Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1492 résultats 

membrane tympanique l.f.

membrana tympanica (TA)

tympanic membrane

Membrane fibreuse et élastique qui sépare le méat acoustique externe de la caisse du tympan.
Elle est constituée par une couche fibreuse moyenne formée d’une lamelle externe de fibres radiées et d’une lamelle interne de fibres circulaires. Entre ces deux lamelles s’inclut le manubrium du marteau qui leur donne insertion. Cette couche fibreuse s’épaissit à la périphérie en un anneau fibro-cartilagineux qui s’insère dans le sillon tympanique. La couche fibreuse fait défaut à la partie supérieure de la membrane où se situe une partie flaccide. Elle est doublée en dehors par les téguments du méat acoustique externe et en dedans par la muqueuse de la caisse du tympan. Elle est déprimée au niveau de la partie flaccide (poche de Prussak). Elle est soulevée par les plis malléolaires antérieur et postérieur (de Trölsch) dans lesquels chemine la corde du tympan. La majeure partie sous-jacente de la membrane est mise en tension et mobilisée par les mouvements de la chaîne des osselets transmis au manubrium du marteau relié à un double système de fibres : les unes radiées qui vont du manubrium à l’anneau fibre périphérique, les autres paraboliques qui dessinent deux faisceaux, antérieur et postérieur, tendus du processus latéral du marteau à l’anneau fibreux ; le processus latéral du marteau soulève une saillie de la membrane tympanique ; l’ensemble conserve à la partie tendue de la membrane tympanique une certaine rigidité.

Syn. anc. myrinx

membre fantôme l.m.

phantom limb, stump hallucination

Illusion apparaissant en général immédiatement après l’amputation d’un segment de membre, quasi constante après l’âge de huit ans (où le schéma du corps est suffisamment édifié) et concernant le membre sectionné, vécu comme toujours présent et mobile.
Elle peut s’accompagner de paresthésies ou même, parfois, de douleurs intenses du moignon (algohallucinoses). Maximale à la main et au pied, cette sensation est parfois très durable. La sensation de sa perception (sa vividité) est accrue par des facteurs comme la position allongée, l’émotion ou l’endormissement et calmée par  la vue du moignon. Quelle que soit l’importance de l’amputation, la place du membre fantôme est vécu de façon variable, le plus souvent négligeable, parfois dramatiquement envahissante surtout si la douleur est marquée.
Pour divers auteurs, il s’agit de la conséquence neurologique d’une désaffectation du système nerveux central. Ce phénomène ne dépendrait ni de l’état anatomique de l’extrémité périphérique ni des nerfs sectionnés (causalgie, névrome), tandis qu’interviendraient des états psychologiques répondant aux modifications de schéma corporel.

A. Paré, chirurgien français (1545, première descripion), S. Weir Mitchell, neurologue américain (1872, dénomination)

Étym. lat. membrum ;  gr.  phantasma : fantôme

Syn. algohallucinose

→ paresthésie, causalgie, névrome, somatognosie

[H1]

Édit. 2019

mémoire épisodique l.f.

episodic memory

Système de mémoire correspondant à des événements personnellement vécus, situés dans leur contexte temporel et spatial d’acquisition.
Sa caractéristique fondamentale est de permettre le souvenir conscient d’une expérience antérieure : l’événement lui-même (quoi) mais aussi le lieu (où) et le moment où il s’est produit (quand). Cette mémoire se caractérise également par l’expérience subjective de revivre l’événement. La récupération d’un souvenir en mémoire épisodique implique un voyage mental dans le temps associé à la « conscience autonoétique » (ou conscience de soi). Cette forme de conscience, qui caractérise spécifiquement la mémoire épisodique, signifie que l’individu prend conscience de sa propre identité et de son existence dans le temps subjectif s’étendant du passé au futur.

