Eumycète n.m.
Eumycota
Les Eumycètes sont les champignons "vrais", organismes terrestres eucaryotes hétérotrophes, menant une vie parasitaire, symbiotique ou saprophytique.
On distingue parmi les Eumycètes plusieurs subdivisions, en particulier les Ascomycètes, les Basidiomycètes, les Chytridiomycètes, les Zygomycètes. Ils se multiplient, par voie sexuée ou non, grâce à des spores habituellement non flagellées. Leur paroi est chitineuse. Les Eumycètes sont parfois unicellulaires (levures). Certains sont des parasites obligatoires ou opportunistes, pathogènes pour l'homme et les animaux, comme les agents des mucormycoses (Zygomycètes), des Aspergilloses, des dermatophytoses, des histoplasmoses ou encore des champignons producteurs de mycotoxines (Ascomycètes).
Le terme d'Eumycète est de moins en moins utilisé par les systématiciens.
[D1,D2]
Édit. 2018
micromycètes n.m.p.
microfungi
Groupe hétérogène de champignons eucaryotes microscopiques, comprenant des espèces pathogènes pour l'Homme, les animaux ou les végétaux.
Il s'agit d'un ensemble totalement artificiel, créé pour des raisons de commodité, regroupant plusieurs milliers d'espèces se présentant sous forme d'un mycélium constitué d'hyphes produisant, au moins dans certaines circonstances, des spores assurant la dissémination du champignon. Les micromycètes sont présents dans tous les milieux terrestres et aquatiques, vivant en saprophytes du sol ; beaucoup font partie du microbiote intestinal ou cutané, d'autres constituent des "moisissures". Certains peuvent d'avérer pathogènes pour leurs hôtes ; chez l'Homme, ils peuvent provoquer différentes mycoses : dermatophyties, des candidoses, des aspergilloses, des mycétomes, etc. D'autres s'avèrent utiles (fabrication de fromages ou de vin, sources de médicaments, …).
→ mycose, mycétome, candidose, aspergillose, dermatophytie, hyphe, dermatophyte, mycélium, hyphe, microbiote intestinal
[D1]
Édit. 2018
cyclo-oxygénase n.f.
cyclo-oxygénase
Enzyme impliqué dans la biosynthèse des prostaglandines, catalysant l'oxydation par un anion superoxyde de l'acide arachidonique avec formation d'un radical peroxyde sur le carbone 11, suivie d'une cyclisation entre les C8 et 12, et obtention d'un endoperoxyde entre les C9 et 11.
L'oxydation est achevée par une peroxydation du C15, aboutissant à une prostaglandine PGG2,, hydroperoxyde cyclique instable, rapidement transformé en PGH2,. On connaît deux cyclooxygénases, l'une, dite constitutive (COX-1), est impliquée plus spécialement dans la synthèse des prostacyclines ; l'autre (COX-2), est induite par les stimulus inflammatoires.
Une cyclo-oxygénase est présente dans les membranes plasmiques de toutes les cellules des eucaryotes. Son site catalytique comporte un atome de fer ferreux. Elle est inhibée de façon plus ou moins importante par la plupart des anti-inflammatoires non stéroïdiens tels que l'aspirine.
[C1, C2]
ADN en zigzag
l.m.
zig-zag DNA (Z-DNA)
Duplex d’ADN dans lequel la double hélice est enroulée par la gauche au lieu de la droite.
L’ADN adopte uneconfiguration en zigzag quand les purines et les pyrimidines alternent
sur le même brin. L’ADN en zigzag existe dans les chromosomes d’eucaryotes, mais sa fonction n’est pas encore connue.
Sigle ADNz
[Q1]
Édit. 2019
autophagosome n.m.
autophagosome
Organite présent dans la plupart des cellules eucaryotes, entouré d'une double membrane, qui intervient dans la macroautophagie.
Au cours de la macroautophagie, la membrane externe de l'autophagosome fusionne avec celle du lysosome et la membrane interne est digérée par les hydrolases lysosomales en même temps que le matériel séquestré.
→ autophagie, lysosome, macroautophagie
[ C3]
Édit. 2019
tétraspanine n.f.
tetraspanin
Famille de glycoprotéines membranaires présentes chez les eucaryotes multicellulaires, participant à la régulation de multiples fonctions cellulaires dont l’adhérence, la mobilité et la prolifération.
Les tétraspanines possèdent 4 domaines transmembranaires, d'où leur nom. Elles interagissent entre elles et avec d'autre protéines membranaires comme les intégrines et les récepteurs de facteurs de croissance ou de cytokines, participant ainsi à la signalisation cellulaire. La tetraspanine la plus anciennement connue, appelée CD9, a été très étudiée dans le cancer dont elle facilite le développement D'autres tétraspanines possèdent, par contre, des activités anti-tumorales. Il a été aussi récemment montré que la surexpression de la tétraspanine CD9 dans les cellules épithéliales pariétales de la capsule de Bowman au cours de la hyalinose segmentaire et focale favorisait la migration de ces cellules vers les capillaires glomérulaires auxquels elles s’attachent avant de les détruire.
Étym. tétra = 4 en Grec et span = traverser en Anglais
→ intégrine, facteur de croissance, cytokine, signalisation cellulaire, capsule de Bowman, glomérulonéphrite avec hyalinose segmentaire et focale
[C1, F2, M1]
Édit. 2020
hypusine n.f.
hypusine
Dérivé d'acide aminé résultant de la condensation d’hydroxyputrescine et de lysine, présent chez l’Homme dans une seule protéine, l’elF5A (Facteur d’Initiation des eucaryotes 5A).
Cet acide aminé est présent en excès dans les urines d’enfants atteints d’hyperlysinémie héréditaire. Il a suscité un intérêt nouveau parce que le blocage spécifique de l’activation de elF5A en inhibant l’incorporation d’hypusine dans la molécule augmente la résistance à l’hypoxie, d’abord constatée chez la drosophile, puis chez les mammifères, ouvrant ainsi une perspective thérapeutique.
Étym. collage de syllabes de d’hydroxyputrescine et de lysine: hy pu et sine
→ hydroxyputrescine, lysine, hyperlysinémie, elF
[C1, Q2, R1]
Édit. 2020
eIF acr. pour eucaryote Initiation Factor
eIF
Facteur d'Initiation des eucaryotes
[C1]
Édit. 2020
MAPK, acr angl. de mitogen-activated protein kinases
Ensemble de protéines kinases nécessaires à l'induction de la mitose dans les cellules eucaryotes. Elles appartiennent au groupe des kinases CMGC (incluant les kinases CDK, MAPK, GSK3 et CLK)1.
Les MAP-K sont impliquées dans un certain nombre d'évènements de la vie de la cellule, comme la mitose, mais aussi très liées à des phénomènes apoptotiques, la différenciation ou encore la survie cellulaire. Ceci se fait en réponse à divers signaux externes : des facteurs mitogènes (le PDGF, par exemple), le stress osmotique cellulaire, le choc thermique ou encore un certain nombre de cytokines2.
[C3]
Édit. 2020