Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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injection intramurale l.f.

intramural injection

Injection d’ocytociques dans la paroi du corps utérin.
Elle favorise la rétraction utérine après l’accouchement. Elle se pratique par voie transabdominale sur la ligne médiane entre l’ombilic et la symphyse pubienne, ou directement dans le muscle utérin au cours d’une césarienne lorsque la rétraction utérine est absente ou insuffisante.

inositol n.m.

inositol

Hexahydroxycyclohexane, ce polyalcool cyclique peut avoir 9 stéréoisomères, dont 4 existent dans la nature : méso-inositol, D-inositol, L-inositol et inositol racémique.
La forme la plus répandue dans l'organisme humain est le méso-inositol ou myo-inositol, dont la formule peut être représentée par un hexagone de forme chaise dont les sommets 1, 3, 4, 5, 6 portent un hydroxyle en disposition équatoriale et le C2 un hydroxyle axial.
Il existe à l'état libre dans les tissus animaux et végétaux. Il a été découvert dans le muscle, qui en contient 750 mg par kg ; le liquide séminal en est particulièrement riche. Il existe surtout sous forme de composés phosphorylés : inositol-1,4,5-tri-phosphate, inositol-hexaphosphate ou phytate, inositol-phosphatides. L'inositol peut être biosynthétisé à partir du glucose, mais dans de nombreuses espèces animales ou microbiennes, cette biosynthèse est impossible ou insuffisante et l'inositol est une vitamine ou un facteur de croissance ; sa carence entraîne une stéatose hépatique et une alopécie chez la Souris et le Rat. Il est considéré comme un facteur lipotrope. Il existe dans les céréales sous forme d’ester (phosphate d’inosityle ou phytate).

Étym. gr. is, inos : muscle ; itol : suffixe des polyalcools dérivés des oses

interleukine 1 n.f.

interleukin-1

Cytokine produite essentiellement par les phagocytes mononucléés activés intervenant de façon déterminante dans l’immunité innée et les réactions inflammatoires au cours desquelles, en synergie avec TNF-α, elle stimule la production des molécules d’adhésion par les cellules endothéliales, la production de chimiokines par ces mêmes cellules et par les macrophages, la biosynthèse hépatique des protéines de la phase aigüe et la fièvre.
L’IL-1ß est une molécule soluble de 17,5 kDa obtenue par protéolyse de la pro-IL-1ß par un enzyme de conversion (ICE ou interleukin-1 converting enzyme) de la famille des caspases. L’IL-1α de masse moléculaire 31 kDa est principalement membranaire. L’IL-1Ra ou antagoniste du récepteur de l’IL-1 est une molécule soluble de 22 kDa. Ces trois formes moléculaires se lient à des récepteurs d’IL-1 de type 1 qui induisent un signal cellulaire ou de type 2 qui n’induisent pas de signal. Les deux récepteurs existent sous forme soluble. Ces récepteurs sont exprimés sur un ensemble de cellules : lymphocytes T et B, hépatocytes, fibroblastes, ainsi que de cellules d’organes tels que le muscle, la moelle osseuse.
L’IL-1 stimule l’hématopoïèse, la synthèse des protéines de la phase aigüe de l’inflammation (protéine C-réactive), la résorption osseuse, la fièvre et l’expression des molécules adhésives à la surface des cellules endothéliales. Dans toutes ces activités elle agit en synergie avec le TNFα.

Sigle  : IL-1

→ phagocytes mononucléés (système des), cytokine, protéine C-réactive, TNFα.

interposition musculaire (méthode d') l.f.

muscular interposition

Méthode chirurgicale de traitement des fistules vésicovaginales d’origine radique.
La fistule est obturée par le muscle droit interne sectionné au genou et introduit dans le petit bassin par le trou obturateur.

