androgen binding protein l.angl.
Protéine hépatique liant les hormones sexuelles, notamment les androgènes en équilibre avec leur forme libre, seule active.
Elle n’est en rien différente de la SHBG (sex hormone binding protein), encore dénommée TeBG (Testosterone estradiol binding globulin). Les œstrogènes l'augmentent, les androgènes la diminuent.
Sigle ABP
[C3, L1, O3, O4]
Édit. 2020
Angelman (syndrome d') l.m.
Angelman's syndrome
Affection neurogénétique, caractérisée par un retard sévère du développement psychomoteur, une absence de langage verbal expressif mais une communication non verbale plutôt épargnée, une ataxie avec attitude de flexion des membres supérieurs, une hypertonie des membres inférieurs avec démarche sautillante, une hypotonie axiale, une mimique traduisant une joie permanente, une épilepsie et une microcéphalie fréquentes l'une et l'autre.
Ce syndrome est dit de la "marionnette joyeuse". Il existe également, une brachycéphalie, une grande mâchoire avec prognathisme, une protrusion de la langue et à l’examen ophtalmologique des taches de Brushfield, une dépigmentation choroïdienne et irienne (iris bleu-clair), atrophie optique.
Le diagnostic est évoqué également par l'EEG, assez caractéristique : activités rythmiques lentes antérieures thêta de grande amplitude, bouffées de pointes survoltées.
L'affection dont la prévalence serait de 1/12 000, est autosomique dominante (MIM 105830) et peut être sporadique. Elle est liée à une délétion du bras long du chromosome 15 (15q11-13), laquelle est retrouvée dans le syndrome de Prader-Willi. Celui-ci est cliniquement différent (retard de croissance et mental, acromicrie, hypotonie majeure, hyperphagie, obésité, puberté tardive) et lié à une anomalie du chromosome 15 paternel, et non maternel comme le syndrome d'Angelman. Dans ce dernier, le gène appelé E6-AP ou UBE3A code pour une ubiquitine.
H. Angelman, pédiatre britannique (1965)
Syn. marionnette joyeuse (syndrome de la), pantin hilare (syndrome du), happy puppet (syndrome)
Sigle AS, ANCR
→ ataxie, épilepsie, prognathisme, Brushfield ( taches de), syndrome de Prader-Willi, acromicrie, UBE3A gene, ubiquitine
[H1, P2, P3, Q2]
Édit. 2018
Angiostrongylus cantonensis
Angiostrongylus cantonensis
Nématode parasite habituel des artères pulmonaires du Rat, susceptible d'infecter l'Homme accidentellement et de provoquer chez lui une angiostrongylose nerveuse ou méningite à éosinophiles.
La contamination résulte de l’ingestion des hôtes intermédiaires, des mollusques terrestres (achatines) ou aquatiques, ou bien de la consommation de crudités souillées par les excréta de ces mollusques.
En Amérique Latine, Angiostrongylus cantonensis est remplacé par Angiostrongylus costaricensis.
→ angiostrongylose nerveuse, méningite à éosinophiles
[D1, K1]
Édit. 2020
angle foramen magnum-clivus l.m.
foramen magnum-clivus angle
Angle décrit par Boogaard pour chercher l'existence d'une platybasie, formé d'une part par la ligne basion-opisthion (grand diamètre du foramen magnum ou trou occipital) et d'autre part par le plan du clivus.
Sa valeur normale est de 122 à 126°. Elle augmente dans la platybasie où elle peut atteindre 138 à 156°.
J. A. Boogaard, médecin anthropologue néerlandais (1823-1877)
Syn. angle basal de Boogaard
[A1]
Édit. 2017
angle latéral de l'oeil l.m.
angulus occuli lateralis (TA)
lateral angle of eye
Angle limité par la partie latérale du bord libre des paupières.
Il est aigu. Il est à l'extrémité latérale de la fente palpébrale. Il est situé à 0,5 cm du rebord de l'orbiteet répond à peuprès à l'équateur du bulbe de l'oeil.
Syn. anc. canthus minor ; angle temporal de l’œil, petit angle de l'oeil
[A1, P2]
Édit. 2020
angle médial de l'oeil l.m.
angulus occuli medialis (TA)
medial angle of eye
Angle limité par les parties lacrymales des bords libres des paupières.
Arrondi, il est à l'extrémité médiale de la fente palpébrale; il est placé en regard du rebord orbitaire.
Syn. anc. canthus major ; angle nasal de l’œil
[A1, P2]
Édit. 2020
angle subpubien l.m.
angulus subpubicus (TA)
subpubic angle
Angle formé par la jonction des branches ischio-pubiennes au-dessous de la symphyse pubienne.
Il est plus étroit chez l’homme (60°) que chez la femme (90°). Il constitue la partie antéro-latérale de l’ouverture inférieure du pelvis (détroit inférieur des obstétriciens).
