Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

525 résultats 

os sésamoïdes de la main l.m.p.

ossa sesamoidea manu  (TA)

sesamoid bones of hand

Os sésamoïdes situés sur la face palmaire de la main.
Deux sont constants sur la face palmaire de l’articulation métacarpo-phalangienne du pouce, l’interne arrondi, l’externe ovalaire. Ils ont une face postérieure plane articulaire avec la tête du premier métacarpien et une face palmaire sur laquelle s’insèrent les muscles de l’éminence thénar. Plus inconstants sont les sésamoïdes des articulations métacarpo-phalangiennes du deuxième et cinquième doigts, voire du médius et de l’annulaire ou de l’articulation interphalangienne du pouce.

Édit. 2017

ostéo-arthrite n.f.

infectious osteoarthritis

Arthrite infectieuse compliquée de lésions osseuses des extrémités articulaires.
L'infection articulaire peut se produire à partir d'un foyer infectieux situé à distance ou succéder à une inoculation directe de l'articulation par plaie ou injection intra-articulaire. Les symptômes surviennent en général 2 à 3 jours après la contamination, associant des signes infectieux généraux et des signes inflammatoires locaux aigus, avec impotence fonctionnelle. La ponction ramène un liquide trouble avec plus de 30 000 cellules par mm3.
Le germe le plus fréquemment responsable est le staphylocoque ; mais il peut aussi s’agir de gonocoques, streptocoques, pneumocoques, ou de bacilles à Gram négatif. Enfin des arthrites s'observent au cours de la tuberculose, de la brucellose et de la syphilis. Le traitement doit comporter une immobilisation de l'articulation jusqu'à une franche amélioration. Afin d'éviter l'ankylose, des mouvements passifs sont pratiqués quotidiennement. L'antibiothérapie, adaptée à la sensibilité de la bactérie responsable, doit être poursuivie longtemps.

Édit. 2017

ostéochondrite disséquante l.f.

osteochondritis

Isolement et détachement éventuel d'un fragment ostéocartilagineux d'une surface articulaire par un processus de nécrose d'évolution lente, aboutissant à la formation d'un séquestre qui peut se détacher et tomber dans l'articulation formant un corps étranger articulaire.
Elle atteint surtout les grosses articulations, genou, hanche, coude, cheville au niveau des zones portantes ou soumises à des pressions. La zone intéressée peut évoluer vers la guérison, surtout chez le sujet jeune, avant fermeture du cartilage de conjugaison, ou vers la nécrose avec formation d'un séquestre en grelot dans une niche de la surface articulaire avant de se détacher en corps étranger libre dans l'articulation.

F. König, chirurgien allemand (1887)

Syn. maladie de König

corps étranger articulaire

Édit. 2017

para-ostéo-arthropathie l.f.

paraosteo-arthropathy

Affection caractérisée par des ossifications juxta-articulaires limitant les mouvements.
On l'observe chez les patients immobilisés de façon prolongée. Les atteintes nerveuses (paraplégie, tétraplégie, tout traumatisme médullaire ou crânien avec coma) et le tétanos favorisent ces lésions. La pathogénie n'est pas connue mais il existe des perturbations du métabolisme du calcium. L’ossification est précédée d’une période congestive avec limitation des mouvements. L’évolution se poursuit pendant plusieurs mois. L’ossification peut être complète ou incomplète ; dans ce cas l’ossification passe en pont de part et d’autre de l’articulation et bloque les mouvements.
La prévention comporte une kinésithérapie systématique précoce lors de l'hospitalisation en soins intensifs et l'administration d'inhibiteurs de la résorption osseuse (biphosphonates). Dans certains cas on doit recourir à la chirurgie pour libérer une articulation.

Marie Dejerine-Klumpke, neurologue française (1918), A. Ceillier, neurologue français (1920)

Étym. gr. para : à côté ; osteon : os ; arthros : articulation ; pathê : maladie

Syn. ostéogénèse des paraplégiques, ostéogénèse neurogène, para-ostéopathie d’immobilisation, para-ostéo-arthropathie neurogène

kinésithérapie

Parma (incidence de) l.f.

Parma's method, lateral projection of the TMJ

Technique de radiographie unilatérale de l'articulation temporomandibulaire.
Le film est au contact de l'articulation à radiographier et le tube radiogène au plus près possible du crâne du côté opposé ; ce procédé, actuellement abandonné en raison de l'importance de l'irradiation cutanée locale, est avantageusement remplacé par d'autres techniques radiologiques.

