synovite n.f.
synovitis
Inflammation de la membrane synoviale qui tapisse la face interne des articulations périphériques, responsable d’un épanchement intra-articulaire de nature et d’abondance variables.
Une synovite se traduit cliniquement par une gêne fonctionnelle, une douleur articulaires, une tuméfaction de l’articulation associées à un érythème superficiel.
Cette inflammation peut-être secondaire à une infection, un traumatisme ou être la manifestation d’une maladie systèmique (lupus) d’une polyarthrite rhumatoïde, d’une maladie métabolique (goutte, pathologie micro-critalline). Elle peut aussi être le témoin d’une réaction inflammatoire au niveau d’une arthrose.
La ponction de l’articulation tuméfiée peut dans certains cas conduire au diagnostic étiologique. Les examens radiologiques et échographiques permettent d’observer les lésions osseuse, cartilagineuse et tendineuses.
→ synoviale, synovie, ténosynovite
[I1]
Édit. 2017
syntaxine n.f.
syntaxin
Protéine des membranes plasmiques présynaptiques qui joue un rôle dans la fusion des vésicules et des membranes.
Elle peut être clivée spécifiquement par l'endoprotéase à zinc associée à la neurotoxine C de Clostridium botulinum. De masse moléculaire 35 kDa elle est ancrée dans la membrane par son extrémité C-terminale et elle peut interagir avec la synaptotagmine vésiculaire par son extrémité NH2-terminale.
système tympano-ossiculaire l.m.
tympano-ossicular system
Ensemble formé par la membrane tympanique et les trois osselets de la chaîne ossiculaire.
Cet ensemble constitue une véritable entité qui assure à la fois le captage des ondes sonores aériennes et leur transmission mécanique aux liquides de l’oreille interne. Il permet d’accorder l’impédance de l’onde sonore transmise par voie aérienne à l’impédance des milieux liquidiens labyrinthiques. Ce système n’est pas purement passif puisqu’il est soumis à l’influence des muscles stapédiens.
TACE acr. pour Tumor Necrosis Factor-Alpha Converting Enzyme
TACE, également appelée ADAM 17 ou CD156q, est une métalloprotéinase à zinc capable d’activer par clivage protéolytique le Tumor Necrosis Factor-alpha (TNF-α) exprimé à la membrane des macrophages.
Cet enzyme, également exprimé dans d’autres cellules, est capable de cliver de nombreuses autres protéines membranaires pour libérer leur domaine extracellulaire dans l’environnement cellulaire (phénomène de « shedding »)
Syn. ADAM 17, CD156q
→ TNF
[C3]
Édit. 2015
TAP-1, TAP-2 acr. pour transporter associated with antigen processing
Protéines associées à l'ATP qui participent au transport cytoplasmique de peptides entre le réticulum endoplasmique et la membrane cellulaire.
Ces molécules sont nécessaires à l'expression des molécules de classe I du CMH. Elles appartiennent à la famille des molécules de transport transmembranaire A B C (ATP binding cassettes).
TAZ gene sigle angl. pour tafazzin
Gène localisé en Xq28, qui détermine la production de plusieurs isoformes de la protéine taffazine localisée dans les mitochondries.
La tafazzine est impliquée dans l’association de l’acide linoléique à la cardiolipine.
Plus de 160 mutations du gène TAZ ont été découvertes à l’origine du syndrome Barth. Elles entraînent la production d’une taffazine peu fonctionnelle ou démunies d’activité en raison de l’absence de l’ajout d’acide linoléique à la cardiolipine. Il s’en suit des anomalies de la membrane mitochondriale, des fonctions de production d’énergie et de transport de protéines retentissant sur les tissus qui demandent beaucoup d’énergie tels que le cœur et les muscles squelettiques. Il exister aussi des défauts de maturation des leucocytes à l’origine d’infections récurrentes.
Les mutations du gène TAZ sont aussi à l’origine de la cardiomyopathie familiale dilatée et de la non-compaction du ventricule gauche.
Syn.BTHS, CMD3A, EFE, EFE2, G4.5, LVNCX, tafazzin (cardiomyopathy, dilated 3A (X-linked); endocardial fibroelastosis 2; Barth syndrome), TAZ_HUMAN, XAP-2
→ syndrome de Barth, cardiomyopathie dilatée familiale, non-compaction du ventricule gauche, taffazine
télomère n.m.
telomer
Segment d'ADN situé à l'extrémité d'un chromosome, qui ne porte aucun gène et qui protège le chromosome contre les dégradations qui peuvent se produire à chaque réplication.
