Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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acanthome des gaines pilaires l.m.

pilar sheath acanthoma

Tumeur pilaire bénigne située le plus souvent sur la partie cutanée de la lèvre supérieure ou sur le front.
Elle se présente comme un nodule de la teinte de la peau normale avec un orifice central bourré de kératine. Au microscope, elle se compose d'une cavité kystique remplie de kératine, délimitée par un épithélium folliculaire qui se continue dans l'épiderme environnant, et de lobules composés de cellules à cytoplasme abondant qui pénètrent dans le derme sous-jacent à partir de la paroi kystique et peuvent contenir des petits kystes, des amas kératinisés entourés de cellules « en bulbe d'oignon », ainsi que des canaux excréteurs sébacés. La guérison s'obtient par l'exérèse de la tumeur.

A.H. Mehregan et M.H. Brownstein, dermatologues américains (1978)

Étym. gr. akantha : épine ; ôma : tumeur

[F5,J1]

Édit. 2016

Amplatz (gaine d') l.f.

Amplatz’s percutaneous nephrostomy tube, Amplatz sheath

Tube plastique de gros calibre utilisé dans la chirurgie percutanée du rein.
Cette gaine de travail crée un tunnel cutanéocaliciel permanent, permet le passage des endoscopes et des instruments opératoires, et évite toute hyperpression intracavitaire per-opératoire.

K. Amplatz, médecin radiologue américain  (né en 1924)

chirurgie percutanée du rein

[B3,B4,M2]

Édit. 2017

artères à gaine de Schweigger-Seidel l.f.p.

F. Schweigger-Seidel, physiologiste allemand, (1834-1871)

pénicilles de la rate

Brown (syndrome de) l.m.

- en adduction par une très forte limitation de l'élévation simulant une parésie du petit oblique mais sans élévation en abduction de l'autre, donc sans hyperaction de son synergique opposé, le muscle droit supérieur,

- en adduction par un baissement normal dans le champ du grand oblique sans hypo-action de son synergique opposé, le droit inférieur.
Au test de duction passive, l'œil atteint ne peut pas être porté dans le champ d'action du petit oblique. Ce syndrome se traduit dans les mouvements par une limitation de l'élévation du globe en adduction (impossibilité même en duction). Peut être congénital ou acquis avec différentes étiologies dont tendon du muscle du grand oblique trop court, insertion anormale de ce tendon, glissement impossible ou limité au niveau de la trochlée du grand oblique (click syndrome ou petit bruit comparable à un déclic lors d'une élévation forcée en adduction), ténosynovite au niveau de cette trochlée, traumatisme. Plusieurs familles ont été décrites avec ce syndrome isolé, il existe également dans le syndrome de Noonan, mais la majorité des formes observées sont sporadiques ou plus rarement acquise.

H. W. Brown, ophtalmologiste américain (1950)

Syn. rétraction de la gaine du grand oblique (syndrome de), pseudo-paralysie du muscle petit oblique

orthophorie, ptosis, duction, Noonan (syndrome de)

Édit. 2017

capsule fibreuse de la glande thyroïde l.f.

capsula fibrosa glandulae thyroideae (TA)

fibrous capsule of thyroid gland

Enveloppe fibreuse de la glande thyroïde qui dépend du système aponévrotique du cou.
Ce système aponévrotique forme une loge dans laquelle est situé le corps thyroïde. Cette loge est constituée : en avant par le feuillet profond de la lame prétrachéale qui engaine les muscles sterno-thyroïdiens ; en arrière par la gaine viscérale du cou et les expansions de cette gaine qui s’unissent, en dehors des lobes latéraux de la glande thyroïde, au feuillet profond de la lame prétrachéale ; latéralement par la gaine vasculaire du cou. Elle se continue en bas par la lame thyropéricardique. La capsule fibreuse de la glande thyroïde reste isolée de la capsule glandulaire proprement dite par une mince nappe celluleuse aisément clivable.