→ fistule vésicovaginale

intersection tendineuse l.f.

intersectio tendinea (TA)

tendinous intersection

Zone tendineuse qui subdivise plus ou moins complètement le corps charnu d’un muscle dans sa continuité.
Une telle formation se rencontre au niveau des muscles qui reçoivent plusieurs nerfs. Elle délimite des territoires d’innervation.

intrinsèque adj.

intrinsic

1) Situé à l’intérieur de l’organe.
P. ex. : muscle intrinsèque de la main ou du pied.
2) Provenant de l'intérieur du tissu ou de l'organe.
P. ex. : facteur intrinsèque antianémique.

Étym. lat. intrinsecus : au dedans

Ant. extrinsèque

Irving (méthode d') l.f.

Irving’s method

Procédé de stérilisation féminine.
Après ligature et résection tubaires, l’extrémité distale de la trompe est enfouie dans le mésosalpinx et l’extrémité proximale dans le muscle utérin, près de la corne.

F. C. Irving, gynécologue obstétricien américain (1924)

isométrie n.f.

isometrie

Maintien malgré des transformations ponctuelles des dimensions d’un objet ou de la distance entre plusieurs objets.
On parle par exemple de contraction isométrique d’un muscle quand celui-ci se contracte ses points d’insertion demeurant fixes et sa longueur inchangée ; les contractions musculaires isométriques sont très utilisées en médecine physique.

Étym.  gr. isos : égal, metrein : mesurer.

isthme pilaire l.m.

pilar isthmus

Portion cylindrique médiane du follicule pileux située entre l'insertion du muscle pilo-arrecteur sur un renflement épithélial, ou bulge, et l'abouchement du canal sébacé.

joue n.f.

bucca
cheek
Région située sur la partie latérale de la face.
Elle est limitée en haut par le bord inférieur de l’orbite, en bas par le bord inférieur de la mandibule, en arrière par le bord antérieur du muscle masséter et en avant par le sillon naso-génien, la commissure des lèvres et une ligne verticale abaissée de cette commissure jusqu’au bord inférieur de la mandibule. Cette ligne la sépare de la région mentonnière.

Syn. région génienne

KCNE3 gene sigle angl. pour potassium voltage-gated channel subfamily E regulatory subunit 3

Gène localisé en 11q13.4, qui code une protéine membranaire de canal potassique, qui s’associe à une sous-unité bêta pour constituer une sous-unité alpha qui module les mouvements et renforce la stabilité du complexe canalaire.
Les associations se font avec le gène KCNB1 pour moduler l’ouverture du canal potassique voltage dépendant, avec KCNC4/Kv3 pour établir la stabilité du potentiel membranaire du muscle squelettique, avec KCNQ1/KCLQT1 pour stimuler l’AMP cyclique concerné par la sécrétion de chlore.
Ce gène est exprimé essentiellement dans le rein. Ces mutations sont à l’origine du syndrome de Brugada et de la paralysie hypokaliémique périodique.
Syn. HOKPP, HYPP, MiRP2

→ Brugada (syndrome de), paralysie périodique hyperkaliémique

[Q1,Q2,K2]

Édit. 2017

Klippel-Feil (syndrome de) l.m.

Klippel-Feil’s syndrome

Malformation familiale, vraisemblablement héréditaire, de la colonne vertébrale cervicale, due à l’absence congénitale d’une ou plusieurs vertèbres cervicales ou à leur atrophie avec tassement, et donnant au malade l’aspect d’« homme sans cou ».
Elle est caractérisée également par un spina-bifida allant de la base du crâne aux premières vertèbres thoaciques. Les mouvements de la tête, qui est enfoncée dans les épaules, sont très limités. Des troubles névritiques et respiratoires peuvent se produire du fait de la compression exercée. Le tassement et la réduction des vertèbres peuvent s’étendre à toute la colonne (télescopage de Bar). On observe occasionnellement d’autres malformations : anomalies costales, fissure du palais, aplasie du muscle sternocléidomastoïdien, ankylose des phalanges, syndactylie, anomalies dentaires, agénésie du méat auditif externe, surdité, débilité mentale, etc.

M. Klippel, neurologue et psychiatre français et A. Feil, neurologue français (1912)

Syn. syndrome de la réduction numérique cervicale, agénésie vertébrale cervicale, hommes sans cou

Korinthenberg-Palm (syndrome de) l.m.

