Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Schmallenberg (virus)

Schmallenberg (virus)

Virus à ARN trisegmenté du genre Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae), responsable de malformations fœtales chez les ruminants.
Dans le genre Orthobunyavirus, le virus Schmallenberg appartient au sérogroupe Simbu. Ce virus a émergé en Allemagne en 2011 et affecte les caprins et principalement les ovins et les bovins. Chez les animaux adultes, il n'entraîne que des symptômes mineurs peu caractéristiques : fièvre, anorexie, perte de poids, moindre production de lait, diarrhée. En revanche, lorsqu'il infecte des femelles gestantes, il est responsable d'avortements et, chez les agneaux et les veaux nés vivants, de malformations congénitales variées, le plus souvent mortelles, affectant surtout le système nerveux central et le système musculo-squelettique (arthrogrypose, scoliose, brachygnathie, hydranencéphalie, développement anormal du cerveau). Il représente, de ce fait, un sérieux problème économique pour les éleveurs. Le diagnostic biologique est fait par PCR.
Le virus Schmallenberg sévit dans toute l'Europe, par épizooties saisonnières. La transmission d'un animal à un autre est assurée par des Diptères de la famille des Ceratopogonidae mais la transmission materno-fœtale in utero est également habituelle chez les ruminants. L'infection entraîne à sa suite l'établissement d'une immunité solide. Il ne semble pas transmissible à l'Homme.

Sigle SBV

Bunyaviridae

[D1]

Édit. 2018 

sida (urgence et) l.f.

emergency and aids

Prise en charge en urgence de sujets atteints de sida, qui ne pose pas de problème très particulier concernant le patient, mais qui, lors des secours aux blessés, concerne le personnel soignant pour éviter une contamination à laquelle sont particulièrement exposés les chirurgiens, les anesthésistes, les endoscopistes, les infirmières et les intervenants en urgence.
Il est difficile de savoir si la victieme d’un accident est infectée par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) : aussi la prudence doit-elle être de règle. Les chirurgiens courent le risque de piqûres infectantes, les anesthésistes peuvent être contaminés lors des manipulations d’intubation et les infirmières lors des soins. Tous doivent porter des gants suffisamment protecteurs et être particulièrement prudents. En cas de contamination du personnel soignant, une déclaration doit être faite.
Les traitements antiviraux ont peu d’interaction avec les anesthésiques ; en revanche, l’état d’immunodépression et les infections opportunistes compliquent la réanimation.

sidéroblastique adj.

Se dit de certaines anémies dans lesquelles l’examen médullaire objective des sidéroblastes en couronne (ou en anneau) qui sont des érythroblastes contenant des dépôts excessifs de fer dans les mitochondries.
Certaines anémies sidéroblastiques ont une physiopathologie connue quand elles s’associent à des déficits enzymatiques, à des déficits en vitamine B6, à une toxicité médicamenteuse, dans le saturnisme. En revanche, d’autres anémies sidéroblastiques sont de mécanismes encore imprécis et rentrent dans le cadre des syndromes myélodysplasiques. C’est le cas des anémies réfractaires avec sidéroblastes en couronne de l’adulte qui représentent les formes les plus fréquentes en pratique hématologique.

Étym. gr. sideros: fer; blastos: germe

sidérocyte, anémie sidéroachrestique, anémie sidéroblastique

[ F1]

Édit. 2015

sommation spatiale l.f.

spatial summation

Propriété de nombreuses cellules corticales qui additionnent, parfois de façon linéaire, la quantité de stimulation délivrée à l'intérieur de leur champ récepteur.
C'est particulièrement le cas des cellules de type X qui codent ainsi avec une grande précision la position du stimulus. Les cellules de type Y en revanche, ne manifestent pas de propriétés de sommation spatiale : la position précise du stimulus dans leur champ récepteur n'est donc pas codée.

spasticité n.f.

