chirurgie intra-utérine l.f.
intrauterine surgery
1) Acte chirurgical portant sur le fœtus, après incision utérine ou par voie endoscopique transutérine.
Les rares indications ont été la pose in utero, d’un cathéter vésical dans la cure d’uropathie obstructive par valve de l’urètre postérieur, ou d’un cathéter intraventriculaire de dérivation en cas d'hydrocéphalie, quelques tentatives enfin de réparation d’une hernie diaphragmatique.
2) Chirurgie portant sur le contenu de la cavité utérine pratiquée par endoscopie, p. ex. une endométrectomie ou une résection de cloison utérine.
[O3,O6]
chirurgie mini-invasive l.f.
mini invasive surgery
Acte chirurgical utilisant une voie d'abord de taille réduite, nécessitant une instrumentation et une technique opératoire spécifiques.
[N2]
chirurgie percutanée du rein l.f.
renal percutaneous surgery
Introduction dans les cavités excrétrices du rein, à travers la peau et la paroi lombo-abdominale, d'endoscopes explorateurs et opérateurs.
Cet abord des cavités pyélocalicielles, après leur repérage radiographique ou échographique, à travers une incision cutanée minime puis traversant les muscles de la paroi lombo-abdominale et enfin le parenchyme rénal, permet l'exploration des cavités, la mise en place de drainage, la destruction et l'ablation des calculs, la cure de lésions tumorales limitées, ainsi que l'endopyélotomie.
[M2]
chirurgie réfractive l.f.
refractive surgery
Ensemble des techniques chirurgicales se proposant de supprimer le port de lunettes, de lentilles ou de verres de contact par une intervention sur la cornée, la chambre antérieure ou postérieure, ou par l'extraction du cristallin transparent.
Elles partent toutes du principe que l'amétropie est une maladie et que les lunettes, les lentilles précornéennes ou les verres de contact sont des orthèses ne guérissant pas la maladie.
Syn. kératoplastie réfractive
[P2]
chirurgie réfractive de la cataracte l.f.
cataract refractive surgery
Technique chirurgicale se proposant de traiter l’astigmatisme cornéen, préexistant et la cataracte, en plaçant l’incision tunnellisée de 3mm de la cataracte dans le méridien le plus plat. Après l’opération, l’astigmatisme résiduel est traité par une incision de 3mm placée à l’opposé de l’incision de cataracte.
Ce type de chirurgie réfractive de la cataracte est indiqué seulement lorsqu’on effectue une phaco-émulsification, avec des implants pliables, permettant une incision limitée à 3mm.
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
→ cataracte, chirurgie réfractive
[P2]
chirurgie réfractive lamellaire l.f.
→ lasik
[P2]
chirurgie rénale ex situ l.f.
bench surgery, ex vivo surgery
Technique chirurgicale qui enlève un rein par une néphrectomie ménageant particulièrement les éléments du pédicule vasculaire, traite les lésions rénales sur le rein isolé, refroidi et perfusé, et se termine par une autotransplantation.
Elle est adaptée à la chirurgie de l'artère rénale et de ses branches, de certaines lithiases complexes, et des tumeurs sur rein unique.
Syn. chirurgie extracorporelle, chirurgie ex vivo, chirurgie hors du corps
[M2]
chirurgie thoracique vidéo-assistée l.f.
thoracoscopy
Technique chirurgicale réalisée dans la cavité pleurale, au travers de trocards avec une instrumentation adaptée où le contrôle visuel des gestes de l'opérateur se fait sur un écran de télévision placé face à lui.
Le but de cette méthode est de supprimer les délabrements musculaires qu'entraînent les thoracotomies larges avec section de muscles dont la portion sous-jacente à cette section est définitivement dénervée et s'atrophie.
