radiographie n.f.
radiography, X-ray photography
1) En médecine, technique de radiologie visant à obtenir l'image d'un organe ou d'une partie du corps humain, sur une pellicule photosensible.
2) Par extension, le cliché radiographique obtenu.
Étym. lat. radius : rayon ; gr. graphein : écrire
radiographie par fente l.f.
orthopantomography
Procédé de radiographie utilisant un faisceau de rayons X délimité par une fente et qui balaye l'organe à explorer.
Cette technique, combinée à la tomographie de volumes courbes, constitue l'orthopantomographie.
radiomensuration n.f.
radio mensuration
Technique radiologique consistant à mesurer les dimensions d'éléments squelettiques ou viscéraux, et les distances d'un élément pathologique ou d'un corps étranger par rapport à des repères préétablis (repères anatomiques ou index métalliques cutanés).
Elle utilise soit les méthodes de radiologie conventionnelle, soit la scanographie.
→ céphalométrie, pelvimétrie, téléradiographie.
radioscopie n.f.
fluoroscopy
Examen dynamique de l'image radiologique fournie par un écran fluorescent.
La technique a connu, dès la découverte des rayons X en 1895, une large utilisation pour l'examen du cœur, des poumons, du tube digestif, la recherche des corps étrangers, la réduction des fractures, puis le dépistage de masse de la tuberculose pulmonaire. Elle a largement contribué au développement du radiodiagnostic. La faible luminance (10-3 à 10-4 cd/m2) imposait une adaptation à l'obscurité de 10 à 20 min et n'offrait que les médiocres performances de la vision scotopique (vision nocturne) : mauvaise perception des contrastes, faible acuité visuelle. Par ailleurs la dose délivrée au sujet était relativement élevée et quelques radioscopies de longue durée furent la cause d'accidents du radiodiagnostic. La radioscopie directe a été progressivement supprimée à partir de 1967, lorsque la diffusion de l'amplificateur de luminance, couplé au circuit vidéo, a permis de la remplacer par la radioscopie télévisée, l'observation de l'écran en lumière à peine atténuée apportant facilité et confort au patient comme au personnel médical. La luminance de l'écran de télévision (10 cd/m2) offre les performances visuelles de la vision photopique (vision diurne) et d'autre part le débit de dose a pu être divisé par 20.
Étym. lat. radius : rayon ; gr. skopein : examiner
radiothérapie cinétique l.f.
motive radiotherapy
Technique dans laquelle les positions relatives du faisceau et du patient sont modifiées de façon continue au cours de la séance.
Les modalités courantes sont la cyclothérapie et l'arcthérapie. Une autre modalité consiste à donner au malade un mouvement de translation pour réaliser avec un faisceau fixe des irradiations cutanées ou corporelles très étendues (radiothérapie orthocinétique).
→ arcthérapie, cyclothérapie, radiothérapie orthocinétique
radiothérapie (complications nerveuses de la) l.f.p.
radiotherapy induced neurological lesions
Manifestations neurologiques aigües ou chroniques, précoces ou retardées, survenant après irradiation thérapeutique.
La tolérance du système nerveux aux radiations dépend de la dose totale reçue, de la dose et du nombre de chaque fraction, de la durée de la radiothérapie, du volume des zones irradiées et des facteurs propres au malade : âge, état vasculaire et général.
Sont décrites :
- des plexopathies, principalement brachiales et lombosacrées, après une latence de quelques mois à plusieurs dizaines d'années ;
- des atteintes des nerfs périphériques, surtout des nerfs crâniens (optique, auditif, dernières paires), parfois de troncs des membres comme le nerf crural ;
- des myélopathies, avec pour forme la plus habituelle la myélopathie post-radiothérapique chronique tardive progressive, sinon à type de myélopathie motrice pure, myélopathie aigüe (très rare), myélopathie aigüe transitoire, myélopathie chronique stabilisée ;
- des complications cérébrales avec œdème radique en période d'irradiation, encéphalopathie précoce réversible, leucoencéphalopathie nécrosante précoce, radionécrose cérébrale tardive, artériopathie cérébrale, atrophie post-radique. Ont été également signalés une insuffisance hypothalamo-hypophysaire chez l'enfant, des calcifications post-radiques, des tumeurs gliales ou méningiomes, voire des fibrosarcomes.
Le plus souvent palliatif, le traitement est peu efficace. Reste la prévention, nécessairement limitée du fait des objectifs visés, si souvent vitaux. Elle repose sur la meilleure technique radiothérapique possible en fonction de chaque cas
→ artériopathie radique, radique (plexopathie)
radiothérapie conformationnelle l.f.
conformal therapy
Technique couplant l'imagerie numérisée à l'appareil de radiothérapie afin de programmer et de surveiller, avec une grande précision, l'irradiation d'un volume cible.
