télangiectasie héréditaire hémorragique l.f.
→ télangiectasie hémorragique héréditaire
télangiectasie héréditaire hémorragique de Rendu-Osler l.f.
telangiectasia hereditaria haemorrhagica
M. Rendu, médecin français, membre de l'Académie de médecine (1896) ; W. Sir, Osler, médecin britannique, membre de l'Académie de médecine (1901) ; F. P. Weber, médecin interniste britannique (1904)
Syn. télangiectasie hémorragique héréditaire
→ Rendu-Osler (angiomatose hémorragique héréditaire ou familiale de), télangiectasie hémorragique héréditaire
rachitisme hémorragique l.m.
infantile scurvy, Barlow’s disease
T. Barlow, médecin britannique (1883)
Syn. maladie de Barlow, maladie de Moeller-Barlow, maladie de Cheadle- Moeller-Barlow, scorbut infantile
[ I2, 01]
Édit. 2018
fièvre hémorragique de Crimée-Congo l.f.
Crimea-Congo haemorrhagic fever
Fièvre hémorragique causée par un arbovirus du genre Orthonairovirus (famille des Nairoviridae).
Le réservoir du virus est constitué par des oiseaux et des mammifères herbivores sauvages ainsi que par les tiques dont la morsure transmet le virus à l'Homme. Cette infection, dont le taux de mortalité est de 30%, sévit en Europe de l’Est, en Asie et en Afrique sub-saharienne. Le diagnostic repose sur l’isolement du virus en culture cellulaire et sur la sérologie (ELISA).
→ arbovirus, Orthonairovirus, Nairoviridae, fièvres hémorragiques virales
[D1]
Édit. 2020
fièvre hémorragique de Crimée-Congo l.f.
Crimea-Congo haemorrhagic fever
fFièvre hémorragique causée par un arbovirus du genre Orthonairovirus (famille des Nairoviridae).
Le réservoir du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est constitué par des oiseaux et des mammifères herbivores sauvages ainsi que par les tiques dont la morsure transmet le virus à l’homme. Cette infection, dont le taux de mortalité est de 30%, sévit en Europe de l’Est, en Asie et en Afrique sub-saharienne. Le diagnostic repose sur l’isolement du virus en culture cellulaire et sur la sérologie (ELISA).
→ Orthonairovirus, Nairoviridae, fièvres hémorragiques virales
[D1]
Édit. 2
fièvre hémorragique de Crimée-Congo l.f.
Crimea-Congo haemorrhagic fever
Fièvre hémorragique causée par un arbovirus du genre Orthonairovirus (famille des Nairoviridae).
Le réservoir du virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo est constitué par des oiseaux et des mammifères herbivores sauvages ainsi que par les tiques dont la morsure transmet le virus à l’homme. Cette infection, dont le taux de mortalité est de 30%, sévit en Europe de l’Est, en Asie et en Afrique sub-saharienne. Le diagnostic repose sur l’isolement du virus en culture cellulaire et sur la sérologie (ELISA).
→ Orthonairovirus, Nairoviridae, fièvres hémorragiques virales
[D1, D2, F1]
Édit. 2020
Index de Mayo de la rectocolite hémorragique
Mayo score for ulcerative colitis
Fréquence des selles
0 : normale
1 : 1 à 2 selles en plus du nombre habituel
2 : 3 à 4 selles en plus du nombre habituel
3 : >5 selles en plus du nombre habituel
Présence de sang dans les selles
0 : absent
1 : <50% des émissio,ns
2 : > 50% des émissions
Appréciation globale de la gravité
0 : quiescente
1 : activité légère
2 : activité modérée
3 : maladie sévère
Evaluation de la sévérité des lésions endoscopiques
0 : normale ou maladie inactive
1 : anomalies légères (érythème, diminution de la trame vasculaire, légère fragilité)
2 : anomalies modérées (érythème franc, disparition de la trame vasculaire, fragilité, érosions)
3 : anomalies sévères (saignement spontané, ulcérations)Score < 2 : maladie inactive
Score compris entre 3 et 5 : activité faible
Score compris entre 6 et 10 : activité modérée
Score >11 : activité sévère.
