calcitonine n.f.
calcitonin
Hormone polypeptidique sécrétée par des cellules épithéliales, dites para-folliculaires ou cellules C, de la glande thyroïde, qui a un effet hypocalcémiant.
Son action s’exerce :
1) sur le rein où elle augmente discrètement l’excrétion du calcium, des phosphates et du sodium par un mécanisme faisant intervenir l’AMP cyclique et une protéine –kinase ;
2) sur l’intestin où elle accroît l’absorption du calcium et diminue son excrétion ;
3) sur les cellules osseuses en s’opposant à l’ostéolyse.
Calcitonine et parathormones sont antagonistes pour le métabolisme du calcium mais synergique pour celui des phosphates. La sécrétion de la calcitonine est indépendante de celle des hormones iodées et de l’action de l’hypophyse. Ses propriétés ostéoclastiques la font utiliser dans le traitement de la maladie de Paget, l’ostéoporose et les hypercalcémies par ostéolyse maligne.
Le dosage de la calcitonine peut être effectué sur le sérum ou le plasma par technique immunométrique. Une élévation de la concentration de calcitonine est observée dans les cancers médullaires de la thyroïde, avec une bonne spécificité et une sensibilité satisfaisante. Sa concentration peut, toutefois, également augmenter chez les patientes prenant des contraceptifs oraux, dans les intoxications éthyliques, au cours de la grossesse, dans les thyroïdites, dans l’insuffisance rénale chronique et dans certaines autres pathologies tumorales.
D. H. Copp, physiologiste canadien (1962) ; P. Hirsch, biologiste américain (1963) ; J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
Étym. lat. calx : chaux, d’où calci- calcium, tonus : tension (d’une corde)
Syn. thyrocalcitonine
Sigle TCT
→ thyroïde, AMP cyclique, parathormone, Paget (maladie de), cancer médullaire de la thyroïde, thyroïdite, insuffisance rénale chronique
[O4,C2]
Édit. 2018
calpaïnes n.f.p.
Famille de cystéine protéases neutres activées par le calcium, inhibées par un inhibiteur endogène, la calpastatine et responsables de la lyse de protéines cytosoliques dont l’inhibiteur du facteur de transcription NF-kB (IkB)
Il existe 2 isoformes essentielles de l’enzyme, la calpaïne µ ou 1 activée par des concentrations micromolaires de calcium et la calpaïne m ou 2 activée par des concentrations millimolaires. Ces 2 isoformes forment des hétérodimères avec une sous-unité régulatrice commune (calpaïne4/CAPNS1). Ces hétérodimères sont activés par le calcium ou, aussi, par des kinases contrôlées par des agonistes extracellulaires (« extracellular signal-regulated kinases » ou ERK). Le rôle physiologique des calpaïnes a été étudié chez la souris par invalidation de leurs gènes (Capn1 et Capn2). Elles sont indispensables au développement embryonnaire, en particulier celui du cœur et des vaisseaux. Chez l’adulte, elles sont impliquées dans l’hypertrophie et la fibrose interstitielle pathologiques du myocarde. D’autres isoformes ont été découvertes ultérieurement. On en compte actuellement 15. Une mutation de la calpaïne 3 exprimée dans le muscle squelettique est responsable d’une dystrophie musculaire appelée dystrophie des membres et de la taille (« limb girdle dystrophy ») ou dystrophie de Erb.
W. H. Erb, neuropathologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1891)
→ calpastatine, Erb (myopathie d')
[C1,I4]
calvaria n.f.
calvaria (TA) (TE)
calvaria
Partie supérieure du crâne cérébral.
Partie du crâne comprenant les os pariétaux, les parties squameuses de l’os frontal, des os temporaux et de l’os occipital. Elle est formée comme un os lamellaire et remplace le tissu chondroïde qui persiste seulement dans la zone des sutures. Elle se développe par ossification membraneuse à partir de la crête neurale ainsi que d’éléments provenant du mésoblaste para-axial de la région occipitale et de la partie postérieure de la vésicule otique. La croissance de ces os de membrane, au cours de la vie fœtale et postnatale, se fait par apposition de nouvelles couches à la surface extérieure et résorption ostéoclastique simultanée à la surface intérieure. A la naissance les os plats qui constituent la calvaria sont séparés par des fissures de tissu conjonctif, les sutures qui, aux points de convergence, sont larges et forment les fontanelles.