Les télomères dans le génome humain sont constitués d'un enchaînement de nombreuses copies (250 à 1500) d'un hexanucléotide TTAGGG.
Les télomères jouent un rôle indispensable en empêchant les fusions chromosomiques au niveau de leurs extrémités, en permettant leur séparation et leur migration aux pôles à l'anaphase, et en facilitant leur positionnement sur la membrane à l'anaphase. Les télomères raccourcissent avec l’âge et sous l’influence du stress oxydatif. Leur raccourcissement est considéré comme un signe de sénescence. Les télomères courts sont associés à un risque plus élevé de maladies liées à l’âge.
Étym. gr. telos : fin, but ; meros : partie
thrombomoduline n.f.
thrombomodulin
Glycoprotéine membranaire ancrée dans la membrane cellulaire et exposant à l'extérieur une partie protéique glycosylée.
Elle est exprimée par plusieurs cellules adultes et embryonnaires, elle est d'ailleurs connue à ce titre plus souvent sous le nom de fœtomoduline.
Son rôle a particulièrement été étudié pour la cellule endothéliale, car elle joue un rôle clef dans le système anticoagulant de la protéine C. Elle fixe la thrombine circulante et forme un complexe d'activation de la protéine C. La protéine C activée ainsi générée peut exercer une activité inhibitrice de la coagulation. Une partie de la thrombomoduline membranaire passe dans la circulation, où elle peut être dosée par un dosage ELISA. La mesure de la forme circulante thrombomoduline est considérée comme un marqueur d'activation et/ou de lésion de l'endothélium vasculaire.
thrombopénie induite par l'héparine dite spontanée (TIH spontanée) l.f. spontaneous heparin-induced thrombocytopenia syndrome
Présence d’une thrombopénie, inexpliquée par ailleurs, associée à des manifestations thrombotiques, sans exposition préalable à l’héparine.
Ce syndrome est biologiquement caractérisé par la présence d’auto-anticorps anti-PF4/héparine de type IgG capables d’entraîner une activation plaquettaire démontrée par la forte positivité du test de release plaquettaire de sérotonine et ce en absence d’adjonction d’héparine. Une des hypothèses sur le mécanisme de survenue de ces TIH dites spontanées fait intervenir le développement d’anticorps présentant une réaction croisée avec le complexe PF4/héparine comme cela peut être envisagé après chirurgie orthopédique où il peut y avoir exposition de glycosaminoglycans endogènes lors de l’acte chirurgical ou comme cela a été décrit après infections bactériennes ; certaines bactéries présentant sur leur membrane des motifs antigéniques rappelant ceux du PF4. Le diagnostic formel est étayé par la présence d’auto-anticorps, de type IgG, dirigés contre le complexe PF4-héparine et par le test d’activation plaquettaire du release de sérotonine.
T.E. Warkentin, biologiste canadien (2008 et 2014)
→ thrombopénie induite par l'héparine
tissu n.m.
tissue
Partie constituante de l'organisme composée de cellules, de fibres, ayant une structure générale orientée vers une même fonction.
La texture des différents tissus résulte de l'agencement réciproque des éléments les constituant. On distingue : le tissu épithélial (épithéliums de revêtement, épithéliums glandulaires reposant sur une membrane basale), le sang, le tissu conjonctif lâche, les tissus conjonctifs spécialisés (tissu cartilagineux, tissu osseux, tissu adipeux), les trois formes de tissu musculaire (muscle strié, muscle lisse, myocarde, le tissu nerveux.
→ organe
tonométrie n.f.
tonometry
Mesure de la pression intraoculaire.
De nombreux appareils sont utilisés. En ophtalmologie, le plus répandu est le tonomètre à aplanation. Il repose sur le principe que lorsque la pression s’égalise sur les deux faces d’une membrane élastique, celle-ci s’aplanit. Si l’on exerce donc sur une zone cornéenne une pression, la surface de celle-ci deviendra plane, quand la pression sera égale à la tension oculaire.
transducine n.f.
transducin
Protéine d'une membrane qui a pour fonction de conduire un signal.
