Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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atrophie optique dominante de Deutman l.f.

Deutman’s optic atrophy

Hérédodégénérescence infantile du nerf optique.
Acuité modérément diminuée avec surdimutité. Scotome centrocoecal, dyschromatopsie d'axe rouge-vert. Moins grave que la forme dominante habituelle. Une seule famille a été décrite. L’affection est autosomique dominante.

A. F Deutman, ophtalmologiste néerlandais (1971)

Étym. gr. a : privatif ; trophê : nourriture

automatisme mental l.m.

de Clérambault's Syndrome

Production spontanée, involontaire, "dissidente" par rapport au contrôle psychique habituel, d'images et de sensations survenant malgré le sujet, étrangères à lui mais au centre de lui. Par exemple :"ça parle, ça pense, ça agit en moi ...il y a des commentaires, des échos de ma pensée, de mes actes, des ratés".
Alors que la fine description par G. de Clérambault à partir de 1921 dans ses articles, est restée familière au clinicien, son postulat organiciste et mécaniciste a été vite rejeté. Selon l'auteur, les phénomènes, notamment l'écho de la pensée, initialement subtils, non sensoriels, sans projection ni réaction émotionnelle (hallucinations psychiques), peu à peu deviennent esthésiques, passent du "petit" au "grand automatisme mental" pour aboutir à une construction délirante hallucinatoire polysensorielle que l'auteur nomme "psychose à base d'automatisme". C'est à l'éclosion spontanée d'un tel processus fondamental, "neutre" et "anidéique", sans signification psychologique, que se résumerait une grande partie de la pathogénie des psychoses. Mais cette gradation elle-même est fortement discutée.
À côté de l'automatisme mental proprement dit, il convient de dégager le syndrome d'influence : "on me fait parler, on me fait penser, on me fait agir ... on exerce une emprise sur moi". Il s'agit alors essentiellement d'hallucinations psychiques.

G. G. de Clérambault, psychiatre français (1921)

Étym. gr. automatos: spontané

aversion n.f.

aversion.
Dans son acception médicale, technique de thérapie comportementale ayant pour objectif la disparition d'un comportement inadapté (alcoolisme, toxicomanie, comportement sexuel déviant, etc.) par association de stimulus désagréables.
Progressivement tombés en désuétude au profit de techniques accordant une part de plus en plus grande à la relation médecin-malade, de nombreux procédés ont été utilisés pour induire le dégoût des boissons alcooliques : ingestion d'eau de mer, d'un mélange de vin et d'ipéca ou d'émétine, chocs électriques, apomorphine, disulfirame, etc.

Syn. dégoût

balanite ulcéreuse par ammonium quaternaire l.f.

dequalinium necrosis

Inflammation du gland secondaire à l'application d'une préparation à base d'ammonium quaternaire, formant des érosions puis des ulcérations térébrantes creusantes, plus ou moins confluentes, irrégulières, ne cicatrisant que lentement après la suppression du topique responsable.

D. Wilkinson, dermatologiste anglais (1963)

Étym. gr. balanos : gland

balanite 

Édit. 2017

ballonnisation cellulaire n.f.

ballooning degeneration

Altération cellulaire traduite par un gonflement du cytoplasme qui devient clair, homogénéisé, éosinophile, entourant un noyau monstrueux, irrégulier.
Cet aspect histologique, qui s'accompagne parfois d'éléments multinucléés, s'observe dans les kératinocytes infectés par les virus du groupe herpès varicelle zona, en association à des inclusions intranucléaires : les cellules ainsi atteintes s'isolent de leurs voisines, ce qui favorise la création d'une cavité vésiculeuse ou bulleuse intra-épidermique.

P. G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1850-1929)

Syn. dégénérescence ballonnisante de Unna

herpès zona varicelle (virus), kératinocytes

Édit. 2017

Barr (test de) l.m.

