épuration muqueuse.
Il se traduit par un encombrement et une infection secondaire parfois très précoce après la naissance et peut provoquer des rhinites, des sinusites et ultérieurement une dilatation des bronches. L’anomalie peut s’étendre à une partie ou à la totalité du système ciliaire dans l’organisme: intestin, voies biliaires, génitales, aux organes sensoriels. L‘association à un situs inversus, à une stérilité par immobilité des spermatozoïdes réalise le syndrome de Kartagener. La transmission est autosomique récessive; le gène en cause est responsable de la synthèse des protéines axoménales du cil vibratile, en particulier de la dynéine. La mutation du gène RTPG est un des responsables de cette pathologie ;

M. A. Sleigh, médecin britannique (1981) ; B. A. Afzelius, scientifique suédois (1976) ; M. Kartagener, médecin interniste suisse (1933) ; B. Senior, pédiatre sud-africain (1961), A. C. Løken, neuropathologiste norvégien (1961)

Étym. gr. dus : difficile ; kinêsis : mouvement

Syn. syndrome du cil immobile, maladie d’Afzelius.

Sigle  : DCP

→ RTPG, Kartagener (syndrome de), cil immobile (syndrome du), cil vibratile (constitution du), ciliopathie

dysplasie métaphysaire l.f.

metaphyseal dysplasia

Désordre héréditaire de la croissance des os longs qui se traduit radiologiquement par des irrégularités des jonctions entre diaphyse et métaphyse.
Il en résulte une petite taille par brièveté des membres. La forme la plus fréquente, liée à une anomalie du collagène de type X, est dominante autosomique (type Schmid). La forme récessive type McKusick liée à une mutation du gène RMRP codant pour une ribonucléase mitochondriale en 9p13 s’accompagne de troubles des phanères avec une chevelure clairsemée. La dysplasie métaphysaire de type Jansen avec micromélie sévère à transmission autosomique dominante est due à une mutation en 3p22-21.1sur le gène PTHR1 codant pour le récepteur de la parathormone. La maladie de Pyle (ou dysplasie métaphysaire familiale) est à transmission récessive autosomique.

V. A. McKusick, généticien et interniste américain, membre de l'Académie de médecine (1964) ; E. Pyle, chirurgien orthopédiste américain (1931) ; F. Schmid, pédiatre allemand (1949) ; M. Jansen, chirurgien néerlandais (1934)

Étym. gr. dus : difficulté ; plasein : façonner

→ Pyle (maladie de), Jansen (chondystrophie métaphysaire de), dysplasie métaphysaire type McKusick, dysplasie métaphysaire type Schmid

dystrophie choroïdienne aréolaire centrale l.f.

central areolar choroidal dystrophy

Atrophie aréolaire centrale maculaire héréditaire et primitive aux bords nets avec quelques petites taches jaunâtres ressemblant à des druses autour de la lésion ou au pôle postérieur.
L'affection débute vers la deuxième décennie mais ne gène vraiment l'acuité visuelle que vers la quatrième décennie. Les lésions maculaires sont bilatérales et symétriques, arrondies ou ovalaires, et ont une taille de deux à trois diamètres papillaires de large. L'ERG et l'EOG sont normaux. En angiographie il existe un effet fenêtre et les vaisseaux choroïdiens sont visibles au niveau de la plage d'atrophie aréolaire. L’affection est autosomique dominante ou autosomique récessive. Locus du gène en 17p.

A. Sorsby, ophtalmologiste britannique (1939)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. angiosclérose familiale de la choroïde, atrophie aréolaire de la macula, sclérose choroïdienne aréolaire centrale, dystrophie maculaire de Sorsby

dystrophie des cônes liée au sexe l.f.

cone-dystrophy, X-linked

Maculopathie d'évolution progressive avec photophobie, nystagmus et troubles majeurs de la vision des couleurs.
Elle débute à la fin de la première décennie, avec une perte progressive de la vision centrale, une meilleure vision en faible luminance, des lésions maculaires en œil de bœuf, et une dyschromatopsie précoce (rouge-vert). L’ERG est altéré en photopique et les femmes ont parfois une altération photopique de l'ERG. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 304020). Locus du gène (COD1 ou PCDX) en Xp21.1-p11.3. Autre gène (XLPCD2) en Xq27.