Cette méthode opératoire est utile pour traiter les pneumothorax, les tumeurs pulmonaires corticales bénignes énucléables, les petites tumeurs médiastinales bénignes, pour pratiquer des résections en coin de tumeurs périphériques jusqu'à 3 cm de diamètre. Elle est commode pour les biopsies pleurales, pulmonaires, ganglionnaires ou de tumeurs médiastinales inenlevables car les prélèvements sont bien orientés et de volume suffisant.
À tout moment, on peut faire une "conversion" en thoracotomie classique en cas d'incident, d'accident ou de besoin.
Dans les exérèses pulmonaires réglées telles que lobectomies, pneumonectomies ou pluri
Autre dénom. chirurgie thoracique sous vidéoscopie, chirurgie thoracique endoscopique
Sigle CTVA
[K3,B2]
chirurgie vidéoscopique l.f.
videosurgery
Chirurgie qui utilise une voie d'abord minime, ne permettant pas la vision directe du champ opératoire, et qui nécessite l'introduction d'un objectif à partir duquel le champ opératoire est exposé sur un écran extérieur.
[N2]
cycloverticale (chirurgie) l.f.
cyclovertical surgery
Traitement chirurgical du syndrome vertical.
[P2]
réactions psychiques à la chirurgie l.f.p.
psychical reactions to surgery
Vécu lié à une intervention chirurgicale, notamment à la dépendance totale du sujet lors des périodes préopératoire, opératoire et postopératoire, surtout au cas d'anesthésie générale, ainsi qu'à la perte temporaire ou définitive d'une partie de soi.
Associée à une régression, l'angoisse est constante. Une obtusion de la conscience est exceptionnelle. Sont seulement cités : les éventuelles douleurs du moignon et/ou un membre fantôme après amputation ; la détresse après mastectomie pour cancer chez la femme (hantise de la mort, perte d'un organe symbole féminin, etc.) ; les troubles de l'adaptation à un contrôle sphinctérien insuffisant après, p. ex., colostomie pour cancer.
Une relation dès avant l'intervention peut permettre d'en améliorer les suites et de diminuer les antalgiques. Une surveillance psychiatrique prolongée, en collaboration avec l'entourage et au besoin avec des associations spécialisées dans certaines séquelles chirurgicales, sera souvent indispensable.
→ hystérectomie (retentissement psychique de l'), transplantations d'organes et psychisme
thorax fermé (chirurgie à) l.m.
closed-chest surgery
Chirurgie pratiquée sans ouverture de la cage thoracique.
La chirurgie cardiaque et notamment coronaire et la chirurgie pulmonaire à thorax fermé ont été rendues possibles par la mise au point de la vidéochirurgie à l’intérieur du thorax. Bien que faisable et réaliste, ses possibilités sont limitées par la complexité technique des gestes de revascularisation chez beaucoup de patients.
Académie nationale de chirurgie dentaire l.f.
L’Académie nationale de chirurgie dentaire, se consacre à l’étude et au progrès de la chirurgie dentaire et de tout ce qui peut concourir à cet objet.
Déclarée d’utilité publique, son existence est reconnue par le Journal Officiel du 20 juillet 1956. Sa composition statutaire est la suivante : membres titulaires 90, membres associés nationaux 90, membres associés étrangers 80, membres libres 30. -
Son action se concrétise par des séances officielles, des études en commissions, l’édition régulière d’un Bulletin. Elle répond à l’attente des pouvoirs publics et à celle des organismes professionnels. Elle participe au groupe de concertation entre les académies des sciences de la vie et de la santé. Elle récompense chaque année des travaux scientifiques.
[P3]
Édit. 2020
cellules formant des plages l.f.p.
plaque forming cells.
Cellules produisant des anticorps mis en évidence in vitro par leur capacité à lyser des érythrocytes en présence de complément (plages d’hémolyse).
Sigle CFP
[A2,F3]
cellules formant des rosettes l.f.
rosette forming cells
→ rosettes
[A2]
couche des cellules à épines l.f.
