Denver (classification de) l.f.
Denver's nomenclature
Classification des 23 paires de chromosomes humains d'après leur taille, la position de leur centromère et l'existence éventuelle de satellites.
Les chromosomes sont isolés sur des cellules en culture, au stade de prométaphase de leur mitose et microphotographiés. En ce qui concerne les chromosomes somatiques, ils sont classés du plus grand au plus petit de 1 à 22, les chromosomes sexuels gardant leur dénomination X et Y. La correspondance entre la nomenclature littérale de Patau et la classification numérale de Denver est la suivante : groupes A (1 à 3), B (4 et 5), C (6 à 12), D (13 à 15), E (16 à 18), F (19 et 20), G (21, 22).
K. Patau, médecin généticien américain (1960)
Étym. Denver : ville du Colorado
Denver (shunt de) l.m.
Denver’s shunt
Dérivation péritonéoveineuse à l'aide de la valve de Denver munie d'un dispositif de pompage permettant de faciliter la circulation de l'ascite et de diminuer le risque d'obstruction de la soupape de la valve.
Denys-Drash (syndrome de) l.m.
Denys-Drash’s syndrome
P. Denys, pédiatre belge (1967) ; A. Drash, pédiatre américain (1970)
→ sclérose mésangiale diffuse rénale avec anomalies oculaires
déodorant n.m.
deodorant
Produit utilisé pour réduire l'odeur de la sudation.
Les déodorants sont, soit des substances bactéricides qui limitent la flore résidente qui décompose la sueur pour donner des produits volatils malodorants, soit des substances astringentes visant à réduire la production de sueur, tels les sels d'aluminium et les tanins, soit des substances qui captent les odeurs; l'association des trois types de produits est fréquente.
Syn. désodorisant
déontologie n.f.
deontology
Discipline regroupant pour certaines catégories professionnelles, en particulier la profession médicale, des devoirs moraux et éthiques devant être respectés.
Les manquements à ces règles sont de nature à provoquer des poursuites disciplinaires, en particulier de la part de l’ordre des médecins.
Étym. gr. deon, deontos : devoir ; logos : discours
déontologie médicale l.f.
medical ethics
La déontologie, science qui traite des devoirs à remplir, est pour les médecins l’ensemble des règles qui régissent les rapports des confrères entre eux et avec leurs patients ainsi qu’avec les autres professions médicales.
L’éthique et la déontologie sont souvent considérées comme deux notions équivalentes.
Leurs domaines sont, cependant, distincts bien qu’inséparables : la déontologie ne saurait édicter des règles qui ne seraient pas basées sur la morale.
Seule, la déontologie médicale remonte à l’Antiquité sous la forme du serment d’Hippocrate que le médecin jurait de respecter : « par Apollon médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin ».
Le terme déontologie est utilisé pour la première fois en France en 1825 à la suite de la publication du livre du philosophe anglais Jeremy Bentham « Essai sur la nomenclature
et la classification des principales branches d’Art et de Science » dans lequel il écrit « L’éthique a reçu le nom plus expressif de déontologie ».
Le premier Code de déontologie médicale date du 27 juin 1947. Sa refonte complète est intervenue le 6 septembre 1995. Celle-ci s’avérait indispensable en raison d’une part, des changements qui se sont produits dans les mentalités individuelles ainsi que dans le fonctionnement de la société civile et d’autre part, des progrès considérables réalisés par la science médicale grâce aux multiples découvertes de la technologie.
Quelques articles de ce nouveau texte ont subi depuis des modifications, les deux dernières en date étant du 29 janvier 2010 et du 7 mai 2012.
Divers organismes participent à l’élaboration du Code de déontologie médicale :
- le Conseil national de l’Ordre des médecins, conformément à l’article L 4127-1 du Code de la Santé publique (CSP) ;
- les ministères intéressés : Santé et Justice ;
- le Conseil d’Etat ;
- en dernier ressort, le Conseil des ministres.
Le Code de déontologie médical, décret publié au Journal Officiel, signé par le Premier ministre, le ministre de la Santé et le Garde des Sceaux, correspond aux articles R 4127-1 à R 4127-112 du CSP.
Il est divisé en cinq parties :
- devoirs généraux des médecins,
- devoirs envers les patients,
- rapports des médecins entre eux et avec les membres des autres professions de santé,
- exercice de la profession,
- dispositions diverses.
L’article 1er du Code de déontologie médicale est ainsi rédigé :
« Les dispositions du présent Code de déontologie s’imposent aux médecins inscrits au tableau de l’Ordre, à tout médecin exécutant un acte professionnel dans les conditions prévues à l’article R 4127-7 ou par une convention internationale ainsi qu’aux étudiants en médecine effectuant un remplacement ou assistant un médecin dans le cas prévu à l’article R 4127-87. Conformément à l’article L 4122-1 du CSP, l’Ordre des Médecins est chargé de veiller au respect de ces dispositions. Les infractions à ces dispositions relèvent de la juridiction disciplinaire de l’ordre ».