Syn. anc. angle de l’arcade pubienne ; angulus pubis
[A1, O3]
Édit. 2020
ANKRD11 gene sigle angl. pour ankyrin repeat domain 11
Gène situé sur le locus chromosomique 16q24.3 codant pour la protéine ankyrine repeat domain 11 qui aide les protéines à interagir l’une avec l’autre et, en particulier, avec la protéine histone déacétylase, importante dans le contrôle de l’activité des gènes.
Cette protéine est située dans les neurones cérébraux. Durant le développement embryonnaire la protéine régule la prolifération des neurones et le développement cérébral.
Différentes mutations de ce gène entraînent le syndrome KBG.
Syn. : NCO-1, ANCO1, ankyrin repeat-containing cofactor 1, ankyrin repeat domain-containing protein 11, LZ16, nasopharyngeal carcinoma susceptibility protein, T13
J. Herrmann, pédiatre et P. D. Pallister, généticien américains (1975)
→ KGB (syndrome), Herrmann-Pallister (syndrome de)
[C1,C3,O6,Q1,Q4]
Édit. 2017
ankyloblépharon, ongles hypoplasiques et cheveux bouclés l.m.
ankyloblepharon nail dyplasi curly hair
Syn. CHANDS syndrome
[P2,J1,Q2]
Édit. 2017
Anopheles funestus
Anopheles funestus
[D1, D4]
Édit. 2020
Anopheles gambiae
Anopheles gambiae
Complexe d’espèces anophéliennes, répandues dans toute l’Afrique intertropicale, et qui diffèrent par leur comportement et, par conséquent, par leur capacité de transmission du paludisme.
Les femelles estivent en saison sèche dans les abris naturels et les larves peuvent se développer dans tous les sites ensoleillés. C’est l’un des principaux vecteurs du paludisme ; il transmet également la filariose lymphatique à Wuchereria bancrofti.
→ anophèle, paludisme, filariose lymphatique, Wuchereria bancrofti
[D1, D4]
Édit. 2020
Anopheles maculipennis
Anopheles maculipennis
Complexe d’espèces d'anophèles existant en Europe, différenciées par l’habitat des larves, l’ornementation des œufs et par la biologie des adultes.
→ anophèle
[D1,D4]
Édit. 2020
Bacillus anthracis
anthracis Bacillus
[D1]
Édit. 2020
antre mastoïdien l.m.
antrum mastoideum (TA)
mastoid antrum
Volumineuse cavité mastoïdienne communiquant en avant avec le récessus épitympanique par l’intermédiaire de l’aditus ad antrum.
Elle se développe dans la portion pétreuse de l’os temporal. Cette cellule aérique est présente dès la naissance; à partir d'elle se développent dans le processus mastoïde les autres cellules matoidiennes, plus petites jusqu'à l'age de 5 ans. Son infection est responsable d'une mastoïdite.
Syn. anc. antre pétreux, antre tympanique, ductus tympanomastoïdeus.
[A1, P1]
Édit. 2020
APECED (syndrome) sigle angl. pour Autoimmune PolyEndocrinopathy-Candidiasis-Ectodermal Dystrophy
Virginia M. Esselborn, médecin interniste américaine et Jo Anne Whitaker, pédiatre américaine (1956)
apophyse crista galli l.f.
[A1]
Édit. 2018
appareil de Jayle et Blet l.m.
Jayle and Blet’s apparatus
G. E. Jayle, neuro-ophtalmologiste français
area triangularis vaginae l.f.
K. Pawlik, gynécologue tchèque (1849-1914)
[A1,O3]
Édit. 2018
ARN mic l.m.
MIC RNA
Classe particulière d'ARN antisens complémentaires de l'extrémité 5' d'un ARNm.
Étym. MIC : sigle angl. pour Messenger Interfering Complementary
→ ARNm, ARN antisens
[Q1]
Édit. 2019
ART sigle angl. pour Algebraic Reconstruction Technique
Méthode de reconstruction d'une coupe tomographique par ordinateur.
Employée avant l'utilisation des rétroprojections filtrées, la méthode repose sur une série de calculs algébriques conduits par itérations successives, en comparant les projections simulées d'images provisoires aux valeurs des projections réellement obtenues.
Cette méthode a permis la réalisation du premier appareil de tomographie computérisée (scanographe) en 1971 et celle de la première IRM en 1976.
Pour sa mise au point, McLeod Cormack s'est vu attribuer le Prix Nobel de Médecine de 1979 à partager avec Hounsfield.
A. McLeod Cormack, physicien américain d’origine sud-africaine, prix Nobel de médecine de 1979 (1924-1998)
artère carotide commune l.f.
arteria carotis communis (TA)
common carotid artery
Artère de la tête et de la partie supérieure du cou.
A droite elle nait par bifurcation du tronc brachio-céphalique.