Le repérage du volume cible, puis sa simulation s'effectuent grâce à un scanographe couplé, voire à une IRM, qui fournit une image virtuelle en 3D, calcule les doses, leur répartition spatiale, programme "l'irradiation conformationnelle" et permet sa surveillance en temps réel en cours de traitement. Un collimateur multilames qui épouse au plus près les contours, même complexes, du volume cible autorise des doses tumorales plus élevées tout en épargnant les tissus sains alentour.
Syn. radiothérapie de précision, radiothérapie tridimensionnelle
→ radiothérapie de précision, radiothérapie tridimensionnelle
radiothérapie stéréotaxique l.f.
radiosurgery
Technique radiothérapique utilisant des faisceaux de rayons X ou gamma de très petite section, non coplanaires, convergeant vers le volume-cible (petite lésion vasculaire ou tumorale intracrânienne).
Elle est réalisée avec un grand nombre de faisceaux fixes ou décrivant des arcs. Elle requiert un système extérieur de repérage très élaboré pour assurer un positionnement précis des faisceaux.
Syn. radiochirurgie
Rashkind (atrioseptostomie de) l.f.
Rashkind atrioseptopexy
Technique de cardiologie interventionnelle destinée à créer une communication interauriculaire aussi large que possible, pour augmenter le mélange sanguin.
Elle s’adresse à de très jeunes enfants porteurs d’une cardiopathie congénitale cyanogène menaçant leur vie, et qui ne peuvent, ou ne peuvent pas encore bénéficier d’une correction complète.
L’opération consiste à introduire par voie veineuse et à pousser dans l’oreillette gauche à travers le foramen ovale une sonde munie d’un ballonnet dont le gonflement puis l’extraction brusque provoque une déchirure large du septum interauriculaire ; l’augmentation ainsi obtenue du mélange sanguin à l’étage auriculaire et l’amélioration consécutive de l’oxygénation de l’enfant, lui permettent d’attendre la correction chirurgicale complète, si elle est possible.
W. J. Rashkind, pédiatre cardiologue américain (1971)
→ cardiologie interventionnelle, communication interauriculaire, cardiopathie cyanogène
[K2, K3, O1]
Édit. 2018
Rastelli (opération de) l.f.
Rastelli operation
Opération imaginée pour le traitement de certaines malformations congénitales du cœur comportant une atrésie ou une absence du tronc de l’artère pulmonaire : elle reconstitue une voie artérielle pulmonaire en implantant dans le ventricule droit, un tube valvulé dont l’extrémité distale est raccordée à ce qui reste de l’artère pulmonaire ou de ses branches.
La technique de Rastelli s’adresse à des formes extrêmes de tétralogie de Fallot, à certaines formes de truncus artériosus, aux transpositions des gros vaisseaux avec sténose pulmonaire.
G. C. Rastelli, chirurgien thoracique pédiatrique américain (1969)
→ atrésie , tétralogie de Fallot
[K2, K3, O1, O2]
Édit. 2018
réaction n.f.
reaction
1) Au sens large, réponse à une action par une action contraire.
2) En médecine, modification (cellulaire, tissulaire, organique) produite par une cause morbide, un remède, une modification du milieu intérieur ou extérieur, et qui, en principe, tend à en contrebalancer les effets.
3) En physiologie, toute réponse à un stimulus.
4) En psychologie et psychopathologie, concept qui implique que tout évènement surgissant dans l'environnement affectif ou matériel d'un sujet ou d'un groupe est suivi de conséquences instaurant un état psychique adapté ou non à la situation nouvelle.
Généralisée par A. Meyer (1909) aux États-Unis, cette notion s'est ensuite avérée insuffisante pour rendre compte de la complexité des interactions psychobiologiques et environnementales.
La méthode des évènements de vie lui a conféré un regain d'intérêt, particulièrement dans la compréhension des états dépressifs, mais c'est surtout dans la pathologie relative au stress et au traumatisme psychique que le concept trouve sa principale application en même temps que ses limites.
5) En chimie, interaction de corps chimiques ayant pour résultat la formation d'autres composés.
6) En mécanique, force déclenchée par une autre force agissante et s'opposant à elle.
7) Résultat de toute méthode chimique, biochimique, sérologique, physiologique, etc., utilisée à des fins diagnostiques et, par extension, la méthode elle-même.
