Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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chaîne légère d'immunoglobuline l.f.

immunoglobulin light chain

Sous-unité protéique constitutive d'une immunoglobuline, formée d'une région constante (CL) identique quel que soit l'anticorps et d'une région variable (VL) reconnaissant l'antigène cible.
Une immunoglobuline est formée de l'assemblage de quatre sous-unités protéiques : deux chaînes lourdes et deux chaînes légères. Les chaînes légères sont toutefois produites en excès par rapport aux chaînes lourdes, si bien que l'on trouve dans le plasma des chaînes légères libres circulantes. Leur concentration augmente dans le myélome multiple, l'amylose AL et les gammapathies monoclonales de signification indéterminée. Elle peut également augmenter dans d'autres affections touchant les populations lymphocytaires et plasmocytaires, le diabète de type 2 et certaines maladies auto-immunes. Le dosage des chaînes légères libres circulantes est recommandé pour le suivi du myélome à chaînes légères.

→ immunoglobuline, chaîne lourde, myélome multiple, amylose, maladie des chaînes légères

[C1, F3]

Édit. 2019

chaînes légères libres l.f.

free light chains

Des chaînes légères libres circulantes sont trouvées en faible concentration dans le sang des sujets normaux. Elles peuvent être dosées par immuno-néphélémètrie.
Une augmentation isolée d’un des deux types de chaînes légères libres d‘immunoglobulines (kappa ou lambda) dans le plasma, associée à une modification du rapport kappa/lambda est trouvée dans les myélomes à chaînes légères, en particulier les myélomes pauci-secrétants, et dans l’amylose à chaînes légères. Leur dosage est donc indiqué dans le diagnostic et le suivi de ces pathologies.

→ maladie des chaînes légères

[C1,F3]

chaîne lourde l.f.

heavy chain

Partie d'un anticorps formée d'une région constante (CH) identique quel que soit l'anticorps, et d'une région variable (VH) à l'origine du site de combinaison antigénique.
Elle est constituée d'une chaine polypeptidique présente dans toutes les molécules d'immunoglobulines d'une masse moléculaire de 50 000 pour les IgG et de 650 00 pour les IgM.
Chaque chaîne lourde est liée par des ponts disulfure à une chaîne légère et à une autre chaîne lourde.

→ chaîne légère, maladie des chaînes lourdes

[C1,F3]

chaîne lymphatique latérotrachéale l.f.

→ nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs et nœuds lymphatiques paratrachéaux

[C1]

chaîne lymphatique médiastinale antérieure l.f.

→ nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs

[C1]

chaîne lymphatique médiastinale antérieure transversale l.f.

→ nœuds lymphatiques brachiocéphaliques

[C1]

chaîne lymphatique médiastinale postérieure l.f.

→ nœuds lymphatiques médiastinaux postérieurs et nœuds lymphatiques juxta-œsophagiens

[C1]

chaîne lymphatique médiastinale prévasculaire l.f.

→ nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs et nœuds lymphatiques brachiocéphaliques

[C1]

chaîne lymphatique paratrachéale l.f.

→ nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs et nœuds lymphatiques paratrachéaux

[C1]

chaîne lymphatique préveineuse droite l.f.

→ nœuds lymphatiques médiastinaux antérieurs et nœuds lymphatiques brachiocéphaliques

[C1]

chaîne lymphatique récurrentielle gauche l.f.

→ nœuds lymphatiques trachéobronchiques supérieurs gauches et nœuds lymphatiques paratrachéaux gauches

[C1]

chaîne mu l.f.

Chaîne lourde des immunoglobulines M (IgM)

→ maladie des chaînes µ

[C1,F3]

chaîne sympathique latéro-vertébrale l.f.

→ tronc sympathique

[C1]

chair carrée de Sylvius l.f.

J. Sylvius (J. Dubois), anatomiste français, professeur au Collège Royal de Paris (1478-1555)

→ muscle carré plantaire

[C1]

chalcone n.f.

chalcone

Pigment jaune de structure phénolique présent chez les végétaux supérieurs sous forme libre et sous forme d'hétérosides.
Les chalcones dérivent des flavanones par ouverture de l'hétérocycle et ont donc une fonction cétone β-éthylénique. 
Comme les flavonoïdes, les chalcones ont une activité vitaminique P sur la résistance vasculaire.

[C1]

chalone n.f.

chalon

Substance sécrétée par une glande à sécrétion interne, qui, contrairement aux hormones stimulantes, freine ou inhibe l'activité des tissus cibles.
Le terme est peu usité, car les hormones peuvent avoir les deux effets stimulateur et inhibiteur dans les organes récepteurs.

[C1,O4]

chaperonine n.f.

chaperonin

Protéine de la famille des chaperonnes, de classe II, qui protège certaines protéines de structure cellulaires en orientant leurs interactions pour permettre la construction d'édifices oligomériques.
Elle forme un complexe macromoléculaire en cylindre creux à l’intérieur duquel des chaînes
polypeptidiques naissantes et des protéines mal repliées acquièrent une conformation fonctionnelle. Des chaperonines sont impliquées dans la formation des microtubules à partir de molécules de tubuline. Les chaperonines sont relativement abondantes dans les mitochondries et leur quantité augmente après un choc thermique.

