Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

482 résultats 

auxiliaire technologique l.m.

additive

Substance non consommée comme aliment en soi, ajoutée lors du processus de fabrication d’une denrée alimentaire, mais qui ne se retrouve pas dans l’aliment final.
1)  Entrent dans cette catégorie les antimousses utilisés en sucrerie, des solvants, etc. ; avant la phase finale de fabrication, l’auxiliaire technologique est extrait du produit alimentaire. Une liste positive fixe les auxiliaires technologiques autorisés.
2)  Tout nouveau produit est examiné par une commission ad hoc qui étudie son intérêt technologique, et par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France qui en examine les aspects sanitaires.

additif

Bacillus thuringiensis l. m

Bacillus thuringiensis

Bacille à Gram positif, aérobie, sporulé, flagellé, inclus dans le groupe dit Bacillus cereus, à côté du B. anthracis, responsable du charbon.
Il est présent dans le sol, l’eau et sur les feuilles de nombreux végétaux. Il contribue à l’équilibre biologique en produisant des protéines toxiques pour divers insectes (Lépidoptères, Diptères, Coléoptères), en détruisant les cellules de l’intestin moyen de la larve, la rendant consommable par ce bacille. Les applications en agriculture biologique (sylviculture et agronomie des céréales et de la vigne) sont considérables, mais un nouveau champ se développe en parasitologie pour la lutte contre les insectes prédateurs, en particulier des moustiques et des simulies dont elle provoque la destruction des larves, mais malheureusement la faible rémanence, en diminue l’intérêt pratique.
Il existe de nombreux sérotypes de B. thuringiensis ; le plus utilisé actuellement est le sérotype H 14 de B. t. israelensis.

Étym. Thuringe, ville de Basse-Saxe où la bactérie a été identifiée en 1911.

Abrév. Bt

lutte biologique, Bacillus anthracis, Bacillus cereus

Édit. 2017

band cell l.angl.

Cellule sanguine d'origine granulocytaire, dont l'aspect morphologique est intermédiaire entre celui du métamyélocyte et celui du polynucléaire mature : le noyau est allongé et non encore encoché.
Ces cellules ont surtout été décrites chez le nouveau-né et sont considérées comme un signe précoce d'infection bactérienne néonatale.

Édit. 2017

bande claire métaphysaire l.f.

transverse radiolucent metaphyseal band

En radiographie, clarté en bande horizontale des métaphyses constatée surtout au voisinage du genou et à l'extrémité supérieure de l'humérus.
Elle s'observe dans de nombreuses situations pathologiques du nouveau-né et de l'enfant, mais doit surtout faire craindre une leucémie aigüe.

Édit. 2017

Bardet-Biedl (syndrome de) l.m. (SBB)

