capillaire sanguin l.m.
blood capillary
Élément le plus fin de l'appareil circulatoire, d'un calibre de 6 à 12 microns, représentant la portion terminale du système artériel, il est issu d'une métartériole et affluent d'une veinule.
Son architecture est une couche de cellules endothéliales assez jointives reposant sur une membrane basale. Les capillaires sanguins représentent un véritable organe, lieu principal des échanges nutritifs entre le sang et les tissus, et régulateur de nombreux processus d'homéostasie liés aux fonctions multiples de l'endothélium, comme l'hémostase.
Étym. lat. capillarus : cheveu
[A1,K4]
Édit. 2015
capillarite n.f.
capillaritis
Lésions aiguës ou chroniques non seulement des capillaires sanguins mais aussi des petites artérioles et veinules adjacentes, notamment des plexus veineux superficiels.
Étym. capillaire et suffixe d’origine –ite, (gr. -itis, de la racine indo-européenne ei : qui porte l’idée d’aller), marque en médecine l’origine locale, marqué par un processus inflammatoire
→ capillarite papolopurpurique, c. purpurique, c. capillaropathie diabétique aigüe
[N1,N3,K4]
capillarite purpurique l.f.
purpuric capillaritis
Atteinte des capillaires, réalisant sur les membres inférieurs des nappes de couleur jaune ocre, rouge sombre ou brun noir, ne s'effaçant pas à la pression.
Elle correspond à des entités en fait proches les unes des autres et dont l'étiologie est inconnue : dermite ocre des membres inférieurs, dermite lichénoïde purpurique et pigmentée de Gougerot et Blum, eczématide-like purpura de Doucas et Kapetanakis, purpura annulaire télangiectasique de Majocchi.
H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et P. Blum, dermatologistes français (1925) ; C. Doucas et J. Kapetanakis, dermatologues grecs (1953) ; D. Majocchi, dermatologiste italien (1896)
[N1,N3,K4]
capillaropathie diabétique aigüe l.f.
acute capillaropathy
Forme évolutive atypique de la rétinopathie diabétique caractérisée par une évolution rapide.
On distingue une forme œdémateuse et une forme ischémique:
La capillaropathie œdémateuse aigüe résulte de la décompensation aigüe de la barrière hématorétinienne interne pouvant être responsable d'une atteinte papillaire pure (papillopathie diabétique œdémateuse aigüe), d'atteinte maculaire et/ou polaire postérieure, voire d'une atteinte mixte papillomaculaire. En plus du contrôle rigoureux du diabète, une corticothérapie intraveineuse en cure brève peut être proposée.
La capillaropathie ischémique aigüe (forme dite floride) est une forme rare concernant des sujets jeunes de moins de 30 ans, porteurs d'un diabète de type I instable et de plus de 10 ans d'ancienneté. Elle est caractérisée par une évolution rapide, hémorragique et cécitante. Il se produit, au niveau du pôle postérieur, une dilatation capillaire diffuse et une transformation néovasculaire du réseau capillaire.
[P2,O4]
capillaroscopie n.f.
capillaroscopy
Méthode d'exploration non traumatisante de la microcirculation cutanée permettant de visualiser directement les capillaires du lit unguéal où ils sont parallèles à la surface cutanée, de les compter et d'analyser leur morphologie.
Après dépôt d'une goutte d'huile à immersion sur le rebord unguéal, les capillaires sont observés à l'aide d'un microscope optique à lumière froide. Les indications de la capillaroscopie sont les troubles vasomoteurs des extrémités, et notamment les syndromes de Raynaud, à la recherche de signes de sclérodermie ou de syndrome de Sharp.
[K4,B3]
capillarotoxique adj.
toxic for the capillaries
Se dit d'une substance toxique pour le capillaire.
P. ex. la bléomycine est un médicament capillarotoxique.
[G4,K4]
capsule fibreuse de la glande thyroïde l.f.
capsula fibrosa glandulae thyroideae (TA)
fibrous capsule of thyroid gland
Enveloppe fibreuse de la glande thyroïde qui dépend du système aponévrotique du cou.
Ce système aponévrotique forme une loge dans laquelle est situé le corps thyroïde. Cette loge est constituée : en avant par le feuillet profond de la lame prétrachéale qui engaine les muscles sterno-thyroïdiens ; en arrière par la gaine viscérale du cou et les expansions de cette gaine qui s’unissent, en dehors des lobes latéraux de la glande thyroïde, au feuillet profond de la lame prétrachéale ; latéralement par la gaine vasculaire du cou. Elle se continue en bas par la lame thyropéricardique. La capsule fibreuse de la glande thyroïde reste isolée de la capsule glandulaire proprement dite par une mince nappe celluleuse aisément clivable.
