chromomycose n.f.
Dermatomycose chronique cutanée et souscutanée, volontiers hyperplasique, sans tendance à l’envahisement des tissus profonds, sévissant surtout dans les régions tropicales ou subtropicales.
Les micromycètes responsables appartiennent à sept espèces différentes : Fonsecaea pedrosoi, Fonsecaea compacta, Cladosporium carrionnii, Phialophora verrucosa, Rhinocladellia cerophila, Wangiella dermatitidis et Exophiala spinifer.
Cette infection touche surtout l'adulte masculin ayant des activités rurales. Le champignon, parasite du bois et du sol, est sans doute inoculé à l'occasion d'un traumatisme cutané. La lésion, généralement unilatérale, siège sur les zones découvertes, surtout les membres inférieurs. Il s'agit d'abord d'une petite lésion papulo-nodulaire localisée qui évolue lentement en un placard verruqueux, végétant, bourgeonnant en chou-fleur, indolore mais malodorant et invalidant par l'éléphantiasis provoqué. Une transformation carcinomateuse est possible mais il n'y a pas d'atteinte osseuse sous-jacente. Le diagnostic repose sur l'histologie et surtout l'examen mycologique qui précise l'agent responsable. Le traitement comprend l'exérèse chirurgicale d'une lésion débutante ou bien des antifongiques.
C. G. Lane, dermatologiste américain (1915) ; E. M. Medlar, anatomopathologiste américain (1915), A. Pedroso, bactériologiste brésilien (1920)
Syn. chromoblastomycose (obs.), maladie de Lane et Pedroso (obs.)
[D1,J1]
coque cytotrophoblastique externe l.f.
Mince couche de cellules cytotrophoblastiques des villosités placentaires qui, vers la fin de la 3ème semaine, traversent progressivement le syncytiotrophoblaste pour atteindre l’endomètre maternel où elles entrent en contact avec les expansions similaires des villosités choriales voisines.
Cette coque apparaît au pôle embryonnaire puis s’étend pour entourer le trophoblaste. Participant à la structure des villosités crampons elles amarrent la masse chorionique à l’endomètre.
Syn. coque trophoblastique
→ cytotrophoblaste, villosités placentaires, syncytiotrophoblaste, pôle embryonnaire
[A4,O6]
coque trophoblastique l.f.
→ coque cytotrophoblastique apparente
[A4,O6]
cryptococcose n.f.
cryptococcosis
Mycose cosmopolite due à un champignon levuriforme opportuniste, Cryptococcus neoformans, et survenant souvent chez les sujets immunodéprimés ou présentant une hémopathie sévère.
La cryptococcose est une infection opportuniste. Le champignon a été isolé à partir de l'appareil respiratoire de sujets sains et comme agent transitoire chez des bronchopathes. La maladie se développe avant tout chez des patients présentant un déficit de la fonction immune médiée par les cellules T : patients sous corticothérapie générale, ou atteints de sida, de sarcoïdose ou de lymphome malin. En recrudescence avec l’extension du sida, la cryptococcose provoque diverses manifestations cliniques, notamment pulmonaires (parfois pseudo-tuberculeuses ou pseudo-néoplasiques), cutanées ou cutanéomuqueuses (papules, ulcérations), ou osseuses (abcès ossifluents, froids, pseudo-tuberculeux). La forme la plus habituelle et la plus grave est méningo-encéphalique (cryptococcose neuroméningée), avec un syndrome méningé incomplet (la fièvre et la raideur de la nuque sont inconstantes), ou des atteintes cérébrales. À la ponction lombaire, on recueille un liquide clair, avec 10 à 100 éléments/mL, une protéinorachie élevée, une glycorachie inconstante et, surtout, des levures encapsulées.
Chez les sidéens, la cryptococcose prend souvent la forme d'une septicémie avec hémocultures positives. Le diagnostic fait appel, en urgence, à la mise en évidence des levures encapsulées et de l'antigène capsulaire polysaccharidique dans les liquides. Les médicaments efficaces sont l'amphotéricine B I.V., associée ou non à la flucytosine, le fluconazole, voire l'itraconazole ; le kétoconazole est actif dans les formes cutanées pures.
Première observation par O. Busse, anatomopathologiste allemand (1894) et A. Buschke, dermatologue allemand (1895), confondant Cryptococcus neoformans, avec Blastomyces et ar F. Sanfelice, bactériologiste italien qui l’isola sous son nom (1894) ; J-P. Vuillemin, botaniste français, introduisit cette levure encapsulée dans le genre Cryptococcus. (1901),
Syn. torulose (impropre), maladie de Busse-Buschke, blastomycose européenne (obs.)
[D1]
cytotrophoblaste n.m.
cytotrophoblast
Couche interne du trophoblaste faite de cellules mononuclées, limitée par une membrane qui recouvre les villosités choriales.
Elle est tapissée intérieurement par la membrane d’Heuser. Le cytotrophoblaste s'oppose au syncytiotrophoblaste plus superficiel et qui en dérive. A partir du quatrième mois, le revêtement cytotrophoblastique des villosités est extrêmement réduit, mais persiste jusqu'au terme de la grossesse.