Korinthenberg-Palm’s syndrome

Hydrocéphalie, agyrie et dysplasie rétinienne.
Affection comprenant un retard mental sévère, une dilatation des ventricules cérébraux, des convulsions et des troubles du langage. Il existe une myopathie avec agénésie musculaire et amyotrophie. Au niveau des yeux on trouve strabisme, myopie, atrophie optique et rétinite pigmentaire avec ERG altéré. Pour Dobyns et col. (1989) ce syndrome semble correspondre au syndrome de Walter-Warburg (MIM 236670) de même que la maladie muscle-œil-cerveau. L’affection est autosomique récessive.

R. Korinthenberg et D. Palm, neuropédiatres allemands (1984)

Syn. cérébrooculomusculaire syndrome

kyste cervical du nouveau-né l.m.

neonatal cervical cyst

Kyste congénital d'origine branchiale quand il est latéral le long du muscle sternocléidomastoïdien, ou d'origine thyroïdienne s'il est médian et antérieur sur le trajet du tractus thyréoglosse.

kyste dermoïde de l'ovaire l.m.

ovarian dermoid cyst

Tumeur d'origine germinale correspondant à un tératome kystique mature.
Il représente entre 10 et 20% des tumeurs ovariennes organiques. Il se compose de liquide d'allure sébacée incluant fréquemment des fragments d'origine ectodermique (derme, tissu nerveux), endodermique (tissu gastro-intestinal, bronchique, thyroïdien, salivaire) ou mésodermique (os, cartilage, muscle). L'aspect macroscopique est celui d'une tumeur de 5 à 15 cm, à consistance mixte, arrondie ou ovoïde, bosselée, alternant des zones rénitentes et des zones dures. Sa surface est lisse, brillante et de couleur blanchâtre. La bilatéralité est fréquente (16%). Il existe un risque faible (1,1%) de transformation maligne d'un des tissus constitutifs, souvent sous forme d'épithélioma épidermoïde. De révélation souvent clinique par des douleurs pelviennes, une masse palpable, des métrorragies, une torsion, une rupture, il peut également être découvert fortuitement par un examen systématique ou une laparotomie.
On retrouve toutes les complications d'un kyste ovarien, auxquelles il faut ajouter la péritonite chronique granulomateuse par rupture, l'anémie hémolytique et l'activité endocrine éventuelle d'un des tissus tumoraux. Le traitement consiste en une exérèse chirurgicale préservant le tissu ovarien quand le kyste est bénin, avec exploration minutieuse de l'ovaire opposé, complétée au besoin d'une incision de celui-ci.

Syn. tératome kystique bénin, dysembryome bénin

kyste poplité l.m.

Baker’s cyst, popliteal cyst

Distension liquidienne d’une des bourses séreuses de la région poplitée ou épanchement de liquide synovial articulaire à travers un orifice capsulaire postérieur.
Le kyste se développe habituellement dans la bourse séreuse du muscle demi-membraneux ou du m. jumeau médial. Chez l’enfant il a tendance à régresser spontanément. Chez l’adulte il s’agit souvent d’un faux kyste (sans membrane propre) d’origine synoviale lié à une lésion intra-articulaire souvent de type dégénératif.

W. Baker, chirurgien britannique (1885)

Lambert-Eaton (syndrome myasthéniforme de) l.m.