Bardet-Biedl’s syndrome

Ciliopathie héréditaire incluant une atteinte multiviscérale associée à une obésité et à des troubles des apprentissages, avec ou sans déficit intellectuel.
La prévalence du SBB est de 1/125 000 à 1/175 000 pour les populations d’Europe et d’Amérique du Nord.
A l’obésité s’ associent de façon variable des atteintes oculaire et rénales, une polydactylie et des anomalies des membres, un hypogonadisme,
Alors que le poids de naissance est normal, la surcharge pondérale survient précocement et tend à s’aggraver, sans retard de croissance le plus souvent. Elle semble davantage due à une hyperphagie qu’à des troubles métaboliques bien que des cas de cause centrale hypothalamique avec selle turcique vide aient été rapportés. Elle entraîne une morbidité accrue à laquelle contribuent diabète de type 2, dyslipidémie, hypertension artérielle, complications orthopédiques et respiratoires.
L’atteinte oculaire inclut principalement une dystrophie rétinienne mixte des cônes et des bâtonnets, associant une rétinite pigmentaire précoce et quasi constante à une dégénérescence maculaire (plus rare et souvent plus tardive). Même en l’absence d’anomalies du fond d’œil, l’électrorétinogramme est anormal dans presque tous les cas à partir de cinq ans. Une dyschromatopsie (le bleu et le jaune) est fréquente. D’autres signes ophtalmologiques sont beaucoup plus rares. La cécité st habituelle après 30 ans.
Il existe une atteinte de la morphologie rénale de fréquence variable : lobulation fœtale, diverticules, anomalies de la forme des calices et du bassinet, petits reins, dysplasie tissulaire. Mais une altération fonctionnelle peut survenir sur des reins échographiquement normaux, ne se manifester qu’à l’âge adulte et conduire à l’insuffisance rénale chronique.
La polydactylie consiste habituellement en une hexadactylie post-axiale, présente sur les quatre membres ou seulement sur les mains ou les pieds. D’autres anomalies des membres incluent les brachydactylies, des syndactylies souvent des deuxième et troisième doigts et une clinodactylie du cinquième doigt.
L’hypogonadisme, présent chez 98 % des garçons, se manifeste par une cryptorchidie, un micropénis et/ou un retard pubertaire. Les filles présentent des irrégularités du cycle menstruel ou plus rarement une atrésie vaginale avec hydrométrocolpos à la naissance, ou une hypoplasie des trompes de Fallope. Une origine centrale de cet hypogonadisme a été suspectée devant son association à l’obésité, à une petite taille et à la présence d’une selle turcique vide dans quelques cas. Il a été également décrit des atteintes gonadiques primaires, surtout chez les filles.
Le déficit intellectuel est souvent modéré mais malgré un QI normal, de très nombreux sujets ont des difficultés d’apprentissage qui s’expliquent en partie par le déficit sensoriel et par les particularités neuropsychiques des patients (lenteur d’idéation et de réalisation motrice, troubles du langage expressif, immaturité émotionnelle, difficultés de l’abstraction, troubles obsessionnels compulsifs, désinhibition, hyperactivité).
Les manifestations neurologiques de fréquence variable incluent une ataxie et des troubles de la coordination. Le syndrome cérébelleux serait lié à des anomalies morphologiques (hypoplasie du cervelet) ou à une dégénérescence secondaire. Certains patients présentent une spasticité et un syndrome pyramidal peu sévère.
L’hypotonie des muscles de la face est frappante et donne aux patients un aspect amimique et figé.
Il peut exister aussi une surdité de transmission ou une surdité mixte, des malformations cardiaques congénitales (situs inversus, persistance du canal artériel, cardiomyopathies, hypertrophie ventriculaire gauche, sténose aortique), une dysmorphie faciale est fréquente (front proéminent, rétrécissement bitemporal, hypertélorisme, fentes palpébrales orientées en bas et en dehors, ptosis, yeux enfoncés dans les orbites, élargissement de la racine du nez, narines antéversées, un philtrum long, un palais ogival, une brachycéphalie). On peut également observer un diabète insipide néphrogénique, une hypertension artérielle, une fibrose hépatique avec ou sans retentissement fonctionnel, des anomalies de la dentition (à type d’encombrement, de malocclusion ou d’hypoplasie de l’émail), une atrésie anale, un asthme, une anosmie ou une maladie de Hirschprung.
Le SBB est une ciliopathie, affection liée à une atteinte des cils primitifs (protrusion présente à la surface de la plupart des cellules eucaryotes) qui jouent le rôle de capteurs d’informations sensorielles (chimique ou mécanique) au sein de différentes voies de signalisation cellulaires, d’où leur importance dans le développement embryonnaire et postnatal et dans le maintien de la fonction cellulaire et de l’homéostasie. Il existe plus de 1 300 protéines ciliaires. Chez l’Homme, le SBB est génétiquement très hétérogène puisqu’il est la conséquence de mutations dans 12 gènes : BBS1 à BBS12. Localisations en 3p12-p13 (BBS3) ; 11q13 (BBS1) dans 40% des cas ; 15q22.2q23 (BBS4) ; 16q21 (BBS2) ; 2q31(BBS5) ; 20p12 (BBS6, localisation identique à celle du gène MKKS responsable du syndrome de Mc Kusick-Kaufman) ; 4q27(BBS7) ; 14q32 (BBS8). L’affection est autosomique récessive (MIM 209900 pour la forme 2 et 209901 pour la forme 1).
Les protéines BBS sont localisées au niveau du complexe cil/corpuscule basal/centrosome et fonctionnent dans des processus cellulaires basés sur les microtubules. BBS4, BBS6 et BBS8 s’associent avec la pericentriolar material protein 1(PCM1) BBS6, BBS10 et BBS12 sont des protéines chaperones-like ayant une forte interaction entre elles au niveau génétique. Sept des protéines BBS (BBS 1, 2, 4, 5, 7, 8, 9) forment un complexe stable appelé BBSome, impliqué dans le transport vésiculaire vers le cil. Les protéines BBS7 et BBS8 sont impliquées dans le transport intraflagellaire du cil et sont requises pour la localisation normale de certaines protéines. La protéine BBS11 est une ubiquitine ligase E3.
Le BBS était autrefois appelé syndrome de Laurence-Moon-Bardet-Biedl selon la suggestion de Solis-Cohen et Weiss (1925). Schachat et Maumenee (1982) ont revu la nosographie de ces syndromes et les ont à nouveau séparés. Le syndrome de Laurence-Moon comporte une paraplégie mais n'a pas de polydactylie et d'obésité. Cependant des données récentes rendent cette séparation nosologique discutable, puisque la polydactylie n’est présente que chez deux tiers des SBB, et que certains patients (BBS1 à BBS12) ont des signes pyramidaux.
Syn. BBS, optorétino-gonadodigital (syndrome), BBS1, BBS2Réf. Orphanet, Caroline Rooryck, D. Lacombe, généticiens français (2008)→ ciliopathie, dyschromatopsie, hydrométrocolpos, névrose obsessionnelle, syndrome pyramidal, situs inversus, persistance du canal artériel