spasticity

Contraction d’un muscle ayant tous les caractères d’un spasme.
Forme la plus fréquente d'hypertonie, où la résistance à la mobilisation passive s'accroît en fonction de la vitesse de déplacement du membre testé et de son degré d'étirement. Elle caractérise fondamentalement un syndrome pyramidal au stade de chronicité. Elle revêt un caractère élastique car le membre reprend sa position initiale dès qu'il n'est plus sollicité. En revanche, si le déplacement est poursuivi, un relâchement est possible. Majorée sur les muscles antigravitaires, en station debout et par l'action, elle peut entraîner un pseudosteppage spasmodique en cas de syndrome pyramidal fruste. À la spasticité s'associent notamment : une exagération des réflexes ostéotendineux (vifs, diffusés, polycinétiques), un possible clonus, des réflexes cutanés abdominaux abolis, la survenue de réflexes de défense, un réflexe cutané plantaire habituellement en extension (signe de Babinski, pouvant manquer en phase aigüe flaccide et aréflexique, mais précédant l'apparition de l'hyperréflexie ostéotendineuse), parfois des syncinésies.
Cette hyperactivité des réflexes myotatiques peut résulter d'une hyperactivité du système gamma, qui semble différer selon le niveau de la lésion. Les données neurochimiques sont encore incomplètes.

Étym. gr. spasmos : contraction, spasme

Syn. spasmodicité

réflexe myotatique

surcompensation n.f.

overcompensation

En psychiatrie, processus par lequel un sujet tente d'effacer un vécu d'infériorité, de culpabilité, d'échec, en obtenant une satisfaction ou une revanche, notamment en s'efforçant de renverser la situation sur le terrain même.
Cette réaction n'est pas toujours pathologique. Certes, elle peut comporter des choix névrotiques avec recherche de bénéfices secondaires, mais elle est fréquente chez l'enfant, peu enclin à l'indifférence et à la résignation.

compensation

syndrome respiratoire aigu sévère l.m.

severe acute respiratory syndrome (SARS)

Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, survenant par épidémies ou par cas sporadiques en Asie.
Ce syndrome a été identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une épidémie en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.

Un syndrome proche, dénommé Covid-19, et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
Le virus en cause est un Betacoronavirus (SRAS-CoV, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.  

Sigle SRAS

Coronaviridae, syndrome respiratoire aigu sévère dû au Coronavirus 2

[D1, G1, K1]

Édit. 2020

synoviorthèse n.f.

synoviorthesis

Destruction de la synoviale articulaire par injection in situ d’une substance cytotoxique.
Elle est indiquée dans certaines formes d’arthrite rhumatoïde. Les substances utilisées sont l’ytrium ou l’erbium ; en revanche l’acide osmique a été abandonné alors que l’hexacétonide de triamcolone représente une alternative interessante

orthèse, yttrium 90

télécobalt n.m.

telecobalt

Appareil de téléradiothérapie équipé d'une source de 60Co.
La source a une très grande activité (dizaines de térabecquerels, milliers de curies) mais ses dimensions sont modestes (cylindre de 1-2 cm de diamètre) En position arrêt, elle est entourée d'une grande épaisseur de plomb ou tungstène; elle est amenée par télécommande en position marche, en regard de l'ouverture du bloc de plomb. En raison des difficultés présentées par la gestion des déchets radioactifs ce type d’appareil est de moins en moins utilisé tout au moins dans les pays à haut niveau socio-économique. En revanche, leur robustesse le font préférer aux accélérateurs linéaires dans les pays émergents.

téléradiothérapie, pénombre

transgastrique adj.

transgastric

Qui passe à travers la paroi gastrique.
1)    En endoscopie, se dit de certaines techniques d’abord endoscopique de la bourse omentale (arrière-cavité des épiploons) à travers la paroi postérieure de l’estomac ; elle peut être complétée par une échographie endoluminale, en particulier pour une biopsie pancréatique.
2)    En thérapeutique, la voie transgastrique peut être utilisée pour la nutrition entérale, de façon transitoire ou définitive, pour la réalisation des anastomoses gastro-entérales, des cholécystectomies…
3)    En revanche, l’endoscope introduit jusqu’au duodénum dans la lumière normale du tube digestif parcourt un trajet pergastrique (peu usité) et non transgastrique. On dit, pourtant, du franchissement pylorique qu’il est transpylorique, sans doute en raison d’une certaine résistance à l’ouverture du pylore mais le terme est impropre du point de vue sémantique pur.
4)    Syn. transpariétogastrique