8) Immunologie : réaction antigène-anticorps, réaction de précipitation, réaction d’agglutination etc.
Synonymes incertains : épreuve, méthode, procédé, technique, test, etc.
A. Meyer, psychiatre américain (1866-1950)
→ évènement vital vécu et personnalité
reclassement professionnel l.m.
Ensemble des mesures destinées à favoriser la reprise d’une activité rémunératrice d’une personne, qui, à la suite d’un accident, d’une maladie ou d’une interruption de l’activité habituelle pour raisons économiques (licenciement, chômage, etc.), doit se réadapter à son ancien métier ou en apprendre un nouveau.
Le reclassement professionnel peut bénéficier de certaines aides : apprentissage gratuit, placement chez un employeur, etc. Le reclassement professionnel après maladie ou accident bénéficie souvent au préalable d’une réadaptation fonctionnelle. Les meilleurs résultats sont obtenus lorsque ce reclassement se fait dans l’entreprise où la personne travaillait antérieurement avec des aménagements de poste proposés par le médecin du travail et parfois avec l’aide financière et technique d’organismes nationaux d’aide au reclassement.
reconstruction n.f.
reconstruction
En imagerie numérique, scanographie, IRM, échographie…reconstitution de l'image à partir des données brutes stockées dans la mémoire de la machine.
La première opération consiste à reconstruire la matrice c'est-à-dire à mettre en place dans la case correspondante, élément par élément, rangée par rangée, colonne par colonne, les valeurs numériques obtenues. Cette opération peut être effectuée par plusieurs méthodes (rétroprojection filtrée, technique 2 DFT). Pour interpréter l'image, il faut dans un deuxième temps la visualiser en faisant correspondre aux valeurs numériques des densités une échelle de gris ou de couleurs.
→ méthode par rétroprojection filtrée, technique 2 DFT
[B2,B3]
Édit. 2018
recouvrement conjonctival l.m.
conjunctival covering
Recouvrement d'une partie ou de la totalité de la cornée par la muqueuse conjonctivale.
La technique consiste à désinsérer la conjonctive du limbe oculaire et à la transposer vers la cornée pour la recouvrir en partie (en cas de trouble trophique grave localisé p. ex.) ou en totalité (pour améliorer p. ex. la tolérance d'un verre scléral sur un œil inesthétique et non voyant). Afin de prévenir le risque de désunion, une kératectomie superficielle doit être pratiquée pour que la conjonctive adhère à la cornée.
rectorraphie n.f.
rectorrhaphy
Plicature de l'ensemble de la paroi de l'ampoule rectale pour traitement d'un prolapsus rectal.
Cette technique est pratiquement abandonnée.
Étym. lat. rectum : rectum ; gr. raphê: suture
Syn. opération de Lange
récupérateur de sang l.m.
cell-saver
Dispositif permettant la récupération du sang épanché lors ou immédiatement après une intervention chirurgicale, puis sa transfusion à l'opéré.
En cas d'ouverture du tube digestif ou des voies biliaires le sang peut être souillé, la récupération du sang est alors contrindiquée.
Cette technique d'autotransfusion ne nécessite pas de détermination du groupe sanguin, elle peut se faire avec ou sans lavage des globules.
Système sans lavage : le sang du site opératoire est aspiré et récupéré dans une poche, il est ensuite transfusé après filtration.
Système avec lavage : il produit un concentré d'hématies lavées dont l'hématocrite varie entre 45 et 65%. Lorsque le volume du sang recueilli atteint 800 à 1000 mL, on le mélange à du sérum physiologique avec anticoagulant. Le mélange va dans un récipient où il est soumis à une centrifugation. Le liquide surnageant est éliminé, puis le contenu du bol est transféré dans une poche souple. Il est transfusé après filtration. Lorsque le volume de sang récupéré est supérieur à une volémie, la quantité d'anticoagulant réinjectée doit être prise en compte car elle peut favoriser le saignement chirurgical. De plus l'hémoglobine libre peut favoriser l'apparition d'une coagulopathie de consommation.
Ces dispositifs sont utilisés en chirurgie cardiaque, vasculaire, hépatique et orthopédique. En traumatologie ils permettent la récupération du sang des hémothorax.
réeducation cardiovasculaire l.f.
Technique de réadaptation par l’exercice physique et la pratique d’épreuves d’effort programmées surveillés par des cardiologues spécialisés, mise en œuvre à la convalescence d’un infarctus du myocarde, après chirurgie cardiaque ou après une insuffisance cardiaque stabilisée par le traitement médical.
rééducation sphinctérienne l.f.
sphincter assesment
Ensemble de techniques ayant pour but de pallier les désordres de fonctionnement des sphincters urinaires et anaux.