E. Tulving,  psychologue canadien (d’origine estonienne) (1972)

Étym. gr. episodikos : accessoire (epi : en plus ; eis : dans ; hodos : la route)

mémoire sémantique l.f.

semantic memory

Système de mémoire correspondant à celle des mots, des concepts, des connaissances sur le monde indépendamment de leur contexte d’acquisition.
La mémoire sémantique permet une conduite introspective sur le monde sans que l’objet qui donne lieu à la réflexion soit présent et sans référence à des souvenirs personnels. Le concept s’étend néanmoins à des connaissances générales sur soi (sémantique personnelle : exercer telle profession, habiter dans telle région). La mémoire sémantique est associée à la « conscience noétique », ou conscience de l’existence du monde, des objets, des événements et de diverses régularités.

Étym. gr. sêmantikê : qui indique (de sêmainein : signifier ; sêma : signe)

→ noétique

méningiomatose n.f.

primary meningeal sarcomatosis

Variété de sarcome superficiel sans masse tumorale sous-jacente, très rare, plus fréquente chez l'enfant que chez l'adulte.
Macroscopiquement, elle réalise un épaississement des méninges. L'examen histologique montre une prolifération sarcomateuse caractéristique, infiltrant les leptoméninges, les espaces de Virchow-Robin, ainsi que les racines des nerfs crâniens et rachidiens.
Elle se traduit par une hydrocéphalie secondaire au blocage des voies d'écoulement du LCR ou par des symptômes évocateurs de méningo-encéphalite.
Le pronostic est celui des sarcomes du système nerveux.

Étym. gr. mêningx : membrane

méningiome cutané l.m.

cutaneous meningioma

Tumeur cutanée rare, dont le point de départ se situe au niveau des méninges du cerveau ou de la moelle épinière et dont on distingue une forme primaire et une forme secondaire.
Les méningiomes cutanés primaires sont bénins, généralement présents dès la naissance, siègent le plus souvent dans le cuir chevelu, sur le front ou dans la région paravertébrale, et sont parfois en rapport avec le système nerveux central, occasionnant alors une fuite de liquide céphalorachidien; les méningiomes cutanés secondaires résultent de l'extension d'une tumeur intracrânienne et atteignent la peau par érosion osseuse.
Leur structure histologique consiste en petits amas ou en travées de cellules ovalaires à cytoplasme pâle, situés dans un stroma fibreux lâche ou hyalinisé; la présence de corpuscules hyalins à lamelles concentriques présentant des degrés variés de calcification est caractéristique.

Étym. gr. meningx : membrane très fine, méninge ; -ome : suffixe indiquant une tumeur

méningocèle n.f.

meningocele, meningeal hernia

Hernie des méninges molles ou leptoméninges à travers une anomalie de fermeture de la dure-mère et des parois osseuses (rachis ou crâne) qui entourent son pédicule.
Il s'agit d'une variété des encéphalomyélodysplasies où le système nerveux central est normal, La méningocèle est constituée par le sac herniaire, contenant les leptoméninges remplies de liquide céphalorachidien sans tissu nerveux à l'intérieur de la malformation, elle peut être associée à un lipome. Elle siège le plus souvent dans la région postérieure, crânienne occipitale ou rachidienne dorsolombaire. La méningocèle rachidienne correspond à une protrusion pédiculée des enveloppes méningées à travers une discontinuité de l'arc vertébral. L'atteinte osseuse varie de l'aplasie partielle de la partie médiane de l'arc postérieur (spina bifida aperta), à l’atteinte de plusieurs arcs (spina bifida étendu).
La méningocèle antérieure située dans le médiastin postérieur se présente comme une pseudo-tumeur asymptomatique. L’IRM permet de conforter le diagnostic devant une cavité dont le signal est identique à celui du liquide céphalo-rachidien ; dans ce cas, aucun traitement ne s’impose. Plus de la moitié des méningocèles antérieures sont liées à une neurofibromatose de von Recklinhausen et correspondent à une évagination transforaminale des leptoméninges. La méningocèle antérieure médiane est rare , elle est associée à un défaut de la paroi osseuse (rachischisis antérieur).
La méningocèle doit être distinguée de la hernie méningée incluant du tissu cérébral (encéphalomyélocèle) ou du tissus médullaire (myéloméningocèle)

Étym. gr. mêningx : membrane ; kèlé : hernie

→ spina bifida aperta, méningo-encéphalocèle, myéloméningocèle, neurofibromatose

MEN syndrome (signes cutanés du) l.m.p. acr. angl. pour Multiple Endocrine Neoplasia syndrome