→ trophoblaste, Heuser (membrane de), syncytiotrophoblaste
[A4,O6]
cytotrophoblastique adj.
cytotrophoblastic
Qui concerne le cytotrophoblaste.
[A2,O6]
diblastique n.m.
diblastic
Ce sont des organismes aquatiques, que l'on retrouve aussi bien dans le milieu marin que dans le milieu
Étym. gr. dis : deux, blastos : germe
Syn. diploblastique
diploblastique n.m.
Syn. diblastique
ectoblaste n.m.
ectoblast
Couche cellulaire du disque embryonnaire tridermique qui, au cours de la troisième semaine du développement, va se constituer par le processus de gastrulation à partir des cellules épiblastiques du disque embryonnaire didermique qui ne migrent pas en profondeur au niveau de la ligne primitive et du nœud primitif de Hensen ; elles vont former le revêtement externe de l’embryon du côté de la cavité amniotique.
L’ectoblaste, sous l’influence de la notochorde et du mésoblaste prochordal sous-jacent, s’épaissit longitudinalement pour former la plaque neurale, processus initial de la neurulation. In fine, l’ectoblaste constitue le neurectoblaste qui donne naissance au système nerveux central, au système nerveux périphérique et à l’épithélium sensoriel des organes des sens, et à l’ectoderme, ses annexes cutanées et ses dérivés : glandes mammaires, hypophyse, émail dentaire.
Syn. ectoderme
→ disque embryonnaire tridermique, gastrulation, épiblaste, disque embryonnaire didermique, ligne primitive, nœud primitif de Hensen, cavité amniotique, notochorde, neurectoblaste, entoblaste, mésoblaste
[A4, ]
Édit. 2019
ectoblastique adj.
ectoblastic
Qui se rapporte à l’ectoblaste.
[A4]
Édit. 2019
ectoderme n.m.
Feuillet superficiel de la plaque embryonnaire
Il donne naissance :
1) aux épithéliums de revêtement : épiderme cutané, phanères, muqueuses buccale, nasale, anale ;
2) aux épithéliums glandulaires : glandes de la peau, glande pituitaire ;
3) aux tissus nerveux et glandulaire endocrine.
Étym. gr. ektos: au dehors ; derma : peau
Syn. épiblaste
[A4]
Édit. 2019
effet de souffle (lésion par) l.f.
lesion by blast effect
→ blast (lésion de), onde de choc
[B1, G2]
Édit. 2019
embryon préblastocystique l.m.
embryo praeblastocysticus (TE)
preblastocystic embryo
Embryon dont le développement tout initial correspond aux stades Carnegie 1 à 2 et aux horizons I à II de Streeter.
Cette étape de la période pré-embryonnaire s’étend de la fécondation au 2ème jour.
A cette période l’embryon comprend la cellule unique du follicule ovarien fécondée puis l’œuf en cours de segmentation jusqu’au stade de 8 blastomères.
→ stades Carnegie, horizons de Streeter, follicule ovarien, blastomère
[A4]
Édit. 2019
endoderme n.m.
endodermis
En embryologie, feuillet profond de la plaque embryonnaire.
Il en dérive :
1) les épithéliums de revêtement du tractus intestinal et son annexe pulmonaire ;
2) les épithéliums glandulaires des glandes exocrines des tuniques intestinales, du foie, du pancréas ;
3) les épithéliums glandulaires des glandes endocrines : foie et pancréas endocrine, thyroïde, parathyroïdes.
Syn. hypoblaste
[A4, O6]
Édit. 2019
endométrite syncytiale l.f.
syncitial endometritis, trophoblastic pseudo-tumour
Tumeur trophoblastique du site d’implantation placentaire.
Néoplasme de croissance lente, de structure particulière gardant certains caractères du trophoblaste de la zone de nidation, il comporte un risque de métastase dans moins de 10 % des cas. Le terme d’endométrite lui a été appliqué devant la présence assez importante d’infiltrats lymphoïdes.
Syn. carcinome trophoblastique monomorphe invasif
[O3,F2]
Édit. 2018
entoblaste vitellin l.m.
vitelline entoblast
Partie extra-embryonnaire de l'entoblaste, constituant le revêtement interne de la vésicule ombilicale.
[A4]
Édit. 2020
entoblastique adj.
entoblastic
Qui se rapporte à l’entoblaste.
[A4]
Édit. 2020
épendymoblaste n.m.
ependymoblast
Cellule donnant naissance aux cellules de l’épendyme.
→ épendyme
[A2, H5]
Édit. 2020
épiblaste n.m.
epiblast
Partie de l'ectoblaste du disque embryonnaire tridermique qui reste en surface et constitue l'épiderme et ses dérivés, glandes, phanères et placodes, tandis que le neurectoblaste s'enfonce dans la gouttière neurale.