P. Sébileau, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1860-1953)

Syn. anc. capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau ; gaine thyroïdienne

capsule fibreuse de la glande thyroïde

[A1,O4]

Édit. 2015

capsule fibreuse du foie l.f.

tunica fibrosa hepatis (TA)

fibrous capsule of liver

Gaine conjonctive qui recouvre la totalité de la superficie du foie.
Elle s’invagine au niveau du hile du foie, entraînée à l’intérieur de l’organe par les ramifications des éléments vasculo-bilio-nerveux du pédicule hépatique. Elle constitue la capsule fibreuse périvasculaire du foie.

F. Glisson, médecin et anatomiste britannique (1597-1677)

Syn. anc. capsule de Glisson (proprement dite), gaine glissonienne

capsule fibreuse périvasculaire du foie

[A1,L1]

Édit. 2015

capsule prostatique l.f.

capsula prostatica (TA)

capsule of prostate

Eléments fibro-élastiques très lâches dans lesquels cheminent les éléments vasculo-nerveux destinés à la prostate.
Cette capsule sépare la coque prostatique des parois de la loge prostatique. Elle est surtout épaisse latéralement et en arrière.

A. A. Retzius, anatomiste suédois (1845)

Syn. anc. gaine celluleuse de la prostate ; zone de Retzius

[A1,M3]

Édit. 2015

Creutzfeldt-Jakob (prévention de la transmission de la maladie de) l.m.

safety against CJ disease transmission

La prévention contre la transmission iatrogénique de la maladie de l'encéphalopathie spongiforme est obligatoire en France (Circulaire de la Santé DGS/DH, N° 100 du 11-12-1995).
C'est un grave sujet de préoccupation pour les chirurgiens, les anesthésiologistes et les endoscopistes. Aussi, pour préciser les risques, les tissus ont-ils été classés en quatre catégories en fonction de leur infectiosité (classification OMS, établie par analogie avec les ovins - Circulaire de la Santé du 11-12-1995)
Prévention : il est très difficile de désinfecter un objet souillé par des prions et la solution qui consiste à n'employer que des instruments jetables est difficile à envisager pour des appareils onéreux comme les endoscopes. Aussi, lors de la consultation pré-anesthésique, le médecin doit interroger soigneusement le patient afin de rechercher une présomption de MCJ.
C'est pourquoi le Ministère de la Santé a défini les «sujets considérés comme particulièrement à risque (risque = 1%)» - (Circulaire 11-12-1995) afin que des précautions spéciales soient prises au cours de l'intervention :
Sujets considérés comme particulièrement à risque de transmission de la MCJ :
- a : Ceux ayant des signes évocateurs de la MCJ après élimination des autres causes.
- b : Ceux ayant reçu de l'hormone de croissance extractive, des gonadotrophines extractives ou de la glucocérébrosidase.
- c : Ceux dont un membre de la famille, surtout apparenté au premier degré (père, mère, fratrie), est mort de MCJ confirmée ou suspectée.
- d : Ceux qui ont subi une intervention neurochirurgicale, en particulier la pose d'une greffe de dure-mère intracrânienne.

H. G. Creutzfeldt, neuropathologiste allemand (1920) ; A. M. Jakob, neurologue allemand (1921)

Creutzfeldt-Jakob (maladie de), encéphalopathie spongiforme, prion, infectiosité des tissus aux prions

[C1,D1,D5,E1,H1 ]

Édit. 2017

Delbet (gaine allantoïdienne de) 1.f.

Delbet's allantoic sheath

P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)

gaine vésicale

électricité statique (protection contre l') l.f.

protective measures against static electricity

Mesures préventives devant être prises pour éviter les accidents (incendies, explosions) dus à l'électricité statique en l'éliminant ou en évitant les mélanges inflammables.
L'électricité statique, qui est produite par le frottement de corps diélectriques, libère d'assez faibles charges électriques mais leur accumulation peut produire un potentiel élevé en un point jusqu'à ce qu'une étincelle décharge l'électricité. Cette décharge peut enflammer un petit volume de corps combustible : dans le cas des mélanges gazeux combustibles, c'est le mécanisme des explosions en salle d'opération et des incendies de tentes à oxygène ou de couveuses. La prévention, difficile, cherche à :
- supprimer tout mélange explosif (interdiction du cyclopropane, de l'éther, etc.), mais il n'y a pas de mélange respiratoire sans risque dès que la proportion   d'O2 + N2O dépasse 25% ;
- supprimer les sources d'électricité statique (tout le personnel doit porter des vêtements suffisamment conducteurs, en coton p. ex., ceux en fibres plastiques, même pour les sous-vêtements, doivent être proscrits) ;
- éviter les effets d'influence dus aux déplacements du personnel porteur de charges statiques et chaussé de semelles isolantes ;
- permettre l'évacuation des charges électriques vers la terre :  tous les dispositifs conducteurs doivent y être reliés (à travers une résistance de l'ordre du méga-ohm pour éviter le risque d'électrocution), pour le personnel et les appareils mobiles. Les salles d'opérations ont un sol «antistatique».

