ligaments de Cooper l.m.
Cooper’s ligaments
Formation fibreuse très résistante qui résulte de la réunion de fibres des muscles obliques de l'abdomen, du muscle transverse, du grand droit.
C'est sur lui que s'appuie la ligature de la colposuspension dans l'intervention de Burch, pour le traitement de l'incontinence urinaire d'effort chez la femme.
A. P. Cooper, Sir, anatomiste britannique (1768-1841)
Syn. ligament pubien
ligne âpre l.f.
linea aspera (TA)
linea aspera
Bord postérieur du fémur, formé de deux lèvres séparées par une gouttière dans laquelle s’insèrent les trois muscles adducteurs de la cuisse et le chef court du muscle biceps fémoral.
Syn. anc. crête fémorale
ligne bordante pleurale l.f.
pleural marginal opacity
Sur une radiographie pulmonaire de face, opacité rubanée qui éloigne la clarté pulmonaire de la paroi thoracique latérale, débutant au cul-de-sac costo-diaphragmatique habituellement comblé.
Elle répond à un épanchement pleural qui, par capillarité, s'étend plus ou moins haut entre les feuillets pleuraux. Elle ne doit pas être confondue avec un aspect voisin dû à un excès de graisse sous-pleurale, ni avec les digitations antérieures du muscle serratus antérieur, images en règle bilatérales et symétriques.
ligne du muscle soléaire l.f.
linea musculi solei (TA)
soleal line
Crête rugueuse située au tiers supérieur de la face postérieure du tibia.
Elle est oblique de haut en bas et de dehors en dedans depuis la facette articulaire de la fibula jusqu’au bord interne du tibia. Elle donne insertion au muscle soléaire.
Syn. anc. ligne oblique du tibia, crête du soléaire
ligne glutéale inférieure l.f.
linea glutea inferior (TA)
inferior gluteal line
Lèvre supérieure rugueuse du sillon supra-acétabulaire de l’os coxal.
Elle limite en bas l’insertion du muscle petit glutéal.
Syn. anc. ligne fessière ; ligne semi-circulaire inférieure ; ligne spino-cotyloïdienne ; crête supra-tegminale
ligne pectinéale du fémur l.f.
linea pectinea femoris (TA)
pectineal line of femur ; spiral line of femur
Branche moyenne de trifurcation de la ligne âpre à son extrémité proximale.
Elle se dirige vers le petit trochanter et donne insertion au muscle pectiné.
Syn. anc. crête du pectiné ; crête pectinéale du fémur
ligne supracondylienne latérale l.f.
linea supracondylaris lateralis (TA)
lateral supracondylar line
Petite saillie osseuse bordant la partie latérale de la surface poplitée du fémur.
Elle donne insertion aux fibres charnues du chef latéral du muscle gastrocnémien.
W. Grüber, anatomiste russe d'origine tchèque (1814-1890)
Syn. anc. apophyse sus-condylienne externe ; tubercule sus-condylien externe de Grüber
ligne supracondylienne médiale l.f.
linea supracondylaris medialis (TA)
medial supracondylar line
Petite saillie osseuse bordant la partie médiale de la surface poplitée du fémur.
Elle donne insertion aux fibres charnues du chef médial du muscle gastrocnémien.
W. Grüber, anatomiste russe (1814-1890)
Syn. anc. apophyse sus-condylienne interne ; tubercule sus-condylien interne de Gruber
lissencéphalie n.f.
lissencephaly
Terme qui désigne des malformations rares associant des anomalies de l'apparence des circonvolutions et de l’organisation des couches du cortex cérébral, en raison d'un défaut spécifique de migration neuronale lors de l'embryogenèse.
Les circonvolutions cérébrales peuvent apparaître simplifiées ou complètement absentes.
L'incidence globale de la lissencéphalie de type 1 est de l'ordre d'1/100 000 naissances.
Les enfants ont en commun des difficultés de déglutition et d'alimentation, des anomalies du tonus musculaire (hypotonie précoce, hypertonie des membres plus tardivement), des crises convulsives (en particulier des spasmes infantiles) et un retard psychomoteur sévère à profond.
Il existe de multiples formes de lissencéphalie. Leur classification actuelle, qui tient compte des malformations associées et des étiologies, permet de distinguer deux grands groupes :les lissencéphalies classiques et pavimenteuses.
Les lissencéphalies classiques comportent le type 1et des variants. Dans la lissencéphalie de type 1, le cortex apparaît épaissi et il adopte une architecture anormale à 4 couches plus ou moins désorganisées (au lieu des 6 couches normales). Dans les variants s'ajoutent des anomalies extra-corticales (agénésie totale ou subtotale du corps calleux et/ou hypoplasie marquée du cervelet).
