Robert (opération de) l.f.
Robert's operation
Technique de traitement des récidives vaginales de prolapsus après hystérectomie, consistant à fixer le dôme du vagin aux muscles releveurs de l'anus.
H. G. Robert, chirurgien-gynécologue français (né en 1918)
Robert (technique de) l.f.
Robert's technique
Technique d'hémostase des artères cervico
H. G. Robert, chirurgien-gynécologue français (né en 1918)
Rorschach (test de) l.m.
Rorschach’s test
Technique élaborée entre 1918 et 1921 par le psychiatre suisse H. Rorschach, qui eut l'idée de comparer la manière dont les malades réagissaient à des taches d'encre, à celle de sujets normaux.
Dix taches d'encre d'axe de symétrie vertical, aux contours plus ou moins découpés, de structuration faible (non figurative), de texture variable et de couleurs différentes, sont présentées toujours dans le même ordre. Devant chaque planche, le sujet est invité à exprimer "tout ce qu'il peut voir", en disant "tout ce qui lui vient à l'esprit". Fortement impliqué, il est mis dans une situation déroutante, où on lui demande à la fois de régresser en se laissant aller à imaginer et de rester dans la réalité en partant du stimulus proposé.
L'interprétation se fait selon deux types de démarches qui peuvent être complémentaires : une analyse qualitative et dynamique dans une perspective psychanalytique et un repérage de constellations de signes dans une visée diagnostique et pronostique.
Des orientations diverses données à ce test se sont fait jour, notamment psycho-anthropologiques, analytiques, gestaltistes, phénoménologiques. De nouveaux modèles, inscrits dans une épistémologie scientifique empirique et non spéculative, ont indiscutablement amélioré la fidélité interjuges des interprétations (J. Exner aux États-Unis, A. Andronikof-Sanglade en France).
H. Rorschach, psychiatre et psychanalyste suisse (1884-1922) ; Anne Andronikof-Sanglade, psychologue française (1989) ; J. E. Exner Jr, psychologue américain (1928-2006)
Rouvillois (opération de) l.f.
Rouvillois’ operation
Technique chirurgicale d'hystérectomie par voie mixte, vaginale et abdominale, pour le traitement des cancers du col de l'utérus.
C. Rouvillois, chirurgien français (1950)
Roux (opération de) l.f.
Roux’s procedure
Technique chirurgicale de vaginoplastie par clivage rectovésical suivi d'un tapissage par la muqueuse dédoublée des petites lèvres de la vulve.
G. Roux, chirurgien gynécologue français (1889-1968)
Ruge-Schröder (technique de) l.f.
Ruge-Schröder’s technique
Technique chirurgicale de résection par voie vaginale d'une cloison utérine.
C. Ruge, anatomopathologiste gynécologique allemand (1846-1926) et K. L. E. Schröder, gynécologue allemand (1838-1887)
Sabin et Feldman (test de) l.m.
Sabin-Feldman’s test, dye-test
Test sérologique d’affinité tinctoriale longtemps considéré comme la méthode de référence pour le sérodiagnostic de la toxoplasmose, consistant à mettre en présence des toxoplasmes vivants, entretenus sur ascite de Souris, du complément et des dilutions du sérum à étudier.
Dans la technique originale, l’action des anticorps spécifiques sur des toxoplasmes vivants était appréciée in vivo par la perte d’affinité tinctoriale pour le bleu de méthylène (d’où le nom de la méthode : dye-test ou test de coloration). Par la suite, ce test a été simplifié par l’examen en microscopie à contraste de phase, montrant, en cas de réaction positive, des toxoplasmes lysés (d’ou le nom actuel de test de lyse).
A. Sabin, microbiologiste américain et H. A. Feldman, épidémiologiste américain (1948)
Syn. dye-test, test de lyse
saignement périopératoire l.m.
peri-operative bleeding
Extravasation du sang causée par l'action chirurgicale au niveau de la zone opératoire.