Sigle CPN

→ protéine chaperonne, microtubule, tubuline, mitochondrie, choc thermique

[C1, C3]

Édit. 2019

chaperonne n.f.

chaperon

Protéine de forme creuse réalisant un chaperon, ou capuchon, pour couvrir une autre protéine, ce qui évite certaines actions indésirables dans les cellules.
P. ex., la nucléoplasmine découverte dans les noyaux d'oocytes de xénopes protège les nucléosomes.
Les protéines chaperonnes ont pour fonction de catalyser l'acquisition des structures spatiales des protéines soit lors de leur synthèse par les ribosomes, soit au cours de leur transport et leur adressage à travers les membranes des organelles. On distingue des protéines chaperonnes de classe I et des protéines chaperonnes de classe II ou chaperonines. L'activité de ces protéines est souvent dépendante d'autres protéines spécifiques dites cochaperonnes.

Syn. chaperon

[C1]

charnière n.f.

hinge

1) Dispositif ou disposition reliant deux parties et leur permettant de tourner l’une par rapport à l’autre.
2) En biochimie, partie de la chaîne lourde d'immunoglobuline située entre le Fc et le Fab.
La longueur de la région charnière est très variable selon les sous-classes d’immunoglobulines. Cette région assure la mobilité dans l’espace des fragments Fab. C’est un site de clivage protéolytique.

Étym. lat. cardo : gond -→ gallo-romain cardinaria-- > anc. provençal carniera : charnière

[C1,F3]

charpente n.f.

framework

Partie d'une région V d'anticorps située entre les segments hypervariables ou régions CDR.

[C1,F3]

chaux n.f.

lime, calx

Hydroxyde de calcium. Ca(OH)2, base forte obtenue par action de l'eau sur l'oxyde de calcium CaO, dit aussi « chaux vive ».
Un peu soluble dans l'eau, qui peut en dissoudre 1,2 g/L, sa suspension aqueuse constitue l'« eau de chaux ».

Étym. lat. calx

[C1]

chaux sodée l.f.

soda lime

Granulés de chaux vive, éteinte dans une lessive de soude, utilisés pour l'absorption dudioxyde de carbone (CO2) produit par la respiration dans les enceintes ou les systèmes clos (circuits anesthésiques, scaphandres en circuit fermé, sous-marins, etc.).
La chaux sodée se présente sous forme de grains composés de 80% de chaux, Ca(OH)2, de 4% de soude, NaOH, 1% de potasse, KOH, et de 15% d'eau. Un indicateur coloré permet de suivre le processus d'absorption du CO2 afin d'en marquer la limite d'efficacité. Des adjuvants siliceux durcissent le grain et empêchent la formation d'une poudre caustique capable de produire des lésions de l'appareil respiratoire.
La chaux sodée est utilisée dans des récipients placés sur le circuit où circule l'air à régénérer. En anesthésie, les absorbeurs des systèmes respiratoires (circuits ou va-et-vient d'anesthésie), ont l'avantage d'humidifier et de réchauffer le mélange inhalé, mais il y a risque d'hypercapnie si l'on ne contrôle pas continuellement l'efficacité de la chaux.

Étym. lat. calx ; gr. chalix : caillou, chaux.

→ absorbeur de dioxyde de carbone (gaz carbonique), systèmes anesthésiques

[C1, G1]

Édit. 2018

chélate n.m.

chelate

Complexe formé habituellement par un ion métallique retenu comme dans une pince par une substance organique possédant deux ou plusieurs fonctions polaires ayant une affinité pour l'élément métallique avec lequel elles forment un hétérocycle. Ex. : chélate de gadolinium

Étym. gr. khêlê : pince

[C1,B2,B3]

Édit. 2018

chélateur n.m.

chelator

Substance chimique capable de former avec un ion métallique un complexe soluble.
P. ex. l'éthylènediamine-tétraacétate ou le citrate pour les ions calcium, la pénicillamine ou la desferrioxamine pour le fer.

[C1,G3]

chélation n.m.

chelation

1) Formation d’un chélate au moyen d’un chélateur.
2) En toxicologie et en imagerie médicale, utilisation de ce processus chimique pour la captation d’ions univalents en cas d’intoxication (calcium, cuivre, cobalt, chrome, fer, plomb et autres métaux lourds, etc.).
Le chélateur forme un complexe soluble, non toxique, avec l’ion métallique : EDTA (acide éthyléne-diamine-tétra-acétique) pour les métaux lourds et le calcium, desferroxamine pour le fer, DTPA (acide diéthylène-pentacétique), DOTA (acide 1, 4, 7, 10-tétraazacyclododécane-1, 4, 7, 10-tétraacétique) ou D-pénicillamine etc. Ce complexe est rapidement éliminé par les reins.
En IRM la chélation est utilisée pour diminuer la toxicité du gadolinium entrant dans la fabrication des produits de contraste paramagnétiques (DTPA, DOTA).

Étym. gr. khelè : pince

→ chélate, chélateur, gadolinium

[C1,B2,B3,G3]

Édit. 2018

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