J. Bardet, médecin français (1920), A. Biedl, médecin tchèque (1922) ; S. Solis-Cohen et E. Weiss, médecins internistes américains (1925) ; A. P. Schachat et I. H. Maumenee, ophtalmologistes américains (1982)

Syn. optorétino-gonadodigital (syndrome), BBS1, BBS2

Réf. Orphanet, Caroline Rooryck, D. Lacombe, généticiens français (2008)

ciliopathie, dyschromatopsie, hydrométrocolpos, névrose obsessionnelle, syndrome pyramidal, situs inversus, persistance du canal artériel, philtrum céphalie), diabète insipide néphrogénique, maladie de Hirschprung, BBS1 gene , protéines BBS, protéine chaperonne, ubiquitine ligase, syndrome de Laurence-Moon-Bardet-Biedl 

[H1, H3, I2, L1, M1, O4, P1, P2, P3, R1, Q3]

Édit. 2020

Barlow (manœuvre de) l.f.

Barlow’s maneuver, Barlow’s test

Procédé d’examen des hanches du nouveau-né pour dépister une luxation, une subluxation de la hanche ou une simple instabilité.
L’enfant est placé sur le dos sur un plan dur. Les deux hanches sont examinées séparément ; une main immobilise le bassin d’un côté, l’autre main pousse le fémur en arrière et vers le haut en y associant des mouvements d’adduction et de légère rotation, Un ressaut est perçu en cas d’instabilité ou de malformation luxante de la hanche par déplacement de la tête fémorale en dehors de l’acétabulum (cotyle) ; c’est un ressaut de sortie. Un mouvement d’arrière en avant en légère abduction permet de percevoir sa réintégration dans l’acétabulum. Une sensation de piston laisse supposer une luxation permanente.
Cet examen est ordinairement couplé avec la recherche du signe d’Ortolani. En cas de test positif, une étude des hanches par échographie est nécessaire.

T. G. Barlow, chirurgien orthopédiste britannique (1962); M. Ortolani, pédiatre italien (1937)

Ortolani (signe d')

[O1,I2]

Édit. 2017

Barts (hémoglobine de) l.f.