Étym. lat. trans : par-delà, au-delà, à travers ; gaster : ventre, estomac

NOTE (non open therapeutic endoscopy), écho-endoscopie

vernaculaire adj.

vernacular

Se dit d’une dénomination dans une langue donnée.
Plus simple que la dénomination linnéenne (binôme Linnéen), la dénomination vernaculaire a, en revanche, l’inconvénient de n’être pas internationale (p. ex, "oxyure" se dit "pinworm" en anglais) et d’être moins précise ("amibe" désigne aussi bien Entamœba histolytica, pathogène, que des espèces non pathogènes comme Entamœba coli, voire des amibes libres).

dénomination linnéenne

[D2]

Édit. 2019

watt n.m.

watt

Unité internationale de mesure de puissance : un watt = un joule par seconde.
L'expression watt-seconde est incorrecte, dire joule.
En revanche, l'expression kilowatt-heure est usuelle : 1 kWh = 3600 kilojoules.

J. Watt mécanicien et ingénieur écossais (1736-1819)

énergie

ataxie spinocérébelleuse type 1 l.f.

Forme d'ataxie cérébelleuse autosomique dominante  caractérisée par une dysarthrie, des troubles de l'écriture, une ataxie des membres et en général un nystagmus avec des anomalies des saccades oculaires.
La maladie se manifeste typiquement dans la 4ème  décennie par une ataxie d’évolution progressive associée à d'autres signes : perte de la sensibilité proprioceptive, hyporéflexie, ophtalmoparésie et neuropathie optique légère. Un tableau inaugural avec blépharospasme, dystonie buccomandibulaire et rétrocolis précédant l'ataxie a été rapporté. Les fonctions cognitives sont relativement préservées au début, en revanche une atteinte des fonctions exécutives et de la mémoire verbale peuvent se manifester à un stade plus tardif. En fin d'évolution, 10 à 15 ans après le début, les troubles bulbaires par atteinte des noyaux inférieurs entraînent des pneumopathies par inhalation engageant le pronostic vital.
D’une prévalence estimée de 1 à 2/100.000 avec d'importantes variations géographiques et ethniques, la maladie est due à des expansions de triplets CAG répétés dans la séquence du gène ATXN1 sur le chromosome 6p23.

Réf. Orphanet, S. Fujioka, N.Whaley, Z.Wszolek (2011)

dysarthrie, ataxie, blépharospasme, dystonie oromandibulaire, rétrocolis

[H1]

Édit. 2018

pH symbole m.

Symbole exprimant l’acidité d’une solution aqueuse qui se mesure par le potentiel électrique en ions hydrogène lequel est égal au logarithme de la dilution de ces ions (inverse de leur concentration, [H+] en mole par litre) d’où la relation pH = - log [H+].
La mesure du potentiel se fait entre une électrode à hydrogène et une électrode au calomel qui sert de référence de potentiel électrique, ce qui permet de mesurer le potentiel à une constante près. Avec l’emploi d’électrodes de verre, cette mesure du pH peut se faire avec des appareils automatiques, ce qui permet de réaliser sans délai la mesure du pH du sang artériel « au lit du malade » sur un simple prélèvement de sang.
Dans les conditions ambiantes usuelles l’eau pure, considérée comme neutre, a une concentration en ions hydrogène sensiblement égale à 10 --7 M/L : la neutralité (équilibre entre les ions acides H+ et alcalins OH -) correspond donc à un pH = 7. Si la concentration [H+] est plus forte, donc la dilution est plus faible, la solution est acide, pH < 7 ; si la dilution est plus forte il y a prédominance des ions alcalins et la solution est alcaline, pH > 7.
Les conditions de température et de pression de la solution modifient le pH neutre parce que l’énergie potentielle des ions dissous, c'est-à-dire leur pression partielle, est à peu près proportionnelle à la température absolue (loi des gaz parfaits), c’est pourquoi le pH neutre est égal à 7,422 à 0°C ; 6,844 à 37° C ; 6,768 à 40° C. En revanche l’équilibre acide-base (loi d’action de masse : [H+]. [OH -] = cte.) et les régulations physiologiques maintiennent le pH du sang artériel à une valeur stable même en hypothermie. Chez l’Homme normal le pH = 7,40 ± 0,04 dans le sang artériel.