Ensemble de symptômes dermatologiques présents dans les différents types du syndrome des néoplasies endocriniennes multiples qui est caractérisé par le développement de processus tumoraux bénins ou malins touchant les glandes du système endocrinien diffus ou les glandes endocrines compactes.
Des signes cutanés enrichissent en effet parfois la sémiologie : des lipomes sont rarement retrouvés dans le type I ou syndrome de Wermer; une neurofibromatose est associée dans 15% des cas au type II ou syndrome de Sipple : le type III ou syndromes de Gorlin, Bazex, Dupré, héréditaire, se caractérise par des neuromes myéliniques muqueux se manifestant par des nodules blancs ou rosés, indolores, apparaissant dès les premières années de la vie sur la langue, les lèvres ou les paupières. Les neuromes précèdent de plusieurs années le développement des néoplasies endocriniennes.

P. Wermer, médecin interniste américain (1954) ; J. H. Sipple, médecin interniste américain (1961) ; R. J. Gorlin, stomatologue et généticien américain (1968)  A . Bazex et A. Dupré, dermatologistes français (1964)

Syn. syndrome NEM (Néoplasies Endocriniennes Multiples)

→ néoplasie endocrinienne multiple (NEM)

mensonges (détecteur de) l.m.

lie detector

Appareil utilisé, p. par exemple aux États-Unis, permettant des enregistrements polygraphiques mesurant des constantes en rapport avec l'activation, ou non, du système neurovégétatif (pouls, respiration, sécrétions, conductance cutanée, etc.), le postulat étant qu'un sujet ne peut contrôler ce type de réaction et trahit ainsi ses propres mensonges.
En France, ce procédé n'est pas utilisé : il n'aurait aucune valeur probante dans une instance judiciaire ; son emploi dans un but criminalistique par un médecin serait contraire à la déontologie ; dans une approche criminologique du sujet, il serait la source d'ambigüités relationnelles majeures.

Étym. lat. mentiri : mentir

mésoblaste n.m.

mesoblast

Couche cellulaire qui, au cours de la 3ème semaine (développement du disque embryonnaire tridermique), va constituer, par le processus de gastrulation, à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire didermique et par leur migration en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud primitif de Hensen, un contingent de cellules mésoblastiques qui s’interposent entre l’ectoblaste et l’entoblaste.
Les cellules invaginées sur la ligne médiane, au niveau du nœud primitif de Hensen, à l’extrémité crâniale de la ligne primitive, vont migrer en direction crâniale jusqu’à la plaque préchordale et constituer la notochorde. Latéralement le mésoblaste se différencie en trois parties : le mésoblaste para-axial se segmente en somatomères à l’origine des somites ; le mésoblaste intermédiaire se différencie en ébauches urogénitales segmentées en région céphalothoracique (les néphrotomes) et non segmentées en région caudale, le cordon néphrogène ; plus latéralement, le mésoblaste de la lame latérale se clive en deux couches, l’une pariétale la somatopleure, l’autre viscérale la splanchnopleure.
In fine, du mésoblaste dérivent les tissus de soutien (conjonctif, cartilage, os), les muscles striés et lisses, tout le système circulatoire et les cellules sanguines, les reins, les gonades et leurs canaux excréteurs, la glande corticosurrénale, la rate et le revêtement des cavités cœlomiques.

Étym. gr. mesos : au milieu ; blastos : germe

Syn. mésoderme, chordomésoblaste

→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, épiblaste, disque embryonnaire didermique, lame latérale du mésoblaste, ligne primitive, nœud primitif de Hensen, plaque préchordale, notochorde, somatomère, somite, néphrotome, cordon néphrogène, somatopleure, splanchnopleure, ectoblaste, entoblaste

[A4,O6]

mésopallium n.m.

mesopallium

Cortex transitionnel à six couches élémentaires.
Il inclut les circonvolutions cingulaires, rétrospléniales et hippocampiques (formant une partie du lobe limbique), la portion mésiale de la face orbitaire du lobe frontal et l'insula.
Il est considéré comme le système intermédiaire de l'expression viscérosomatique des états du milieu intérieur. 