A. Pinckers et G. Timmerman, ophtalmologistes néerlandais (1981)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

dystrophie maculaire en ailes de papillon l.f.

butterfly-shaped macular dystrophy

Affection maculaire rare et peu évolutive où l'épithélium pigmenté maculaire est remanié et présente des travées radiaires d'hyperplasie, aux extrémités renflées, centrées sur la fovéola et de la longueur d'un diamètre papillaire, formant ainsi une image en croix ou en ailes de papillon.
Apparition de la maladie entre la deuxième et la cinquième décennie. L'aspect est discret en ophtalmoscopie et évident en angiographie. L'acuité visuelle est assez bien conservée et se situe entre 8 et 5/10ème. A long terme une atrophie fovéolaire apparaît ainsi qu'une atrophie de la rétine périphérique. L’affection est autosomique dominante (MIM 153860). Deux mutations distinctes ont été localisées en 6p12 au niveau du gène RDS (inclus dans le gène de la périphérine), par Nichols et col. en 1993 (MIM 179605.0009 et 179605.0010).

A. F. Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1970)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. dystrophie maculaire en ailes de papillon de Deutman, dystrophie maculaire en forme de papillon

dystrophie maculaire vitelliforme RDS l.f.

macular dystrophy vitelliform RDS

Dystrophie pour laquelle Wells et col. ont trouvé pour une femme présentant une dégénérescence maculaire vitelliforme une mutation sur le gène RDS.
Gène RDS, avec mutation en TYR258TER. (MIM 179605.0008).

J. Wells, ophtalmologiste britannique (1993)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

édition n.f.

editing

En génétique moléculaire, modification de l'information génétique lors de son expression par addition ou délétion de nucléotides dans un ARN prémessager, ce qui modifie le cadre ouvert de lecture et entraîne la réalisation de plusieurs ARN messagers.
Ces ARN messagers n'ont donc pas de gène correspondant dans l'ADN ; le gène ayant subi l'édition est nommé cryptogène.

→ information génétique, nucléotide, ARN prémessager, cryptogène

[Q1]

Édit. 2019

épilepsie myoclonique juvénile l.f.

juvenile myoclonic epilepsy

Syndrome épileptique appartenant au cadre des épilepsies généralisées idiopathiques, se manifestant par des crises comportant des secousses myocloniques bilatérales, isolées ou répétées, arythmiques et irrégulières.
Le début des crises survient dans l'adolescence entre 12 et 18 ans ; le sex-ratio est de 1. Les accès myocloniques sont fréquents le matin au réveil, facilités par le manque de sommeil, un réveil prématuré, la stimulation lumineuse intermittente, les émotions, une consommation excessive d'alcool. Ils prédominent aux membres supérieurs, peuvent  entraîner une chute lorsque localisés aux membres inférieurs. Il n'y a jamais d'altération de la conscience. Au cours de l'évolution, d'autres types de crises peuvent être observés (absences et surtout crises généralisées tonicocloniques).
À l'EEG : décharges critiques et intercritiques de polypointes-ondes généralisées rapides, amples, favorisées par l'hyperventilation, la privation de sommeil et la stimulation lumineuse intermittente. Fond de tracé normal.
Le caractère familial est prononcé (40%). L’affection, récessive autosomique, correspondrait à cinq à dix p. cent des épilepsies dites essentielles et aurait une hétérogénicité génétique, les mutations portant surtout sur gènes codant pour les canaux ioniques : CLCN2 codant pour un canal chlore, CACNB codant pour une sous-unité bêta du canal calcium, GABRA1 et GABRD codant pour les sous-unités alpha et delta de récepteurs GABA. Le gène EFHC1 intervient dans la fonction du Ca++ intracellulaire ; d’autres anomalies sont notées en 15q14 et sur le gène BRD2 en 6p21 ; une association étroite avec le groupe HLA Bf permettait de supposer un site génique sur le bras court du chromosome 6.
Le traitement par le valproate de sodium permet le contrôle des accès myocloniques. Il doit être poursuivi indéfiniment car le taux de rechute est très élevé lors de l'arrêt.