Étym. S. Sörensen, chimiste danois (symbole créé pour « potentiel d’hydrogène », 1909)

antithyroïdiens de synthèse, l.m.p.

antithyroid drugs

Médicaments inhibant la synthèse des hormones thyroïdiennes, mis à profit dans le traitement des hyperthyroïdies.
Ce sont tous des dérivés de la thio-urée. L’action antithyroïdienne de la thio-urée a été fortuitement découverte par Astwood  à l’occasion de l’apparition de goitres chez des animaux de laboratoire soumis à la sulfaguanidine ou à la carbamide. Il en développa l’utilisation chez les Hommmes.
Deux classes thérapeutiques sont actuellement commercialisées : les imidazolines soufrées ou mercapto-imidazolines (thiamazole anciennement dénommé méthimazole, et carbimazole) et les dérivés du thio-uracile (propylthio-uracile et benzylthio-uracile). Ces médications agissent au sein de la thyroïde en bloquant les réactions d’oxydation et d’organification de l’iode, et de couplage des iodotyrosines. De plus les dérivés du thio-uracile réduisent l’activation de T4 en T3 au niveau des tissus périphériques en inhibant la désiodase de type 1. Les antithyroïdiens de synthèse n’entravent pas la pénétration de l’iode dans la thyroïde ce qui rend possible la réalisation des scintigraphies thyroïdiennes chez les patients soumis  à ces traitements.
Sous traitement prolongé par antithyroïdien se réduisent les titres d’anticorps antirécepteuer de la TSH, ce qui permet l’extinction du pouvoir thyrostimulant responsable de la maladie de Basedow, et autorise l’interruption du traitement, souvent après 18 mois à 2 ans. En revanche les antithyroïdiens ne peuvent obtenir la guérison des autres causes d’hyperthyroïdie, liées notamment aux nodules et goitres mutinodulaires toxiques ; ils constituent alors seulement un mode de préparation au traitement radical radio-isotopique ou chirurgical. Les antithyroïdiens ne sont pas indiqués dans les états thyrotoxiques liés aux thyroïdites subaigües, silencieuses ou iatrogènes.  
Les antithyroïdiens sont des traitements efficaces et ordinairement bien tolérées. Surtout lors des premières semaines suivant leur initiation, peuvent être constatés dans 1-5% des effets indésirables mineurs, souvent transitoires : rashs cutanés, réaction urticarienne, épigastralgies, arthralgies, réaction fébriles, modifications du goût, raréfaction de la chevelure, perturbations discrètes des fonctions hépatiques, pancréatites, leuconeutropénie transitoire… Ceux-ci nécessitent parfois le changement de classe de l’antithyroïdien.
Des effets indésirables sévères sont très rares (moins de 1% des cas) mais parfois dramatiques : surtout agranulocytoses aigües soit brutales de nature toxo-allergique, soit résultant d’une leuconeutropénie progressivement aggravée (ce qui justifie la recommandation de la surveillance des hémogrammes tous les 10 jours durant les 2 premiers mois du traitement, ou immédiatement en cas de fièvre ou d’angine), hépatites cytolytiques ou rétentionnelles, hypoglycémies auto-immunes liés à des anticorps anti-insuline, vascularites à anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) surtout lors des traitements prolongés par un thio-uracile.
Les antithyroïdiens sont à manier avec beaucoup de prudence au cours de la grossesse du fait de leurs risques embryopathiques et hépatiques.