P. I. Yakovlev, neuropathologiste américain (1948)

Étym. gr.  mesos : au milieu ; lat.  pallium : manteau

métanéphros n.m.

metanephros
Ébauche embryonnaire tardive du rein définitif issu du cordon néphrogène de la région sacrée.
Elle apparaît à la 5e semaine de la vie intra-utérine pendant la régression de l’appareil mésonéphrotique et se développe à partir de deux ébauches différentes : le diverticule métanéphrique, évagination du canal de Wolff, qui donnera la voie excrétrice urinaire et le blastème métanéphrogénique, développé au dépens du mésoblaste intermédiaire, qui donnera le système sécréteur du rein.

Étym. gr. meta- : après ; nephros : rein

→ blastème métanéphrogénique, bourgeon urétéral, diverticule métanéphrique, mésonéphros, pronéphros

métastase hépatique l.f.

hepatic metastasis

Localisation cancéreuse secondaire localisée au foie, située à distance d'un premier foyer cancéreux connu, méconnu ou déjà traité et résultant de la migration de cellules tumorales à partir de ce premier foyer.
A l’examen clinique le foie peut être augmenté de volume et sa surface irrégulière,  bosselée (foie marroné). L’échographie et l’imagerie médicale permettent de préciser le nombre, le volume et la localisation des lésions métastatiques et guideront la ponction biopsie.
Le foie est la localisation la plus fréquente des métastases cancéreuses. Les cancers qui sont le plus souvent à l'origine de métastases hépatiques sont les cancers drainés par le système veineux porte, ainsi que les cancers bronchiques et les cancers du sein.

Étym. gr. metastasis : changement de place d’après : méthistèmi : changer de place : hêpar, hêpatos : foie

Syn. tumeur secondaire hépatique

MeV symb.

MeV

Unité d’énergie (hors système) : mégaélectron-volt égale à 106 eV.
Elle est couramment utilisée pour exprimer l’énergie des particules accélérées, des photons γ et des photons X de grande énergie, ainsi que pour exprimer la masse des particules par l’énergie équivalente ( 0,51 MeV pour l’électron, 938 MeV pour le proton)

microcirculation n.f.

microcirculation

Partie du système circulatoire constituée par l'ensemble des microvaisseaux, capillaires, veinules et artérioles où se font les échanges des gaz, des liquides, des déchets métaboliques et des substances nutritives.
Ces échanges ont lieu essentiellement au niveau des capillaires. Aux jonctions artériolocapillaires existent des sphincters musculaires précapillaires qui contrôlent le flux sanguin du réseau capillaire ; les capillaires se jettent dans les veinules postcapillaires, collectrices puis musculaires, formant le composant veineux de la microcirculation.

Étym. gr. mikros : petit ; bas lat : circulatio : mouvement avec retour (de circulum : cercle)

→ système veineux

microdélétion 9q34 l.f.

9q34 deletion syndrome, Kleefstra syndrome

Perte d’une partie de la zone terminale d’un bras long du chromosome 9 responsable de malformations congénitales multiples : dysmorphies craniofaciales, hypotonie, obésité, retard psychomoteur et anomalies viscérales.
Les anomalies craniofaciales comportent une microcéphalie avec brachiocéphalie, parfois trigonocéphalie, une hypoplasie de l’étage moyen de la face, un petit nez à la base large et narines antéversées, un hypertélorisme avec épicanthus et synophris, une micrognatie, une macroglossie et une lèvre inférieure éversée. Les anomalies cardiovasculaire, digestive, rénale, hypospadias, cryptorchidie et l’obésité sont fréquentes. La marche est tardive, une épilepsie est notée dans un tiers des cas ; le langage est retardé ; des troubles du comportement sont inconstants.
L’affection apparaît de novo ou autosomique dominante ; les deux sexes sont atteints. La délétion 9q34.3 est terminale ou subterminale interstitielle, elle est détectable par la méthode FISH ; elle intéresse le gène Eu-HMTase (Euchromatin Histone MethylTransférase 1) exprimé dans le système nerveux et intervenant dans son développement et son fonctionnement.