Lambert-Eaton’s myasthenic syndrome

Syndrome atteignant surtout l'homme vers la quarantaine, qui se manifeste par un déficit moteur proximal des membres inférieurs avec aréflexie tendineuse, une fatigabilité excessive et parfois des signes myasthéniformes minimes et transitoires à type de ptosis, diplopie, troubles de la phonation et de la déglutition.
Une dysautonomie avec troubles de l'accommodation pupillaire, de la sudation, sécheresse des yeux et de la bouche, impuissance sexuelle, est fréquente, de même que des paresthésies. Les réflexes tendineux sont faibles mais plus nets après un effort musculaire. Un déficit moteur apparaît rapidement à la fatigue.
Le diagnostic différentiel avec la myasthénie vraie se fait par l'examen électromyographique. En effet, l'étude électrophysiologique montre une diminution nette de l'amplitude du potentiel d'action musculaire. Comme dans la myasthénie, la stimulation répétitive à basse fréquence entraîne un décrément de la réponse mais, contrairement à la myasthénie, une stimulation unique du muscle après un effort prolongé ou après tétanisation est suivie d'une augmentation de l'amplitude de la réponse (potentialisation ou facilitation). À haute fréquence, on observe un "incrément" anormal.
Cette affection est due à une insuffisance de libération présynaptique de l'acétylcholine causée par des anticorps dirigés contre les canaux calciques présynaptiques voltage-dépendants. Considéré d'abord comme un syndrome paranéoplasique (surtout cancer bronchique à petites cellules), son cadre nosologique s'est élargi car cette association ne se rencontre que dans la moitié des cas alors que l'association à d'autres cancers ou à d'autres maladies auto-immunes est fréquente. Dans 10% des cas, le syndrome reste isolé.
La guanidine ou la 3' 4' diaminopyridine apporte une amélioration de la symptomatologie. Le traitement repose encore sur les anticholinestérasiques, les corticoïdes, les immunoglobulines, l'azathioprine, les échanges plasmatiques.

E. H. Lambert, L. M. Eaton, neurologues américains (1956)

Syn. syndrome myasthénique de Lambert-Eaton

lame moyenne du fascia thoraco-lombal l.f.

lamina media fasciae thoracolumbalis (TA)

middle layer of thoracolumbar fascia

Couche cellulo-fibreuse interposée entre la forte lame postérieure du fascia thoraco-lombal et la lame antérieure représentée par le fascia du muscle carré des lombes.

lame postérieure du fascia thoraco-lombal l.f.

lamina posterior fasciae thoracolombalis ; lamina superficialis thoracolombalis (TA)

posterior layer of thoracolombar fascia

Eléments tendineux superficiels du fascia thoraco-lombal qui sont recouverts en haut par le muscle trapèze.

→ fascia thoraco-lombal

lame prétrachéale du fascia cervical l.f.

lamina pretrachealis fasciae cervicalis ; lamina pretrachealis faciae colli (TA)

pretracheal layer of cervical fascia

Système aponévrotique annexé aux muscles sous-hyoïdiens.
Comme ces muscles, cette lame fasciale comporte deux plans : une lame superficielle qui s’étend d’un muscle omo-hyoïdien à l’autre en engainant également les deux muscles sterno-hyoïdiens, et une lame profonde qui enveloppe les muscles sterno-thyroïdiens et thyro-hyoïdiens. Unies en dehors ces deux lames sont prolongées latéralement jusqu’à la lame superficielle du fascia cervical par le plan cellulo-lymphatique du cou. La lame profonde de cette lame prétrachéale participe en avant à la constitution de la gaine thyroïdienne.

D. Richet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1816-1891) ; J. Testut, anatomiste français (1849-1925)

Syn. anc. aponévrose cervicale moyenne, aponévrose omo-claviculaire de Richet, aponévrose omo-hyoïdo-claviculaire de Paulet, aponévrose thoraco-hyoïdienne de Testut

lame profonde du muscle élévateur de la paupière supérieure l.f.

lamina profunda musculi levatoris palpebrae superioris (TA)

deep layer of levator palpebrae superioris

Faisceau de fibres terminales du muscle élévateur de la paupière supérieure qui se termine sur la paroi latérale de l’orbite, en dehors au niveau de la suture fronto-malaire, en dedans sur la partie supérieure de la crête lacrymale de l’os lacrymal.
Il contribue à porter la portion tarsale de la paupière supérieure en haut et en arrière. Il est innervé par un rameau de la branche supérieure du nerf abducens.