Syn. voûte crânienne, neurocrâne membraneux
→ boite crânienne, voûte crânienne, neurocrâne, fontanelle
[A1,A4,Q6]
canal carotidien l.m.
canalis caroticus (TA)
carotid canal
Canal creusé dans la partie pétreuse de l’os temporal depuis sa face postéro-inférieure jusqu’à son sommet.
Son trajet est d’abord vertical ascendant puis se dirige en avant et en dedans jusqu’au sommet. Il livre passage à l’artère carotide interne, à un plexus veineux carotidien et au plexus sympathique carotidien.
[A1,K4]
Édit. 2015
canal chordal l.m.
chord canal
Forme initiale, tubulaire, de la notochorde, après son invagination au cours de la gastrulation, au niveau du nœud primitif de Hensen.
Syn. canal notochordal
[A4,O6]
Édit. 2015
canal de Botal l.m.
Botal ductus
L. Botal, médecin piémontais (1530-1571)
[A1,K4]
Édit. 2015
canal de l'artère vertébrale l.m.
canalis arteriae vertebralis (TA)
canal for vertebral artery
Canal créé par la fermeture du sillon de l’artère vertébrale de l’arc postérieur de l’atlas.
Il livre passage au premier nerf cervical et à l’artère vertébrale.
[A1,K4]
Édit. 2015
canal lymphatique l.m.
[A1,K4]
Édit. 2015
canal lymphatique droit l.m.
[A1,K4]
Édit. 2015
canal notochordal l.m.
canalis notochordalis (TE)
notochordal canal
[A4,Q6]
canal paramésonéphrotique l.m.
Syn. canal de Müller, conduit paramésonéphrotique
[A4]
Édit. 2018
Canavan (maladie de) l.f.
Canavan's disease
Leucodystrophie transmise selon le mode autosomique récessif, surtout rencontrée dans la population juive et au Japon.
Dans sa forme infantile, la plus fréquente, une encéphalopathie progressive débute au cours de la première année, avec apathie, difficultés alimentaires, puis arrêt des acquisitions psychomotrices, convulsions possibles et syndrome pyramidal. Une mégaencéphalopathie progressive est observée dans plus de la moitié des cas. Des signes oculaires sont assez fréquents : cécité, nystagmus, atrophie optique, perte du réflexe photomoteur (inconstant), mouvements oculaires anormaux.
Une rigidité de décérébration terminale apparaît autour de 4 ou 5 ans, rarement plus tard, jusqu'à la trentaine.
Le diagnostic ne peut être affirmé que par l'anatomie pathologique, qui montre une spongiose diffuse par œdème intramyélinique et des mitochondries anormales dans les astrocytes, sans que soit prouvée actuellement une origine mitochondriale.
Un déficit en asparto-acylase, à la base du catabolisme de l'acide N-acétylaspartique fortement concentré dans le cerveau mais de fonction précise inconnue, constitue un signe important.
Le dosage de cet acide dans les villosités choriales en vue du diagnostic prénatal est impossible car les taux sont trop bas. Une vérification anatomique est nécessaire lors d'un décès dans la famille.
Myrtelle May Canavan, neuropathologiste américaine (1931)
Syn. idiotie amaurotique par dégénérescence spongieuse du névraxe (L. van Bogaert, neurologue belge (1949), dégénérescence spongieuse du système nerveux central, déficit en aspartoacylase, ASPA déficit, ASP déficit, déficit en amino-acylase-2, ACY2 déficit
[H1,Q2]
cancer anaplasique de la thyroïde l.m.
anaplasic cell carcinoma of the thyroid
Tumeur maligne de la thyroïde très rare (1% à 3%) faite de nappes de cellules indifférenciées d’aspect fusiforme ou conservant des signes de différenciation épithéliale.
