Denis Browne (technique de) l.f.
Denis Browne's procedure
Technique simplifiée d'uréthroplastie cutanée en deux temps ayant recours à un simple recouvrement cutané de la gouttière uréthrale sans reconstitution circulaire du canal.
D. Browne, Sir, chirurgien britannique (1949)
[M2]
Édit. 2018
Denis (technique de) l.f.
Denis' procedure
Variété technique d'adénomectomie prostatique transvésicale où l'hémostase est réalisée par cerclage du col vésical et mise de la loge prostatique en dépression par un drain aspiratif.
R. Denis, chirurgen urologue français (1951)
→ adénomectomie prostatique transvésicale
dénitrifiant adj.
denitrifying
Se dit d'une bactérie capable de dénitrification.
dénitrification n.f.
denitrification
Métabolisme respiratoire par lequel certains microorganismes utilisent les nitrates ou les nitrites comme accepteur terminal d'électrons.
Nitrates et nitrites sont réduits en anaérobiose à l'état d'azote moléculaire et/ou d'oxydes d'azote.
Denker (opération de) l.f.
Denker’s operation
Trépanation du sinus maxillaire pratiquée au niveau de sa branche montante.
Suivie d’un curettage, elle est indiquée par une sinusite maxillaire chronique
A. Denker, otorhinolaryngologiste allemand (1905)
Denman (mécanisme de) l.m.
Denman’s mechanism
Modalité évolutive spontanée exceptionnelle d'un fœtus en présentation de l'épaule : la pression qu'exercent les contractions utérines sur le siège fœtal entraîne la rotation du fœtus autour de son axe et sa verticalisation.
Th. Denman, obstétricien américain (1807)
Denny-Brown (neuropathie de) l.m.
Denny-Brown’s neuropathy, paraneoplastic sensory neuropathy
Ensemble de manifestations cliniques liées à une neuropathie sensitive d’origine paranéoplasique par atteinte du ganglion spinal rachidien postérieur, parfois prolongée par des lésions dégénératives des cordons postérieurs.
Cette atteinte radiculaire et cordonale postérieure se traduit par des paresthésies et par des douleurs fulgurantes asymétriques des quatre membres. Elle s’installe en quelques jours à quelques mois, entraîne une ataxie proprioceptive et aboutit à un tableau pseudo-tabétique. L’évolution se fait vers une atteinte diffuse du névraxe avec troubles respiratoires. Ce syndrome paranéoplasique est presque exclusivement observé dans les carcinomes bronchiques à petites cellules. Il est très souvent révélateur, précédant la découverte du carcinome. Il serait d’origine auto-immune. Il n’est qu’exceptionnellement réversible sous traitement.
D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, médecin britannique (1948)
Syn. neuropathie sensitive subaiguë paranéoplasique
→ neuropathie paranéoplasique, paranéoplasiques (neuropathies périphériques)
Denny-Brown (syndrome de) l.m.
Denny-Brown’s syndrome
1) Association de troubles trophiques des extrémités associés à des arthropathies décrite sous le nom de neuropathie radiculaire sensitive, héréditaire à transmission autosomique dominante.
2) Neuropathie paranéoplasique associée le plus souvent à un cancer bronchique.
D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, médecin britannique (1948)
→ Denny-Brown (neuropathie de), paranéoplasique (neuropathie périphérique)
dénombrement chromosomique l.m.
chromosome count
1) Ensemble de techniques permettant de déterminer le nombre des chromosomes d'un individu ou d'une espèce à partir de cellules somatiques ou gamétiques en division.
2) Résultat de ces opérations.
Syn. numération chromosomique
→ garniture chromosomique, génome de base
dénombrement des Escherichia coli dans les eaux l.f.
enumeration of the Escherichia coli in waters
Considéré comme indicateur de contamination fécale, des valeurs limites de ce paramètre figurent dans toutes les réglementations concernant la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, les eaux usées traitées et les eaux de baignade. Il est généralement accompagné, au moins, du dénombrement des entérocoques fécaux.
dénomination spéciale (d'un médicament) l.f.
special name (of a drug)
La désignation peut être de type scientifique ou fantaisiste, accompagnée du nom du fabricant ou de sa marque.