P. Sébileau, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1860-1953)
Syn. anc. capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau ; gaine thyroïdienne
→ capsule fibreuse de la glande thyroïde
[A1,O4]
Édit. 2015
capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau l.f.
P. Sébileau, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1860-1953)
→ capsule fibreuse de la glande thyroïde
[A1,O4]
Édit. 2015
capsule surrénale l.f.
[A1,O4]
Édit. 2015
captativité n.f.
captative behaviour
Tendance à accaparer de façon égocentrique et exclusive tout objet investi affectivement.
Chez le jeune enfant, le stade de captativité précède le stade d'offrande ou d'oblativité.
Chez l'adulte, le comportement captatif s'observe surtout chez certaines mères à l'égard de leur enfant.
Syn. possessivité
[H4]
caractère n.m.
character
1) En biologie : propriété morphologique, physiologique, écologique ou comportementale propre à un organisme donné.
Certains caractères sont innés, transmis génétiquement, d'autres sont acquis, résultant généralement de l'action de l'environnement. Un caractère peut être propre à une cellule, à un individu, à une population, à une espèce (caractère spécifique) ou à un groupe d'espèces et servir ainsi à sa reconnaissance taxinomique (caractérisation) ou encore traduire un état pathologique (ex.: caractères d'une cellule cancéreuse).
2) En génétique: trait particulier transmis génétiquement, sur un mode dominant ou récessif.
3) En Psychologie: manière habituelle et stable d’être, de sentir, de penser, d’agir et de réagir dans certains types de situations ou vis-à-vis de certains objets, propre à un individu ou à un groupe.
Ce mode relationnel et visible de la structure représenterait la composante affective, dynamique et psychogénétique de l’individu. Depuis les « caractères » de J. de La Bruyère, il s’agit aussi de l’aspect expressif du sujet tel qu’il est perçu par les autres.
→ personnalité, tempérament, caractère (troubles du), caractériel
[C,Q,H4]
caractère anal l.m.
prédomine le stade de développement libidinal anal et que se constituent des formations
réactionnelles destinées à lutter contre les exigences pulsionnelles liées à ce stade.
Les principaux traits sont l’avarice (déplacement sur l’argent du plaisir de la rétention fécale), l’amour de l’ordre et de la propreté (réaction contre le plaisir de souiller) et l’obstination (reproduction du plaisir de s’opposer). Le caractère anal est souvent dit sadique-anal pour souligner le rôle que jouent dans sa constitution l’agressivité et le plaisir de dominer autrui. Il existe une parenté certaine entre le caractère pathologique et la névrose de caractère obsessionnelle.
[H4]
caractère (névrose de) l.f.
character neurosis
[H3,H4]
caractère oral l.m.
oral character
Caractère défini par la persistance, chez un individu, après la première enfance, de traits qui reproduiraient ceux que l’on observerait chez le nourrisson, lorsque prédomine le stade de développement oral.
On y retrouverait un intérêt particulier pour ce qui concerne la zone buccale (succion, tabagisme) et la prise alimentaire (boulimie, réaction anorexique, gourmandise, alcoolisme).
Seraient rencontrés également des traits liés à ce que fut le style de relation du bébé avec son entourage: dépendance, avidité, égocentrisme, besoin continu d’amour inconditionnel.
Largement pris en compte dans les premiers travaux psychanalytiques, ce concept semble moins utilisé actuellement, quoiqu’il serve à définir une forme de caractère bien individualisée.
[H4]
caractère phallique l.m.
phallic character
Ensemble de traits de type paranoïaque : ambition, soif de l'autorité, intolérance à la critique, mais sans méfiance excessive (terme peu usité).
Le sujet fonctionne davantage dans la séduction que dans la persécution. Il s'agirait, selon certains, de la persistance, après la première enfance, d'une reproduction du sentiment de supériorité et de l'attachement narcissique à cette représentation de soi, lors de la découverte par le jeune garçon de la différence des sexes et de son rapport œdipien à la mère. D'où l'usage, également, du terme "phallique-narcissique " pour désigner aussi bien le stade de développement que le caractère qui lui fait suite.
D'autres auteurs retiennent surtout des défenses contre la dépression, analogues à celles des organisations limites.