Th. Herpin, neurologue français (1867) ; D. Janz et W. Christian, neurologues allemands (1957).

Étym. gr. epilambanein : saisir brusquement, surprendre

Syn. syndrome d'Herpin-Janz,  syndrome de Janz, petit mal impulsif (terme abandonné), petit mal myoclonique (terme à rejeter)

[H1, O1, Q2]

Édit. 2020

EPM2A gene sigle angl. pour Epilepsy, Progressive Myoclonus Type 2A

Gène situé sur le locus chromosomique 6q24, codant la laforine, une glucane phosphatase impliquée dans la régulation du métabolisme du glycogène et qui joue un rôle important dans la survie des neurones cérébraux.
Des mutations de ce gène entraînent la maladie de Lafora.

→ Lafora (maladie de),  laforine,  glucane phosphatase, glycogène

[Q1]

Édit. 2020

Epstein (syndrome d') l.m.

Epstein syndrome

Association d’une néphropathie, d’une macrothrombocytopénie et d’une surdité liée à une mutation du gène MYH9, de transmission autosomique dominante.
L’atteinte rénale est une néphrite interstitielle ; les plaquettes peu nombreuses, de 30.000 à 100.000, sont de grande taille ; la surdité neurosensorielle, de perception, porte d’abord sur les sons aigus. L’affection est très proche du syndrome de Fechtner, elle s’en distingue par l’absence de cataracte et d’inclusions intraleucocytaires.
Le gène en cause MYH9, en 22q12.13, code pour la chaîne lourde de la myosine non musculaire dont la modification est à l’origine de la désorganisation du cytosquelette et de la thrombopénie macrocytaire.

C. J. Epstein, généticien américain (1972) ; L. C. Peterson, biochimiste américaine (1985)

→ MYH9 ( maladies liées à), Fechtner (syndrome de), néphropathie interstitielle

[F1, M1, P1, Q2]

Édit. 2020

exclusion allélique l.f.

allele exclusion

Expression génique d'un seul des allèles, maternel ou paternel, l'autre étant totalement silencieux.
Ce phénomène est rare, et l'on ne connait actuellement que le cas d'un des deux chromosomes X qui est totalement exclu et celui des lymphocytes B capables de ne fabriquer qu'un seul type d'anticorps après leur différenciation.
Chez les sujets hétérozygotes l'expression des immunoglobulines sur la membrane des cellules B est codée par un seul des deux allèles des chaines H et L. Si le réarrangement VJ de gènes κ conduit à l’expression d’un gène fonctionnel, les premières molécules κ synthétisées inhibent les réarrangements de l’autre locus κ et du locus λ. Si le gène formé n’est pas fonctionnel, les réarrangements se poursuivent dans l’ordre κ puis λ. Le mécanisme d’exclusion allélique est fonctionnel pour les chaines ß des TCR mais pas pour les gènes α de sorte qu’environ 30 % des lymphocytes T périphériques expriment deux espèces moléculaires de TCR constituées d’une même chaine ß et de deux chaines α différentes.

→ site de combinaison antigénique

[Q1]

Édit. 2018  

EZH2 (gene) sigle angl. pour Enhancer of Zeste Homolog 2

Gène situé sur le locus 7q36.1 , participant dans la méthylation du DNA et à la répression transcriptionnelle.
De nombreuses mutations de ce gène sont associées avec la pathologie myéloïde, les lymphomes malins et le syndrome de Weaver.

D. D. Weaver, pédiatre américain (1974)

→ leucémie aigüe myéloblastique  (paysage génomique) ,Weaver (syndrome de)

[Q1, F1]

Édit. 2018  

FAS gene sigle angl. pour Fas cell surface death receptor

Localisé en 10q23.31, le gène FAS code un groupe de trois protéines qui quand elles interagissent avec d’autres molécules déclenchent la cascade des caspases à l’origine de l’apoptose.
Les mutations de ce gène sont à l’origine du syndrome lymphoprolifératif auto-immun,