La désignation scientifique est celle du principe actif. Dans l’autre cas la nature du principe actif doit être mentionnée sur le conditionnement telle qu’elle figure à la Pharmacopée française.
dénomination commune internationale l.f.
international nonproprietary name
Dénomination affectée par l’OMS à un principe actif défini, à une nouvelle substance pharmaceutique, compte tenu de sa structure chimique et de son action l’affectant à une classe pharmacologique.
L’utilisation des DCI est devenue la règle dans les journaux médicaux qui peuvent ainsi exposer librement les avantages et les inconvénients d’un produit nouvellement entré en thérapeutique sans porter atteinte aux droits des propriétaires des marques déposées. La DCI recommandée, quand elle existe, est obligatoirement utilisée en France pour l’étiquetage des spécialités pharmaceutiques. Les DCI sont précieuses pour le voyageur qui peut être assuré, grâce à elles, de trouver dans le pays où il se rend, le médicament ou l’équivalent du médicament qu’il désire. L’intérêt des dénominations apparaît tout spécialement dans les cas d’intoxication où un centre d’information peut fournir très rapidement, grâce à elles, les caractéristiques de la substance toxique absorbée.
Enfin, quotidiennement, le pharmacien d’officine est confronté au problème des marques et dénominations. S’il doit honorer une ordonnance provenant d’un pays étranger, il lui est possible, au cas où la spécialité renferme un principe actif unique possédant une DCI, de trouver, dans ses ouvrages de référence personnels ou par l’intermédiaire d’un bureau d’information, la correspondance de la marque étrangère dans son pays.
Sigle : DCI
dénomination linnéenne l.f.
Linnée’s designation
Système très précis de désignation des êtres vivants, proposé au XVIIe siècle par le naturaliste suédois Carl von Linné, qui comprend un nom de genre suivi du nom d’espèce (binôme Linnéen) et quelquefois du nom de sous-espèce.
Ex. Toxoplasma gondii, Trypanosoma brucei rhodesiense.
C. von Linné, naturaliste suédois (1753)
Denonvilliers (aponévrose de) l.f.
septum recto vesicale (TA)
Denonvilliers’s fascia
Cloison conjonctive séparant le rectum de la prostate, étendue du noyau fibreux central du périnée au cul-de-sac péritonéal rectovésical.
Elle se dédouble en deux feuillets qui englobent le plan séminal, qui contient vésicules séminales et ampoules déférentielles.
C-P. Denonvilliers, anatomiste et chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1808-1872)
Syn. septum rectovésical
Denonvilliers (fascia de) l.m.
Denonvilliers’s fascia
C-P. Denonvilliers, anatomiste et chirurgien français (1808-1872)
denrée alimentaire l. f.
food stuff
Toute substance ou produit, transformé, partiellement transformé ou non, destiné à être ingéré ou raisonnablement susceptible d’être ingéré par l’être humain (règlement 1924/2006).
Cette définition englobe les boissons et toute substance intégrée intentionnellement dans les denrées alimentaires au cours de leur fabrication, de leur préparation et de leur traitement
densaplasie n.f
densaplasia
Malformation de l’apophyse odontoïde de l’axis (dens) : aplasie, hypoplasie, mobilité anormale, dont le risque est une instabilité atloïdo-axoïdienne, subluxation ou luxation entre C1 et C2, responsable de troubles neurologiques par compression médullaire haute aigüe ou chronique.
Elle se voit dans de nombreux syndromes de dysplasie tels que la trisomie 21, l’achondroplasie, les dysplasies spondylo-épiphysaire ou spondylométaphysaire, la mucolipidose de type III, certaines mucopolysaccharidoses (maladies de Hurler, de Morquio), le syndrome de DiGeorge (microdélétion 21q11.2). Elle doit être recherchée systématiquement par des radiographies dynamiques de la charnière craniorachidienne.