T. Kleefstra, médecin généticien néerlandais (2005)

Étym. gr. mikros : petit ; lat. deletio : destruction

Syn. syndrome de Kleefstra

microfilament n.m.

microfilament

Elément structurel, d’un diamètre de 5 nm inférieur aux microtubules avec lesquels il constitue, en compagnie des filaments intermédiaires, le cytosquelette ou système des protéines fibreuses.
Il est fait de deux brins d’actine, entrelacés à la façon d’une corde ; les sous-unités globulaires qui les composent sont unies par des ions calcium et sont associées à des molécules d’ATP qui fournissent l’énergie nécessaire au phénomène de contraction. Celle-ci survient typiquement dans la cellule musculaire squelettique lorsque les filaments d’actine, associés à des filaments d’une autre protéine, la myosine, glissent les uns sur les autres, grâce à un réarrangement des liaisons intermoléculaires.

Étym. gr. mikros : petit ; lat. filum : fil

microglie n.f.

microglia

Ensemble de macrophages intraparenchymateux d'origine mésodermique du système nerveux central, qui représente environ 10% de la population cellulaire gliale du cerveau.
Ses progéniteurs peuvent être très tôt mis en évidence dans les bourrelets neuraux, à partir du huitième jour de l'embryogénèse. Il s'agit de cellules à phénotype macrophagique, qui proviennent très probablement du sac vitellin, pénétrant l'ébauche neurale et s'y multipliant activement. La très grande majorité des cellules microgliales apparaît dans les deux semaines qui suivent la naissance.
Une mise en évidence de ces données chez l'Homme reste à démontrer. Dans ce cas, en résulteraient d'importantes conséquences sur la physiopathologie d'affections cérébrales (telles que le neurosida) et sur les modalités d'éventuelles thérapies géniques.

Étym. gr. mikros : petit ; gloios : colle

microgravité n.f.

microgravity

Gravité quasiment nulle telle qu'on la rencontre dans les satellites spatiaux.
L'absence de gravité est une source de modifications physiologiques chez les astronautes, elles sont dues :
- aux modifications de pression et de répartition du sang et des liquides organiques aboutissant à un nouvel équilibre hydroélectrolytique et une adaptation cardiovasculaire avec baisse du nombre de globules rouges et des altérations du système immunitaire ;
- à la disparition de la contrainte mécanique exercée par la pesanteur terrestre sur les os et les muscles (déminéralisation des os, atrophie des muscles) ;
- à une perturbation des percepteurs sensitifs (récepteurs vestibulaires, myoarticulaires et tactiles) qui participent à l'équilibration, à l'orientation spatiale, à la posture et à l'exécution des mouvements ; pendant la phase d'adaptation la microgravité  entraîne de la cinétose.
Des expériences in vitro montrent que les tubules du squelette cellulaire sont orientés par la gravité, en microgravité les tubules ne s'orientent pas et ne forment pas de structure.

Étym. gr. mikron : petit ; lat. gravitas : pesanteur

→ accélération, cinétose, gravité

microscope l.m.

microscope

Instrument d’optique destiné à rendre possible la vision d’objets trop petits pour être visibles à l’œil nu.
Il comprend essentiellement une source de corpuscules (Photons, électrons, ions) pour la formation de l’image et un système de lentilles, de nature diverse, pour le grossissement de l’image. Le trajet des corpuscules émis est dévié par une première lentille (condensateur), qui les concentre sur l’objet à examiner ; une deuxième lentille (objectif) donne de l’objet une image agrandie qui est elle-même reprise comme objet par une autre lentille (oculaire) à laquelle peuvent succéder d’autres lentilles d’agrandissement. Le pouvoir d’agrandissement d’un microscope dépend de son type : de l’ordre de 0,2 µ pour un microscope classique, il va jusqu’à quelques angströms pour un microscope électronique.

Étym. gr. mikros: petit ; scopein : voir

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

microscope à contraste de phase l.m.

Microscope utilisé pour l’observation des préparations peu contrastées, à détails mal visible au microscope classique.
Il est basé sur le principe d’une variation de la phase des ondes lumineuses qui traversent la préparation et le système optique du microscope, la phase étant l’oscillation de l’onde lumineuse à un temps donné. Les différences de phase déterminent une augmentation des contrastes dans l’image ; on les obtient au moyen d’une lame déphasante placée dans l’objectif.

