Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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anévrysme thoracique l.m.

thoracic aortic aneurysm

Dilatation de l’aorte thoracique relevant principalement des mêmes causes que l’anévrysme de localisation abdominale, mais avec un aspect un peu différent.
Selon la localisation on distingue les anévrysmes de l’aorte ascendante, compliquant un syndrome de Marfan, qui s’accompagnent volontiers d’une insuffisance valvulaire aortique (l’origine syphilitique en est devenue exceptionnelle), et ceux des portions horizontale ou descendante de l’arc de l’aorte, souvent diffus et fusiformes d’origine athéroscléreuse, voire traumatique (tachytraumatisme), ils sont sacciformes lorsqu’ils intéressent l’isthme de l’aorte.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

anévrysme, anévrysme de l'arc de l'aorte, anévrysme aortique thoracoadominal, tachytraumatisme

[K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme traumatique l.m.

traumatic aneurysm

Le plus souvent il s’agit d’un faux anévrysme résultant d’un traumatisme ouvert ou fermé.
Dans le cas des traumatismes ouverts, l’agent vulnérant produit une solution de continuité dans la paroi artérielle. Celle-ci ne provoque pas toujours l’exsanguination car le spasme, la thrombose et le tamponnement par les structures voisines peuvent assécher la plaie. Parfois même, c’est la plaie conjointe de la veine voisine qui vient siphonner le saignement artériel en une fistule artérioveineuse. Il se produit alors un hématome plus ou moins circulant en communication avec le vaisseau lésé. La surinfection peut bien sûr aggraver le phénomène qui va dès lors évoluer pour son propre compte vers la croissance et les complications survenant parfois plusieurs années plus tard, ce qui explique la règle d’explorer tout traumatisme pénétrant sur un trajet vasculaire.
Dans le cas des traumatismes fermés, c’est le plus souvent une décélération brutale qui exerce un couple de traction-torsion aux zones anatomiques de concentration de contrainte comme à l’isthme aortique. Il y a alors une rupture de l’intima et de la média qui n’est que temporairement contenue par l’adventice. Le traitement est rendu compliqué par la fréquence des autres lésions traumatiques qui engagent, elles aussi rapidement le pronostic vital. Ce traitement a été grandement facilité ces dernières années par les techniques endovasculaires qui permettent des stabiliser rapidement la paroi aortique par voie fémorale et permettre le traitement des autres lésions traumatiques sans un délai autrefois souvent fatal.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

anévrysme, fistule artérioveineuse

[K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme tubulaire l.m.

anévrysme cylindrique

[K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme ulnaire l.m.

ulnar aneurysm

Dilatation pathologique de l'artère ulnaire, forme particulière d’anévrysme artériel qui a pour origine les traumatismes répétés de la paume.
Il s'agit habituellement d'une maladie professionnelle reconnue (tableau 69) liée à des microtraumatismes répétés de la région hypothénar (plaquistes, ouvriers du bâtiment, métallurgie, chaudronnerie), qui fragilisent l'artère ulnaire et induisent un anévrysme ou une thrombose. Le siège spécifique est situé au niveau de la terminaison de l'artère ulnaire, juste en aval du crochet de l'os crochu, et juste avant l'origine de l'arcade palmaire superficielle. La maladie se révèle sous forme d'un acrosyndrome vasculaire avec phénomène de Raynaud et manifestations ischémiques des doigts.

Syn. anévrysme cubital (obsolète), maladie du marteau hypothénar

anévrysme, Raynaud (phénomène de)

[E2,K4]

Édit. 2017

anévrysme valvulaire l.m.

valvular aneurysm

Anévrysme d'une valve cardiaque consécutif à une endocardite infectieuse, essentiellement la valve mitrale.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré)  : dilatation

[D1,K2,K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme variqueux l.m.

Communication entre une artère et une veine par un sac d’aspect anévrysmal constitué au niveau d’un hématome enkysté.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

[K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme variqueux de Broca l.m.

Anévrysme artérioveineux simple constitué par une fistule artérioveineuse, la veine présentant une soufflure.

P. Broca, anthropologiste et chirurgien français (1824-1880)

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

[K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme ventriculaire l.m.

ventricular aneurism

Distension de la paroi du ventricule cardiaque au niveau de la cicatrice d'un infarctus, le plus souvent du ventricule gauche, qui apparaît chez environ 10% des patients dans les suites d'un infarctus du myocarde.
Dans un cas sur deux, se forme un thrombus ventriculaire dans la cavité dyskinétique. Le risque embolique de ce thrombus est faible, probablement en raison de son siège au fond du sac anévrysmal. L'anévrysme ventriculaire est visualisé par l'échographie cardiaque bidimensionnelle. Le traitement au long cours par anticoagulants reste controversé. Le traitement chirurgical (plicature ou résection de la zone pariétale infarcie) est indiqué lorsque l’anévrysme est volumineux ou compliqué (défaillance cardiaque, troubles rythmiques sévères, thrombose emboligène).

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

[K2,K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme vrai l.m.

Anévrysme dont la paroi est constitué par une ou plusieurs tuniques du vaisseau dont il dépend et représentant une continuation de ces tuniques.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

Ant. anévrysme faux

anévrysme faux

[K3,K4]

Édit. 2017

Osler (anévrysme d') l.m.

W. Osler, Sir, médecin canadien, membre de l’Académie de médecine (1849-1919)

anévrysme d'Osler

[K2,K3,K4]

Édit. 2017

Park (anévrysme de) l.m.

Park's aneurysm

H. Park, chirurgien britannique (1744-1831)

anévrysme de Park

[K3,K4]

Pestalozzi (anévrysme de) l.m.