Barts’ haemoglobin

Hémoglobine, présente chez le fœtus, dans la thalassémie majeure, formée de quatre chaînes γ, au lieu de deux chaînes α et deux chaînes γ chez le fœtus normal, ou deux chaînes α et deux chaînes β chez le nouveau-né normal.
Elle est reconnue par électrophorèse de l'hémoglobine après ponction de sang fœtal au cordon. Mais le diagnostic se fait maintenant par identification par biologie moléculaire des gènes de l’hémoglobine sur les cellules obtenues par biopsie du trophoblaste ou les cellules du liquide amniotique recueilli par amniocentèse.

Étym. Hémoglobine découverte au St. Bartholomew's Hospital de Londres, aussi appelé St. Barts.

Édit. 2017

bassin oblique l.m.

pelvic obliquity

Déviation du pelvis avec perte de son horizontalité dans le plan frontal la déformation s’accompagne presque toujours d’un déplacement dans les autres plans de l’espace et d’une rotation sur l’axe du bassin.
On distingue schématiquement :
1) le bassin oblique d’origine basse où la déformation primitive est située aux membres inférieurs, telle une rétraction musculoligamentaire au niveau de la hanche.
2) le bassin oblique d’origine haute, lié à une atteinte du tronc ou du rachis : paralysie, scoliose.
3) le bassin oblique d’origine mixte où les deux étiologies se combinent.
4) l’obliquité pelvienne congénitale est décelée chez le nouveau-né ou le nourrisson, elle est souvent liée à une position de hanche en adduction ou en abduction unilatérale.

Édit. 2017

bébé collodion l.m.

collodion baby

Etat cutané présent à la naissance, ne laissant pas préjuger du trouble de la kératinisation vers lequel il pourra évoluer : érythrodermie congénitale ichtyosiforme sèche ou autre variété d'ichtyose, ou, plus rarement, guérison.
Le nouveau-né semble recouvert sur toute sa surface cutanée d'une pellicule, membrane collodionnée traversée perpendiculairement par les cheveux avec éversion des orifices naturels. Elle va desquamer durant une période allant de deux à plusieurs semaines.

Syn. desquamation lamelleuse du nouveau-né, dermatite collodionnée, ichtyose congénitale lamelleuse

érythrodermie congénitale ichtyosiforme sèche, ichtyose

Édit. 2017

Bechterew (réflexe de) l.m.

Bechterew’s reflex

L’excitation sonore chez le nouveau-né entraîne la fermeture des paupières et la contraction de tout le corps avec une contraction ipsilatérale de la face.

V. M. von Bechterew (ou Bekhterew), neurologue russe (1902)

Syn. réflexe cochléopalpébral

Édit. 2017

Becker (coussin de) l.m.

Becker's cushion

Pièce de tissu maintenant en abduction les cuisses du nouveau-né atteint de luxation congénitale des hanches.
Le nourrisson ainsi langé en « grenouille » laisse ses têtes fémorales exercer une pression continue au centre du cotyle.

luxation congénitale de la hanche

Édit. 2017

biodisponibilité d'un médicament l.f.

bioavailability

Fraction de la dose d’un médicament qui, après administration, atteint, par la circulation générale, un site d’action donné ainsi que la vitesse avec laquelle il l’atteint.
Taux et vitesse d’absorption sont déterminés à partir de la courbe temps/teneur dans le sérum ou de la mesure de l’excrétion urinaire du principe actif.
Il faut distinguer la biodisponibilité galénique, fraction du médicament effectivement libérée de son excipient, la biodisponibilité pharmacocinétique, fraction du médicament qui atteint la circulation générale, la biodisponibilité pharmacodynamique, fraction du médicament qui réagit avec son récepteur spécifique. Seule la voie d’administration intraveineuse assure une biodisponibilité pharmacocinétique proche de 100%.
Pour la plupart des médicaments il existe une relation entre leur teneur sanguine (reflet de la teneur au niveau des sites d'action) et leur activité pharmacologique. Les études de la biodisponibilité sont faites au cours de la mise au point d'un nouveau médicament, ou dans les évaluations comparatives de produits identiques fabriqués sous une forme galénique différente. Elles consistent à mesurer les teneurs des médicaments et/ou de leurs métabolites, dans des liquides biologiques, après administration de doses uniques ou répétées.
La biodisponibilité des médicaments varie selon les caractéristiques physicochimiques des molécules (solubilité, dissolution, ionisation), selon la formulation galénique, selon certains facteurs physiopathologiques (âge, pH gastro-intestinal, motricité gastro-intestinale, vidange gastrique, état de la sécrétion biliaire, malabsorption, métabolisme hépatique, grossesse, insuffisance cardiaque), et selon les médicaments associés qui peuvent modifier certaines étapes de la résorption.