D’évolution rapide, aussi bien régionale que métastatique, leur survie médiane est de quatre à cinq mois.
Syn. carcinome indifférencié de la thyroïde
[F2,O4]
cancer de la thyroïde l.m.
thyroid cancer
Cancer né des cellules des follicules thyroidiens dans 95% des cas, différencié dans la majorité des cas, d'architecture papillaire (75% des cas) plus souvent que folliculaire (10 à 20%) et rarement indifférencié ou anaplasique.
Dans 5% des cas, le cancer dit "médullaire" se développe à partir de cellules parafolliculaires (cellules C , produisant la calcitonine ). Lymphomes malins ou métastases d'autres cancers sont extrêmement rares.
En France, l’incidence annuelle de ce cancer est de 6700 cas (projection InVS 2011) et la mortalité qui lui est liée de 375 cas annuels (données InVS 2011). Son incidence est plus faible chez l’homme (2,2/100 000) que chez la femme (7,5/100 000). Leur incidence a beaucoup augmenté en apparence depuis 30 ans, du fait du dépistage plus fréquent des petits cancers (infracentimétriques) par l'échographie. Seuls 5% des nodules thyroïdiens de 10mm ou plus sont des cancers.
Le traitement repose sur la chirurgie et dans les formes différenciées suivie, si nécessaire, de l’administration d’iode radioactif. Le pronostic est excellent, la survie à long terme étant de plus de 80%. Les rares métastases sont pulmonaires.
Les cancers indifférenciés ou anaplasiques surviennent chez les personnes âgées (moyenne d’âge 65 ans), surtout chez les femmes. Malgré le traitement, essentiellement chirurgical avec ou sans radiothérapie, le pronostic est très sévère. Des inhibiteurs des kinases donnent des résultats encourageants.
Le cancer né à partir des cellules parafolliculaires (cellules C secrétrices de thyrocalcitonine) est dit cancer médullaire (medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid). L’excrétion d’une thyrocalcitonine anormale donne lieu à des dépôts amyloïdes. Il s’agit d’une forme d’évolution lente pouvant cependant être responsable de métastases essentiellement pulmonaires. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Il peut être familial, lié alors à la mutation germinale du proto-oncogène RET, il peut être alors isolé ou s’inscrire dans le cadre d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 2.
Syn. carcinome de la thyroïde
→ cancer médullaire de la thyroïde, cellule C, iode radioactif, anaplasique, thyrocalcitonine, néoplasie endocrinienne multiple, proto-oncogène
[F2,O4]
cancer médullaire de la thyroïde l.m.
medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid)
Cancer né à partir des cellules parafolliculaires (cellules C sécrétrices de thyrocalcitonine), dit cancer médullaire.
Il représente 5% des cancers thyroïdiens. Les cellules s’agencent en travées ou en massifs et adoptent une architecture endocrinoïde. Elles sont plus ou moins différenciées. Elles ont en commun la particularité d’excréter localement une thyrocalcitonine anormale dont l’accumulation donne lieu à des dépôts amyloïdes localisés. L’excrétion d’une thyrocalcitonine anormale conduit à des dépôts amyloïdes. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Il peut être familial, lié alors à la mutation germinale du proto-oncogène RET, il peut être alors isolé ou s’inscrire dans le cadre d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 2.
Syn. carcinome médullaire de la thyroïde
→ cancer de la thyroïde, thyrocalcitonine
[F2,O4]
cancer neuro-endocrine bronchopulmonaire l.m.
pulmonary neuroendocrine carcinoma
Tumeur maligne de caractère neuro-endocrine dont témoignent la présence de grains neurosecrétoires à l'étude ultrastructurale et celle de marqueurs neuro-endocrines retrouvés à l'étude immunohistochimique notamment la chromogranine A.
On distingue:
- les carcinomes neuro-endocrines bien différenciés ; ce sont les anciens carcinoïdes atypiques avec leurs atypies cytonucléaires, de nombreuses mitoses et des zones de nécrose. L'envahissement ganglionnaire n'est pas exceptionnel.