ATM

pli synovial infrapatellaire l.m.

plica synovialis infrapatellaris (TA)

infrapatellar synovial fold

Mince cordon cellulo-graisseux qui se détache de la partie postérieure du paquet adipeux sous-rotulien de Vallois.
Il est engainé par la membrane synoviale de l’articulation du genou et se fixe sur le versant antérieur de la fosse intercondylienne du fémur. Il ébauche un cloisonnement de l’articulation fémoro-tibiale.

Syn. anc.  ligament adipeux, pli synovial sous-rotulien

polyarthrite rhumatoïde (critères diagnostiques) l.f.

Maladie inflammatoire chronique affectant les articulations munies d'une cavité synoviale et s'accompagnant de localisations extra articulaires, telles une vascularite et des nodosités.
Le diagnostic d’une polyarthrite rhumatoïde (PR) débutante avec des radiographies normales et en l’absence de diagnostic d’une autre maladie est selon les critères ACR/EULAR de 2009 :
1) le type d’atteinte articulaire :
- une articulation moyenne ou grosse : 0,
-deux à dix articulations moyennes ou grosses : 1,
-une à trois petites articulations : 2,
-quatre à dix petites articulations : 3
-plus de dix articulations (au moins une petite articulation) : 5 ;
2) sérologie :
-ni facteur rhumatoïde ni anticorps antiprotéine citrullinée (ACPA) : 0,
-au moins un test faiblement positif. 2,
-au moins un test fortement positif : 3;
3) durée de la synovite :
- moins de 6 semaines : 0,
- plus de 6 semaines : 1 ;
3) marqueurs de l’inflammation :
- ni protéine C-réactive (CRP), ni VS élevée : 0,
- CRP ou VS élevée : 1.
Ainsi le diagnostic de polyarthrite est posé si le score est supérieur ou égal à  6.
De plus en plus, le diagnostic de polyarthrite débutante  repose   sur l’échographie qui tend à remplacer définitivement les données radiographiques qui seront toujours trop en retard.
Un mécanisme auto-immun est probablement en cause avec la présence simultanée des allèles HLA DR1 et DR4 (chez 93% des individus). Des mutations génétiques sont impliquées dans le déterminisme de la PR. Une mutation du gène PTPN22 (qui code une tyrosine phosphatase) double le risque de développer la maladie qui est aussi alors parfois plus grave.
Une mutation du gène TRAF1–C5 du chromosome 9 est aussi corrélée avec une forme aggravée de PR (avec présence d'anticorps anti-CCP : cyclic citrullinated peptide).
Les données nouvelles de la polyarthrite rhumatoïde, les succès des biothérapies ont fait reculer les indications chirurgicales (préservation de la fonction articulaire, ou si les déformations articulaires sont trop importantes).

Étym. gr. polus : nombreux ; arthron: articulation : rheuma : fluxion ; eidos : apparence

Sigle PR

polyarthrite rhumatoïde (clinique de la), pannus, protéine C-réactive, sérologie rhumatoïde, séropositif, polyarthrite rhumatoïde (manifestations extra-articulaires), HLA, auto-anticorps anti-citrullinés, facteur rhumatoïde, synovite, PTPN22

[I1]

Édit. 2017

sacrocoxalgie n.f.

sacrocoxalgia, sacrocoxitis

1) Initialement, ostéo-arthrite tuberculeuse de l'articulation sacro-iliaque.
2) Par extension, toute douleur localisée à cette articulation.

Sauvé-Kapandji (opération de) l.f.

Sauvé-Kapandji’s procedure

Opération ostéoplastique de l’articulation radiocubitale distale (articulatio radio-ulnaris distalis) comportant une résection du cubitus (ulna) dans la zone métaphysaire, suivie d’un vissage de la tête du cubitus dans la cavité sigmoïde du radius (incisura ulnaris).
Elle est indiquée dans les conflits de l’articulation radiocubitale inférieure et dans les instabilités du poignet.

L. Sauvé, membre de l’académie de médecine et M. Kapandji, chirurgiens orthopédistes français (1936)

synovite n.f.

synovitis

Inflammation de la membrane synoviale qui tapisse la face interne des articulations périphériques, responsable d’un épanchement intra-articulaire de nature et d’abondance variables.
Une synovite se traduit cliniquement par une gêne fonctionnelle, une douleur articulaires, une tuméfaction de l’articulation associées à un érythème superficiel.
Cette inflammation peut-être secondaire à une infection, un traumatisme ou être la manifestation d’une maladie systèmique (lupus) d’une polyarthrite rhumatoïde, d’une maladie métabolique (goutte, pathologie micro-critalline). Elle peut aussi être le témoin d’une réaction inflammatoire au niveau d’une arthrose.
La ponction de l’articulation tuméfiée peut dans certains cas conduire au diagnostic étiologique. Les examens radiologiques et échographiques permettent d’observer les lésions osseuse, cartilagineuse et tendineuses.

synoviale, synovie, ténosynovite

[I1]

Édit. 2017

Voss (opération de) l.f.