Layer of spins cells
→ stratum spinosum, cellule à épines
[A1]
couche des cellules de Purkinje du cortex cérébelleux l.f.
stratum purkinjense corticis cerebelli (TA)
Purkinje cell layer of cerebellar cortex
J. Purkinje, physiologiste originaire de Bohême (1845)
[A1,H5]
couche des cellules multipolaires l.f.
→ couche ganglionnaire, rétine
[A1,P2]
couche des cellules rétiniennes l.f.
layer of rods and cones
Portion du feuillet interne de la rétine où se situent les cônes et les bâtonnets, premiers neurones rétiniens ; le deuxième neurone rétinien est constitué par les cellules bipolaires.
Le troisième neurone rétinien est constitué par les cellules ganglionnaires, situées dans les autres couches du feuillet interne de la rétine.
[A1,P2]
couche des grandes cellules pyramidales l.f.
[A1,H5]
déficit des cellules T l.m.
T-cell deficiency
À la différence des DICS (déficit immunitaire combiné sévère), les déficits atteignant sélectivement les cellules T sont caractérisés par la présence de lymphocytes T périphériques en nombre normal ou diminué avec des anomalies fonctionnelles très hétérogènes.
Ces malades ne meurent pas d’infection dans les premiers mois de la vie mais présentent des diarrhées par entéropathies, des allergies, des tumeurs, et surtout des maladies auto-immunes (anémie hémolytique, thrombopénie, neutropénie, hépatite, vascularites cérébrale et rénale).
Cinq anomalies génétiques ont été identifiées parmi ces déficits des lymphocytes T : le déficit en phosphorylase des nucléosides puriniques, le défaut d’expression des chaînes g ou e de CD3, le déficit en CD25 (chaîne a du récepteur de l’IL-2) et le déficit en ZAP-70 (protéine tyrosine-kinase associée aux chaînes e de CD3, nécessaire à la transduction du signal par le TCR).
facteur stimulant la croissance des cellules hématopoïétiques l.m.
colony stimulating factor (CSF)
Famille de facteurs faisant partie des cytokines, ayant une action préférentielle sur les cellules hématopoïétiques.
→ facteur stimulant la croissance des mégacaryocytes, facteur stimulant la prolifération des cellules de la lignée granuleuse, facteur stimulant la prolifération des cellules granuleuses et monocytaires, érythropoïétine
[F1]
Édit. 2018
facteur stimulant la prolifération des cellules de la lignée granuleuse l.m.
granulocytic colony stimulating factor (GCSF)
Facteur dont des analogues obtenus par génie génétique sont utilisés chez l'Homme pour le traitement des leuconeutropénies le plus souvent secondaires à des chimiothérapies.
[F1]
Édit. 2018
facteur stimulant la prolifération des cellules granuleuses et monocytaires l.m.
granulocytic-monocytic colony stimulating factor (GMCSF)
Facteur, comme le GMCSF, utilisé pour le traitement des leucopénies, mais ses indications sont limitées en raison de son action sur les monocytes, en particulier dans les leucopénies associées au SIDA.
→ leucopénie, SIDA, GMCSF
[F1]
Édit. 2018
mobilisation des cellules souches hématopoïétiques de la moelle osseuse n.f.
Technique permettant d’augmenter le passage des cellules souches hématopoïétiques des niches de la moelle osseuse, qui les contiennent, vers le compartiment sanguin par administration du facteur de stimulation des colonies de granulocyte (« granulocyte
Cette technique est utilisée pour obtenir à partir d’un recueil de sang les cellules souches en vue d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques. Elle a été également utilisée pour cultiver ces cellules in vitro afin de les transformer en hématies pouvant être transfusées. Le sang recueilli à cet effet est appelé « sang mobilisé ».
→ greffe de moelle osseuse, facteur stimulant la prolifération des cellules de la lignée granuleuse, facteur stimulant la prolifération des cellules granuleuses et monocytaires
[F1]
Édit. 2017