- les carcinomes à petites cellules réalisent des tumeurs proximales extensives classiquement de type médiastino-pulmonaire, rarement une tumeur périphérique.
Syn. carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire
→ carcinoïde (tumeur), cancer bronchique à petites cellules
[F2,K1,O4]
cancer neuro-endocrinien cutané l.m.
neuroendocrine carcinoma
Tumeur de Merkel mettant l'accent sur la fonction neurosécrétoire des cellules tumorales.
Syn. carcinome neuroendocrinien cutané
F. S. Merkel, anatomiste allemand (1875)
[F2,J1,O4]
cancérophobie n.f.
cancerophobia, carcinophobia
Nosophobie à type de crainte sans fondement, voire de conviction, d'une atteinte cancéreuse ou de sa communication par autrui, ou même d'une transmission par le malade à ses proches.
Le sujet n'est pas rassuré, sinon temporairement, par des résultats négatifs d'investigations, ni par des commentaires médicaux dédramatisants. Quel que soit son niveau, névrotique ou psychotique, ce vécu hypocondriaque réside, selon de nombreux auteurs, dans l'altération de la relation de soi au corps, mais également aux autres. Dans les formes obsessionnelles, on peut observer une véritable "folie du toucher", avec rites de lavage et de nettoyage de ce que le patient estime contaminé.
Comme dans d'autres états psychiatriques, le suffixe "phobie" dépasse donc la notion de névrose phobique.
Etym. lat. cancer : crabe ; gr. phobos: peur
[F2,H4]
cancer vésiculaire de la thyroïde l.m.
follicular carcinoma of the thyroid
Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires du corps thyroïde, dont la morphologie reproduit des structures vésiculaires plus ou moins différenciées, sans composante papillaire.
Les noyaux doivent être arrondis, sans inclusion nucléaire ni aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases osseuses.
Syn. carcinome vésiculaire de la thyroïde
[F2,O4]
candidose endocrinienne (syndrome de) l.f.
candidiasis with endocrinopathy
Jo Anne Whitaker, pédiatre américaine (1956)
Étym. lat. candica : blanc
[D1,O4]
capacités intrinsèques d'un individu l.f.p.
Ensemble de toutes les capacités physiques et mentales de cet individu.
[H4,I3]
cap disease l. angl.f.
Myopathie congénitale avec zones sous-sarcolemmiques en casque ("cap") dépourvues d'activité ATPasique, par suite d'un défaut de formation des myofibrilles.
[Q2,I4]
capillaire n.m.
capillary
En anatomie, très fin vaisseau, sanguin ou lymphatique, dont la paroi, dépourvue de fibres musculaires, est formée d’un endothélium aplati, au cytoplasme fin et au noyau bombant dans la lumière.
Étym. ellipse pour tube capillaire, c’est à dire dont la lumière de l’ordre de 10 µm est fine comme un cheveu. Lat. capillaris, qui est comme un cheveu de capillus : chevelure, cheveux (capillaris crinis, poil de la tête) de caput :
→ capillaire lymphatique, capillaire sanguin
[A1,K4]
Édit. 2015
capillaire alvéolaire l.m.
vas capillare
alveolar capillary
Vaisseau sanguin pulmonaire le plus élémentaire naissant des artérioles pulmonaires terminales, non musculaire et organisé en un immense réseau.
Un capillaire a rarement plus de 8 µm de diamètre. La barrière entre l'air et le sang est très mince (0,2µm), c'est la membrane alvéolo-capillaire, au niveau de laquelle se font les échanges d'oxygène et de gaz carbonique entre le sang et l'air.
Étym. lat. capillarus : cheveu
[A1,K1,K4]
Édit. 2015
capillaire lymphatique l.m.
lymphatic capillary
Vaisseau initial de la circulation lymphatique.
Il a la particularité d'être borgne, c'est-à-dire fermé à son extrémité d'origine. Il est constitué d'un endothélium lâche sans lame basale sous-jacente, il baigne dans les liquides interstitiels, il collecte la lymphe initiale et principalement les macromolécules.
Étym. lat. capillarus : cheveu
[A1,K4]
Édit. 2015