alcoylation n.f.
alkylation
Fixation d’un radical alcoyle sur une molécule par substitution à un atome d’hydrogène.
Par exemple la méthylation d’un acide aminé ou d’un acide nucléique est un processus physiologique qui intervient dans le vieillissement. Des agents chimiques alcoylants peuvent être utilisés pour modifier des macromolécules en thérapeutique antitumorale.
[C1,G3,G5]
Édit. 2017
alicament n.m.
nutriceutical
Néologisme, désignation impropre d’un complément alimentaire auquel sont attribués des effets thérapeutiques.
.Étym. fusion entre aliment et médicament
[G3,G5,R2]
Édit. 2017
aliskiren n.m
aliskiren
Inhibiteur de la rénine utilisé dans le traitement de l’hypertension artérielle.
[G5,K]
Édit. 2017
alkylant adj. et n.m.
alkylating agent
Qualifie une catégorie de poisons (agents alkylants) qui produisent des additions de groupements alkyl sur les bases nucléiques de l'ADN.
Les alkylants agissent en créant des liaisons (ponts) entre 2 brins d'ADN ou au sein du même brin. Lors de la division cellulaire, le dédoublement des 2 brins de DNA devient difficile, et surtout, la transcription est arrêtée au niveau de l'agent alkylant, aboutissant à "l'avortement" de la division cellulaire. Par cette action, certains de ces produits sont actifs dans le traitement antinéoplasique des tumeurs en particulier les moutardes azotées, tel le cyclophosphamide, les organoplatines, les nitroso-urée, etc.
Ces modifications sont responsables de mutations à l'origine de diverses pathologies ; les agents alkylants sont donc mutagènes.
Syn. alkoylant
→ chimiothérapie anticancéreuse
[F2, G3, G5]
Édit. 2020
allergie aux corticoïdes l.f.
allergy to steroids
Ensemble des accidents d'hypersensibilité aux corticostéroïdes, qu'ils soient administrés per os ou plus souvent après une injection intra-articulaire, intraveineuse ou intramusculaire.
L'accident peut se présenter comme une urticaire, des éruptions diverses et même comme un œdème angioneurotique. On pratique dans ces cas des tests cutanés en prick à la solution pure avec une solution diluée au 1/10 de corticostéroïdes. Si la plupart des incidents relevés relèvent des excipients ou des conservateurs, il existe des incidents dus au produit lui-même.
→ prick test, Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G5,N1]
Édit. 2017
allergie aux médicaments l.f.
drug allergy
Réaction d'hypersensibilité aux médicaments pouvant relever des quatre types de la classification de Gell et Coombs, systémique ou locale selon la voie d'administration.
Les lésions cutanées sont les plus fréquemment rencontrées (eczéma de contact, urticaire, etc.). De nombreux médicaments se comportent comme des haptènes ou plus rarement des antigènes.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,G3,G5]
Édit. 2017
allopathie n.f.
allopathy
Méthode de traitement dans laquelle on administre contre une maladie des substances susceptibles d’agir sur les causes de la maladie, ou au moins de réduire l’intensité des manifestations morbides.
Ce terme a été forgé par les partisans de l’homéopathie et n’est utilisé que par eux.
La médecine traditionnelle serait donc une allopathie. Elle est fondée sur l’expérimentation scientifique qui atteste que l’effet des médicaments croît en même temps que les doses administrées, dans certaines limites.
Dans la langue française le suffixe -pathie s’applique généralement à une maladie et non à une thérapeutique.
[G5]
Édit. 2017
allopurinol n.m.
allopurinol
Analogue structural de la xanthine, inhibiteur de l'oxydation de l'hypoxanthine en xanthine et de la xanthine en acide urique.
Administré per os, l'allopurinol constitue le traitement de fond de la goutte et des hyperuricémies primitives ou secondaires. Il potentialise les effets de la 6-mercaptopurine, de l'azathioprine et des anticoagulants coumariniques.
Médicament essentiel de l'OMS.
[G3,G5]
Édit. 2017
allylamines n.f.p.
allylamines
Groupe d’antifongiques caractérisés par une fonction allylamine tertiaire et comprenant, en thérapeutique, la terbinafine.
Les allylamines agissent sur la biosynthèse de l’ergostérol et inhibent la squalène-époxidase.