A gauche elle naît directement de la crosse de l’aorte et possède un trajet thoracique de 3 cm. Son origine est en arrière et à gauche de celle du tronc artériel brachiocéphalique. Elle monte, obliquement en dehors, vers la base du cou en s'écartant du tronc artériel. Elle entre en rapport en avant avec la veine brachiocéphalique gauche, en arrière avec l'artère sous-clavière gauche et l'œsophage, en dedans avec la trachée. Traversant l'ouverture supérieure du thorax, elle pénètre dans la région cervicale antérieure. Elle se termine par bifurcation, un peu au-dessus du cartilage thyroïde, en artère carotide externe et artère carotide interne.
A. Vésale dit Vesalius, anatomiste et médecin né à Bruxelles, diplomé à Montpellier et Paris, médecin de la Cour à Madrid puis professeur à Padoue, Bologne et Pise (1514-1564) ; F. Chaussier, chirurgien et anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1746-1828)
Étym. gr. karoun : assoupir (on croyait que la carotide était l'artère du sommeil)
Syn. anc. artère carotide primitive ; arteria soporalis de Vésale ; tronc céphalique de Chaussier
artère du sillon précentral l.f.
arteria sulci precentralis (TA)
artery of precentral sulcus
Branche de l’artère préfrontale.
Elle chemine dans le sillon précentral et vascularise le gyrus précentral et la partie postérieure des gyrus frontaux supérieur et moyen. Elle se termine sans atteindre le bord supérieur de l’hémisphère.
Syn. anc. artère du sillon prérolandique
artère gastrique droite l.f.
arteria gastrica dextra (TA)
right gastric artery
Branche collatérale de l’artère hépatique propre née en aval de l’artère gastro-duodénale.
Elle descend en bas et à gauche dans l’épaisseur du petit omentum, au-devant de la veine porte. Elle longe le bord supérieur de la partie supérieure du duodénum et le bord supérieur du pylore. Elle atteint la petite courbure de l’estomac et se divise en deux branches terminales ventrale et dorsale. La branche dorsale s’anastomose avec le branche dorsale de l’artère gastrique gauche. L’artère pylorique irrigue les deux faces de la petite courbure gastrique. Elle donne un ou deux rameaux collatéraux pour la partie supérieure du duodénum et des rameaux pyloriques supérieurs.
A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777) ; A. Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)
Syn. anc. artère pylorique, arteria coronaria dextra minor de Haller, arteria gastrica minor de Walther
artère gastrique gauche l.f.
arteria gastrica sinistra (TA)
left gastric artery
Artère naissant de la face supérieure du tronc cœliaque, parfois comme branche terminale de trifurcation, plus rarement comme branche collatérale de l’artère liénale ou de l’artère hépatique commune.
Elle quitte le pilier gauche du diaphragme en décrivant une crosse oblique en avant et à gauche et concave vers le bas qui soulève une faux péritonéale (pli gastro-pancréatique) pour gagner la petite courbure gastrique, un peu au-dessous du cardia. Elle se bifurque à ce niveau en deux branches terminales, ventrale et dorsale anastomosées aux branches homologues de l’artère gastrique droite avec lesquelles elle vascularise la petite courbure de l’estomac. Elle donne des branches collatérales : l’artère œsophagienne postérieure, l’artère oesophago-cardio-tubérositaire antérieure, des ramuscules pour les nœuds lymphatiques, des rameaux omentaux et surtout l’artère hépatique latérale gauche.
A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777) ; G. Bauhin, dit Bauhinus, anatomiste et botaniste suisse (1560-1624) ; A. Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)
Syn. anc. artère coronaire stomachique, arteria coronaria superior de Haller, arteria gastrica major de Bauhin, arteria gastrica superior de Walther
artère gastrique postérieure l.f.
arteria gastrica posterior (TA)
posterior gastric artery
Branche du tronc de l’artère liénale qui monte sous le péritoine de la paroi postérieure du recessus omental inférieur jusqu’au fundus de l’estomac.
A quelques centimètres au-dessous du cardia elle soulève un petit pli séreux concave en bas dans le recessus omental inférieur. Elle s’engage dans le ligament gastro-phrénique pour se distribuer en trois ou quatre rameaux à la face postéro-supérieure du fundus de l’estomac. Elle peut envoyer quelques rameaux au pôle cranial de la rate. Lorsque cette artère gastrique postérieure manque, elle est remplacée par une artère gastrique courte, branche de l’artère polaire crâniale de la rate. Des variations sont nombreuses.
H. Rouvière, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1875-1952) ; P. Rio Branco, chirurgien brésilien (1912) ; A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777)
Syn. anc. artère cardio-tubérositaire postérieure de Rouvière, artère gastrique postérieure ascendante de Rio Branco, arteria gastrica posterior de Haller, arteria gastrica sinistra de Walther, ramus oesophago-gastricus posterior ascenda