Étym. lat. electricitas (Newton, 1722), électricité, propriété de l'ambre (gr. elektron) dont le frottement produit de l'électricité statique

[B1, E1]

Édit. 2019

épinèvre n.m.

epineurium (TA)

epineurium

Tissu conjonctif lâche, parfois riche en cellules adipeuses, qui comble tous les espaces interfasciculaires dans un nerf composé.
Il est parcouru par les vaisseaux sanguins.

Étym. gr. epi : sur ; neuron : nerf

Syn. anc. périnèvre, gaine lamelleuse, nevrilème

[A1, A2, H1]

Édit. 2020

espace lymphatique intra-adventitiel  l.m.

Manchon lacunaire décrit par Virchow et Robin au niveau de l’adventice des vaisseaux sanguins de la pie-mère et système nerveux central.
Ces lacunes, limitées par un endothélium festonné typique et comprises entre la face profonde de l’adventice et la tunique musculaire du vaisseau, seraient cloisonnées par des travées conjonctives qui leur donnent un aspect spongieux. Elles seraient plus importantes autour des artères que des veines et plus marquées au niveau du cerveau que de la moelle. Elles communiqueraient uniquement avec l’espace sous-arachnoïdien dont leur endothélium serait une émanation. Elles charrieraient le secteur interstitiel ou intracérébral du liquide cérébrospinal. L’existence de cette gaine lymphatique intra-adventitielle est généralement admise comme une réalité anatomique par la plupart des auteurs.

R. Virchow, anatomopathologiste allemand (1821-1902) ; C. Robin, anatomiste et histologiste français (1821-1885)

Syn. espace intra-adventitiel, gaine lymphatique adventitielle, espace de Virchow-Robin, espace de Virchow, espace de Robin, espace périvasculaire de Virchow-Robin

xanthoastrocytome pléomorphe

[A1,A5]

Édit. 2018 

Farabeuf (gaine hypogastrique de) l.f.

Farabeuf’s hypogastric shaft

Tissu fibrocellulaire lâche recouvrant l’artère hypogastrique dont les branches viscérales, vésicale, utérine et hémorroïdale moyenne, soulèvent des « ailerons », vésical, génital et rectal.
Des émanations de cette gaine, les ailerons suivent le trajet transversal des branches viscérales de l'artère hypogastrique de la paroi pelvienne aux viscères : l'aileron vésical est sous-tendu par l'artère ombilicale, l'aileron génital par l'artère utérine et l'aileron rectal par l'artère hémorroïdale moyenne.

L. H. Farabeuf, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1841-1910)

Syn. tente de l’hypogastrique

[A1]

Édit. 2018

fenêtre de la gaine protectrice l.f.

tube housing window

Ouverture arrondie pratiquée dans la gaine protectrice du tube radiogène, par laquelle sort le rayonnement.
Cette ouverture est obturée par une lame d'aluminium ou de béryllium, qui filtre le rayonnement sortant.

[B2]

Édit. 2018 

Henle (gaine de) l.f.

