artère intercostale suprême l.f. (à substituer car modifiée)
arteria intercostalis suprema (TA)
supreme intercostal artery
Branche de division du tronc costocervical né de l'artère sousclavière.
Elle descend verticalement, passant en dehors du ganglion cervicothoracique, entre la cupule pleurale et le bord antérieur du col de la 1ère côte puis en avant du col des 2e et 3e côtes. Elle fournit une artère intercostale postérieure à chacun des 3 premiers espaces dont en particulier l’artère intercostale du premier espace (arteria intercostalis posterior prima – first posterior intercostal artery) et l’artère intercostale du deuxième espace (arteria intercostalis posterior seconda – second posterior intercostal artery) qui fournit des rameaux dorsaux et des rameaux spinaux.
Syn. anc. artère intercostale supérieure
artère ptérygoméningée l.f.
arteria pterygomeningea (TA)
pterygomeningeal artery
Branche collatérale inconstante de l’artère maxillaire née immédiatement après l’artère méningée moyenne en avant du col du condyle de la mandibule, en regard de la face médiale du muscle ptérygoïdien latéral.
Elle monte verticalement et pénètre dans le crâne par le foramen ovale qu’elle traverse en arrière et en dehors du nerf mandibulaire. Elle se distribue au ganglion trigéminal et à la dure-mère voisine.
Syn. anc. artère petite méningée
artère vertébrale l.f.
arteria vertebralis (TA)
vertebral artery
Première branche collatérale ascendante née de la face supérieure de l’artère subclavière au niveau de la fosse supra-claviculaire (trigone omo-claviculaire).
Elle naît parfois directement de la crosse de l’aorte. Au cours de son trajet ascendant elle perfore le ganglion cervico-thoracique, jusqu’au niveau de la sixième vertèbre cervicale où elle pénètre dans le foramen transversaire. Elle traverse de bas en haut tous les foramens transversaires des vertèbres sus-jacentes véritable canal transversaire dont elle sort par le foramen transversaire de l’atlas. A ce niveau elle décrit une courbe qui embrasse la face postérieure de la masse latérale de l’atlas. Elle traverse la membrane atlanto-occipitale postérieure et pénètre dans le foramen magnum, perfore la dure-mère et, intra-crânienne, se fusionne avec son homologue opposé pour former l’artère basilaire qui monte au-devant du tronc encéphalique, au contact du clivus.Elle comporte donc quatre parties : prévertébrale, transversaire ou cervicale d’où naissent des rameaux spinaux (qui fournissent des rameaux radiculaires et des artères médullaires segmentaires) et musculaires, atlantique et intracrânienne d’où naissent des rameaux méningés, l’artère inférieure et postérieure du cervelet, l’artère spinale antérieure, des rameaux médullaires médiaux et latéraux. Par son importante distribution encéphalique l’artère vertébrale est complémentaire de l’artère carotide interne.
biopsie n.f.
biopsy
Prélevement d’un échantillon de tissu ou d’une lésion pour étude histologique, microbiologique, chimique ou immunologique qui doit, idéalement, comporter un fragment de tissu sain pour étude comparative et, par extension, la biopsie désigne également le fragment de tissu obtenu.
Le prélèvement peut être fixé (habituellement par du formol) et conservé après inclusion dans un bloc de paraffine ou mis en culture sur milieux appropriés, ou congelés dans l’azote liquide, sous cryoconservateur, pour analyse chimique ou immunohistochimique ou mise en banque. La biopsie constitue un document, dont la traçabilité doit être assurée par le laboratoire. Il appartient au malade et peut être l’objet d’échanges et de confrontations ultérieures. Le terme de biopsie vise à s’opposer à celui d’autopsie (dite aussi nécropsie), réservé aux études microscopiques et macroscopiques post-mortem. On distingue les biopsies faites à la pince coupante, s’adressant aux lésions superficielles (biopsie cervico-utérine par exemple) et les biopsies effectuées au trocart par aspiration s’adressant aux organes profonds (foie, rein). Ces dernières autorisent des corrélations anatomo-fonctionnelles et ont été utiles au démembrement et au classement des maladies de ces parenchymes. La biopsie extemporanée (en anglais : frozen section) consiste à exécuter le prélèvement et l’analyse diagnostique sur un échantillon de tissu congelé, prélevé en cours d’intervention, afin de limiter ou d’étendre les limites de celle-ci (biopsie d’un ganglion sentinelle).