Syn. disponibilité biologique des médicaments

pharmacocinétique

Édit. 2017

biofilm (formation d'un) l. f.

biofilm (training of one)

 Il peut être constitué de bactéries, de fungi imperfecti (champignons imparfaits ou inférieurs) ou d’algues microscopiques uni- ou pluricellulaires qui peuvent s’associer dans un même biofilm.
La succession des évènements est la suivante :
- adhésion : dans un flux laminaire ou tourbillonnaire, au voisinage d’un support inerte ou vivant, quelques éléments franchissent la barrière des forces de répulsion dues à l’énergie de surface du support et des bactéries (forces de Van der Waals et forces acido-basiques) pour adhérer à la surface du support. Cette adhésion, dite primaire, est très solide, voire indestructible.
- co-agrégation : sur ces premiers éléments, d’autres cellules se fixent par co-agrégation, correspondant à des forces moins solides que celles de l’adhésion primaire. Au fur et à mesure de l’épaississement du biofilm, des co-agrégats peuvent se détacher soit pour libérer des bactéries planctoniques, soit pour constituer un nouveau biofilm.
- à ce moment là, le biofilm a atteint son équilibre dynamique.

bactéries planctoniques, biofilm microbien, biofilm (propriétés caractéristiques d'un)

Édit. 2017

bosse sérosanguine l.f.

external cephalhematoma, caput succedaneum

Tuméfaction de teinte violacée formée par une infiltration sérohématique sous-cutanée, observée chez le nouveau-né au niveau de la partie de la présentation, le crâne le plus souvent, occupant l'aire de l'orifice de dilatation.
Au cours du travail, elle n'apparaît qu'après rupture des membranes et, lorsqu'elle est suffisamment importante, elle peut masquer les repères de la présentation. Sa localisation dans le tissu cellulaire sous-cutané explique qu'elle change de place au cours des premiers jours de la vie, selon la position de l'enfant dans son lit, avant de se résorber en quelques jours après la naissance, sans séquelles.

Syn. céphalhématome

Édit. 2017

bouba n.m.

buba brasiliensis
Manisfestations cutanées de la leishmaniose cutanée du nouveau monde.
On écrit aussi buba.

Syn. pian-bois, buba

pian-bois, leishmaniose

Édit. 2017

bout de sein l.m.

nipple's cap

Cupule en verre munie d'une tétine en caoutchouc protégeant le mamelon en cas de crevasse.
S'interposant entre le mamelon et la bouche du nouveau-né, il permet la poursuite de l'allaitement maternel.

Édit. 2017

bradycardie n.f.