[D1,G3,G5]
Édit. 2017
alopécie par chimiothérapie l.f.
chemotherapy alopecia, antimitotic alopecia
Alopécie brutale, diffuse, non cicatricielle et réversible, secondaire à un effluvium anagène aigu, induite par un médicament antimitotique responsable d'une brutale atteinte des cellules matricielles en multiplication intense au sein des follicules pileux en phase anagène.
La sévérité de l'alopécie dépend de la nature et de la dose du ou des produits antimitotiques concernés, ainsi que du pourcentage des cheveux en phase anagène lors de la chimiothérapie. Il existe également une susceptibilité individuelle variable d’un patient à l'autre.
Étym. gr. alôpêx : renard ; alopêkia : maladie qui fait tomber les poils du renard (le renard étant sujet à la pelade)
Syn. alopécie chimio-induite, alopécie par antimitotique, effluvium
[J1,G5,F2]
Édit. 2017
alpha-bloquant n.m.adj.
alpha-adrenoceptor antagonist, alpha-blocker
Substance chimique bloquant les récepteurs adrénergiques alpha.
Ces récepteurs adrénergiques sont répartis en deux groupes : alpha1 essentiellement périphériques, postSyn.aptique et alpha2 synaptiques. La biologie moléculaire a permis d'identifier plusieurs sous-groupes d' alpha1 récepteurs, les alpha1A, alpha1B, et alpha1D ; le sous-groupe alpha1L très probable n'est pas encore complètement caractérisé. L'existence de plusieurs sous-groupes d' alpha1 récepteurs et leur répartition inégale selon les organes amènent à rechercher des molécules bloquant "sélectivement" l'un ou l'autre d'entre eux. Cependant l'ubiquité de leur action non seulement en périphérie (organes, vaisseaux), mais aussi sur le système nerveux central (moelle et cerveau) rend compte de la difficulté de mettre au point une substance capable d'agir tout à fait électivement sur un organe ou une fonction.
Au niveau des artères les récepteurs alpha1 sont postsynaptiques (leur stimulation induit une vasoconstriction) et les récepteurs alpha2 sont en partie présynaptiques, ils régissent notamment la libération de la noradrénaline au niveau des synapses du système sympathique. Certains alpha-bloquants (phentolamine, tolazoline, phénoxybenzamine) sont non sélectifs, d'autres ont un effet plus sélectif : ils sont, soit antagonistes alpha1 (prazosine), soit antagonistes alpha2 (yohimbine).
En thérapeutique urologique les alpha-bloquants, relâchant les fibres musculaires lisses du col vésical et de l'urèthre postérieur, sont des médicaments facilitant la miction, et donc utilisés principalement dans les troubles mictionnels de type dysurique, agissant sur la part fonctionnelle de ces troubles.
[G3,G5]
Édit. 2017
alpha-bloqueur n.m
alpha-blocker
[G3,G5]
Édit. 2017
alpha-méthyl dopa n.f.
Médicament antihypertenseur pouvant provoquer, lors de traitements prolongés, une anémie hémolytique auto-immune.
Le mécanisme ferait intervenir un dysfonctionnement des lymphocytes T. Il s'agit d'anticorps de type IgG, antirhésus. Certains sujets seraient génétiquement prédisposés à cette complication iatrogène
[G3,G5,F3,F4]
Édit. 2017
alprazolam n.m.
Anxiolytique appartenant à la classe des benzodiazépines.
[H3,G5 ]
Édit. 2017
aluminium n.m.
aluminium
Élément de numéro atomique 13 et de masse 26,98, du groupe IIIb, de symbole Al, métal de valence 3, blanc, léger très abondant dans la nature sous forme de bauxite et de minéraux dérivés du silicium (silicates du type de l’argile).
Le pancréas est l'organe humain le plus riche en aluminium.
En pharmacologie, les sels solubles sont connus comme astringents et les sels insolubles présentent des propriétés antiacides utilisées en thérapeutique des ulcères.
Utilisé dans l’industrie de l’aluminium mais aussi en métallurgie, sa toxicité cérébrale n’a pas été prouvée formellement à ce jour (enquêtse et méta-analyses de l’institut de veille sanitaire, de l'agence française de sécurité sanitaire, de l'agence française de sécurité sanitaire des aliments de novembre 2003) et aucun cas de neurotoxicité n’est décrit ni reconnu en pathologie professionnelle.
L'aluminiume n'a été responsable d'encéphalopathie que chez les malades insuffisants rénaux chroniques soumis à l'hémodialyse et prenant des gels d'alumine pour réduire l'hyperphosphatémie (cette affection a disparu).