Le prélèvement de la totalité d’une petite lésion est appelée biopsie-exérèse ; elle peut alors en assurer la cure.Par extension, la biopsie désigne également le fragment de tissu obtenu.
De nombreuses techniques modernes regroupées sous l’expression de « biopsie optique » peuvent guider le praticien en lui permettant d’observer en microscopie, au sens propre du terme, au cours d’une endoscopie ou d’une coelioscopie, des lésions suspectes en ajoutant des images induites par fluorescence ou des images construites grâce à des procédés optiques.
E. Besnier dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1879)
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie biopsie bronchique, biopsie cérébrale, biopsie cutanée, biopsie cutanée exsangue, biopsie de la vulve, biopsie de l'endomètre, biopsie de l’intestin grêle, biopsie de l'ovaire, biopsie des ganglions préscaléniques de Daniels, biopsie du col utérin, biopsie du grêle (jéjuno-iléale), biopsie duodénale, biopsie du péricarde, biopsie du trophoblaste, biopsie endoscopique, biopsie extemporanée, biopsie-forage, biopsie gastrique, .biopsie hépatique, biopsie jéjuno-iléale, biopsie médullaire, biopsie musculaire, biopsie myocardique, biopsie nerveuse, biopsie optique, biopsie ostéomédullaire, biopsie per-opératoire, biopsie pleurale, biopsie pulmonaire, biopsier, biopsie rectocolique, biopsie placentaire, biopsie rénale, biopsie transbronchique, biopsie vaginale, biopsie liquide
Édit. 2017
biopsie transbronchique l.f.
transbronchial biopsy
Prélèvement de parenchyme pulmonaire sous-pleural par l'intermédiaire d'une pince passée à travers le canal opérateur d'un fibrobronchoscope bloqué dans une bronche de 5èmeou 6èmeordre avec contrôle sous amplificateur de brillance.
Elle expose au pneumothorax et à des hémoptysies.
Ses meilleures indications sont la surveillance des greffes pulmonaires et le diagnostic des pneumopathies interstitielles.
Cette biopsie peut aussi concerner un ganglion intra-thoracique.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
bloc paracervical l.m.
paracervical block
Analgésie locorégionale qui a pour but d'interrompre l'influx nerveux du plexus et du ganglion hypogastrique inférieur formés de fibres sensitives issues de D11-D12 et L1.
Il est pratiqué au niveau des culs-de-sac utérovaginaux latéraux : l'aiguille est guidée par les doigts vaginaux et pénètre les culs-de-sac entre 3 et 4 heures et entre 8 et 9 heures. La durée de l'analgésie n'excède pas 90 minutes. Il expose à des complications maternofœtales non négligeables : hématome paracervical pouvant être à l'origine d'une neuropathie du plexus sacré, risque d'injection intravasculaire, de souffrance fœtale ; des cas de morts fœtales ont été rapportés. En raison de ces complications possibles, si cette technique est utilisée, la lidocaïne à 1% doit être préférée. Cette technique a désormais une place réduite dans l'analgésie obstétricale moderne.
Syn. bloc utérosacré
Édit. 2017
bord postérieur de la partie pétreuse de l'os temporal l.m.
margo posterior partis petrosae ossis temporalis (TA)
posterior border of petrous part of temporal bone
Ce bord s’articule avec la partie latérale correspondante de l’os occipital.
Cette suture est complexe et donne à décrire, d’arrière en avant, les reliefs suivants :
- la facette jugulaire qui s’articule avec le processus jugulaire de l’os occipital ;
- une large échancrure qui limite, avec la partie latérale de l’occipital, le foramen jugulaire lui-même subdivisé par le processus intra jugulaire du temporal en un segment postérieur veineux qui correspond au bulbe supérieur de la veine jugulaire interne, et un segment antérieur nerveux en rapport avec le nerf spinal, le nerf vague et le nerf glosso-pharyngien. Sur ce dernier segment se situe la fossette pétreuse où se loge le ganglion inférieur du nerf glosso-pharyngien. Au fond de cette fossette s’ouvre l’orifice inférieur de l’aqueduc de la cochlée ;
- en avant du foramen jugulaire ce bord, juxtaposé à la partie latérale de l’os occipital lui est uni par un fibro-cartilage. Il est longé à ce niveau par le sillon du sinus pétreux inférieur. Cette même suture, sur sa face exocrânienne, est longée par le sillon du sinus pétro-occipital.