Une transducine est souvent une protéine G, active avec le GTP (Guanosine TriPhosphate), qu'on peut appeler protéine GT (protéine G Transducine).
Dans les photorécepteurs, la transducine active le guanosine-monophosphate cyclique (GMPc) phosphodiestérase. Cet enzyme, spécifique des cellules en cônes et en bâtonnets, catalyse la réaction de formation de GMPc à partir du guanosine triphosphate (GTP). La transducine est composée de trois sous-unités, α, β et γ… L'unité , α montre une grande diversité et confère sa fonction spécifique à la protéine G ; les unités β et γ, sont moins diversifiées et jouent probablement peu de rôle dans la spécificité de la protéine G. Les unités β et γ sont différentes pour les cônes et pour les bâtonnets.
→ transduction visuelle, protéine G, guanosine-monophosphate cyclique
transduction n.f.
transduction
1) Mode de transfert génétique d'une cellule à une autre utilisant un virion phagique comme intermédiaire, en particulier transfert de matériel génétique d’une bactérie à une autre par des bactériophages.
L'ADN transduit peut se recombiner avec un ADN cellulaire homologue, se répliquer ou être hydrolysé par une endonucléase de restriction.
2) Tranfert d'information d'une molécule informationnelle à une autre à travers une membrane infranchissable par ces molécules.
, transduction généralisée, transduction localisée
transduction visuelle l.f.
visual transduction
Ensemble des étapes qui vont de la détection du photon lumineux jusqu'à l'ébauche d'une réponse sensorielle à l'origine du signal électrophysiologique.
Cascade biochimique comprenant trois cycles : le cycle activation et inactivation de la rhodopsine ; le cycle activation et inactivation de la phosphodiestérase ; le cycle d'hydrolyse et de synthèse du GMPc (Guanosine MonoPhosphate cyclique).
La rhodopsine composée d'un dérivé de la vitamine A (le 11-cis rétinal) et d'une opsine en trois parties (protéique, phospholipidique et oligosaccharidique) est activée lorsqu'un photon transforme le 11-cis rétinal en 11-trans rétinal (qui se sépare ultérieurement de la rhodopsine), elle active à son tour la transducine en sous-unité GtaGTP (protéine G transducine alpha Guanosine TriPhosphate).
La sous-unité GtaGTP lève l'inhibition de la phosphodiestérase qui s'active.
La phosphodiestérase activée hydrolyse les molécules de GMPc en 5'-GMP ce qui provoque la fermeture des canaux Na+ de la membrane du segment externe et donne l'hyperpolarisation "signal" de la transduction. Les ions calcium sortent par la pompe à sodium, cette chute de calcium active la recovérine qui active la guanylate cyclase qui transforme le 5'-GMP en GMPc ce qui entraîne une réouverture des canaux sodium membranaires.
→ rhodopsine, transducine, protéine G, guanosine-monophosphate cyclique
transferrine n.f.
transferrin
Glycoprotéine plasmatique (bêta-globuline d’une masse moléculaire de 80kDa) qui transporte du fer depuis les cellules intestinales jusqu’à toutes les cellules de l’organisme qui ont besoin de fer.
Elle permet aussi le recyclage du fer libéré par les hématies, ramené par les macrophages à la moelle osseuse où les érythroblastes font la synthèse de l’hémoglobine. Les macrophages tissulaires (ou cellules réticulo-endothéliales) qui stockent du fer sont les responsables majeurs du recyclage du fer et de sa redistribution à la moelle osseuse pour l’érythropoïèse.
Captée par un récepteur de type II des membranes cellulaires, la transferrine est introduite dans une vésicule dite réceptosome qui l’amène à l’appareil de Golgi où elle cède son fer à une protéine de réserve endogène, la ferritine, puis retourne à la membrane plasmique pour être excrétée dans la circulation sous forme d’apotransferrine. Les transferrines présentent un polymorphisme génétique correspondant à des allotypes différents.
La concentration normale de transferrine dans le plasma humain est comprise entre 2,0 et 4,0 g/L. Elle augmente dans les carences en fer. Elle est légèrement augmentée chez la femme enceinte. Elle diminue dans les syndromes néphrotiques, les malnutritions, les atteintes hépatiques sévères et dans les atransferrinémies d’origine génétique.