Symb. Al
[ G5]
Édit. 2018
alzheimérien (prise en charge d'un malade) l.f.
caregiving to an alzheimerian patient
La prise en charge (ou prise en soins),doit dépasser les seuls traitements pharmacologiques, doit être globale et porter à la fois sur le patient mais aussi sur son entourage.
Il n y a pas de traitement curatif de la maladie d’Alzheimer. C'est au stade d'émergence de troubles paucisymptomatiques qu'un traitement anticholinestérasique favorisant la neurotransmission cholinergique peut être indiqué. Les inhibiteurs de l’acétylcholinesterase ont un effet très limité : il s’agit du donézépil, de la rivastigmine, et de la galantamine. Leur action est purement symptomatique et modeste. Ils exposent à des effets secondaires indésirables cholinergiques (notamment digestifs et cardio-vasculaires qui sont fréquents chez ces malades fragiles, âgés, et souvent polymédicamentés). Les médicaments physiopathologiques n’ont pas démontré leur efficacité, tout au moins sur des paramètres cliniques. Les agents psychotropes (thymo-régulateurs, inhibiteurs de la recapture de la sérotonine…) peuvent être utilisés avec parcimonie en cas de troubles comportementaux ou de syndromes neuro-psychiatriques.
A côté de la prise en charge pharmacologique, une approche plus globale est souhaitable. Stimulation cognitive, art-thérapie ont un effet souvent bénéfique (bien que non formellement démontré); gestion des comorbidités (dépression notamment), maintien de l'état d'hydratation et nutritionnel, kinésithérapie pour entretenir la mobilité, ne doivent pas être négligés. Le maintien au domicile, quand cela est possible, est hautement souhaitable et peut nécessiter le recours à une aide quotidienne, aux services sociaux, à des mesures juridiques de protection. Le soutien des aidants familiaux par une association de malades, par l’information et la déculpabilisation en cas de placement, et/ou par des groupes de paroles est également essentielle. L’ensemble de ces mesures, facilitées par les plans Alzheimer successifs a contribué à une amélioration significative de la prise en soin de ces patients au cours de ces dernières années.
Les progrès portant notamment sur la physiopathologie moléculaire permettent de présager des applications thérapeutiques nouvelles dans ce véritable fléau socio-économique et familial.
A. Alzheimer, neuro-psychiatre allemand (1906)
→ Alzheimer (maladie d'), Alzheimer (biomarqueurs de la maladie d'), Folstein (minimental test de), Mini Mental State Examination (modèle d'interrogatoire)
[H1,H3,G5,Q2]
Édit. 2017
amantadine n.f.
Antiviral du groupe des adamantanes, inhibiteur de la protéine M2 des virus grippaux humains et aviaires.
Utilisé dans la prophylaxie et le traitement de la grippe provoquée par Myxovirus influenzae de type A, l’émergence de souches résistantes et la mauvaise tolérance en ont limité l’emploi.
L’amantadine peut avoir un effet anti parkinsonien modéré et souvent transitoire.
[D1, G5]
Édit. 2020
amaril adj.
amarillic
Concerne le virus de la fièvre jaune (virus amaril) qui est endémique dans plusieurs pays tropicaux d’Afrique et d’Amérique Latine.
La vaccination amarile a une validité qui commence dix jours après une injection unique et couvre une période de dix ans. Inutile en Asie où la fièvre jaune n’existe pas, cette vaccination est obligatoire dans les pays tropicaux endémiques ou réceptifs où l’insecte vecteur, un moustique habituellement du genre Aedes, est présent. Le certificat de vaccination anti-amarile doit être rédigé sur un document officiel fourni par l’OMS.
→ fièvre jaune , virus amaril, vaccin fièvre jaune
[D1, G5]
Édit. 2020
aménorrhée-galactorrhée (syndrome d') l.m.
amenorrhea-galactorrhea syndrome
Absence de règles associée à un écoulement au niveau du mamelon généralement spontané, bilatéral, multipore.
