polychloro-biphényles en médecine du travail l.m.p.
Les polychloro-biphényles, isolants électriques très utilisés dans les transformateurs, condensateurs interdits en France depuis 1987 à cause de leur cancérogénicité et de leur pollution de l’environnement, ont été responsables de cas accidentels d’engourdissements puis de neuropathies périphériques d’apparition rapide.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 9 du RG) avec un délai de 7 jours.
[E2]
Édit. 2018
phosphoramides anticholinestérasiques en médecine du travail l.m.p.
Les phosphoramides anticholinestérasiques, bases d’un certain nombre de pesticides, sont responsables de syndromes muscariniques avec céphalées, vertiges, confusion mentale accompagnée de myosis, d’amblyopie, en dehors des autres effets sur la peau, le système respiratoire et le tube digestif.
Sans traitement rapide il y a risque de passage à la phase nicotinique beaucoup plus grave, avec paralysie des muscles respiratoires et polynévrite diffuse.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 34 du RG tableau 11 du RA) avec un délai de 3 jours sous réserve de confirmation du diagnostic par un abaissement significatif du taux de la cholinestérase sérique et de l’acétylcholinestérase des hématies.
Réf. acétylcholinestérase
→ pesticides, syndrome muscarinique, syndrome nicotinique, cholinestérase, acétylcholinestérase
[E2]
Édit. 2018
propionitrile en médecine du travail l.m.
Le propionitrile ou cyanure d’éthyle, utilisé comme réactif et solvant et comme précurseur d’autres composés organiques dans l’industrie chimique, phytosanitaire et pharmaceutique, peut être responsable de troubles de conscience allant jusqu’à un état confusionnel et un coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA) pour les manifestations aiguës avec un délai de 7 jours.
[E2]
Édit. 2018
pyridine en médecine du travail l.f.
La pyridine ou azine utilisée dans l’industrie chimique, phytosanitaire et pharmaceutique comme réactif et solvant, est responsable de céphalées, vertiges, asthénie, nervosité allant jusqu’à un état confusionnel.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA) avec un délai d'un an i entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, pour les encéphalopathies sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard, après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës à type de syndrome ébrieux ou narcotique pouvant aller jusqu’au coma le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.
[E2]
Édit. 2018
tétrachloréthane en médecine du travail l.m.
Le tétrachloréthane ou tétrachlorure d’acétylène, solvant très dangereux, fortement néphrotoxique, utilisé dans l’industrie de fabrication de trichloréthylène (lui-même dangereux), qu’en circuit fermé, est responsable de cas historiques d’accidents nerveux aigus : céphalées, tremblement, apathie et somnolence.
En cas d’expositions répétées, ce qui est inconcevable de nos jours, il est à l’origine de cas historiques de polynévrites et névrites optiques.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 3 du RG) avec un délai de 30 jours entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, pour les névrites et polynévrites, et de 3 jours seulement pour les accidents nerveux aigus.
[E2]
Édit. 2018
tétrahydrofurane en médecine du travail l.m.
Le tétrahydrofurane ou oxacyclopentane , utilisé comme solvant pour les résines et les matières plastiques (en particulier vinyliques) dans l’industrie des encres, peintures, vernis, colles et dans l’industrie chimique et pharmaceutique, est responsable en cas d’intoxication aiguë de céphalées, de syndromes ébrieux, pouvant aussi entraîner des convulsions voire un coma.
En cas d’expositions répétées, ce qui est inconcevable de nos jours, il est à l’origine de cas d’encéphalopathies chroniques avec un psycho-syndrome organique ou de neuropathie périphérique distale sensitivo-motrice.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 84 du RG et 48 du RA) avec un délai d'un an entre la fin de l’exposition et la première constatation des symptômes, sous réserve d’une durée d’exposition d’au moins 10 ans et de tests psychométriques confirmés par leur répétition six mois plus tard après au moins six mois sans exposition.
Pour les manifestations aiguës, le délai de prise en charge est de 7 jours seulement.
Sigle THF
[E2]
Édit. 2018
toluène en médecine du travail l.m.
Les toluène, xylènes, utilisés couramment comme solvants, notamment des résines et du caoutchouc, en organosynthèse chimique, sont responsables, en cas d’exposition massive, de céphalées avec nausées et vomissements et d’un syndrome ébrieux pouvant aller jusqu’au coma.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 4 bis du RG tableau 19bis et 48 du RA) avec un délai de 7 jours.
[E2]
Édit. 2018
trichloéthylène en médecine du travail
Trichloéthylène, tétrachloéthylène, dichloroacéthylène, trichloroéthane,di- trichloroéthane, tétrabromométhane et hydrocarbures halogénés, utilisés couramment comme solvants, notamment des résines et du caoutchouc, en organosynthèse chimique, sont responsables, en cas d’exposition massive, de polyneuropathies confirmées par des examens électrophysiologiques.
Il y a possibilité de neuropathie optique rétrobulbaire avec le dichloracéthylène.
Cette intoxication est prise en charge comme maladie professionnelle (tableau 12 du RG tableau et 21 du RA) avec un délai de 7 jours.
[E2]
Édit. 2018