P. Rutgeerts, gastro-entérologue belge (2005)
→ rectocolite ulcérohémorragique
[L1]
Édit. 2021
Score de Mayo de la colite hémorragique l.m.
Ulcerative Colitis Activity Index
Fréquence des selles
0 : normale
1 : 1 à 2 selles en plus du nombre habituel
2 : 3 à 4 selles en plus du nombre habituel
3 : >5 selles en plus du nombre habituel
Présence de sang dans les selles
0 : absent
1 : <50% des émissio,ns
2 : > 50% des émissions
Appréciation globale de la gravité
0 : quiescente
1 : activité légère
2 : activité modérée
3 : maladie sévère
Evaluation de la sévérité des lésions endoscopiques
0 : normale ou maladie inactive
1 : anomalies légères (érythème, diminution de la trame vasculaire, légère fragilité)
2 : anomalies modérées (érythème franc, disparition de la trame vasculaire, fragilité, érosions)
3 : anomalies sévères (saignement spontané, ulcérations)Score < 2 : maladie inactive
Score compris entre 3 et 5 : activité faible
Score compris entre 6 et 10 : activité modérée
Score >11 : activité sévère
P. Rutgeers, gastroentérologue belge (2005)
→ rectocolite ulcéro-hémorragique
[L1]
Édit. 2021
alcoolisme aigu l.m.
acute alcoholism
Intoxication dont les effets apparaissent peu après l'ingestion d'une boisson alcoolique.
L'état ébrieux ou ébriété (ataxie, dysarthrie et confusion), forme initiale ou mineure de l'ivresse apparaît à partir d'un taux sanguin allant de 0,5 à 1,5 g/L. Au-dessus de 2 g/L la marche est difficile sinon impossible. Après 3 g/L le patient est généralement dans le coma (ivre mort) ou du moins fortement obnubilé, il peut mourir en état de choc. Par accoutumance, les alcooliques chroniques tolèrent des taux élevés.
Les effets d'une intoxication isolée se dissipent assez rapidement. Si le réveil tarde, suspecter l'association d'alcool et d'autres substances. De toute façon, éviter tout lavage gastrique, mais mettre en œuvre une surveillance cardiorespiratoire, les perfusions glucosées doivent être additionnées de thiamine (vitamine B1), les analeptiques doivent être maniés avec prudence. La dialyse extrarénale ne doit être utilisée qu'en cas extrême.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
→ alcool éthylique, alcoolémie, ébriété, ivresse
[E1,G2,G3,G4]
Édit. 2017
angiome aigu tardif l.m.
late acute angioma
Angiome à évolution aigüe, résultant soit d'une reviviscence d'un angiome congénital, soit de l'apparition tardive d'un angiome.
Le type le mieux connu est l'angiome gravidique.
Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur
[K4,Q2]
Édit. 2017
angoisse (accès aigu d') l.m.
anxiety acute crisis
Installation soudaine et inopinée, généralement en quelques minutes et sans circonstance déclenchante repérable, d'une appréhension intense avec sensation de mort imminente et peur de devenir fou.
Le sujet est submergé par cette appréhension et les signes somatiques qui l'accompagnent. Sur le plan comportemental, il présente habituellement une agitation motrice qu'il ne peut maîtriser, plus rarement une véritable sidération stuporeuse.
Une simple écoute bienveillante peut amener la disparition de l'accès. Un traitement anxiolytique de courte durée, parfois injectable, amène une sédation rapide. L'évolution se fait en règle générale vers la répétition.
Syn. attaque d'angoisse
→ angoisse (névrose d'), panique (attaque de)
[H3,H4]
Édit. 2017
asthme aigu grave l.m.
acute severe asthma
Crise gravissime d'asthme, pouvant être mortelle, provoquée par une large obstruction bronchique (bouchons muqueux, spasme et épaississement des parois bronchiques), pouvant survenir à tout âge, mais surtout entre 30 et 50 ans.