Elle dépend en premier lieu de la section des vaisseaux. L'importance des pertes sanguines dépend ensuite de la structure et du fonctionement du réseau vasculaire de l'organe sur lequel porte l'intervention. Le saignement peut être artériel, capillaire ou veineux ; il peut être diffus, en nappe, s'il est dû à un trouble de l'hémostase.
L'arrêt du saignement est fait par l'hémostase chirurgicale (suture, coagulation, compression, tamponnement) ou, sinon, par déclenchement de l'hémostase naturelle.
Les facteurs intervenant dans l'abondance du saignement dépendent de l'opéré (déficit congénital ou acquis de l'hémostase), des moda
Les conséquences du saignement sont locales et générales : hypovolémie, mise en jeu du pronostic fonctionnel de l'acte chirurgical (chirurgie de l'œil, neurochirurgie), tamponnade, compression trachéale, état de choc.
Les moyens pour diminuer le saignement sont chirurgicaux directs (ligature, clip, électrocoa
salpingectomie partielle sous-séreuse l.f.
partial subserous salpingectomy
Variété technique de salpingectomie permettant la résection chirurgicale de l'isthme tubaire de 2 cm dans sa portion sous-séreuse et l'enfouissement des moignons tubaires dans le mésosalpinx dont les deux feuillets ont été séparés.
Le mésosalpinx est ensuite refermé.
A. Labhardt, gynécologue suisse (1911)
Syn. procédé de Labhardt
salpingectomie rétrograde l.f.
retrograde salpingectomy
Technique chirurgicale comportant la section de la trompe près de la corne utérine et sa dissection de dedans en dehors.
salpingoplastie n.f.
salpingoplasty
Technique chirurgicale portant sur la trompe utérine, que ce soit dans ses portions distale, isthmique ou proximale, et destinée à rétablir sa perméabilité.
Les différentes techniques font l'objet d'une classification internationale établie à Miami en 1976 et modifiée à Madrid en 1980.
sandwich (technique) l.f.
sandwich technique
Technique utilisée pour la détection d'un anticorps ou de cellules productrices d'anticorps sur des coupes ou des frottis.
Une première couche d'antigène est appliquée ; après un certain temps de réaction, une deuxième couche d'anticorps spécifiques de l'antigène est appliquée, marquée au fluorochrome. Ainsi l'antigène est pris en sandwich entre deux couches d'anticorps.
satisfaction des patients l.f.
patient’s satisfaction
Sentiment éprouvé, à la fin d’une consultation ou d’un traitement, par un malade qui estime que ses besoins sanitaires ont été satisfaits sur les plans physique et psychologique.
Cette satisfaction est l’un des buts de tout acte médical : elle est l’un des éléments qui caractérisent des soins de qualité. Elle ne mesure pas toujours la qualité technique des soins, mais apprécie davantage la qualité des contacts humains au cours de l’épisode des soins. Elle est un élément important de la réussite d’un traitement.
saturation sélective des graisses en IRM l.f.
fat saturation (abrégé en fat sat)
Une des technique permettant de supprimer la signal de la graisse en IRM. Elle détruit l'aimantation longitudinale du vecteur Mz par incorporation dans la séquence d'une impulsion sélective, dont la fréquence correspond exactement à la fréquence de résonance de la graisse. La fréquence de résonance des protons de la graisse est légèrement différente de celle des protons de l'eau. Si l'on introduit dans la séquence une impulsion de fréquence égale à celle de résonance de la graisse, on sature l'aimantation longitudinale de celle-ci, qui n'aura pas le temps de repousser avant l'impulsion suivante : le signal de la graisse est ainsi supprimé.
→ déplacement chimique, saturation, suppression de graisse (en IRM), séquence STIR, séquence Dixon
[B2,B3]
Édit. 2018
scan A abr.m.
A mode echography
Technique échographique dans laquelle les échos sont visualisés par des inflexions du signal lumineux qui balaie l'écran de l'oscilloscope à grande vitesse.