Syn. APO-1, APO-1 cell surface antigen, apoptosis-mediating surface antigen FAS, APT1, apoptosis antigen 1, CD95, Fas (TNF receptor superfamily, member 6), FAS1, TNFRSF6, tumor necrosis factor receptor superfamily member 6

→ apoptose, syndrome lymphoprolifératif auto-immun, caspases

[Q1]

Édit. 2018

FGF10 gene sigle angl. pour Fibroblast Growth Factor 10

Gène, situé sur le locus chromosomique 5p13-p12, codant pour une des protéines, facteurs de croissance fibroblastique, qui joue un rôle important dans la division cellulaire, la régulation de la croissance cellulaire, la maturation cellulaire, la formation des vaisseaux sanguins, la cicatrisation des plaies et le développement embryonnaire.
Des mutations de ce gène entraînent le syndrome lacrymo-auriculo-dento-digital

Syn. FGF-10, FGF10_HUMAN, keratinocyte growth factor 2

→ lacrymo-auriculo-dento-digital (syndrome)

[C2,A2,Q1]

Édit. 2018

FGFR3 gene sigle angl. pour Fibroblast Growth Factor Receptor 3 l.m.

Gène, situé sur le locus chromosomique 4p16.3, codant pour un des récepteurs de facteur de croissance fibroblastique qui joue un rôle important dans les processus de régulation et de la division cellulaire, la formation des vaisseaux sanguins, la cicatrisation des plaies et le développement embryonnaire.
Normalement le FGFR3 est un régulateur négatif de la croissance des os, ses mutations activent, de manière constitutive, la tyrosine-kinase du récepteur qui envoie des signaux négatifs au sein des chondrocytes, entraînant ainsi la désorganisation généralisée de l'ossification endochondrale au niveau du cartilage de conjugaison des os.
Des mutations de ce gène sont responsables de la craniosynostose, l’achondroplasie, l’hypochondroplasie, la dysplasie thanatophore, la kératose séborrhéique et le cancer de la vessie.

Syn. ACH, CD333, CEK2, FGFR-3, FGR3_HUMAN, fibroblast growth factor receptor 3 (achondroplasia, thanatophoric dwarfism), HBGFR, hydroxyaryl-protein kinase, JTK4, tyrosine kinase JTK4

→ craniosynostose, achondroplasie, hypochondroplasie, dysplasia thantophore, kératose séborrhéique, cancer de la vessie

[Q1]

Édit. 2018

FG (syndrome) l.m.

Maladie génétique  liée à l’X atteignant exclusivement les garçons caractérisée par une macrocéphalie, un r

L’aspect de ces enfants associe : petite taille, front large, lèvre supérieure fine et lèvre inférieure large, petites oreilles, strabisme.  D’autres anomalies sont possibles : surdité,  agénésie du corps calleux, malformation d’Arnold Chiari, cardiopathie, anomalie des  doigts (pouces larges, polydactylie, syndactylie, oligodactylie).
L’affection d’une incidence de 1 sur 1000. Elle peut être due à des mutation du gène FLNA en Xq28, dans le gène CASK en Xp11 et dans deux loci en Xp22.3 et Xq22.3.

J. Opitz, pédiatre et généticien américain et Elisabeth Kaveggia, pédiatre et généticienne américaine (1974)

Étym. initiales du nom des patients à l’origine de la description

Syn. syndrome de Opitz-Kaveggia

→ Arnold-Chiari (malformation d'), polydactylie, syndactylie, oligodactylie

[Q2]

Édit. 2018

fibrillation atriale familiale l.f.

familial atrial fibrillation

Forme rare de fibrillation atriale secondaire à une mutation du gène KCNE2.
Le remplacement de l’arginine par la cystéine en position 27 parmi les protéines produites par ce gène est à l’origine d’un accroissement du flux d’ions potassiques à travers les canaux.

