Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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pression moyenne l.f.

mean pressure

Au cours d'un temp donné, valeur moyenne d'une pression variable.
Par ex. la pression artérielle moyenne est celle qui règle le débit du sang ; la pression moyenne dans les voies aériennes, en ventilation spontanée est égale à la pression atmosphérique ambiante, dans l'emphysème elle lui est supérieure.

pression, travail du cœur

pression œsophagienne l.f.

oesophageal pressure

Enregistrement de la pression dans l'œsophage dont les variations reflètent celles de la pression intrathoracique.
La mesure de la pression œsophagienne est nécessaire pour calculer la compliance pulmonaire, elle s'exprime en kPa ou en cm d'eau.

Sigle  : Poes

pression oncotique l.f.

oncotic pressure

Pression osmotique exercée par les particules colloïdes, surtout celles constituées par des protéines.
La pression osmotique est à l'origine des échanges d'eau entre le plasma sanguin et les tissus.

Étym. gr. ogko : grosseur et parfois molécule

pression osmotique

pression osmotique l.f.

osmotic pressure

Énergie mécanique par unité de volume des grosses molécules dissoutes dans un solvant contenant des petites molécules.
Si l'on interpose une membrane semi-perméable entre la solution et le solvant pur, cette pression s'exerce sur la membrane.
Les solutions diluées suivent la loi de van't Hoft (analogue dans les liquides à celle des gaz parfaits : la pression osmotique est indépendante de la nature du solvant, elle est proportionnelle à la concentration en molécules dissoutes (les gros ions se comportent comme de grosses molécules). S'il y a plusieurs espèces de molécules les pressions osmotiques de chaque espèce s'additionnent pour donner la pression osmotique globale (loi analogue à celle de Dalton pour les pressions partielles des gaz). La pression osmotique d'une solution se mesure indirectement par l'abaissement cryoscopique qui est proportionnel à la concentration (loi de Raoult). Chez l'homme cet abaissement est de - 0,56°C pour le plasma, ce qui correspond à 8,18 atm = 829 kPa.
La pression osmotique d'une solution est dite isotonique si elle égale celle du plasma. Si l'on place une cellule (par ex. un globule rouge) dans une solution hypertonique elle est comprimée par la pression osmotique de la solution et elle se contracte, inversement si l'on place cette cellule dans une solution hypotonique elle se dilate jusqu'à éclater (ex. hémolyse).

R. Dutrochet, physiologiste français (1828)

Étym. du gr. ôsmos : action de pousser (d'après endosmose et exosmose, Dutrochet 1828)

pression partielle l.f.

partial pressure

Dans un mélange de gaz, pression qu'aurait l'un d'eux s'il occupait seul tout le volume disponible.
La formule est applicable aux pressions osmotiques des ions et molécules dissous : la pression osmotique globale,Ptot,est égale à la somme des Px pressions apportées par chaque molécule x de concentration x dans le mélange.

Dalton (loi de), pression

[B1, C1, C2]

Édit. 2020

pression partielle des gaz du sang l.f.

blood gases partial pressure

Pression qu’exercerait chacun de ces gaz s’il était seul présent au sein du milieu sanguin.
- La pression partielle du gaz carbonique (PCO2) est normalement de 45 à 48 mm Hg dans le sang veineux et 40 mm Hg dans le sang artériel. La PCO2 du sang veineux pulmonaire est toujours égale à la PCO2 alvéolaire en raison de la très grande diffusibilité du CO2.
- La pression partielle de l’oxygène du sang (PO2) est normalement de 37 à 40 mm Hg dans le sang veineux et 90 à 112 mm Hg dans le sang artériel. L’oxygène étant beaucoup moins diffusible que le gaz carbonique, la PO2 du sang artériel est toujours un peu inférieure à la PO2 alvéolaire. Elle peut lui être très inférieure si un processus pathologique altère la capacité de diffusion des parois alvéolaires.

[C2]

Édit. 2020

pression partielle d'oxygène transcutanée l.f.

transcutaneous oxygen pressure

Mesure de l'oxymétrie de la peau grâce à une électrode de Clark.
La normalité est aux environs de 70 mm de mercure. En-dessous de 30 mm de mercure, un trouble trophique aura des difficultés à cicatriser. Au-dessous de 10 mm de mercure, un trouble trophique ne pourra pas cicatriser.

pression partielle d'un gaz l.f.

partial pressure of a gaz

Pression subie par un gaz dans un mélange gazeux qui est le produit de la pression totale par la fraction de ce gaz dans le mélange gazeux.
Par ex, la pression de l'oxygène dans l'air au niveau de la mer est 760 x 0,21 = 160 mm Hg.