La hauteur d'inflexion (pic) représente l'amplitude du signal ; la distance entre deux pics dépend du temps mis par les sons pour franchir la distance qui sépare les deux structures réfléchissantes.
scan B abr.m.
B mode echography
Technique échographique dans laquelle le mode bidimensionnel B scan remplace les inflexions par des points lumineux situés sur le trajet du faisceau sonore.
Tout système qui imprime au faisceau un déplacement dans une direction autre que celle de la propagation conduit à la formation d'une image, par juxtaposition des points ou échos, dans l'espace à deux dimensions ainsi déterminé.
scanner n.m.
CT scan, computerized tomography scanning
Appareil radiologique effectuant des mesures comparatives des coefficients d’absorption d’un organe ou d’un tissu que traversent des rayons X émis en faisceaux très étroits.
Le rayonnement atténué par la traversée de l’organe ou du tissu est capté par des récepteurs parfaitement alignés. Les informations recueillies sont traitées par un logiciel informatique. La définition des images dépend de la durée du rayonnement, de son intensité et de l’épaisseur de coupe de l’organe ou du tissu étudié. Les images ne peuvent être recueillies que suivant des plans axial ou coronal (encéphale, massif facial).
En médecine, ce terme est souvent utilisé de façon impropre pour désigner les clichés obtenus grâce à cette technique.
scanner laser
Étym. Étym. angl. to scan : parcourir, balayer des yeux
→ scanographie, tomodensitométrie, scanner hélicoïdal, scanner multicoupes, scanner spiralé, scanner X,
scanner multicoupes l.m.p.
multisize CT scan
Évolution technique du scanner permettant d'acquérir en mode hélicoïdal plusieurs coupes au cours de chacune des rotations du tube.
La vitesse d'acquisition devient assez élevée pour fournir des images de qualité d'un organe mobile comme le cœur.
scanographe à rotation continue l.m.
continous rotation scanner
Scanographe récent dont le tube et les détecteurs effectuent une rotation continue à vitesse constante de 360° autour du patient en un temps très bref, l'émission des rayons X étant également continue pendant toute la rotation du tube.
Ce type d'appareil supprime le délai intercoupe et réduit le temps d'acquisition. Il impose que le courant haute tension soit acheminé dans la partie rotative du système par l'intermédiaire de bagues collectrices ; son coût élevé faisait hésiter les constructeurs quand l'apparition de l'acquisition hélicoïdale (qui combine la rotation continue avec un déplacement à vitesse constante de la table d'examen) est venue en faire la technique actuelle de scanographie.
scanographie n.f.
scanography, computer axial tomography (CAT), computed tomography (CT)
Procédé moderne d’examen par les rayons X permettant d’obtenir des coupes du corps humain d’une très grande précision en reconstruisant l’image de chaque coupe à partir d’un très grand nombre de mesures de densité.
Un très fin pinceau de rayons X tourne autour du sujet à examiner, tandis qu’une couronne de détecteurs mesure la densité des tissus traversés dans chaque position du tube radiogène. La densité de chaque volume élémentaire (voxel) est calculée par l’ordinateur de l’appareil. Les valeurs numériques sont alors transformées en valeurs analogiques qui permettent la formation de l’image de la tranche examinée sur le moniteur de télévision et transmise au reprographe. Il est également possible, à partir d’une pile de coupes axiales, de reconstruire des images selon des plans frontal, sagittal ou obliques ou en trois dimensions.
L’invention de cette technique est due à l’ingénieur anglais Geoffrey Newbold Hounsfield, dont le premier prototype fonctionna en 1972. Avec Allan MacLeod Cormack, physicien américain d’origine sud-africaine , qui mit au point la reconstruction tridimensionnelle, il partagea le Prix Nobel de Médecine de 1979.
Le terme scanographie a été officiellement adopté par l’Académie française et par le Ministère de la Santé (17/12/1978), mais celui de tomodensitométrie devrait lui être préféré.
Peut aussi s’orthographier : scannographie.