Étym. grec. deon – ontos : ce qu’il faut faire ; logos : discours
déorsumversion n.f.
deorsumversion
Rotation des deux yeux vers le bas.
→ version
dénutrition n.f.
undernutrition
Etat dans lequel se trouve un organisme qui a subi pendant un certain temps une insuffisance d’apport des matériaux nutritifs nécessaires à sa vie et à son développement normaux.
De nombreuses maladies sont à l’origine d’une dénutrition que la thérapeutique peut le plus souvent prévenir et corriger.
→ malnutrition, sous-alimentation
DEP sigle m. pour :
1) en pneumologie: débit expiratoire de pointe,
2) en ophtalmologie : décollement de l'épithélium pigmentaire
→ débit expiratoire de pointe, décollement de rétine
[K1, P1]
Édit. 2019
Dépakine® n.f.
Nom commercial de l’acide valproïque.
→ acide valproïque, embryofoetopathie au valproate
De Palma (incidence radiologique de) l.f.
de Palma's acromioclavicular view
Incidence de l'articulation acromioclaviculaire réalisée sur le sujet debout, tenant un poids dans chaque main, et destinée à mettre en évidence une disjonction de cette articulation.
A. F. DePalma, chirurgien orthopédiste américain (1961)
→ incidence radiologique de De Palma
dépendance n.f.
dependency
La dépendance se définit par le besoin d’aide dans les actes essentiels de la vie quotidienne.
Elle exprime l’idée de ne pas pouvoir effectuer physiquement les prestations de base de la vie quotidienne sans l’action ou une intervention externe (personne ou domotique). La notion de dépendance inclut la participation sociale, l’appartenance à un groupe ou collectivité et la solidarité intergénérationnelle. La dépendance résulte de l’interaction entre une déficience ou trouble de la santé cause d’incapacités et de limitations d’activité avec un environnement au sens large, composé de facteurs personnels (habitudes de vie, genre, éducation, culture, profession, etc.) et de facteurs contextuels (normes, institutions, géographie, climat, habitat, environnement humain, etc.). Cette définition est celle donnée par la Classification Internationale du Fonctionnement humain, du handicap et de la santé (CIF 2001).
dépendance à une substance l.f.
drug dependence, drug addiction
Ensemble des phénomènes psychiques et physiques qui rendent, après une durée variable d'utilisation, certaines substances indispensables à l'équilibre psychophysiologique du sujet.
→ accoutumance, addiction, assuétude, toxicomanie, pharmacodépendance
dépendance environnementale (syndrome de) l.m.
environmental dependency syndrome
Trouble complexe du comportement observé lors des lésions frontales uni- ou bilatérales, traduisant une perte de l'autonomie du patient face au monde extérieur.
Celui-ci montre une dépendance anormale par rapport à l'environnement, soit lors de situations simples (comme dans les comportements d'imitation et d'utilisation), soit lors de situations sociales plus complexes.
F. Lhermitte, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1986)
dépense de santé l.f.
expense of health
Montant des dépenses faites par une collectivité pour maintenir ou améliorer la santé de sa population.
On inclut donc dans cette expression les dépenses consacrées à la prévention sanitaire même si elles sont souvent difficilement isolables et les dépenses de soins qu’elles soient faites par les systèmes d’assurance maladie ou par les particuliers. En pratique on parle de dépense de santé pour une population importante, par exemple une nation. Toute étude économique employant cette locution doit préciser ce qu’elle inclut.
dépense de soins l.f.
expense of care
Dépenses entraînées par une maladie.
Appliquée à une collectivité l’expression vise donc les dépenses dues aux hospitalisations, aux honoraires des professions de santé, aux médicaments, aux fournitures, etc., que ces dépenses soient couvertes par les organismes d’assurance maladie ou les particuliers.
Appliquée à une personne ou à un ménage, l’expression ne vise le plus souvent que les dépenses non couvertes par un organisme de protection sociale. Toute étude économique employant cette locution doit préciser ce qu’elle inclut.
dépériostage n.m.
periosteal elevation
Décollement du périoste à l’aide d’une rugine.
dépersonnalisation n.f.
depersonalization
Trouble de la perception de soi caractérisé surtout par une impression, en général décrite par métaphores, d'irréalité et d'étrangeté touchant soi-même (dépersonnalisation proprement dite) en tant que personne physique (désincarnation) et psychique (désanimation) et, fréquemment, le monde environnant (déréalisation). Il évolue souvent par crises.