Terme peu usité
Gertrud Hurler, pédiatre allemande (1919) ; L. Morquio, pédiatre urugayen, membre de l'Académie de médecine (1929) ; A. M. DiGeorge, pédiatre américain (1965)
Étym. lat. : dens : dent ; gr. a , privatif ; plassein : former, façonner
densité de l'urine n.f.
urine density
Masse spécifique de l'urine en g/cm3.
Elle varie de 1,005 à 1,035.
Elle est de mesure facile, mais d'intérêt limité par rapport à l'osmolalité urinaire, pour apprécier les pouvoirs de concentration et de dilution de l'urine. En effet, la densité s'élève en cas de protéinurie alors que celle-ci intervient peu dans l'osmolalité.
densité de protons l.f.
protons density
En IRM, concentration en protons par unité de volume.
La densité de protons exerce peu d'influence sur le contraste des images, comparativement aux temps de relaxation T1 et T2, mais a une influence sur leur morphologie. Il existe néanmoins des séquences pondérées en densité de protons (par ex. écho de spin avec TR long et TE court) utiles, en particulier dans le diagnostic de la sclérose en plaques.
Syn. densité protonique
[B2,B3]
Édit. 2018
densité hospitalière l.f.
hospital density
Nombre de lits d’établissement de soins comportant hébergement, rapporté à une population donnée.
L’expression de la densité doit tenir compte des établissements de caractère public et privé. Elle est une donnée brute qui n’enregistre que les lits existants et ne fournit aucun renseignement sur l’activité de l’établissement, son utilité et sa fréquentation par la population locale, etc. Elle n’établit pas de distinction entre les lits de court et long séjour ni entre les établissements spécialisés ou non.
→ attraction (zone d'), occupation (taux de), soins ambulatoires
densité médicale l.f.
medical density
Nombre de médecins exerçant dans une région rapporté à la population de la région.
La densité médicale est une donnée brute puisqu’elle fait référence à la totalité des médecins quel que soit leur mode d’exercice (dans un établissement de soins ou en cabinet), leur qualification comme médecin généraliste ou spécialiste, leur activité professionnelle selon leur âge ou leur discipline, etc. Elle ne tient pas compte des besoins sanitaires de la population selon son mode de vie, sa répartition par classes d’âges, sa morbidité, etc.
→ sous-médicalisation, surmédicalisation
densité optique l.f.
optical density
Grandeur exprimant la transparence d'une lame matérielle, en particulier le noircissement d'un film radiographique.
La densité optique d est le logarithme décimal de l'opacité o, elle-même inverse de la transmission t;
Io et I1 étant respectivement les intensités lumineuses incidente et transmise par le film :
t = I1/I0 (inférieur à 1),
o = I0/I1(supérieur à 1),
d = log10 o (supérieur à zéro).
Les densités dans les régions pratiquement lisibles d'un film radiographique, placé sur un négatoscope, se situent entre 0,3 (t =1/2) et 2 (t =1/100).
→ courbe sensitométrique, densité radiologique, dosimétrie par film
densité protonique l.f.
protons density
[B2,B3]
Édit. 2018
densité radiologique l.f.
X ray density
Caractéristique d'un milieu traduisant, sur l'image radiologique, l'absorption des rayons X qui le traversent.
Elle dépend de sa masse volumique et de sa composition atomique.
Sur un film radiographique, les milieux de densité radiologique très élevée (métaux, produits de contraste) entraînent un très faible noircissement et les milieux de très faible densité (gaz), un important noircissement. Les densités radiologiques intermédiaires des différents milieux organiques (liquides, parenchymes, graisses, muscles, os spongieux et os compact) se traduisent par toute une gamme de gris.
G. N. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine en 1979 (1919-2004)
→ densité optique, Hounsfield (unités)
densitomètre n.m.
densitometer
Appareil photométrique destiné à la mesure de la densité optique.