Barr's chromatin test

Recherche du corpuscule de Barr dans les noyaux des cellules épithéliales de la muqueuse de la face interne de la joue prélevées par un frottis.
La présence du corpuscule de Barr dans 10% des noyaux permet d'affirmer que le sexe chromatinien est féminin.

M. L. Barr, anatomiste et généticien canadien (1949)

Syn. détermination du sexe chromatinien

Barr (corpuscule de)

Édit. 2017

bassin de désassimilation l.m.

deassimilation pelvis

Bassin comportant un raccourcissement du sacrum par lombalisation de la première vertèbre sacrée.

Édit. 2017

bébé collodion l.m.

collodion baby

Etat cutané présent à la naissance, ne laissant pas préjuger du trouble de la kératinisation vers lequel il pourra évoluer : érythrodermie congénitale ichtyosiforme sèche ou autre variété d'ichtyose, ou, plus rarement, guérison.
Le nouveau-né semble recouvert sur toute sa surface cutanée d'une pellicule, membrane collodionnée traversée perpendiculairement par les cheveux avec éversion des orifices naturels. Elle va desquamer durant une période allant de deux à plusieurs semaines.

Syn. desquamation lamelleuse du nouveau-né, dermatite collodionnée, ichtyose congénitale lamelleuse

érythrodermie congénitale ichtyosiforme sèche, ichtyose

Édit. 2017

besoin d'uriner l.m.

desire to void, need to void

Sensation spécifique avertissant de la nécessité d'une miction.
C'est une sensation indolore et progressive qui commence à vessie pleine et se termine après la miction.
Le besoin d'uriner, comme la soif ou la faim, est une sensation composite associant une information sensitive venue des récepteurs de tension de la vessie et une interprétation mentale. Les besoins d'emblée urgent (impériosité) ou douloureux (ténesme) sont pathologiques.

miction, impériosité, ténesme, urgenturie

Édit. 2017

binôme linnéen l.m.

Linnean binomial

Système de désignation des êtres vivants (et pas seulement des parasites ou des micromycètes), grâce à un nom de genre suivi d’un nom d’espèce, voire de sous-espèce.
Ex. Plasmodium falciparum, Plasmodium malariae, Trypanosoma brucei gambiense.

Étym. lat. médiév. binomium : quantité algébrique à deux termes ; gr. onoma : nom ; Linné, créateur de la botanique moderne

Syn. dénomination linnéenne

dénomination linnéenne

Édit. 2017

boîterie de hanche l.f.

hip limping

Démarche asymétrique liée à un défaut d'appui fonctionnel ou anatomique sur la hanche.
P. ex :
1) Si la hanche est mal appuyée lors de la phase d'appui, le bassin tend à basculer du côté opposé et le tronc se déporte fortement vers le côté portant avec bascule des épaules. En cas de luxation bilatérale, le mouvement se reproduit à chaque pas en sens inverse donnant une démarche dandinante.
2) Si la hanche est douloureuse, l'appui est esquivé à la phase portante et reporté sur le membre sain.

Syn. démarche de Trendelenburg, boîterie des épaules

Édit. 2017

bourse infra-patellaire profonde l.f.

bursa infrapatellaris profunda (TA)

deep infrapatellar bursa

Bourse synoviale développée entre la face antérieure de l’extrémité proximale du tibia et le ligament patellaire.

C. Dujarier, chirurgien français (1870-1931)

Syn. anc. bourse séreuse pré-tibiale profonde, bourse sous-rotulienne profonde, bourse séreuse intertendino-tibiale de Dujarier

Édit. 2017

Browne (attelle de Denis) l.f.

Denis Browne’s splint

Attelle utilisée dans le premier âge pour le traitement du pied bot varus équin congénital.
Cette attelle réglable dans les trois plans pour obtenir une correction progressive des déformations solidarise les deux pieds par la plante et permet par les mouvements de l’enfant une mobilisation « autopassive » constante.