bradycardia

Fréquence cardiaque lente, inférieure à 60 battements/mn chez le sujet adulte.
Chez le nouveau-né la limite inférieure de la fréquence cardiaque normale est de 90 /mn, elle est de 80 /mn chez le nourrisson et de 75 /mn à l'âge d'un an.
La fréquence est inversement proportionnelle à la taille, du fait de l'isométrie. Le produit de la fréquence cardiaque par minute x taille en mètres (dimension L/T, biologiquement unitaire), est voisin de 100 chez le sujet normal. La limite de la bradycardie est plus haute chez l'enfant que chez l'adulte (60 /mn pour 1,70 m correspond à 85 /mn, pour une taille de 1,20 m) et plus basse pour les sujets de grande taille (55 /mn pour un sujet de 1,90 m).
On distingue les bradycardies sinusales (ex. sportif entraîné) ou neurovégétatives par hypertonie vagale ou encore secondaires à une cause extracardiaque (hypothyroïdie, hypoxie, hypothermie, ictère) et les bradycardies en rapport avec un trouble conductif, soit par bloc auriculoventriculaire, soit par échappement jonctionnel consécutif à une défaillance de la conduction de l'influx sinusal à l'oreillette (bloc sino-auriculaire).
Lors de certains traitements médicamenteux bradycardisants (β-bloquants, digitaliques), la bradycardie sinusale peut faire place à un trouble conductif plus ou moins grave en cas de surdosage médicamenteux ou de réaction anormale du patient au produit administré.
L’électrocardiogramme permet l’analyse exacte de la nature de la bradycardie, qu’elle soit temporaire ou permanente, physiologique ou pathologique, associée ou non à d’autres troubles du rythme (brady-arythmie).

Étym. gr. bradus : lent ; kardia : cœur

bradycardie hypoxique, isométrie, pouls (fréquence du), tachycardie, brady-arythmie

Édit. 2017

bradycardie hypoxique l.f.

hypoxic bradycardia

Ralentissement de la fréquence cardiaque (auriculaire ou ventriculaire) sous l'influence de l'hypoxie.
La bradycardie devient alarmante quand la fréquence du pouls devient inférieure à 50/min chez un adulte (de 1,70 m) et 80/min chez le nouveau-né : l'hypoxie est souvent la cause des arrêts cardiaques anesthésiques.
L'hypoxie induit une bradycardie en modifiant l'équilibre entre le tonus sympathique et celui parasympathique au niveau du cœur. De plus, elle altère le fonctionnement des tissus de conduction auriculaire et ventriculaire. La bradycardie précède souvent de quelques minutes l'arrêt cardiaque en asystole.
La bradycardie hypoxique ne doit pas être confondue avec la bradycardie vagale ou celle du choc dont les mécanismes sont différents. Le seul traitement efficace est le rétablissement immédiat d'une oxygénation normale, l'injection d'atropine est alors le plus souvent inefficace.

Étym. gr. bradus : lent ; kardia : cœur

bradycardie, hypoxie, isométrie

Édit. 2017

branchial (appareil) l.m.

branchial apparatus

Structure embryologique de l’extrémité céphalique constituée des arcs branchiaux, des poches ectoblastiques et des poches entoblastiques.
Le terme de branchial lui est donné car il rappelle le dispositif observé chez les poissons.
Lors de la 4ème semaine de vie intra-utérine, apparaissent dans la paroi du pharynx (intestin antérieur ou pharyngien) des poches (poches branchiales entoblastiques) qui pénètrent dans le mésenchyme sous-jacent. Simultanément apparaissent à la surface de l’embryon quatre sillons ou poches branchiales ectoblastiques qui pénètrent également dans le mésenchyme. Les poches ectoblastiques et entoblastiques arrivent ainsi presque au contact, isolant de fait entre deux niveaux de poches des arcades de mésenchyme dites arcs branchiaux, au nombre de cinq. Ces arcades constituent des structures cervicofaciales antérieures et latérales depuis la mandibule et les osselets de l’oreille moyenne en haut jusqu’au cartilage cricoïde en bas. A partir des premières poches ectoblastiques et entoblastiques se forment le conduit auditif externe et la trompe d’Eustache. Les poches entoblastiques forment l’amygdale palatine (2ème poche), les glandes parathyroïdes (3ème et 4ème) et le thymus (3ème).Les anomalies de développement de l’appareil branchial expliquent la plupart des malformations faciales du fœtus ou du nouveau-né.

fistules branchiales

Édit. 2017

brassage d'exons l.m.

exon shuffle, exon shuffing

Association spontanée et aléatoire d’exons issus de gènes préexistants qui conduit à la formation naturelle d’un nouveau gène.
Dans un gène formé par brassage d’exons, chaque exon code un des domaines de la protéine nouvellement produite.

exon

[Q1]

Édit. 2019

Brazelton (échelle de) l.f.

neonatal behavorial assessment scale

Échelle d'évaluation du comportement du nouveau-né.
L'objectif de l'instrument est de cataloguer le comportement interrelationnel étudié en 27 questions et 20 réactions suscitées. Son originalité réside dans le fait que le score de l'enfant se fonde sur sa réaction la plus performante et non sur une réaction moyenne.
L'échelle permet d'apprécier des comportements individuels dans la période néonatale, ceux-ci pouvant être prédictifs de la future personnalité et du développement cognitif du bébé.