Édit. 2017
bubon n.m.
bubo
Tuméfaction inflammatoire d’un ganglion ou d’un groupe de ganglions coalescents, mous, pulpeux, hémorragiques ou violacés.
Étym. gr. boubôn : aine
→ chancre mou, peste, lymphogranulome vénérien.
Édit. 2017
canal du nerf facial l.m.
canalis nervi facialis (TA)
facial canal
Canal creusé dans la partie pétreuse de l’os temporal depuis la partie antéro-supérieure du fond du méat acoustique interne jusqu’au foramen stylomastoïdien.
Dans son segment initial il se dirige latéralement et un peu en avant, perpendiculairement à l’axe de la partie pétreuse du temporal, jusqu’à quelques millimètres en arrière du hiatus du canal du nerf grand pétreux.
Après une première coudure où se situe le genou distal du nerf facial, il se dirige obliquement en arrière, à peu près parallèlement à l’axe de la partie pétreuse, sur une longueur d’un centimètre environ, dans l’épaisseur de la paroi médiale de la caisse du tympan.
Puis il se coude une deuxième fois pour descendre dans l’épaisseur du mur osseux qui sépare la cavité tympanique de l’antre mastoïdien, verticalement jusqu’au foramen stylomastoïdien où il se termine.
Il livre passage au nerf facial accompagné du nerf intermédiaire jusqu’au genou distal du nerf facial coiffé du ganglion géniculé au niveau duquel les deux nerfs fusionnent. Le nerf facial est également accompagné par l’artère stylo-mastoïdienne et, dans la partie toute terminale du segment vertical, par la corde du tympan qui quitte le canal du nerf facial par le canalicule de la corde du tympan.
Syn. anc. canal facial, aqueduc de Fallope
[A1,H5]
Édit. 2015
canal palato-vaginal l.m.
canalis palatovaginalis (TA)
palatovaginal canal
Canalicule osseux sagittal constitué par le sillon palato-vaginal de la face inférieure du processus vaginal de l’os sphénoïde que ferme le processus vaginal de l’os palatin.
Ce canalicule débouche en avant entre le canal ptérygoïdien et le canal sphénovomérien latéral. Il livre passage au rameau pharyngien du ganglion ptérygo-palatin et à l’artère ptérygo-palatine.
Syn. anc. conduit ptérygo-palatin, canal ptérygo-palatin, canal pharyngien
[A1]
Édit. 2015
canal ptérygoïdien l.m.
canalis pterygoideus (TA)
pterygoid canal
Canal osseux sagittal de la face externe de la base du crâne creusé entre les racines latérale et médiale du processus ptérygoïde.
Son extrémité antérieure s’ouvre sur la paroi postérieure de la fosse ptérygo-palatine, au-dessous de l’orifice antérieur du foramen rond. Evasé à sa partie antérieure ptérygo-palatine, il loge le ganglion ptérygo-palatin. Il est parcouru par les nerfs et vaisseaux du canal ptérygoïdien.
Syn. anc. canal vidien
[A1,H5]
Édit. 2015
capsule d'un ganglion l.f.
capsula ganglii (TA)
capsule of ganglion
Enveloppe fibreuse entourant un ganglion nerveux.
[A1,H5]
Édit. 2015
chancre tuberculeux l.m.
tuberculous chancre
Manifestation rare d'une primo-infection par Mycobacterium tuberculosis à inoculation cutanée, le plus souvent sur la joue, se traduisant par une ulcération plus ou moins arrondie, de 1 à 3 cm de diamètre, à fond décollé, sans caractère spécifique, mais accompagnée d'une adénopathie satellite qui, en l'absence de traitement, tend à se fistuliser.
Le bacille de Koch est mis en évidence dans l'ulcération et dans son ganglion satellite.
[D1,J1]
classification T.N.M. l.f. sigle angl. pour Tumeur Node Métastase.
T. N. M. classification
Classification proposée par l’Union internationale contre le cancer depuis 1954 qui permet de classer les tumeurs malignes suivant leur extension locale, régionale et générale, afin de comparer les différentes modalités de traitement en fonction de la diffusion de la tumeur.
Chaque organe constitue une région qui est divisée en sièges anatomiques. Le volume tumoral est défini par le T (tumeur). L’atteinte régionale correspond à la lettre N (node = ganglion). L’atteinte générale correspond à la lettre M (métastase).