W. Reich, psychiatre américain (1933)
[H4]
caractère (troubles du) chez l'adolescent l.m.
adolescent with character disorders
→ troubles du caractère chez l'adolescent
[H4]
caractère (troubles du) chez l'enfant l.m.
child with character disorders
E. Dupré, psychologue et psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1862-1921)
→ troubles du caractère chez l'enfant
[H4]
caractériel n.m. adj.
people with behavioral disorders
Par référence à une définition extensive, groupant notamment agressivité, angoisse, dépendance et impulsivité susceptibles d'évoluer favorablement avec l'âge, se dit le plus souvent d'un enfant dont le comportement est perturbé et l'adaptation au milieu difficile et instable. Chez l'adulte, forme d'immaturité de l'organisation de la personnalité qui s'exprime par les mêmes traits.
Ce terme qui définit familièrement une personne susceptible, agressive, impulsive et revendicatrice, recouvre en fait des anomalies de caractère très variées, que l'on tend à décomposer selon des traits moins apparents, en diverses personnalités morbides : psychopathique, histrionique, limite, etc.
Alors que chez l'enfant la notion de "caractériel" se réfère en définitive à une souffrance psychique commune et très liée à l'histoire personnelle, chez l'adulte, elle tend à définir des formes plus structurées et plus diversifiées, qui témoignent d'une évolution vers la chronicité de ce qui apparaissait comme surtout réactionnel chez l'enfant.
[H4]
caraté n.m.
pinta, carate
Tréponématose à Treponema carateum, non vénérienne, endémique en Amérique du Sud, entraînant la formation de plaques définitives de vitiligo.
Étym. quechua péruvien : tache brune
Syn. mal del Pinta
→ pinta
[D4,J1]
carbamates n.m.p.
carbamates
Groupe chimique de substances utilisées comme insecticides dont le plus connu, le propoxur, est très efficace contre les insectes domestiques, en particulier les blattes.
Il s’agit aussi d’un des constituants utilisé comme accélérateur de vulcanisation, au cours de la fabrication du caoutchouc. C’est un des produits responsables des allergies de type hypersensibilité retardée au caoutchouc (eczéma de contact de nature allergique).
Les carbamates hétérocycliques, anticholinestérasiques sont responsables de cas de syndromes muscariniques avec céphalées, vertiges, confusion mentale accompagnée de myosis, d’amblyopie sans risque de passage à la phase nicotinique beaucoup plus grave.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 34 du RG tableau 11 du RA) avec un délai de prise en charge de trois jours sous réserve de confirmation du diagnostic par un abaissement significatif du taux de la cholinestérase sérique et de l’acétylcholinestérase des hématies .
[E2, G4]
Édit. 2018
carbone 14 n.m.
14 carbon
Isotope radioactif, continuellement formé dans l’atmosphère terrestre par suite du bombardement de l’azote par les neutrons cosmiques.
Rapidement métabolisé en dioxyde de carbone, puis en divers composés organiques du fait de la photosynthèse et, par la suite, dans les organismes animaux. La teneur en 14C de la matière vivante est estimée d’après le nombre des désintégrations qui est de 15,3.min-1.g-1 de carbone, correspondant à l’équilibre atteint entre la formation de ce 14C et son échange avec l’isotope non radioactif 12C. Cet équilibre cesse à la mort de l’être vivant et la teneur en 14C commence à décliner. La période radioactive du 14C étant de 5 760 ans, on peut ainsi dater les matières organiques fossiles ou anciennes. Mais, sans qu’on en suspecte pas toujours l’existence et les mécanismes, des biais peuvent se présenter qui réduisent la certitude des résultats obtenus et obligent à les recroiser par ceux d’autres méthodes.
Symb. 14C
→ dioxyde de carbone, hydrate de carbone, monoxyde de carbone, oxyde de carbone, sulfure de carbone
[B1]
carboxyhémoglobinémie n.f.
carboxyhemoglobinemia
Présence dans le sang de carboxyhémoglobine, témoignant d'une intoxication par le monoxyde de carbone.
Une atmosphère d'oxygène peut déplacer le monoxyde de carbone. La carboxy-hémoglobinémie chronique est une cause de polyglobulie.
[C1,F1,G4]
carcinome anaplasique de la thyroïde l.m.
anaplasic cell carcinoma of the thyroid
Syn. cancer anaplasique de la thyroïde
[F2,O4]
carcinome indifférencié de la thyroïde l.m.
undifferenciated carcinoma of the thyroid
Tumeur maligne, cliniquement agressive, dont les cellules tumorales ne s’organisent pas en structures papillaires ou vésiculaires.
Les cellules ont souvent d’importantes atypies cytoplasmiques et nucléaires.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O4]
carcinome médullaire de la thyroïde l.m.
medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid
→ thyrocalcitonine, cancer de la thyroïde, cancer médullaire de la thyroïde
[F2,O4]