La dépersonnalisation se rencontre à divers niveaux :
- non pathologique, lors d'un état de fatigue, d'une privation sensorielle, en période hypnagogique ou hypnopompique ;
- névrotique, p. ex. chez des anxieux ou des psychasthènes au sens classique, avec leur sentiment d'incomplétude. Elle est alors bien critiquée, sans troubles de l'identité, avec un contact aisé et une demande ;
- psychotique, notamment dans l'automatisme mental et le syndrome d'influence, où la critique est réduite, avec des troubles de l'identité. Dans certaines schizophrénies, un vécu de dislocation, de morcellement corporel, peut être très anxiogène;
- dans les épilepsies temporales, avec l'étrangeté, le jamais-vu, le jamais-vécu de l'"état de rêve" ;
- après la prise de drogues psychodysleptiques ;
→ dédoublement de la personnalité. miroir (signe du)
dépigmentant n.m.
depigmenting, demelanizing agent
Produit utilisé pour atténuer ou faire disparaître la pigmentation cutanée.
dépigmentation n.f.
depigmentation
Perte ou atténuation de la coloration d'un organe par diminution de la charge pigmentaire des tissus.
dépilatoire n.m.
depilatory
Substance chimique réalisant une épilation temporaire.
Ces produits sont des réducteurs puissants qui agissent à un pH très alcalin, attaquent les liaisons disulfures de la kératine et du poil, provoquent un œdème et une destruction de la tige pilaire en quelques minutes.
Les principaux produits utilisés sont l'acide thioglycolique et ses dérivés; ils peuvent déclencher des allergies et des irritations, surtout en cas d'application trop prolongée.
dépistage n.m.
Action de santé par laquelle on soumet une population qui se considère en bonne santé, à des procédés de diagnostic pour déceler éventuellement une ou plusieurs maladies avant qu’elles aient donné des manifestations morbides.
Pour être cliniquement et économiquement justifiée, une action de dépistage doit obéir à certaines règles : le taux prévisible des cas positifs doit être suffisant, les procédés diagnostics utilisés doivent être fiables, peu offensants et peu coûteux, les moyens nécessaires en personnels, matériels et financement doivent être assurés pour une durée donnée et pour son évaluation, etc. La ou les maladies recherchées doivent aussi répondre à un traitement efficace, pour que le patient tire d’un diagnostic précoce un bénéfice supérieur à celui d’un traitement plus tardif.
dépistage génétique l.m.
genetic case finding, genetic screening
déplacement n.m.
displacement
Passage de l'énergie d'investissement d'une représentation à une autre, liée à la première par une chaine associative.
Notion présente dès les premières élaborations théoriques de S. Freud sur les névroses, le déplacement, qui appartient essentiellement au processus primaire, a fait l'objet d'une description complète à propos du rêve. Un élément anodin ou saugrenu du contenu manifeste du rêve se révèle lié dans le contenu latent à un élément destiné à rester caché.
Le déplacement favorise les autres mécanismes de la formation du rêve : la condensation et la figurabilité, et il intervient aussi au niveau de l'élaboration secondaire sous l'effet de la censure. Dans la phobie, il intervient comme mécanisme défensif permettant de circonscrire l'angoisse.
déplacement anti-Stokes l.m.
anti-Stokes shift
Lors de l’excitation d’un corps fluorescent, déplacement du photon d’émission vers une longueur d’onde plus courte et donc plus énergétique que la longueur d’onde du photon d’excitation (incident).
Ce déplacement est contraire à la loi de Stokes d’après laquelle l’énergie d’un photon est inversement proportionnelle à sa longueur d’onde (λ) et, par conséquent, le rayonnement d’émission secondaire qui est moins énergétique, doit avoir une λ plus longue que le rayon d’excitation. Un effet inverse, paradoxal, est obtenu en microscopie biphotonique (ou multiphotonique) en laser pulsé où le rayonnement incident d’excitation est fait de deux photons (ou plus) émis successivement dans un temps très court (10-15s). Comme la réaction électronique du récepteur (le fluorochrome en cas d’étude en fluorescence) nécessite un temps plus long (10-9s), il ne perçoit qu’un seul impact et l’émission secondaire ne se fait qu’avec un seul photon. L’énergie de deux photons incidents récupérée par un seul photon d’émission secondaire étant plus grande, sa longueur d’onde sera plus courte. Le principal avantage de cette méthode est d’utiliser un rayonnement incident de faible énergie pour ne pas léser les tissus ou organes examinés.
G. G. Stokes, Sir, mathématicien britannique (1819-1903)
→ Stokes (loi de) ,microscopie biphotonique, fluorescence, fluorochrome