[F2]
cochlée n.f.
cochlea (TA)
cochlea
Segment antérieur du labyrinthe osseux de l’oreille interne.
C’est un conduit enroulé autour d’un axe conique, le modiolus et dirigé perpendiculairement au grand axe de la portion pétreuse de l’os temporal. Il est situé en avant du vestibule et en dedans du promontoire. Il répond par sa base au fond du méat acoustique interne (récessus cochléaire). Il est constitué par l’enroulement de deux tours et demi de spires du canal spiral de la cochlée. Celui-ci se termine par une extrémité fermée, la coupole. La lame spirale osseuse divise le canal spiral en deux parties, la rampe vestibulaire et la rampe tympanique qui communiquent au niveau de la coupole par l’hélicotréma. La base du canal spiral de la cochlée est parcourue par le canal spiral du modiolus qui contient le ganglion spiral d’où partent les fibres du nerf cochléaire. La cochlée osseuse contient la cochlée membraneuse.
Syn. anc. limaçon osseux, labyrinthe antérieur
[A1,P1]
Édit. 2015
corde du tympan l.f.
chorda tympani, radix parasympathica ganglii sublingualis (TA)
chorda tympani, parasympathetic root of sublingual ganglion, parasympathetic root of submandibular ganglion
Filet nerveux anastomotique né du nerf facial dans la portion verticale de son trajet intrapétreux.
Il traverse la caisse du tympan dans sa paroi latérale (replis malléolaires de la membrane du tympan) et rejoint le nerf lingual dans l’espace interptérygoïdien. Il contient les fibres viscérales préganglionnaires, vasomotrices et sécrétoires qui innervent la glande submandibulaire et la glande sublinguale après relais dans le ganglion submandibulaire. Il véhicule également des fibres sensorielles gustatives qui, en amont, constituent le nerf intermédiaire.
Syn. racine parasympathique du ganglion sublingual, racine parasympathique du ganglion submandibulaire
[H5]
Édit. 2015
Denny-Brown (neuropathie de) l.m.
Denny-Brown’s neuropathy, paraneoplastic sensory neuropathy
Ensemble de manifestations cliniques liées à une neuropathie sensitive d’origine paranéoplasique par atteinte du ganglion spinal rachidien postérieur, parfois prolongée par des lésions dégénératives des cordons postérieurs.
Cette atteinte radiculaire et cordonale postérieure se traduit par des paresthésies et par des douleurs fulgurantes asymétriques des quatre membres. Elle s’installe en quelques jours à quelques mois, entraîne une ataxie proprioceptive et aboutit à un tableau pseudo-tabétique. L’évolution se fait vers une atteinte diffuse du névraxe avec troubles respiratoires. Ce syndrome paranéoplasique est presque exclusivement observé dans les carcinomes bronchiques à petites cellules. Il est très souvent révélateur, précédant la découverte du carcinome. Il serait d’origine auto-immune. Il n’est qu’exceptionnellement réversible sous traitement.
D. Denny-Brown, neurologue néo-zélandais (1951) ; R. Wyburn-Mason, médecin britannique (1948)
Syn. neuropathie sensitive subaiguë paranéoplasique
→ neuropathie paranéoplasique, paranéoplasiques (neuropathies périphériques)
développement de l'embryon et du fœtus humain (séquence de 2,5 à 3,5 semaines) l.m.
human embryonic and fetal development (2,5 to 3,5 weeks)
Cette période correspond approximativement aux horizons IX et X de Streeter et aux stades carnegie 9 et 10; en fin de séquence la taille vertex-coccyx (VC) atteint 2,5 mm.