Elle est due à une hyperprolactinémie causée par un micro-adénome ou un macro-adénome de l'antéhypophyse qui peut, comme dans le syndrome de Forbes-Albright, comprimer le chiasma optique. Certains médicaments comme l'alphaméthyldopa, la réserpine, le sulpiride ou les phénothiazines, et surtout la pilule contraceptive œstroprogestative, peuvent en être la cause ; l’aménorrhée apparaît alors dès l’arrêt de la contraception. Le dosage de la prolactinémie et surtout l’IRM de l’hypophyse permettent d’identifier l’adénome hypophysaire et de préciser sa taille. Le traitement par un médicament dopaminergique, la bromocriptine, suffit pour les lésions de petite taille. Les macro-adénomes doivent être opérés par neurochirurgie transphénoïdale.
Syn. syndrome de Chiari-Frommel, syndrome d’Argonz Del Castillo
[G3,G5,O3,O4,O5]
Édit. 2017
amibiase hépatique l.f.
amoebic liver abscess
Maladie due à un protozoaire, Entamoeba histolytica, consécutive à une amibiase intestinale soit actuelle, soit survenue plusieurs semaines ou plusieurs mois auparavant et qui a pu n'être pas reconnue.
Sous sa forme végétative pathogène histolytica, le parasite peut traverser la paroi intestinale dont il a lésé la muqueuse, pénétrer dans les capillaires mésentériques et, par le système vasculaire porte, parvenir au foie qui devient le siège d'une infection amibienne. L'amibiase hépatique provoque des abcès parfois très volumineux, visibles en échographie. Le traitement est un nitro-5-imidazol (métronidazole), amoebicide diffusible administré per os pendant 7 à 10 jours. La vidange d’abcès volumineux par ponction transpariétale doit être quelque fois envisagée.
Syn. hépatite amibienne, abcès amibien du foie
→ Entamoeba histolytica, amibiase, métronidazole
[D1, G5, L1]
Édit. 2020
amibiase intrathoracique l.f.
pleuropulmonary amebiasis
Affection due à Entamœba histolytica, toujours secondaire à une localisation hépatique de l'amibiase.
Cette atteinte est due à la rupture d'un abcès amibien du dôme du foie soit dans la plèvre, source d'une pleurésie non microbienne typiquement de couleur chocolat, soit dans le parenchyme pulmonaire en cas d'accolement pleural donnant un abcès amibien pulmonaire, soit dans une bronche avec sa vomique chocolat.
Le diagnostic repose sur la sérologie, chez un malade porteur d'un abcès hépatique ou pulmonaire au scanner ou à l'échographie. Le traitement est le métronidazole : 1,5 g tous les jours pendant 10 jours ou le tinidazole : 2 g par jour en 1 fois pendant 5 jours ; suivi d'un traitement des kystes intestinaux pendant 10 jours.
Syn. amibiase pleuro-pulmonaire
[D1, G5, K1, L1]
Édit. 2020
amidon (solution d') l.f.
hydroxyethylstarch
Solution colloïde composée de polysaccharides naturels (hydrolysés surtout à partir d'amidon de maïs) dont la masse moléculaire moyenne est de 200 à 450 kDa.
Les radicaux hydroxyéthyles de l'amidon ralentissent l’hydrolyse des polysaccharides par l’alpha-amylase plasmatique. Ayant une pression oncotique supérieure à celle du plasma, ces solutions attirent l'eau du secteur interstitiel vers celui intravasculaire, du moins au début de l'administration.
Ces solutions sont utilisées pour restaurer ou maintenir le volume des liquides intravasculaires (administration maximale 30 mL/kg/24h). Leur demi-vie intravasculaire (de 4 à 24 h) dépend de leur masse moléculaire et du degré de substitution en radicaux hydroxy- éthyles.
L'élimination se fait par l'urine, soit sous forme non modifiée, soit après hydrolyse partielle par les amylases. Les effets secondaires sont rares (réactions anaphylactoïdes, perturbations de l'hémostase et augmentation des amylases plasmatiques par formation d'un complexe macromoléculaire).
[C1,C3,G5]
Édit. 2017
amikacine n.f.
amikacin
Antibiotique bactéricide, de la famille des aminosides, prescrit par voie parentérale, dont les indications sont essentiellement hospitalières.
L'amikacine est également utilisée dans le traitement de certaines tuberculoses multirésistantes.
[D1,G3,G5]
Édit. 2017
amineptine n.f.
Antidépréseur tricyclique.
→ antidépresseur, psychotropes, noo-analeptique
[H3,G5 ]
Édit. 2017
aminoglutéthimide l.f.p.
[C1,F2,G3,G5,O3,O4,O5]
Édit. 2020