→ KCNE2 gene, fibrillation atriale

[Q2,K2]

Édit. 2017

FKRP gene sigle angl. pour fukutin related protein

Localisé en 19q13.32 ce gène code pour la fukutin-related protein (FKRP) présente dans l’appareil de Golgi de nombreux tissus et particulièrement abondante dans les muscles squelettiques, le myocarde et le cerveau.
Cette molécule agirait par glycosylation sur l’alpha-destroglycan lui permettant d’intervenir sur la formation du cytosquelette et de la matrice extra-cellulaire, sur le tissu musculaire et au niveau du cerveau, sur la migration des neurones au cours du développement.
Les mutations de ce gène sont à l’origine des dystrophies musculaires des ceintures, du syndrome de Walker-Warburg, de cardiomyopathie dilatée.

Syn. LGMD2I, MDC1C, MDDGA5, MDDGB5, MDDGC5

→ dystrophies musculaires des ceintures, Walker-Warburg (syndrome de), cardiomyopathie dilatée,

[H1,K2,Q1]

Édit. 2018

FNB1 gene acr. angl. pour FibriNectin Binding

Gène qui code pour la formation de la fibrilline 1 nécessaire à la formation et à l’assemblage des microfibrilles qui assurent la résistance et l’élasticité du tissu conjonctif.
Ce gène se situe sur le locus 15q21.1 dont la mutation est responsable de la forme autosomique dominante du syndrome de Weill-Marchesani.

→ Weill-Marchesani (syndrome de)

[Q1,Q2,I1,P2]

Édit. 2018

FOXC2 gene sigle angl. pour forkhead box

Gène situé sur le locus chromosomique 16q24.1, codant pour un facteur de transcription qui lie des régions spécifiques de l’ADN et contrôle l’activité de nombreux gènes.
Ce facteur joue un rôle dans plusieurs processus de développement tels que la formation des veines, la croissance des poumons, yeux, reins, voies urinaires, système cardiovasculaire et dans le transport des cellules immunes dans les vaisseaux lymphatiques.
De nombreuses variétés de mutation de ce gène provoquent le lymphœdème avec distichiasis et le lymphœdème avec distichiasis et kyste médullaire extradural

→ lymphœdème avec distichiasis, lymphœdème avec distichiasis et kyste médullaire extradural

[A4, P2, Q1]

Édit. 2018

Frasier (syndrome de) l.m.

Frasier syndrome

Dysgénésie génétique rare de type pseudohermaphrodisme féminin associée à une glomérulopathie aboutissant à la mort dans la deuxième décennie par insuffisance rénale.
La néphropathie glomérulaire avec protéinurie est ordinairement la première manifestation. Chez le sujet avec un caryotype XY, les organes génitaux externes sont de type féminin, les gonades sont indifférenciées avec aménorrhée primaire. Chez le sujet XX il n’y a pas d’anomalies génitales, la morphologie est féminine. Un gonadoblastome, peut se développer. Le syndrome néphrotique, entraîne le décès à l’adolescence.
L’affection est liée à des mutations du gène WT1 (Wilms Tumor 1), mutation localisée dans l’intron 9 en 11p13 conduisant à l’absence ou à l’insuffisance du facteur de transcription l’isoforme KST+ (comportant l’inclusion de trois acides aminés : K=lysine, Sérine, Thréonine).
Le syndrome de Frasier de caryotype XY  est voisin du syndrome de Denys-Drach, également dû à une mutation du gène WT1 mais l’hermaphrodisme de celui-ci est de type masculin, les signes de néphropathie sont plus précoces et d’évolution est plus rapide.

S. D. Frasier, pédiatre endocrinologue américain (1964) ; P. Denys, pédiatre belge (1967) ; A. Drash, pédiatre américain (1970)

→ pseudohermaphrodisme féminin, syndrome néphrotique, gonadoblastome, insuffisance rénale, aménorrhée, WT1 gene, Denys-Drash (syndrome de)

[M1, O1, O4, Q3]

Édit. 2019

FTO gene sigle angl. pour alpha-ketoglutarate dependent dioxygenase

Gène localisé en 16q12.2 qui contribue à la régulation du métabolisme global, la consommation et l’homéostasie énergétique, la régulation de la thermogenèse, la détermination de la taille, l’accumulation de graisse en contrôlant la différenciation entre les graisses brune et blanche.
Les mutations de ce gène sont à l’origine d’obésité, de retards de croissance et de développement avec dysmorphie faciale