F. Zernike, physicien néerlandais (1930), prix Nobel de physique en 1953

→ microscope, microscope classique

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

microscope interférentiel l.m.

interferential microscope

Microscope auquel est incorporé un système interférométrique dans le but d’augmenter les contrastes de l’image.
Il permet d’étudier, avec une précision plus grande que le microscope à contraste de phase, les épaisseurs et les indices des plages étendues d’un objet.

→ microscope à contraste de phase

[A2,A3,B1,B3]

Édit. 2017

microscopie biphotonique  l.f.

two-photon microscopy

Technique de microscopie par réflexion utilisant comme source de rayonnement un faisceau laser pulsé en infrarouge dont l’intervalle entre deux pulsations très court, de l’ordre de la femtoseconde (10-15s), permet d’exciter la cible moléculaire de façon quasi-instantanée par deux photons avec émission secondaire d’un seul photon de longueur d’onde plus courte.
Pour le même rendement optique l’énergie du faisceau incident peut être diminuée de moitié, ce qui évite de léser les molécules ou les tissus observés et permet les explorations microscopiques in vivo. Le rayonnement  infrarouge, moins nocif qu’un rayonnement de plus courte longueur d’onde, pénètre plus profondément dans les tissus (de l’ordre de 600 nm contre 150 nm en technique monophotonique). Un rayonnement visible (λ plus faible) est ré-émis après excitation en infrarouge par effet anti-Stokes ; le point focal peut être déplacé par un système à balayage ( angl. scanning).
Parmi les utilisations de la microscopie biphotonique, deux sont plus courantes : la microscopie biphotonique en fluorescence et la génération de second harmonique.

Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; phos, photos : lumière ; lat. bis deux fois 

→ microscopie biphotonique en fluorescence, microscopie biphotonique en génération de second harmonique, Stokes (loi de)

microscopie monophotonique  l.f.

monophotonic microscopy, one-photon microscopy

Technique de microscopie utilisant un faisceau laser pour provoquer la fluorescence des substances à étudier : cellules ou molécules.
Certaines protéines cellulaires sont spontanément fluorescentes (fluorescence intrinsèque ou primaire). Les cellules ou molécules non fluorescentes spontanément sont marquées par des produits fluorescents ( fluorochromes) ayant une affinité avec la substance ou les molécules à observer qui deviennent fluorophores.
Le faisceau laser donne une lumière d’excitation dont la longueur d’onde doit correspondre à la sensibilité du fluorophore. Cette excitation au niveau atomique entraîne une émision de photons dont la lumière est observée directement ou transformée par un détecteur en signal électrique.
Pour bien localiser la zone à explorer, le microscope comporte une fenêtre (iris confocal) placé devant le détecteur et l’utilisation d’un système confocal qui évite la diffusion en dehors de la zone d’examen en concentrant le faisceau laser uniquement sur le foyer d’observation. La longueur d’onde utilisée (λ= 150μm) ne permet pas une grande pénétration dans les tissus et présente le risque de d’altérer les fluorophores (blanchiement, angl. photobleaching) et de léser les cellules, inconvénients que ne présente pas la microscopie biphotonique.

Étym. gr. micros : petit : scopein : voir ; monos : seul, unique ; phos, photos : lumière 

→ microscopie biphotonique, microscopie confocale, immunofluorescence, fluorochrome, fluorophore

microtubule n.m.

microtubule

Elément structurel, en forme de tube creux, d’un diamètre de 25 nm, supérieur à celui des microfilaments avec lesquels il constitue, en compagnie des filaments intermédiaires, le cytosquelette ou système des protéines fibreuses.
Les sous-unités protéiques globulaires dont il est composé sont faites de tubulines α et β associées à d’autres protéines (nexine, dynéine) et peuvent, en s’assemblant ou se séparant, modifier la forme de la cellule et la localisation de ses organites.

Étym. gr. micros : petit ;  lat. tubus : tube

→ cil vibratile (constitution du)

| page précédente | /60 | page suivante