Chez tout asthmatique, la chute du débit expiratoire de pointe au-dessous de 25 % de sa valeur théorique est un signe critique qui commande la pulvérisation de bêta2-mimétiques et le traitement d'urgence sous surveillance médicale. Pendant la crise dyspnéique on note : tachypnée, contracture inspiratoire des sterno-cléido-mastoïdiens, orthopnée, difficulté à parler et à tousser, agitation, sueurs, cyanose, tachycardie. Des troubles de conscience, un pouls paradoxal, des pauses respiratoires sont de mauvais pronostic immédiat. Le transport médicalisé en soins intensifs est impératif.
Le traitement de première intention est fait de bêta2 -mimétiques en pulvérisation, O2 à fort débit, perfusion avec des corticoïdes + KCl + MgCl2, antibiotiques à large spectre. Si l'hypoxie persiste, l'arrêt cardiaque est menaçant : injecter 0,1 mg d'adrénaline i.v. lente et intuber. Pour éviter les barotraumatismes, la ventilation mécanique doit se faire en hypercapnie contrôlée (fréquence lente, rapport I/E = 1/3, FIO2 entre 0,4 et 0,6) injections répétées de benzodiazépines et de morphiniques, si besoin. La prévention des crises passe par l'éducation des malades et l'automédication. Malgré les progrès thérapeutiques, la mortalité est encore de l'ordre de 15 %.
Étym. gr. asthma : respiration pénible, asthme
→ amine sympathomimétique, rapport I/E
cancer aigu du sein l.m.
acute breast cancer
Tumeur maligne diffuse inflammatoire, envahissant rapidement la totalité de la glande mammaire, souvent en période d’allaitement.
Syn. mastite carcinomateuse, cancer inflammatoire du sein
[F2, O5]
Édit. 2020
cœur pulmonaire aigu l.m.
acute pulmonary heart
Défaillance aigüe du cœur droit, par augmentation soudaine et importante de la post-charge ventriculaire droite, dont la cause la plus fréquente et la plus typique est l'embolie pulmonaire massive.
D’autres mécanismes peuvent aussi provoquer l’insuffisance aigüe du ventricule droit : les syndromes de détresse respiratoire aigüe de l’adulte, l’état de mal asthmatique, la décompensation aigüe des bronchopneumopathies chroniques obstructives, etc.
[K2,K1]
délire aigu l.m.
acute frenzy
Entité nosographique française ancienne, d'une extrême gravité, décrite comme une complication d'états psychotiques surtout aigus (psychoses alcooliques, confusions mentales infectieuses, catatonies sévères, notamment).
L'intense agitation hallucinatoire et anxieuse et la sitiophobie s'accompagnent d'une hyperthermie et d'une déshydratation avec troubles hydroélectrolytiques et hyperazotémie (encéphalite psychosique aigüe hyperazotémique, E. Toulouse, L. Marchand et A. Courtois, à partir de 1929).
Grâce aux moyens de traitement actuels et à l'évolution de la pathologie, cette réaction , catastrophique a pratiquement disparu.
L. Marchand, A. Courtois, E. Toulouse, neuropsychiatres français (1935) L. Calmeil, neuropsychiatre français (1859)
Étym. lat. delirium : délire
délire aigu puerpéral l.m.
acute puerperal delirium
Manifestation psychotique des suites de couches, sous forme d'un syndrome confusionnel, associé à des phénomènes oniriques, hallucinatoires et délirants apparaissant quelques jours après l'accouchement ou sous forme d'un état mélancolique avec épisode dépressif plus tardif.
Étym. lat. delirium : délire
Syn. psychose puerpérale
glaucome aigu (crise de) l.f.
acute glaucoma
Hypertonie oculaire aigüe due à la fermeture de l'angle iridocornéen, secondaire à un blocage pupillaire.
Cet accident grave survient principalement chez des sujets hypermétropes ayant un angle iridocornéen étroit ou des yeux ayant un iris plateau. Il s'agit d'une urgence médicale fréquente nécessitant un traitement hypotonisant rapide et une iridotomie au laser. En cas de diagnostic tardif, la formation de synéchies iridocornéennes crée la situation clinique du glaucome chronique à angle fermé, dont le traitement devient rapidement chirurgical (trabéculotomie).