Edwin Bennett Astwood, médecin américain (1941)

antithyroïdiens, hyperthyroïdie, biosynthèse des hormones thyroïdiennes,  thyroïdites subaigües, agranulocytose, vascularite, anticorps anticytoplasme des polynucléaires neutrophiles

[G5, O4]

Édit. 2019

essai thérapeutique pragmatique l.m.

pragmatic clinical trial

Essai évitant  les contraintes de l’essai thérapeutique classique en utilisant des groupes de patients rencontrés dans la pratique médicale courante et non des groupes soigneusement sélectionnés.
Ces deux types d’essai ne répondent pas aux mêmes questions. L’essai classique comparatif établit avec certitude qu’un médicament est supérieur à un autre parce que les 2 groupes testés ont été choisis au hasard et sont composés de sujets possédant le maximum de similitudes afin d’éviter les biais. L’essai pragmatique renseigne sur les résultats de l’administration du médicament dans les conditions de la vie réelle. En d’autres termes, l’essai classique ne garantit pas qu’une efficacité différentielle supérieure d’un médicament sur l’autre soit transposable dans la pratique, mais en revanche s’il donne des résultats négatifs, il est certain qu’ils s’appliquent dans la pratique médicale hors essai. 

essai randomisé

[G5]

Édit. 2020

dépistage des cancers l.m.

cancer screening

Action de santé publique destinée à réduire la mortalité imputée au cancer, en le dépistant et si possible en appréciant son incidence,  en identifiant par un test au sein d’une population définie, les personnes qui bien que sans symptôme,  sont  atteintes de ce cancer ou d’une lésion précancéreuse.
Cette action s’inscrit dans le cadre de la prévention primaire et se justifie dans la mesure où une détection précoce peut permettre d’interrompre le cours naturel de la maladie en assurant un traitement curatif, tout en limitant les éventuels effets négatifs, en particulier pour les participants indemnes de toute lésion. Le dépistage s’adresse à l’ensemble d’une population non demandeuse de soins et dont la grande majorité des individus ne sont pas porteurs de la maladie. De ce fait, il s’appuie sur des règles d’éthique collective différentes de celles de la médecine curative fondées sur le colloque singulier médecin-patient dans lequel ce dernier est le demandeur. Le dépistage n’est donc pas la prescription individuelle d’un test réalisé au hasard d’une consultation ; son bénéfice n’est identifiable que sur la collectivité dans une population définie : « un cancer dépisté n’est pas synonyme de vie sauvée ou prolongée », seule la baisse des taux de mortalité ou d’incidence dans la population ciblée mesure les bénéfices apportés. En revanche les effets indésirables (faux positifs, examens et traitements inutiles, faux négatifs…) sont eux supportés au niveau individuel et doivent être identifiés et mesurés dans la population concernée. Trois cancers font actuellement l'objet d'un dépistage qui s’avère utile dans une population ciblée (sexe et âge) : celui du sein, celui du colon et du rectum, et celui du col de l'utérus.
Certaines formes familiales de cancers font l’objet de dépistage approprié.

dépistage du cancer colo-rectal, dépistage du cancer du col de l'utérus, dépistage du cancer du sein

[E1, F2]

Édit. 2020

adénocarcinome broncho-pulmonaire primitif l.m.

bronchial adenocarcinoma

Cancer broncho-pulmonaire primitif différencié de type glandulaire.
C'est l'un des quatre types histologiques fréquents des carcinomes bronchiques. Il représente environ 25 % de cet ensemble en France mais son incidence paraît croissante notamment au Japon et aux États-Unis. Il atteint la femme autant que l'homme et, bien que lié à l'intoxication tabagique, il l'est à un taux moindre que les autres types (environ 70 % de fumeurs ou anciens fumeurs). Macroscopiquement, il se manifeste par une tumeur à développement distal, parenchymateux, plus rarement il s’agit de masses bronchiques proximales. On individualise des formes lépidiques, acineuses, papillaires, micropapillaires, massives avec ou sans formation de mucus et une forme bronchioloalvéolaire. Par l'analyse immuno-histochimique, à l'aide du marqueur TTF1 (Thyroid Transcription Factor 1) exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs, on le différencie des métastases, notamment d'origine digestive, qui ne l’expriment pas à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens. Son traitement est celui des cancers bronchiques non à petites cellules quel qu’en soit le sous-type histologiquement. Il est idéalement chirurgical, mais il peut aussi bénéficier de radiothérapie et/ou de chimiothérapie et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapie. Son pronostic reste très réservé. En revanche le pronostic  des formes pré-invasives ou à invasion minime, traitées, est excellent.