J. Pestalozzi, chirurgien d’origine vénitienne qui exerça en France (Lyon) (1674-1742)

anévrysme de Pestalozzi

[H2,K3,K4]

Pott (anévrysme de) l.m.

Pott’s aneurysm

P. Pott, Sir, chirurgien britannique (1713-1788)

anévrysme de Pott

[K4]

anévrysme bactérien l.m.

bacterial aneurysm

Anévrysme constitué au niveau d’un embolus (dû le plus souvent à une endocardite bactérienne), du fait du ramollissement de la paroi vasculaire à l’endroit où s’est arrêtée la masse embolique.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

anévrysme mycotique, anévrysme

[D1,K3,K4]

Édit. 2017

anévrysme de l'artère splénique l.m.

splenic artery aneurysm

Les anévrysmes de l’artère splénique (AAS), parmi lesquels on distingue deux types, les vrais et les faux, comptent pour la moitié des anévrysmes des artères viscérales.
Les vrais AAS présentent une paroi artérielle composée d’une intima, d’une média et d’un adventice et les faux anévrysmes ou pseudo-anévrysmes sont dépourvus d’adventice. Les vrais AAS sont les plus fréquents, asymptomatiques et souvent découverts par l’imagerie. L’hypertension portale et la grossesse sont les facteurs de survenue les plus importants, à côté de l’athérome.
La description de l’AAS doit préciser ses dimensions, sa forme (fusiforme ou sacciforme), les dimensions du collet, la présence ou non de calcifications et de thrombose, sa position, le plus fréquemment situé au niveau du 1/3 distal de l’artère. Ils sont habituellement uniques, plus rarement multiples. Les vrais AAS doivent être traités lorsqu’ils sont symptomatiques.  Le risque de rupture des vrais AAS asymptomatiques est mal connu. La plupart des AAS de moins de 2 cm de diamètre sont asymptomatiques, ils peuvent être traités préventivement lorsqu’ils mesurent plus de 2 cm de diamètre ou lorsque les dimensions augmentent lors du suivi. L’AAS doit être traité s’il est découvert chez une femme enceinte ou en cas de désir de grossesse, en cas d’hypertension portale, chez les malades en attente de transplantation hépatique. Le traitement est endovasculaire (embolisation par coil ou stent) ou moins souvent actuellement chirurgical. La conservation splénique est souhaitable.  
Les faux AAS sont symptomatiques dans 90 % des cas. Ils sont secondaires à un processus infectieux de voisinage, une pancréatite aigüe ou chronique ou  un traumatisme. En cas de pancréatite il est difficile de savoir si la symptomatologie vient de l’anévrysme ou de la pancréatite. Ils sont souvent de grande taille, 5 cm de diamètre en moyenne, avec un risque élevé de rupture.  La symptomatologie peut être une  hémorragie intra ou rétro péritonéale, une fistulisation de l’anévrysme dans un organe de voisinage (estomac, colon, duodénum, canal de Wirsung),  une hypertension portale par compression des organes de voisinage. Contrairement aux vrais AAS, le risque de rupture  n’est pas lié à leur diamètre et tous doivent être traités.  

anévrysme, hypertension portale, embolisation vasculaire, pancréatite aigüe, pancréatite chronique

[L1, B2, K4]

Édit. 2018

anévrysme de l’artère splénique l.m.

Les anévrysmes de l’artère splénique qui comptent pour la moitié des anévrysmes des artères viscérales, ont une symptomatologie variable selon qu’ils sont vrais ou faux.
Les vrais anévrysmes présentent une paroi artérielle composée d’une intima, d’une média et d’un adventice alors que les faux anévrysmes ou pseudo-anévrysmes sont dépourvus d’adventice.
Les vrais anévrysmes sont les plus fréquents, souvent asymptomatiques et découverts sur l’imagerie. L’hypertension portale et la grossesse sont les facteurs de survenue les plus importants, à côté de l’athérome. La description de l’anévrysme doit préciser ses dimensions, sa forme (fusiforme ou sacciforme), les dimensions du collet, la présence ou non de calcifications, de thrombose, sa position, le plus fréquemment situé au niveau du 1/3 distal de l’artère. Il est habituellement unique, plus rarement multiple. Les vrais anévrysmes doivent être traités lorsqu’ils sont symptomatiques. La plupart des anévrysmes de moins de 2 cm de diamètre sont asymptomatiques. Le risque de rupture est alors mal connu. Ils peuvent être traités préventivement lorsqu’ils mesurent plus de 2 cm de diamètre ou lorsque les dimensions augmentent lors du suivi. L’anévrysme doit être traité s’il est découvert chez une femme enceinte ou en cas de désir de grossesse, en cas d’hypertension portale, chez les malades en attente de transplantation hépatique. Le traitement est endovasculaire (embolisation par coil ou stent) ou moins souvent actuellement chirurgical. La conservation splénique est souhaitable.
Les faux anévrysmes sont symptomatiques dans 90 % des cas. Ils sont secondaires à un processus infectieux de voisinage, une pancréatite (aigüe ou chronique), un traumatisme. En cas de pancréatite, il est difficile de savoir si la symptomatologie provient de l’anévrysme ou de la pancréatite. Ils sont souvent de grande taille, 5 cm de diamètre en moyenne, avec un risque élevé de rupture. La symptomatologie peut être une rupture avec hémorragie intra ou rétro péritonéale, une fistulisation de l’anévrysme dans un organe de voisinage (estomac, colon, duodénum, canal de Wirsung), une hypertension portale par compression des organes de voisinage. Contrairement aux vrais anévrysmes, le risque de rupture des faux anévrysmes n’est pas lié à leur diamètre et tous doivent être traités.  

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

hypertension portale, athérome, coil, stent, pancréatite aigüe, pancréatite chronique, fistulisation

[K3, L1 ]

Édit. 2018

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