T. Brazelton, pédiatre américain (1969)

compétence, Brazelton (score de)

Édit. 2017

bregma n.m.

bregma (TA)

bregma

Point craniométrique situé à l’intersection des sutures coronale et sagittale de la calvaria.
Chez le nouveau-né, il est occupé par la fontanelle antérieure de forme losangique, à grand axe antéropostérieur. Ses angles latéraux de celle-ci se continuent avec les deux moitiés de la suture coronale, son angle antérieur avec la suture métopique et son angle postérieur avec la suture sagittale.

Étym. gr. bregma : sommet de la tête

fontanelle antérieure

Édit. 2017

cal osseux l.m.

callus

Os nouveau qui se forme au niveau des extrémités fragmentaires d’un os fracturé et rétablit sa continuité.
Normalement la formation du cal passe par plusieurs stades : le cal osseux mou, le stade de maturation incomplète, le cal osseux dense solide.

Étym. lat. callus : callosité

pseudarthrose, retard de consolidation, cal vicieux

[I2]

canal ionique l.m.

ionic channel

Groupe important de protéines membranaires, constitué de plusieurs centaines de variantes, qui assurent la régulation ionique à travers la membrane cellulaire.
Le long des neurones, circulent les influx nerveux, impulsions électriques provoquées par le passage d'ions (Na+, K+) à travers cette membrane. Sauf exception, l'onde électrique ne franchit pas la fente synaptique. Dès lors, la chimie prend le relais de l'électricité, avec synthèse de neuromédiateurs qui s'accumulent dans des vésicules situées dans les terminaisons nerveuses. Quand une impulsion électrique atteint la terminaison, le neuromédiateur est libéré de ces vésicules dans la fente synaptique ; en une fraction de milliseconde, il diffuse au milieu de l'espace synaptique et, dans une cellule proche, déclenche un nouveau signal, en général lui aussi électrique.
Le transmetteur, dans les synapses excitatrices, provoque l'ouverture de canaux où passent les ions positifs Na+ et K+ ; dans les synapses inhibitrices, il ouvre un canal pour les ions négatifs Cl- Une transformation (ou transduction) du signal chimique en signal électrique se produit, qui suscite soit le départ d'un nouvel influx nerveux, soit son inhibition.
Jusqu'à présent, plus de 40 neuromédiateurs ont été individualisés. Un neurone peut en synthétiser ou en libérer plusieurs à la fois. Si bien que les communications chimiques tiennent un rôle dominant dans le fonctionnement cérébral. Les canaux ioniques ont une action déterminante dans la transmission des signaux entre les cellules.
De nombreuses affections (notamment génétiques ou auto-immunes) sont liées à une pathologie des canaux.

canalopathie ionique, membrane cellulaire, neuromédiateur

[C3]

Candidatus

Candidatus

Statut taxinomique intérimaire utilisé pour désigner un micro-organisme procaryote non cultivable.
Le micro-organisme en question ne pouvant être caractérisé de façon suffisamment détaillée pour qu'un nouveau taxon soit créé en respectant les règles du Code de nomenclature bactériologique, il est ainsi désigné de manière provisoire. Ce terme entre dans la composition du nom du micro-organisme qui, dès lors, devient trinominal. Dans un texte écrit en caractères romains, le mot Candidatus (qui peut être abrégé en "Ca.") est écrit en italique, suivi du nom provisoire en romain (ex.: Candidatus Neoehrlichia mikurensis).

[D1]

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