Les caractéristiques du développement sont les suivantes :
- morphologie corporelle : creusement de la gouttière neurale et sa fermeture sauf à ses extrémités ; présence des somites 1 à 16 ; corps cylindrique se fermant autour du sac vitellin ; apparition des deux premiers arcs branchiaux ;
- cavité buccale : saillie de l’arc mandibulaire ; invagination bien marquée du stomodeum ; rupture de la membrane orale ;
- pharynx et ses annexes : pharynx large et étalé ; formation des poches pharyngées ; ébauche de la thyroïde ;
- tube digestif et ses glandes : l’intestin antérieur et postérieur est présent ; la vésicule vitelline est largement en continuité avec l’intestin moyen ; présence du bourgeonnement hépatique ; cloaque et membrane cloacale en place ;
- système respiratoire : première apparition du système respiratoire à partir d’un bourgeon du plancher du pharynx ;
- cavité cœlomique et les mésos : le cœlome embryonnaire, canal en forme de U, ébauche d’une grande cavité péricardiale ; ébauche du septum transversum ; formation des mésentères ; atrophie du mésocarde ;
- système urogénital : tous les tubules pronéphrotiques sont formés ; le conduit pronéphrotique croît en direction caudale sous forme d’un tube aveugle ; cloaque et membrane cloacale présents ;
- système vasculaire : présence des cellules et vaisseaux sanguins primitifs ; les vaisseaux sanguins embryonnaires forment un système pair symétrique ; fusion des deux tubes cardiaques qui se coudent en S ; début des battements cardiaques ;
- système squelettique : apparition des segments mésodermiques 1 à 16 ; dans les somites anciens apparition des sclérotomes ; formation de la notochorde par invagination d’une baguette cellulaire dans le nœud primitif en direction crâniale ;
- système musculaire : apparition des segments mésodermiques 1 à 16 ; dans les somites anciens apparition des myotomes ;
- système nerveux : saillie de la gouttière neurale rapidement fermée ; crête neurale en forme de ruban continu ;
- organes des sens : présence des placodes vésiculaires optiques et auditives ; apparition du ganglion acoustique
L. B. Arey – Development Anatomy - WB. Saunders Philadelphia (1966)
Étym. a. fr. (fin XIIe) voloper enlever ce qui enveloppe – fig. faire croître, donner de l’ampleur à – bas lat. faluppa balle de blé
→ stades carnegie, horizons de Streeter
[A4,O6]
empreinte trigéminale l.f.
impressio trigeminalis (TA)
trigeminal impression
Excavation de la face antérieure de la partie pétreuse de l’os temporal située au voisinage de l’apex en avant du hiatus du canal du nerf grand pétreux.
Elle fait suite à l’incisure du nerf trijumeau sur l’arête pétreuse. Elle reçoit la partie latérale du ganglion semi-lunaire du nerf trijumeau. Son bord postérieur plus marqué forme le tubercule rétrogassérien de Princeteau ; il résulte de l’ossification de la dure-mère correspondante.
J. Gasser, anatomiste autrichien (1723-1765) ; L. Princeteau, anatomiste et chirurgien frnçais (1858-1932)
Syn. anc. fossette gassérienne, fossette trigéminale, fossette du ganglion de Gasser.
[A1, H5]
Édit. 2019
encéphalite herpétique l.f.
herpes simplex encephalitis
Méningoencéphalite presque toujours due, chez l'adulte et l'enfant, au virus Simplexvirus 1, de la famille des Herpesviridae.
Cette encéphalite virale sporadique peut provenir d'une primo-infection ou d'une réactivation du virus, alors présent à l'état latent, surtout dans le ganglion de Gasser.
Dans un contexte fébrile, sont observés des troubles du comportement et de la personnalité, ainsi qu'une atteinte de la conscience, avec hallucinations olfactives, visuelles, auditives ou même psychosensorielles fréquentes, de signification temporale. Un cas sur deux comporte des crises comitiales partielles ou généralisées et un cas sur trois des signes focaux (hémiparésie, hémianopsie). Des formes apyrétiques, davantage subaigües, sont décrites chez le sujet âgé.
Le LCS est le plus souvent anormal d'emblée. La PCR met en évidence la présence de l'ADN viral. L'EEG peut être évocateur. Rarement positive avant la fin de la première semaine, l'imagerie cérébrale, surtout l'IRM, montre les lésions nécroticohémorragiques à tropisme frontotemporal et notamment insulaire, avec un œdème et un effet de masse. La mise en évidence du virus est assurée par la microscopie électronique et l'immunofluorescence.
Avant que l'on dispose de l'aciclovir en perfusions précoces, l'évolution était mortelle dans plus de 70% des cas. Des séquelles majeures (déficit mnésique, aphasie, troubles du comportement, épilepsie, etc.) restaient majoritaires. Actuellement, une réduction de la mortalité à 20% et une reprise d'activité au 6ème mois dans plus de la moitié des cas sont obtenues. Surtout en cas de menace d'engagement, essentiellement temporal, le traitement de l'œdème cérébral peut être vital.
[H1, D1]
Édit. 2019
espace rétro-stylien l.m.