Syn. sidérophiline
translocation n.l.
translocation
1° Déplacement d'une substance d'un site à un autre.
Des translocations de molécules peuvent se faire dans une cellule, généralement par passage à travers une membrane.
En biologie moléculaire, on appelle translocation le déplacement simultané d'un peptidyl-ARNt de la loge A à la loge P du ribosome et de l'ARN messager qui lui est associé d'une longueur de 3 bases, au cours de la biosynthèse d'une protéine.
On parle aussi de translocation lorsqu'un segment d'ADN se détache pour s'insérer en un autre site du même ADN ou d'une autre molécule d'ADN.
2° En cytogénétique cassure d’un segment de chromosome et transfert vers un chromosome non homologue.
La translocation peut être équilibrée quand il n’y a pas de perte de matériel génétique, réciproque quand elle constitue un échange de segments entre l’extrémité de deux chromosomes, centromérique ou robertsonienne quand les centrosomes de deux chromosomes fusionnent pour former un chromosome unique.
Une translocation peut transférer un fragment de chromosome dans un autre site du même chromosome ou d'un autre chromosome ; dans ce cas il peut se produire un échange de segments.
transmembranaire adj.
transmembrane
Qui traverse une membrane.
transporteur n.m.
carrier
Substance capable de prendre en charge une molécule et de la transporter d'un lieu à un autre dans l'organisme, ou d'un compartiment à un autre dans une cellule.
P. ex. l'hémoglobine assure le transport des molécules d'oxygène dans le sang.
Des protéines plasmatiques jouent des rôles de transporteurs spécifiques de molécules peu solubles dans l'eau, telles que les hormones stéroïdes ; la CETP, protéine transférant les esters de cholestérol d'une lipoprotéine à une autre est un exemple de transporteur permettant un échange de molécules. Des protéines appelées transporteurs sont aussi nécessaires au transport de molécules à travers les membranes. La translocation qui permet de faire passer une molécule d'ATP en échange d'un ADP à travers la membrane mitochondriale est catalysée par un transporteur appelé translocateur. D'autres protéines effectuent le transport de ligands dans le cytoplasme cellulaire, comme p. ex. les protéines transporteurs de cholestérol (sterol carrier proteins). La biosynthèse d'un acide gras utilise une protéine transporteur d'acyle (acyl carrier protein) pour transporter la molécule d'un site enzymatique au suivant. Un autre type de transporteurs est représenté par les transporteurs d'hydrogène ou d'électrons de la chaine respiratoire, qui, par des réactions d'oxydoréduction, transmet hydrogène ou électron d'un donneur à un accepteur, jusqu'à la molécule de dioxygène qui sert d'accepteur final.
Trichomonas elongata
Trichomonas elongata
Protozoaire flagellé, parasite de la cavité buccale, en particulier des espaces interdentaires, sans rôle pathogène connu.
Le trophozoïte est piriforme, de 15 à 18 µm de long, pourvu d’une membrane ondulante allant jusqu’aux 2/3 de la cellule, de quatre flagelles antérieurs et d’un flagelle récurrent.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu, cil ; monas : monade (unité)
Syn. Tetrachimononas buccalis ou Trichomonas buccalis
Trichomonas intestinalis
Trichomonas intestinalis
Protozoaire flagellé, piriforme, de 15 à 20 µm de long, pourvu de quatre flagelles libres et d’un flagelle récurrent délimitant une membrane ondulante.
Parasite du gros intestin de l’Homme, il est généralement dépourvu de pouvoir pathogène, sauf dans les cas d’infestation intense. Ce parasite ne produit pas de kystes, ce qui constitue un obstacle important pour la transmission d’un sujet à un autre.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu, cil ; monas : monade (unité)
Trichomonas vaginalis
Trichomonas vaginalis
Protozoaire piriforme pourvu de quatre flagelles libres et d’un flagelle récurrent délimitant une membrane ondulante.
C’est un parasite des voies génitales de la femme (vagin), responsable de vaginites avec des leucorrhées souvent caractéristiques) mais aussi de l’homme (sillon balanopréputial, glandes uréthrales, vésicules séminales). Comme il ne possède pas de forme kystique, résistante dans le milieu extérieur, sa transmission ne peut être que vénérienne.