D. J. Browne, Sir, chirurgien orthopédiste britannique (1934)

pied bot varus équin

Édit. 2017

bulbaire antérieur (syndrome) l.m.

Dejerine's anterior bulbar syndrome

Hémiplégie alterne bulbaire liée à une atteinte de sa partie antérieure médiane (faisceau pyramidal, lemniscus médian, racine de la XIIème paire crânienne) par une obstruction de l'artère spinale antérieure.
Elle est caractérisée par : une hémiparalysie et hémi-atrophie de la langue du côté de la lésion ; une hémiplégie respectant la face, avec anesthésie profonde mais maintien habituel des sensibilités thermique et algésique, du côté opposé. Parfois l'atteinte est bilatérale avec quadriplégie.

J. Dejerine, neurologue français, membre de l'Académie de médecine (1914)

Syn. syndrome interolivaire de Dejerine, syndrome paramédian de Foix

Édit. 2017

caduque adj., n.f.

decidua

1) Au sens général, ce qui est tombé, tombe ou tombera.
2) En médecine, l’adjectif substantivé représente l’ellipse de la locution « membrane utérine caduque » : la caduque, ou membrane déciduale, est expulsée au cours de l’accouchement et elle « tombe » en même temps que le placenta.
Cette membrane est constituée par une couche de cellules de grande taille provenant de la transformation déciduale des cellules stromales de l’endomètre épaissi, ou chorion cytogène, se formant dès la nidation de l’œuf fécondé.

Étym. lat. caduca ou decadua adjectifs dérivés de cadere : tomber ou de decidere ( de, du haut de). En bas latin médical, le mot fut utilisé quelque fois pour « crise d’épilepsie »

caduque basale, caduque interutéroplacentaire, caduque pariétale, caduque réfléchie

[A2,O3]

caduque basale l.f.

decidua basalis

Partie maternelle de l’espace intervilleux où se produisent l’implantation et le premier contact entre le syncytiotrophoblaste du blastocyste et la caduque maternelle.
Zone de l’endomètre gravide située entre le placenta et le myomètre, elle comprend une couche profonde dite spongieuse et une couche superficielle dite compacte. C’est entre ces couches que se décollera le placenta au moment de la délivrance.

Étym. lat. caducus : qui est tombé

Syn. plaque basale, caduque interutéroplacentaire, caduque basilaire

syncytiotrophoblaste, caduque

[A2,O3]

caduque basilaire l.f.

decidua basalis

caduque, caduque basale

[A2,O3]

caduque capsulaire l.f.

decidua capsularis

caduque, caduque réfléchie

[A2,O3]

caduque directe l.f.

decidua parietalis

caduque, caduque pariétale

[A2,O3]

caduque ovulaire l. f.

decidua capsularis

caduque, caduque réfléchie

[A2,O3]

caduque pariétale l. f.

decidua vera

Partie de la caduque qui tapisse la cavité utérine en dehors de la zone d’insertion de placenta.

Étym. lat. caducus : qui est tombé

Syn. caduque directe, caduque vraie

caduque

[A2,O3]

caduque placentaire l. f.

decidua basalis

caduque, caduque basale

[A2,O3]

caduque réfléchie n .f.

decidua capsularis, decidua capsularia

Partie de la caduque recouvrant les membranes de l’œuf.
Progressivement refoulée par la croissance de l’embryon, elle se rapproche puis se fond dans la caduque pariétale, effaçant alors la cavité utérine.

Étym. lat. caducus : qui est tombé

Syn. caduque capsulaire, caduque ovulaire

caduque

[A2,O3]

caduque sérotine l. f.

decidua basalis

Étym. lat. caducus : qui est tombé, serotina, tardive

caduque, caduque basale

[A2,O3]

caduque utérine l. f.

decidua vera

caduque, caduque pariétale, caduque utéroplacentaire

[A2,O3]

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