Les lissencéphalies classiques et leurs variants se répartissent en plusieurs sous-groupes. Quatre se distinguent par leur étiologie génétique : anomalies du gène LIS1 (lissencéphalie isolée et syndrome de Miller-Dieker), anomalies des gènes TUBA1A et DCX, et lissencéphalies par mutation du gène ARX (syndrome XLAG, lié à l'X, avec agénésie du corps calleux).
À côté de ces 4 entités, on classe également sous le terme de lissencéphalie classique les formes isolées sans anomalie génétique identifiée, les lissencéphalies avec microcéphalie sévère (microlissencéphalie) et les lissencéphalies associées à des syndromes polymalformatifs.
Les lissencéphalies pavimenteuses (anciennement type 2 ou « cobblestone ») comportent 3 entités : les syndromes de Walker-Warburg, de Fukuyama et le syndrome muscle-oeil-cerveau. Elles résultent d'une désorganisation globale de l'organogenèse cérébrale. La surface corticale est irrégulière (cobblestone : pavé). Au microscope, le cortex est totalement désorganisé et ne comporte plus de couche identifiable.
A. Verloes, médecin généticien français (2007)
Réf. Orphanet, A. Verloes (2007)
→ Miller-Dieker (syndrome de), lissencéphalie avec anomalies génitales liée à l'X, LIS1, DCX, ARX, Walker-Warburg (syndrome de), microlissencéphalie, Walker-Warburg (syndrome de), dystrophie musculaire de Fukuyama, syndrome muscle-oeil-cerveau
loge submandibulaire l.f.
Espace ostéo-musculo-aponévrotique qui occupe la région sub-mandibulaire latérale et contient la glande sub-mandibulaire.
Sa paroi supéro-latérale est constituée en avant par la fosse submandibulaire et en arrière par la partie inférieure du muscle ptérygoïdien médial qui s’attache à l’angle de la mandibule. Sa paroi inféro-latérale est formée par la lame superficielle du fascia cervical. Sa paroi médiale est faite du feuillet réfléchi de la lame superficielle du fascia cervical qui la sépare des muscles sus-hyoïdiens, de la base de la langue et, au-dessous l’os hyoïde, de la paroi latérale du pharynx.
Syn. loge sous-mandibulaire, loge sous-maxillaire
[A1]
Édit. 2017
lusitropisme n.f.
lusitropy
Propriété du muscle caractérisant sa relaxation après sa contraction.
Le lusitropisme du myocarde influence la courbe pression-volume du ventricule qui définit sa compliance. L'altération du lusitropisme détériore le fonctionnement du ventricule. Si l'on considère les deux phases de la contraction myocardique, contraction et relaxation, le lusitropisme lors de la diastole fait face à l'inotropisme lors de la systole.
Étym. gr. lusis : action de délier, relâcher ; trepein : tourner
lyxose n.m.
lyxose
Aldopentose épimère du xylose par inversion des radicaux sur le deuxième carbone.
Il a été décelé dans le muscle cardiaque.
lyxose n.m.
lyxose
Aldopentose épimère du xylose par inversion des radicaux sur le deuxième carbone.
Il a été décelé dans le muscle cardiaque.
manœuvre de Cüppers l.f.
Cüppers' maoeuvre
Procédé d'examen mettant en évidence le blocage d'un muscle oculomoteur principalement le droit interne dans une ésotropie avec nystagmus.
La manœuvre consiste à faire suivre des deux yeux par le sujet une cible mobile partant du champ temporal de l'œil fixateur pour aller progressivement vers le champ temporal de l'œil dévié : normalement, les deux yeux se déplacent de façon conjuguée pour suivre le déplacement de la cible ; en cas de blocage, l'œil dévié reste immobile en adduction ou ne suit que très imparfaitement la cible ; puis, après quelques mouvements nystagmiques, il prend brusquement la fixation. Si l'œil qui, au départ, avait pris la fixation, se met brutalement en adduction exagérée quand l'autre œil prend la fixation, le blocage est dit bilatéral. Pour éviter la mise en jeu de la convergence accommodative, il faut placer devant les deux yeux la correction positive nécessaire en fonction de la distance d'examen. La manœuvre peut être exécutée avec un prisme de forte puissance base externe devant l'œil fixateur.