Partie de l’espace latéro-pharyngien comprise entre le diaphragme stylien en avant et le fascia prévertébral en arrière recouvrant les muscles prévertébraux et les muscles scalènes.
Il est fermé en dedans par la cloison sagittale et en dehors par le feuillet profond du fascia du muscle sterno-cléïdo-mastoïdien. Son extrémité supérieure répond à la base du crâne au niveau de la fosse jugulaire, du foramen carotidien et du foramen jugulaire. Son extrémité inférieure se continue avec la région sterno-cléïdo-mastoïdienne au niveau de l’angle de la mandibule. L’espace rétro-stylien contient le faisceau vasculo-nerveux formé par l’artère carotide interne, l’artère carotide externe, la veine jugulaire interne, les quatre derniers nerfs crâniens, le ganglion cervical supérieur du sympathique et des nœuds lymphatiques échelonnés le long des vaisseaux.
P. Sebileau, chirurgien français (1860-1953)
Syn. anc. espace sous-parotidien postérieur de Sebileau
[A1]
Édit. 2018
Fallope (aqueduc de) l.m.
canalis facialis (TA)
canal for facial nerve
Canal osseux creusé dans l'épaisseur du rocher, décrivant un trajet en baïonnette depuis le conduit auditif interne jusqu'au trou stylomastoïdien.
Il livre passage au nerf facial (VIIe paire crânienne), à l'intermédiaire de Wrisberg (VII bis), qui rejoint le précédent au niveau du ganglion géniculé, et à l'artère stylomastoïdienne. Le nerf du muscle de l'étrier naît du nerf facial à l'intérieur du canal.
G. Fallopio, chirurgien et anatomiste italien (1523-1562) ; H. A. Wrisberg, anatomiste allemand (1739-1808)
Syn. canal de Fallope
[A1,P1]
Édit. 2018
syndrome de la fente sphénoïdale l.m.
sphenoidal fissure syndrome
Syndrome comprenant une atteinte des IIIème, IVème, Vème (branche ophtalmique), VIème et parfois IIème paires crâniennes, au niveau de la fente sphénoïdale.
Après une fréquente atteinte initiale de la IIIème paire (ptosis), apparaît une ophtalmoplégie totale avec ptosis et paralysie de l'accommodation. Un myosis traduirait la préservation du ganglion ciliaire et une lésion extra-orbitaire ; une mydriase, une étiologie intra-orbitaire. Des douleurs majeures et des paresthésies dans le territoire du nerf ophtalmique sont possibles ; la sensibilité cornéenne, voire palpébrale supérieure et frontale, est diminuée ou abolie.
L'association d'une atteinte du nerf optique (scotome central et signes d'atrophie papillaire) constitue le syndrome de l'apex orbitaire (Rollet). Une exophtalmie par compression de la veine ophtalmique est souvent observée dans ces syndromes.
Parmi les étiologies majeures seront cités : les tumeurs orbitaires et leur exorbitisme parfois frappant ; les traumatismes, notamment la fracture de la petite aile du sphénoïde, qui sont les causes les plus fréquentes des syndromes de l'apex orbitaire ; les infections, devenues très rares ; les anévrismes artériels ou artérioveineux.
A. Rochon-Duvigneaud, ophtalmologiste français, membre de l’Académie de médecine (1896) ; J. Rollet, ophtalmologiste français (1926)
[Q2,H1,P2]
Édit. 2018
fissure orbitaire inférieure l.f.
fissura orbitalis inferior (TA)
inferior orbital fissure
Fissure osseuse qui fait communiquer la région ptérygo-maxillaire et l’orbite.
Elle est comprise entre la grande aile de l’os sphénoïde dont une crête forme sa lèvre supérieure, l’apophyse orbitaire du palatin, et le maxillaire (bord latéral de sa face orbitaire) qui forment sa lèvre inférieure. Elle est oblique en avant et en dehors, et son extrémité antérieure est limitée par l’os zygomatique. Elle livre passage au nerf maxillaire, aux vaisseaux sous-orbitaires, à des veinules et aux rameaux orbitaires du ganglion sphéno-palatin.
Étym. lat. fissura : fente, crevasse
Syn. anc. fente sphéno-maxillaire
[A1]
Édit. 2018
foramens nerveux l.m.p.
foramen nervosa (TA)
foramina nervosa
Orifices pour les fibres nerveuses de l’organe spiral (dit de Corti) allant au ganglion spiral.
Étym. lat. foramen : ouverture
[A1]
Édit. 2018