On tend actuellement à utiliser ce terme pour désigner le feuillet superficiel du disque embryonnaire.
Étym. gr. epi : sur ; blastos : germe
Syn. stomodæum, proctodæum
→ ectoblaste, disque embryonnaire tridermique, neurectoblaste, gouttière neurale
[A4]
Édit. 2020
épithélioma trophoblastique l.m.
trophoblastic epithelioma
[A3, F2, O3, O6]
Édit. 2020
érythroblaste n.m.
erythroblast
L'une des cellules nucléées précurseurs des hématies de la moelle hématopoïétique.
La lignée érythroblastique comporte différents stades de maturation successifs reconnus en microscopie optique après coloration : le proérythroblaste, l'érythroblaste polychromatophile et l'érythroblaste acidophile, ce dernier étant le précurseur immédiat du réticulocyte.
Étym. gr. eruthros : rouge ; blastê : germe, bourgeon
[F1,A2]
Édit. 2018
érythroblastopénie n.f.
erythroblastopenia
Absence ou rareté (moins de 5 % des éléments nucléés) des érythroblastes médullaires dans une moelle apparemment de richesse normale, où les lignées mégacaryocytaires et granulocytaires sont présentes.
Les causes principales sont chez l'enfant la maladie de Blackfan-Diamond, l'érythroblastopénie transitoire et l'érythroblastopénie aigüe liée au parvovirus B19 qui s'exprime surtout au cours des hémolyses constitutionnelles. Chez l'adulte, l'érythroblastopénie peut s'associer à un thymome, à une hémopathie lymphoïde ou à une maladie auto-immune.
K. D. Blackfan et L. K. Diamond, pédiatres américains (1938)
Étym. gr. eruthros : rouge ; blastê : germe, bourgeon; penia : pauvreté
→ Blackfan-Diamond (maladie de), parvovirus B19, thymome
[F1]
Édit. 2018
érythroblastopénie transitoire de l'enfant l .f.
transient erythroblastopenia of childhood (TEC)
Affection transitoire survenant le plus souvent par petites épidémies chez des enfants de moins de cinq ans, jusque-là bien portants.
L'origine virale est probable. Elle est caractérisée par une anémie profonde, arégénérative.
Étym. gr. eruthros : rouge ; blastê : germe, bourgeon; penia : pauvreté
[F1,O1]
Édit. 2018
érythroblastose du nouveau-né l.f.
erythroblastosis fœtalis
Augmentation du nombre des formes jeunes des hématies chez le nouveau-né liée à une anémie régénérative.
Sa cause la plus fréquente est l'allo-immunisation anti-D dans le système rhésus. Elle est rare mais grave dans l'allo-immunisation anti-Kell. Les anticorps maternels franchisssent le placenta et détruisent les érythrocytes fœtaux. Elle se traite par les transfusions du fœtus in utero dans la veine ombilicale. Elle se prévient par l'injection d'anticorps anti-D après l'accouchement des femmes non immunisées rhésus négatif dont l'enfant est rhésus positif. En dehors de l’allo-immunisation l'érythroblastose fœtale est le témoin d'une souffrance fœtale chronique sévère.
Étym. gr. eruthros : rouge ; blastê : germe, bourgeon
→ allo-immunisation foetomaternelle
[F1,O1,F3]
Édit. 2018
esthésioneuroblastome n.m.
aesthesioneuroblastoma, olfactory neuroblastoma
Tumeur neuronale primitive maligne souvent incluse dans le groupe des neuroblastomes, qui se développe à partir de l'épithélium olfactif.
Cette néoformation apparaît comme volumineuse, formant des bourgeons hémorragiques qui infiltrent le sphénoïde, l'orbite et surtout l'ethmoïde, le passage au travers de la lame criblée, favorisant l'extension vers la dure-mère et les lobes frontaux.
Les cellules tumorales sont petites, à noyau arrondi, disposées en nappes, en lobules séparés par des cloisons fibreuses, en pseudorosettes ou en vraies rosettes centrées par une petite cavité. Des aspects de type glandulaire sont parfois associés. L'étude ultrastructurale permet la mise en évidence d'éléments de différenciation neuronale et de grains neurosécrétoires. Des travaux récents ont montré l'existence dans ces tumeurs de la même translocation t(11;22) (q24;q12) que dans le sarcome d'Ewing.
L'esthésio-neuro-épithéliome représente une forme plus indifférentiée contenant des cellules neuronales immatures et des cellules sus-tentaculaires qui prendraient leur origine dans les cellules basales bipotentielles de l'épithélium olfactif.
Ces tumeurs se révèlent souvent tardivement par une anosmie ou des troubles visuels. Leur traitement associe chirurgie et radiothérapie ou chimiothérapie. Elles ont tendance à récidiver en devenant de plus en plus infiltrantes.
L. Berger, anatomopathologiste français (1924) ; J. S. Ewing, anatomopathologiste américain (1921)
Syn. neuroblastome olfactif
→ neuroblastome, Ewing (sarcome d')
[F2,H2]
Édit. 2021