Étym. angl. to scan : scruter ; gr. graphein : écrire
→ scanner, tomodensitométrie, scanographie hélicoïdale
Schwartz (opération de) l.f.
Schwartz’s surgical procedure
Technique de proctopérinéorraphie antérieure pour le traitement du prolapsus rectal.
E. Schwartz, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1852-1925)
[L1]
Édit. 2018
Schwarz-Jackson-Faure (technique de) l.f.
Schwarz-Jackson-Faure’s technique
Technique de radiopelvimétrie permettant la mesure directe du diamètre transverse du détroit moyen, par une translation latérale de l’ampoule émettrice de rayons X de chaque côté du pubis.
scintigraphie cérébrale l.f.
cerebral scintigraphy, brain scintigraphy, gammagraphy of the brain
Technique d'imagerie médicale non invasive destinée à détecter sur un mode externe et à représenter la distribution d'un traceur radioactif au sein du cerveau.
Ce traceur est composé d'un vecteur moléculaire et d'un marqueur radioactif permettant de localiser le premier.
Deux types d'appareils sont utilisés selon le rayonnement émis par le radioélément :
- les émetteurs de photons, imposant l'emploi d'une gamma-caméra pour la réalisation d'images de tomographie d'émission monophotonique (TEMP) ;
- la tomographie par émission de positons (TEP), effectuée avec une caméra à positons et des radioéléments émettant ce type de particules ; pour ne pas interférer avec la fonction explorée, des quantités très faibles de traceur sont injectées, grâce à la très grande sensibilité des appareils scintigraphiques.
L'application la plus courante est l'imagerie du débit sanguin cérébral, qui témoigne indirectement de l'activité et de la viabilité des cellules cérébrales. L'imagerie de tumeurs est réalisée par des analogues du potassium comme le thallium ou des acides aminés marqués. Enfin, surtout avec la TEP, l'imagerie de la neurotransmission rend compte du fonctionnement des synapses des divers systèmes présents dans le cerveau. Une information hautement sélective est donc obtenue. Ainsi, un diagnostic des syndromes parkinsoniens est réalisable à l'aide de ligands du transporteur présynaptique de la dopamine ou du récepteur D2.
Une limitation de la scintigraphie cérébrale tient au défaut de références anatomiques dans les images obtenues, car seules les structures fixant le traceur sont visibles. Désormais, des techniques de traitement d'image permettent de fusionner les images scintigraphiques avec celles issues de l'IRM. Celle-ci apporte sa très grande qualité anatomique pour la localisation de l'information scintigraphique.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
Syn. gamma-encéphalographie, gammagraphie cérébrale
→ scintigraphie, tomographie par émission de positons, tomographie par émission monophotonique,TEMP, TEP
scintigraphie corps entier l.f.
whole body scintigraphy
Scintigraphie réalisée à l'aide d'un dispositif, en général à balayage, permettant, par des mouvements combinés de la tête de détection et du lit d'examen, d'augmenter le champ d'exploration d'une gammacaméra et de l'étendre à la dimension désirée.
Le radionuclide utilisé est généralement le technétium, mais aussi d'autres émetteurs à sélectivité osseuse (89strontium, 153samarium, 186rhénium).
Une technique récente est employée en imagerie in vivo, à la recherche d'éventuelles localisations cancéreuses, notamment osseuses; elle utilise le 18FDG (fluorodésoxyglucose) et la détection se fait par TEP (tomographie par émission de positons).
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire
→ scintigraphie, TEP
scintigraphie des récepteurs l.f.
receptor scintigraphy
Scintigraphie réalisée, en recherche biologique, à l'aide de substances marquées se fixant électivement sur des récepteurs normaux ou pathologiques.
Elle peuvent être marquées soit à l'aide d'un émetteur de photons (par exemple octréotide marqué à l'indium 111), soit à l'aide d'émetteurs de positons.
Cette technique est particulièrement utilisée pour l'étude des récepteurs cérébraux.
Étym. lat. scintilla : étoile ; gr. graphein : écrire