Étym. gr. thrix, trichos : cheveu, cil ; monas : monade (unité)
trou de Magendie l.m.
Magendie's foramen
apertura mediana ventriculi quarti
Orifice médian, arrondi, ovalaire, situé à la partie moyenne épithéliale de la membrane tectoriale près de l'angle inférieur du quatrième ventricule et qui intéresse à la fois le feuillet profond de la toile choroïdienne et l'épithélium épendymaire.
Il fait communiquer la cavité épendymaire (quatrième ventricule) avec l'espace sous-arachnoïdien.
F. Magendie, physiologiste français, membre del'Académie de médecine (1842)
Syn. orifice médian du quatrième ventricule
Trypanosoma brucei
Trypanosoma brucei
Protozoaire très mobile, de forme allongée, aux deux extrémités pointues, avec un noyau central, un kinétoplaste, une membrane ondulante et un flagelle libre prenant son origine près du kinétoplaste.
Agent de la trypanosomose africaine, il est transmis par la piqûre de glossines (mouches tsé tsé).
Chez l’hôte vertébré et chez l’insecte vecteur, on observe différents stades de développement dont la morphologie varie en fonction de la taille (longueur et épaisseur), de la position du noyau, de la position du kinétoplaste par rapport au noyau et à l’extrémité postérieure, de la présence ou de l’absence d’un flagelle libre. On distingue ainsi, chez l’hôte vertébré, les trypomastigotes sanguicoles et métacycliques et, chez la mouche vectrice, les formes procycliques dans l’intestin et les épimastigotes du proventricule et des glandes salivaires. Il existe trois sous-espèces, que leurs caractères biochimiques, immunologiques et moléculaires permettent de distinguer, et qui présentent aussi une sensibilité différente à certains médicaments : Trypanosoma brucei brucei, T. brucei gambiense et T. brucei rhodesiense dont seules les deux dernières sont pathogènes pour l’homme.
Trypanosoma cruzi
Trypanosoma cruzi
Trypanosome latinoaméricain, agent de la maladie de Chagas, existant chez l’Homme sous forme amastigote, immobile, localisée dans le système lymphomonocytaire et le myocarde.
Dans le sang périphérique, il se présente sous forme trypomastigote où il a l’aspect d’un trypanosome (flagellé) mais dont la membrane ondulante est moins marquée que dans les espèces africaines.
Chez l’insecte vecteur, une réduve, Trypanosoma cruzi est absorbé sous forme trypomastigote. Dans l’estomac de l’insecte, après un passage sous forme épimastigote (également observée en culture) se produit une multiplication sous forme promastigote. La forme épimastigote réapparaît dans l’intestin moyen et, dans l’intestin postérieur, il y a transformation en forme trypomastigote métacyclique infestante qui sera déposée sur la peau avec les déjections de l’insecte. Trypanosoma cruzi n’est en effet pas transmis par piqûre de la réduve. Il pénètre activement dans la peau par l’orifice de piqûre ou au niveau des muqueuses, en particulier oculaires (d’où le signe de Romaña).
C. Romaña, médecin argentin (1935)
trypomastigote n.m.
trypomastigote form
Forme évolutive des Trypanosoma présente dans le sang des malades.
Chez les malades atteints de trypanosomose africaine à Trypanosoma brucei, les trypomastigotes sanguicoles existent sous deux formes. La forme longue ou slender (25-35 µm) possède un flagelle libre, une membrane ondulante et un noyau central. La forme courte (14-22 µm) possède les mêmes caractéristiques à l’exception du flagelle libre. Ces formes sanguicoles sont pourvues d’un épais manteau de protéines antigéniques qui changent au cours de l’infection. C’est l’antigène variable de surface, ou Variable Surface Glycoprotein VSG, qui empêche l’installation d’une immunité protectrice. Chez la glosssine, on distingue les trypomastigotes procycliques longs (intestin de la mouche) et les trypomastigotes métacycliques, présents dans les glandes salivaires de la glossine. Ce sont les stades infestants qui sont transmis par piqure de l’insecte.
Chez les malades atteints de trypanosome latino-américaine (maladie de Chagas) à Trypanosoma cruzi, les formes trypomastigotes sont également présentes dans le sang périphérique et sont absorbées par l'insecte vecteur, une réduve.
C. Chagas, médecin brésilien, membre de l'Académie de médecine (1909)