Henlé’s layer

F. Henle, anatomiste allemand (1809-1885)

endonèvre

[A2]

Édit. 2015

lame antérieure de la gaine des muscles droits de l'abdomen l.f.

lamina anterior vaginae musculi recti abdominis (TA)

anterior layer of rectus sheath

Feuillet antérieur de la gaine du muscle grand droit qui s’unit sur la ligne médiane avec le feuillet postérieur et les deux feuillets du muscle opposé pour former la ligne blanche.
Ces feuillets, antérieurs et postérieurs, sont formés par les aponévroses terminales antérieures des muscles larges de l’abdomen.

lame postérieure de la gaine des muscles droits de l'abdomen l.f.

lamina posterior vaginae musculi recti abdominis (TA)

posterior layer of rectus sheath

Feuillet postérieur de la gaine du muscle grand droit qui s’unit sur la ligne médiane avec le feuillet antérieur et les deux feuillets du muscle opposé pour former la ligne blanche.
Ces feuillets, antérieurs et postérieurs, sont formés par les aponévroses terminales antérieures des muscles larges de l’abdomen.

ligne arquée de la gaine du muscle droit de l'abdomen l.m.

linea arcuata vaginae musculi recti abdominis (TA)

arcuate line of rectus sheath

Arcade tendineuse de la paroi postérieure de la gaine du muscle droit de l’abdomen.
Elle est située à la jonction des deux tiers supérieurs et du tiers inférieur de la gaine. Concave en bas, elle marque la limite entre les deux portions de cette gaine : tendineuse en haut, formée par l’aponévrose du muscle transverse de l’abdomen et par le feuillet postérieur du muscle oblique interne de l’abdomen ; cellulo-fibreuse en bas, formée par le fascia transversalis.

J. Douglas, anatomise et chirurgien britannique (1675-1742)

Syn. anc. arcade de Douglas, repli de Douglas, repli semi-lunaire

magainine n.f.

magainin

Composé peptidique possédant des propriétés antimicrobiennes, qui fait partie d’une classe de peptides découverts dans la peau de batraciens.

myéline (gaine de) l.f.

myelin sheat

Enveloppe majoritairement lipidique, formée de couches concentriques de membranes plasmiques des cellules de Schwann, qui entoure un axone myélinisé et constitue la gaine de Schwann des nerfs périphériques.
Rétrécissements échelonnés sur cette gaine et limite des territoires de deux cellules de Schwann voisines, les nœuds de Ranvier, anneaux d'axolemme nu, interviennent dans la vitesse de conduction nerveuse (VCN) de type saltatoire.
De nombreuses protéines ont été individualisées dans la gaine de myéline : (protéines PO, PMP-22, protéines basiques de la myéline, connexine, MAG, etc.), elles jouent un rôle important dans la génèse des neuropathies héréditaires par l'intermédiaire de mutations.

Étym. gr. muelos : moelle

Schwann (cellule de), Schwann (gaine de), axone

nodules lymphatiques spléniques l.m.p.

noduli lymphoidei splenici ; noduli lymphoidei lienales (TA)

Tissu lymphatique de la rate ayant l’aspect de manchons tubuleux blanchâtres qui engainent les artères et qui portent par endroits des renflements (corpuscules de Malpighi)

Syn.  pulpe blanche de la rate

partie annulaire de la gaine fibreuse des doigts de la main l.f.

pars annularis vaginae fibrosae digitorum manus (TA)

annular part of fibrous sheath of digits of hand

Partie annulaire résistante de la gaine fibreuse des tendons fléchisseurs des doigts.
Elle est insérée sur les crêtes osseuses marginales qui marquent les bords latéraux de la face antérieure de chaque phalange.

Syn. anc.  ligament vaginal des tendons fléchisseurs des doigts, ligament annulaire des doigts de la main

partie annulaire de la gaine fibreuse des doigts de pied l.f.

pars annularis vaginae fibrosae digitorum pedis (TA)

annular part of fibrous sheath of toes

Partie annulaire résistante de la gaine fibreuse des tendons fléchisseurs des orteils.
Elle est insérée sur les crêtes osseuses marginales qui marquent les bords latéraux de la face antérieure des phalanges proximale et intermédiaire.

Syn. anc.  ligament annulaire des orteils

partie annulaire de la gaine fibreuse des orteils l.f.

partie annulaire de la gaine fibreuse des doigts de pied

partie cruciforme de la gaine fibreuse des doigts de la main l.f.

pars cruciformis vaginae fibrosae digitorum manus (TA)

cruciform part of fibrous sheath of digits of hand

Partie amincie de la gaine fibreuse des tendons fléchisseurs des doigts, en regard des articulations interphalangiennes, constituée de fibres obliques entrecroisées.

Syn. anc.  ligament crucial des doigts

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