Étym. Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

Syn. adénocarcinome bronchique

cancer broncho-pulmonaire primitif

[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]

Édit. 2020

cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.

squamous lung cancer

Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, peut associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques du génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies. Il dépend de l'extension précisé par la classification TNM, de la fonction respiratoire, de l'état général, des caractéristiques moléculaires.  Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère. En revanche, les formes « in situ » ont un excellent pronostic.

Syn. carcinome épidermoïde bronchique

cancer broncho-pulmonaire primitif, cancer in situ

[ A2, A3, F2, K1]

Édit. 2020

cancer épidermoïde broncho-pulmonaire primitif l.m.

squamous lung cancer

Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
On en distingue des sous-types kératinisant ou non et basaloïde. Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le tabagisme est son facteur étiologique principal. Le traitement, pouvant associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, et/ou en présence de certaines caractéristiques de son génome de thérapies ciblées et/ou d’immunothérapies dépend de l'extension précisé par la classification TNM, la fonction respiratoire, l'état général, les caractéristiques moléculaires Son pronostic reste très réservé. Les cancers épidermoïdes peu différenciés auraient une évolution plus sévère.
En revanche, les formes « in situ » traitées ont un excellent pronostic.

Syn. carcinome épidermoïde bronchique

cancer broncho-pulmonaire primitif, broncho-pulmonaire in situ

[A2, A3, B2, F2, K1]

Édit. 2020

syndrome respiratoire aigu sévère dû au SARS-CoV-1 l.m.

severe acute respiratory syndrome related to SARS-CoV-1

Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, ayant causé une forte épidémie en Chine avec des épisodes épidémiques liés à des cas importés dans d'autres pays.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une émergence épidémique en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19 et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
                                                                                                                                                                                                                                                                                         Le virus en cause est un Betacoronavirus (SARS-CoV-1, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.  

Sigle SARS

Coronaviridae, SARS-CoV-1, Covid-19

[D1, K1]

Édit. 2020

syndrome respiratoire aigu sévère dû au SARS-CoV-1 l.m.

severe acute respiratory syndrome related to SARS-CoV-1

Syndrome respiratoire infectieux zoonotique, potentiellement grave, ayant causé une forte épidémie en Chine avec des épisodes épidémiques liés à des cas importés dans d'autres pays.
Ce syndrome fut identifié, ainsi que le virus responsable, à l'occasion de la survenue d'une émergence épidémique en Chine en 2002-2003 (environ 8 000 cas, 800 morts). Le tableau clinique débute par une pneumonie d'apparence banale avec fièvre, frissons, myalgies, céphalées, toux, dyspnée. Il existe souvent des vomissements et une diarrhée, parfois une hépatite, rarement une symptomatologie neurologique. Généralement bénigne chez les jeunes enfants, l'évolution est en revanche plus sévère chez les adultes et surtout les personnes âgées où est observée une progression de l'atteinte pulmonaire aboutissant fréquemment à une détresse respiratoire aiguë. La létalité globale est de l'ordre de 10 %. Le diagnostic fait appel à des techniques de biologie moléculaire. Nous ne disposons actuellement d'aucun traitement spécifique. Des vaccins sont à l'étude.
Un syndrome proche, dénommé Covid-19 et dû au Betacoronavirus SRAS-CoV-2, a émergé en Chine en 2019.
Le virus en cause est un Betacoronavirus (SARS-CoV-1, famille des Coronaviridae) dont le génome présente de fréquentes mutations ponctuelles qui lui permettent de franchir les barrières d'espèces et de s'adapter à des environnements différents. Ce syndrome sévit en Asie par petites épidémies, principalement chez des personnes ayant des contacts avec des animaux (éleveurs ou marchands d'animaux vivants). En raison du fort pouvoir contagieux de ce virus qui est éliminé notamment dans les sécrétions naso-pharyngées et dans les selles, des cas nosocomiaux ont été observés parmi les personnels soignants ainsi que dans différents pays chez des voyageurs revenant d'un foyer épidémique. Comme pour la plupart des Betacoronavirus, les hôtes habituels du virus, qui en constituent probablement les réservoirs, sont des chauves-souris, les autres animaux infectés n'étant que des hôtes-relais.  

Sigle SRAS

Coronaviridae, SARS-CoV-1, Covid-19

[D1, K1]

Édit. 2020

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