→ blocage pupillaire, iris plateau
hydramnios aigu l.m.
acute polyhydramnios
Hydramnios précoce, se manifestant entre le 4e et le 6e mois, d'installation rapide puisqu'il se constitue en quelques jours, et abondant, pouvant dépasser 10 litres.
Étym. gr. hudôr : eau; amnios : amnios
[O3]
kératocône aigu l.m.
Lipschütz (ulcère aigu de la vulve de) l.m.
Lipschütz’s ulcus vulvae acutum
B. Lipschütz, dermatologiste autrichien (1912)
→ ulcère aigu de la vulve, aphtose bipolaire
pemphigus aigu fébrile grave de Nodet l.m. (obsolète)
Dénomination obsolète donnée à une dermatose bulleuse décrite chez les bouchers qui correspond vraisemblablement à une épidermolyse staphylococcique aigüe.
C. H. Nodet, dermatologue français (1880)
pityriasis lichénoïde varioliforme aigu l.m.
acute varioliform pityria lichenoides
Forme aiguë rare de pityriasis lichénoïde, habituellement observée chez l'enfant, correspondant à une éruption à début brutal faite de papules qui deviennent nécrotiques ou croûteuses puis s'ulcèrent et dont la cicatrisation peut prendre un aspect varioliforme.
L'évolution, plus courte que celle des formes chroniques, dure quelques semaines, voire quelque mois. Il existe des formes suraiguës fébriles. L'image histologique est superposable à celle du pityriasis lichénoïde chronique, mais est plus marquée, avec, notamment, une réelle vascularite qui constitue probablement la lésion élémentaire.
Syn. parapsoriasis varioliforme de Mucha-Habermann
Sigle : PLEVA
prurigo simplex aigu l.m.
simple acute prurigo, prurigo simplex acuta
Dermatose banale touchant préférentiellement l'enfant, mais parfois aussi l'adulte, caractérisée par une éruption aigüe de papules érythémateuses prurigineuses de petite taille dispersées en nombre variable sur le tégument, parfois vésiculeuses ou même bulleuses, volontiers excoriées en leur centre, d'aspect histologique peu spécifique.
Le diagnostic est clinique, mais des examens complémentaires, en particulier la biopsie cutanée, peuvent être nécessaires pour éliminer d'autres dermatoses. Le prurigo aigu est généralement regardé comme une réaction d'hypersensibilité à des arthropodes présents dans l'environnement du malade; le traitement repose essentiellement sur les antihistaminiques et les dermocorticoïdes.
pyopneumothorax aigu l.m.
acute pyopneumothorax
Irruption brutale de pus et d'air dans la cavité pleurale.
Il en est deux causes ;
- les abcès pulmonaires souscorticaux à germes anaérobies, souvent de petites tailles ;
- plus rare est la perforation d'une caverne tuberculeuse souspleurale observée fréquem
Dans les deux cas, il existe un syndrome infectieux sévère, une détresse respiratoire nécessitant un drainage pleural irréversible d'extrême urgence. La mise en évidence de germes anaérobies ou de bacilles de Koch permet de conduire le traitement antibiotique.
rejet aigu de greffe hépatique l.m.
Rejet survenant en cas de transplantation hépatique soit dès le 3e jour postopératoire et dans 80% des cas avant le 15e jour, soit tardivement nécessitant la poursuite du traitement immunosuppresseur.
Un traitement est nécessaire dans 35 à 70% des cas. Suspecté en cas de fièvre, d'élévation des tests hépatiques, le diagnostic est fait histologiquement par biopsie hépatique. Il existe dans l'espace porte un infiltrat inflammatoire portal, des canaux biliaires interlobulaires et de l'endothélium veineux. Le traitement repose sur les fortes doses de corticoïdes (bolus), en cas d'échec sur l'anticorps monoclonal antiCD 3 (OKT3) ou le tacrolimus (ou FK 506, lactone macrocyclique hydrophobe de mécanisme d'action voisin de celui de la ciclosporine).
→ rejet de greffe, traitement immunosuppresseur et transplantation, histocompatibilité (système d'), HLA