Syn. anc. lame profonde du muscle releveur de la paupière supérieure

lame superficielle du fascia cervical l.f.

lamina superficialis fasciae cervicalis ; lamina superficialis fasciae colli (TA)

superficial layer of cervical fascia ; investing layer of cervical fascia

Système fascial qui forme au cou une gaine complète recouvrant les muscles superficiels des régions antérieure et postérieure.
En avant, elle est située immédiatement sous le platysma et engaine les muscles sterno-cléïdo-mastoïdiens.  En arrière, elle recouvre le muscle trapèze. Elle s’insère en haut sur la ligne nuchale supérieure de l’os occipital, sur le processus mastoïde, sur le cartilage du méat acoustique externe, sur le fascia massétérique et  sur le bord inférieur de la mandibule. En bas, elle s’attache au bord antérieur de l’incisure jugulaire du sternum, à la face antérieure du manubrium sternal, à la face antérieure de la clavicule et au bord postérieur de l’épine scapulaire.

Syn. anc.  aponévrose cervicale superficielle

lame superficielle du muscle élévateur de la paupière supérieure l.f.

lamina superficialis musculi levatoris palpebrae superioris (TA)

superficial layer of levator palpebrae superioris

Faisceau de fibres terminales du muscle élévateur de la paupière supérieure qui se termine à la face profonde de la peau de la paupière supérieure et à la face antérieure du tarse supérieur.
Il contribue à porter la portion tarsale de la paupière supérieure en haut et en arrière. Il est innervé par un rameau de la branche supérieure du nerf abducens.

Syn. anc. lame superficielle du muscle releveur de la paupière supérieure

larmoiement n.m.

epiphora

Symptôme caractérisé par un excès de larmes en avant du globe oculaire qui peut déborder les paupières.
Ce symptôme, très fréquemment rencontré en pathologie oculaire, peut résulter d'une mauvaise évacuation des larmes dans les voies lacrymales ou d'une hypersécrétion de larmes. La mauvaise évacuation lacrymale peut être en rapport avec une malposition du point lacrymal (ectropion lacrymal), une obstruction des voies lacrymales (congénitale, infectieuse, inflammatoire, posttraumatique, tumorale), une faiblesse du muscle orbiculaire (paralysie faciale) ou une pathologie nasale (rhinite, sinusites, tumeurs). Les causes d'hypersécrétion lacrymale sont nombreuses : irritation trigéminale (conjonctivites kératites, iridocyclites, produits toxiques, névralgies faciales), maladies neurologiques, anomalies qualitatives du film lacrymal.

larynx n.m.

larynx (TA)

larynx

Conduit aérifère interposé entre la partie buccale du pharynx en haut et la trachée en bas, et qui représente l’organe essentiel de la phonation.
Situé à la partie médiane et antérieure du cou, au-dessus de l’os hyoïde, en avant de la portion la plus basse du pharynx (partie laryngienne) et au-dessus de la trachée, il est constitué de pièces cartilagineuses articulées entre elles et entre lesquelles sont tendus des replis membraneux, les plis vocaux et les plis vestibulaires. Un jeu de muscles permet de mettre en tension, d’écarter ou de rapprocher les plis vocaux et vestibulaires qui produisent et modulent ainsi le son laryngien sous l’action de l’air expiré. Le squelette laryngé est composé de onze pièces cartilagineuses : trois impaires et médianes, les cartilages thyroïde, cricoïde et épiglottique ; quatre paires et latérales, les cartilages aryténoïdes, corniculés, cunéiformes et sésamoïdes (antérieurs). En outre le cartilage interaryténoïdien et les deux cartilages sésamoïdes postérieurs sont inconstants. Ces pièces cartilagineuses sont articulées entre elles et reliées aux organes voisins par des ligaments. L’innervation sensitive du larynx est assurée par les nerfs laryngés supérieurs qui innervent en outre le muscle crico-thyroïdien. Les nerfs laryngés inférieurs innervent la muqueuse laryngée au-dessous des plis vocaux et tous les autres muscles du larynx.

Étym. gr. larugx : gosier

→ aditus laryngé

[A1,P1]

Édit. 2017 

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