Voss’ procedure

Ténomyocapsulotomie de l’articulation de la hanche pour décompression de l’articulation dans le traitement de l’arthrose, actuellement remplacée par une opération prothétique.

C. Voss, chirurgien orthopédiste allemand (1956)

prothèse unicompartimentale du genou l.f. (PUC)

partial knee prosthesis

Prothèse partielle du genou qui ne remplace que l’articulation fémoro-tibiale médiale ou latérale (alors qu'une prothèse totale remplace les deux compartiments fémorotibiaux et parfois l'articulation fémoropatellaire).
Le choix d’une prothèse partielle obéit à des critères stricts : peu de déviation du genou dans le plan frontal (ou ostéotomie correctrice associée), compartiment fémorotibial opposé intact, ligaments croisés et collatéraux intacts (ou réparés), appareil extenseur en bon état. La PUC est composée d’un implant fémoral et d’un implant tibial métalliques, scellés, impactés ou vissés et, entre les deux, d’un insert polyéthylène. Elle s’adresse essentiellement aux gonarthroses fémorotibiales médiales (plus rarement latérales) isolées.Prothèse unicompartimentale médiale sans ciment

prothèse totale de genou

[I2]

Édit. 2019

abarticulaire adj.

abarticular

Qui siège à côté d'une articulation.

rhumatisme abarticulaire

[I1]

Édit. 2020

accrochage n.m.

friction

Sensation de ressaut ou de frottement qui survient lors du mouvement d’une articulation, provoqué par le contact de deux surfaces irrégulières.
Par ex. l’accrochage sous-scapulaire est souvent lié au frottement d’une exostose de l’omoplate contre le gril costal.

Étym. du XIIe siècle accrochier du lat. ad… : vers ; de la fin du XIIe siècle du francique krok : croc

[I1,I2,I3]

Édit. 2017

acromion n.m.

acromion (TA)

acromion

1) Processus continuant latéralement l'épine de la scapula.
Elle est aplati en sens inverse de l'épine avec deux faces, supérieure et inférieure, et deux bords, latéral et médial. Son bord médial prolonge la lèvre supérieure du bord postérieur de l’épine de la scapula. Il est occupé par la facette articulaire avec l’extrémité latérale de la clavicule. Il surplombe l’articulation glénohumérale.
2) Point anthropométrique situé à l’extrémité latérale de l’acromion, le corps étant en position verticale bras pendant

Étym. grec : acro-: sommet, mion : os

Syn. point acromial

[ A1]

Édit. 2020

action d'un muscle l.f.

Déplacement d’une articulation sous l’effet de la contraction d’un muccle

Le mouvement qui en résulte dépend des positions respectives du ou des axes de l’articulation et de la ligne de force du muscle objectivée par la droite qui passe par les points d’insertion principaux du muscle. Ex. la flexion du coude par contraction du muscle biceps brachial.

[A1,I3]

Édit. 2017

amphiarthrose n.f.

amphiarthrosis (TA)

amphiarthrosis

Jointure semimobile dont les surfaces osseuses sont unies par du tissu fibrocartilagineux, le ligament interosseux et par des ligaments périarticulaires.
Au sein du  ligament interosseux peut se développer une cavité articulaire. Les articulations entre les corps vertébraux en sont l'exemple caractéristique. Il s'agit d'une articulation à mobilité réduite.

Syn. anc. articulation semi-mobile, articulation cartilagineuse, hémiarthrose, symphyse

[A1]

Édit. 2020

amplitude n.f.

amplitude

1) Dans l'étude de la motricité, expression en degrés de la nouvelle position prise par les deux segments d'un membre qui passent de la flexion à l'extension, ou inversement.
L'amplitude mesure la gravité de l'atteinte d'une articulation dans la diminution de ses possibilités par rapport à la normale, ou l'amélioration de ses performances grâce à la thérapeutique.
2) En chronobiologie : variabilité totale de rythme de période déterminée correspondant à la différence de valeur entre le moment du pic et celui du creux de la fonction considérée.