Ces techniques ne sont utilisées qu'après une exploration rigoureuse clinique, radiologique (cystographie, défécographie), manométrique, électrophysiologique des appareils sphinctériens et des émonctoires (vessie, rectum).
On peut faire appel soit à une rééducation musculaire (exercices de contraction et de décontraction des sphincters et des muscles du plancher pelvien), soit à la stimulation électrique, soit au "biofeedback", technique ayant pour but de faire assumer par le patient une fonction physiologique non perçue de façon consciente.
La rééducation sphinctérienne s'adresse avant tout aux incontinences mais aussi aux troubles de l'évacuation des émonctoires (constipation terminale, anisme) et dans les phases pré ou postopératoires des traitements chirurgicaux pelviens.
→ biofeedback, rétroaction sphinctérienne anale
reformatage n.m.
reformatting
Remise en ordre des voxels selon un "format" différent de celui qui avait servi à la construction de l'image.
Technique très utilisée actuellement en scanner et en IRM pour reconstruire des coupes 2D planes ou courbes à partir d’une acquisition volumique 3D ou d’une pile de coupes planes. Elle permet également d’obtenir une représentation 3D surfacique.
[B2,B3]
Édit. 2018
regard préférentiel l.m.
preferential looking
Technique utilisée pour déterminer la perception de sujets préverbaux, particulièrement des nourrissons.
Elle consiste à observer la direction du regard de l'enfant qui se porte sur le stimulus qu'il détecte ou sur le stimulus qu'il préfère, quand plusieurs sont mis en concurrence.
→ Bébé Vision Tropique, BVT, carte d'acuité
rehaussement myocardique en IRM l.m.
Lors d’une IRM avec injection de gadolinium , le rehaussement traduit l’ apparition d’un hypersignal sur les séquences tardives favorisant l’apparition d’un contraste entre le myocarde nécrosé et et le myocarde viable non nécrosé.
Cette technique permet la détection de petits infarctus non transmuraux et de nécroses parcellairess ous endocardiques.
ré-inspiration n.f.
rebreathing
Action par laquelle le sujet ré-inspire son propre gaz expiré.
La technique de ré-inspiration est utilisée pour des tests de contrôle ventilatoire. Le sujet inspire du gaz contenant des concentrations croissantes de gaz carbonique qui normalement entraînent une réaction d'hyperventilation.
relaxation (eutonie de Gerda Alexander) l.f.
relaxation (Gerda's Alexander's eutonia)
Méthode qui cherche à obtenir un état d'"eutonie" par la suppression des tensions musculaires inutiles et vise également à corriger l'image du corps.
Cette technique passe principalement par la rééducation du toucher, la peau étant considérée comme le moyen d'expression des équilibres entre le corps et le monde extérieur.
Le malade fait appel à un "inventaire" de ce qu'il perçoit de son corps et de ses rapports avec le milieu environnant, puis cherche à développer des positions de contrôle des contractions et des mouvements musculaires, par des manipulations et des exercices de présence et de contact visant à différencier le toucher du contact.
Gerda Alexander, enseignante danoise (1976)
relaxation (technique de Jacobson) l.f.
relaxation (Jacobson's technique)
Technique de relaxation à point de départ essentiellement physiologique, fondée sur l'apprentissage, région musculaire par région musculaire, d'un relâchement aboutissant à la mise au repos, au niveau cortical, des territoires correspondant aux parties relaxées.
Cette méthode d'abord progressive puis "différentielle" propose une éducation poussée de la sensibilité proprioceptive et kinesthésique, qui aboutit à une maitrise du tonus des différents muscles et donc à la maitrise de soi.
E. Jacobson, médecin interniste et physiologiste américain (1929)
relèvement des bras du fœtus 1.m.
fœtal extended arms
Complication de l'accouchement dans la présentation du siège : au lieu de rester solidaires du tronc fœtal, les bras s'étendent au-dessus de la tête, transformant le diamètre bi-acromial en un diamètre bi-huméral incompatible avec un engagement des épaules.
Il se traite par la manœuvre de double rotation de Lövset, par abaissement des bras selon la technique de Pajot.
M. Saxtorph, obstétricien danois (1740-1800); C. Pajot, obstétricien français (1816-1896) ; J. Løvset gynécologue obstétricien norvégien (1896-1981)
→ Løvset (manœuvre de double rotation de), Pajot (manœuvre de), Saxtorph (manœuvre de)