Syn. ALKBH9, BMIQ14, GDFD

→ obésité, retards de croissance et de développement avec dysmorphie faciale

[Q2]

Édit. 2019

GABRD gene sigle angl. pour Gamma-AminoButyric acid type A receptor Delta subunit

Gène situé sur le locus chromosomique 1p36.33, codant la subunité delta de récepteur protéique d'acide gamma-aminobutyrique.
Les cinq sous-unités du récepteur (alpha, bêta, gamma, delta et rho) sont codées par des gènes différents.
Les mutations du gène GABRD sont à l’origine de l’épilepsie myoclonique juvénile et de l’épilepsie généralisée avec convulsions fébriles-plus 5 (GEFS+5).

Syn. EIG10, EJM7, GEFSP5

→ épilepsie généralisée, épilepsie myoclonique juvénile, acide gamma-aminobutyrique

[H1,O1,O6,Q2]

Édit. 2017

Gaucher (maladie de) l.f.

Gaucher disease

Maladie de surcharge entrant dans le cadre des sphingolipidoses, due à un déficit en une enzyme lysosomiale, la glucocérébrosidase (également appelée bêta-glucosidase acide) caractérisée par une accumulation de glucosylcéramides dans les lysosomes.
Les macrophages surchargés en glucosylcéramides prennent le nom de cellules de Gaucher (mais celles-ci ne sont pas spécifiques de l’affection).
La maladie de Gauche (MG) comporte trois formes principales (types 1, 2 et 3 décrites par Knudson et Kaplan, une forme foetale ainsi qu'un variant avec atteinte cardiaque (syndrome maladie de Gaucher - ophtalmoplégie - calcification cardio-vasculaire ou pseudo-Gaucher).
- type 1 : le plus fréquent, (en particulier chez les Juifs Ashkénases), de bon pronostic, associe hépatomégalie, splénomégalie, atteinte osseuse (douleurs, ostéonécrose, fracture pathologique) et cytopénies ;
- type 2 : très grave chez le jeune enfant, caractérisé par une atteinte précoce du tronc cérébral, rapidement évolutive, associée à une organomégalie, et entraînant le décès des patients avant l'âge de 2 ans ;
- type 3 : rare, subaigu, neurologique touchant l'enfant ou l'adolescent, caractérisé par une encéphalopathie progressive (apraxie oculomotrice, épilepsie, ataxie), s'associant aux manifestations systémiques du type 1 et entraînant en dehors du traitement spécifique, l' le décès en quelques années.
La forme fœtale se manifeste par une diminution des mouvements fœtaux, voire un immobilisme fœtal ou une anasarque.
Le syndrome « maladie de Gaucher-ophtalmoplégie-calcification cardio-vasculaire » ou pseudo-Gaucher, présente comme caractéristique principale une calcification progressive de l'aorte et des valves aortique et/ou mitrale.
La maladie est due à des mutations du gène GBA, situé sur le chromosome 1q21 (OMIM 230800, 230900, 231000 et 231005)qui code la glucocérébrosidase  ou, exceptionnellement, du gène PSAP (OMIM 610359) qui code son activateur (saposine C).  Des dizaines de mutations pathogènes différentes sont connues. L’hérédité est de type autosomique récessif. La prévalence est d'environ 1/100 000. L'incidence annuelle de la MG dans la population générale est de l'ordre de 1/60 000, mais peut atteindre 1/1 000 chez les juifs ashkénazes. Le diagnostic formel de la maladie est établi par le dosage de la glucocérébrosidase dans les leucocytes circulants. Le génotypage confirme le diagnostic
Actuellement deux traitements sont disponibles pour les MG de type 1 et 3 (inefficaces pour le type 2) : le traitement enzymatique de substitution (à l'imiglucérase ou vélaglucérase) et le traitement par réduction de substrat (miglustat).

P. Gaucher, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1882); A. G. Knudson Jr et W. D. Kaplan, généticiens américains (1962)

Syn. glucosylcéramidose

Réf. Knudson AG Jr, Kaplan WD. Genetics of the sphingolipidoses  in Aronson SM and Volk BW Eds, 1962

[C1, H1, L1, N3, O1]

Édit. 2020

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