Étym. lat . amplitudo , de amplus : ample

course, jeu

[C2,I3]

Édit. 2017

aorte ascendante l.f.

pars ascendens aortae, aorta ascendens (TA)

ascending aorta

Première portion de la crosse aortique, ascendante et longue de 5 à 6 cm.
Elle commence au niveau de l'orifice aortique du ventricule gauche, se dirigeant en haut, en avant et à droite sur 3 à 4cm puis se redresse et monte verticalement jusqu'à la hauteur de la 1ère articulation chondrosternale gauche, sur une longueur de 2 à 3 cm. Dans cette portion, elle est dans la gaine séreuse artérielle du péricarde avec l'artère pulmonaire située d'abord en avant d'elle puis sur son côté gauche. En arrière d'elle et sur les côtés, le sinus transverse du péricarde sépare le pédicule artériel aortopulmonaire des 2 atriums et des auricules. Au-dessus du sinus transverse, cette partie ascendante répond à droite à la veine cave supérieure, en arrière à l'artère pulmonaire droite qui la croise transversalement.
Anc. dénom. portion ascendante de la crosse aortique

apex de la tête fibulaire l.m.

apex capitis fibulae (TA)

apex of head of fibula

Saillie rugueuse et culminante de la tête de la fibula, située en dehors et en arrière de la facette articulaire avec le tibia.
Elle donne insertion à la partie postérieure du tendon du muscle biceps fémoral et, par son sommet, au faisceau court du ligament collatéral fibulaire de l’articulation du genou.

Syn. anc. apophyse styloïde du péroné

aphasie léthologique l.f.

lethological aphasia

Aphasie caractérisée par la perte du souvenir des mots et la préservation de l'intelligence, ainsi que des capacités d'articulation (obs.).

J. Popham, médecin irlandais (1867)

Étym. gr. aphasia : impuissance à parler ; lethê : oubli ; logos : langage

arcade zygomatique l.f.

arcus zygomaticus (TA)

zygomatic arch

Pont osseux formé par l’articulation du processus zygomatique de l’os temporal et du processus temporal de l’os zygomatique.

artère circonflexe fémorale latérale l.f. 

arteria circumflexa femoris lateralis (TA)

lateral circumflex femoral artery

Artère née de l’artère fémorale profonde, souvent par un tronc commun avec le rameau descendant destiné au muscle quadriceps fémoral.
Elle passe latéralement sous le muscle droit de la cuisse (rameau transverse) et s’anastomose avec l’artère circonflexe médiale de la cuisse. Ses branches se distribuent à la face antérieure de l’articulation coxo-fémorale (rameau ascendant), au muscle droit de la cuisse, au muscle tenseur du fascia lata et au muscle vaste latéral (rameau descendant).

Syn. anc.  artère circonflexe antérieure de la cuisse, artère circonflexe fémorale externe

artère circonflexe fémorale médiale l.f. 

arteria circumflexa femoris medialis  (TA)

medial circumflex femoral artery

Artère née de l’artère fémorale profonde près de son origine.
Elle contourne la face postérieure du col du fémur. Elle est satellite du tendon du muscle obturateur externe. Elle donne des rameaux au fémur, aux muscles voisins et à l’acétabulum (rameau ascendant). Elle se divise en deux branches : un rameau ascendant destiné à l’articulation coxofémorale et un rameau profond descendant pour les muscles postérieurs de la cuisse (muscle droit de la cuisse,  muscle tenseur du fascia lata et muscle vaste latéral). Elle s’anastomose avec l’artère circonflexe fémorale latérale, l’artère glutéale inférieure et la première artère perforante de l’artère fémorale profonde.

Syn. anc.  artère circonflexe fémorale interne, artère circonflexe interne, artère circonflexe postérieure de la cuisse

artère circonflexe antérieure de l'humérus l.f.

arteria circumflexa humeri anterior (TA)

anterior circumflex humeral artery

Branche latérale basse de l’artère axillaire, qui nait au bord supérieur du muscle grand rond.
Elle contourne en avant le col chirurgical de l’humérus. Elle donne un rameau articulaire ascendant pour l’articulation scapulo-humérale et des rameaux pour les muscles coraco-brachial, biceps brachial et deltoïde. Elle s’anastomose avec l’artère circonflexe postérieure de l’humérus, formant le cercle artériel des circonflexes.

Syn. anc.  artère circonflexe antérieure du bras

[A1]

Édit. 2019

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