C. Cüppers, ophtalmologiste allemand (1956) ; L. Corcelle, ophtalmologiste français (1962)
→ test du prisme base externe de Cüppers, Corcelle (signe de)
[P2]
Marin Amat (phénomène de) l.m.
Marin Amat's phenomenon
Phénomène inverse de celui de Marcus Gunn avec fermeture d'un œil par contraction du muscle orbiculaire provoquée par une ouverture large de la bouche.
Ce phénomène peut être congénital ou acquis notamment après une chirurgie par régénération aberrante du nerf facial.
M. Marin Amat, ophtalmologiste espagnol (1918)
[H1, P2, Q2]
Édit. 2018
masse sacro-lombaire l.f.
Portion caudale du muscle érecteur du rachis.
→ division latérale du muscle érecteur de la colonne lombaire
mastectomie élargie l.f.
radical mastectomy
Variété de mastectomie comprenant, outre l'exérèse du sein et le curage ganglionnaire axillaire, celle du muscle pectoral, dont la réalisation est devenue exceptionnelle.
W. S. Halsted, chirurgien américain (1894)
Étym. gr. mastos : glande mammaire ; ectomein : enlever
Syn. Halsted (opération de)
masticateur (muscle) l.m.
musculus masseter
Muscle de la mastication innervé par le trijumeau moteur.
Syn. masseter
McBurney (incision de) l.f.
McBurney’s incision
Incision oblique de l'aponévrose du muscle grand oblique (m. obliquus externus abdominis) suivie de l'écartement transversal des fibres des muscles petit oblique (m.obliquus internus abdominis) et transverse (m. transversus abdominis) et de l'ouverture verticale du péritoine.
Cette absence de parallélisme dans l'ouverture de la paroi abdominale a pour but de prévenir une éventration.
Cette incision est surtout utilisée pour les interventions sur l’appendice et parfois sur l’annexe droite.
C. McBurney, chirurgien américain (1894)
Meige (syndrome de) l.m.
Meige’s syndrome, oral facial dystonia, cranial dystonia
Blépharospasme et spasmes d’une partie des muscles de la face.
Décrit sous le nom de « spasme facial médian » il peut s’étendre au muscle frontal, à la langue et au cou (dystonie cervicofaciale) ; il est provoqué ou accentué par la lumière, et disparaît la nuit. Il atteint surtout la femme après 60 ans. L’affection est parfois secondaire à un traitement antiparkinsonien ou antihistaminique.
H. Meige, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1910)
membrane intercostale interne l.f.
membrana intercostalis interna (TA)
internal intercostal membrane
Plan fibreux discontinu qui prolonge en avant le muscle intercostal interne dont les fibres musculaires s’interrompent à cinq ou six centimètres du bord latéral du sternum.
membrane intermusculaire l.f.
intermuscular membrane
Expansion latérale de la gaine musculaire qui rejoint la gaine du muscle voisin.
métaprotérénol n.m.
Bronchodilatateur agoniste des récepteurs β-adrénergiques qui stimule les muscles lisses du poumon et de l’utérus en particulier.
La stimulation des récepteurs β-adrénergiques entraîne l’activation de l’adénylate cyclase intracellulaire et par voie de conséquence le relâchement du muscle lisse bronchique et l’inhibition de la libération par le mastocyte des médiateurs de l’hypersensibilté immédiate. Le métaprotérénol est utilisé dans le traitement des symptômes associés à l'asthme, à la bronchite chronique, à l'emphysème et à d'autres affections pulmonaires, car il libère les voies aériennes et facilite la respiration. L’administration de ce médicament nécessite une attention particulière chez les patients souffrant d’hypertension artérielle, de troubles du rythme cardiaque et de diabète.
Syn. orciprénaline
MHS1 and MHS5 genes sigles angl. pour Malignant Hyperthermia Susceptibility
Des mutations de deux gènes sont à l’origine de l’hyperthermie maligne :
- le gène MHS1 ou RYR 1 pour Ryanodine receptal 1 skeletal, localisé en19q13.2, encode le récepteur de la ryanodine du muscle squelettique.
- le gène MHS5 ou CACNA1S pour calcium chanel voltage dependent 1 type alpha 1
subunit, qui encode la sous-unité α1 du récepteur du canal calcique musculaire à la dihydropyridine.
Michon (opération de) l.f.
Michon's operation
Technique de traitement chirurgical de l'incontinence urinaire d'effort par suspension du col vésical à l'aide d'une bandelette taillée aux dépens de l'aponévrose du muscle grand droit.
L. Michon, chirurgien urologue français (1892-1973) (1943)