Sigle  : Pp

pression pleurale  l.f.

pleural pressure

Pression régnant dans la cavité pleurale qui ne se mesure pas directement en pratique courante, ses variations étant appréciées par la mesure des variations de la pression œsophagienne.

Sigle  : Ppl

pression transdiaphragmatique l.f.

transdiaphragmatic pressure

Différence de pression entre l'estomac et l'œsophage qui reflète l'activité du diaphragme.

pression transpulmonaire  l.f.

transpulmonary pressure

Différence de pression entre la cavité pleurale et l'alvéole pulmonaire.
En l'absence d'écoulement gazeux, la pression régnant dans l'alvéole pulmonaire peut être considérée comme identique à la pression mesurée au niveau de la bouche grâce à un capteur de pression. La pression pleurale est assimilée à la pression de l'œsophage intrathoracique soumis aux mêmes variations pendant le cycle respiratoire.

Sigle  : Ptp

pression transthoracique  l.f.

transthoracic pressure

Différence de pression entre la cavité pleurale et la surface du corps, c'est-à-dire la pression atmosphérique.

Sigle  : Pth

pression veineuse l.f.

venous pressure

Pression régnant dans les grosses veines du système circulatoire de l’homme qui peut être mesurée et enregistrée simplement à l’aide d’une aiguille dans la lumière d’une grosse veine et reliée à un manomètre.
La pression veineuse normale est de 10 à 12 cm d’eau.
L’hypertension veineuse est habituellement un signe de défaillance du cœur droit, entraînant une stase veineuse. La pression veineuse est un bon moyen d’appréciation de la défaillance cardiaque, et de l’efficacité de son traitement. Beaucoup plus rarement l’hypertension veineuse est liée à d’autres causes (péricardites, constriction péricardique).
La pression veineuse est très dépendante de la position du sujet et de la pression hydrostatique. En décubitus, elle est de quelques mm de mercure.

pression artérielle

pression veineuse ambulatoire l.f.

ambulatory venous pressure

Mesure de la pression veineuse au cours de l'ambulation.
La diminution à l'effort de la pression veineuse permet d'apprécier l'efficacité de la pompe musculaire du mollet. La perturbation de ce test caractérise l'hémodynamique de l'insuffisance veineuse chronique.

profil de pression uréthrale l.m.

urethral pressure profile

Courbe des valeurs de la pression intra-uréthrale, tout au long de l'urèthre.
L'urèthre n'étant pas une cavité mais un canal virtuel, la pression intra-uréthrale n'a pas la même valeur au long de son trajet, du col vésical au méat. La valeur maximum se situe en regard du sphincter strié. Chez l'homme, elle est précédée d'un plateau plus ou moins long selon la taille de la prostate. Sur la courbe de la pression uréthrale on peut mesurer :
- des valeurs de pression : pression uréthrale maximum et pression maximale de clôture uréthrale ;
- des valeurs de longueur : longueur fonctionnelle, correspondant à la portion de l'urèthre dans laquelle la pression est supérieure à la pression intravésicale.

uréthromanométrie

urticaire retardée à la pression l.f.

delayed pressure urticaria

Variété d'urticaire caractérisée par l'apparition de gonflements localisés de la peau, quelques heures après l'application d'une pression forte et prolongée.
Par ex. lors d'une marche, de la tenue d'outils, ou du port de vêtements trop serrés.

urticaire

ventilation avec pression positive expiratoire l.f.

ventilation with positive expiratory pressure

Condition de ventilation dans laquelle la pression des voies aériennes d'un patient respirant spontanément ou non est plus positive pendant la phase expiratoire que pendant la phase inspiratoire.
La ventilation avec pression positive expiratoire se fait en maintenant une pression permanente dans le dispositif ventilatoire plutôt que par une simple résistance ou une soupape tarée à l'expiration.
Ce mode de ventilation est le contraire de la ventilation assistée qui laisse la pression expiratoire retourner à la pression ambiante. Il est intéressant en respiration spontanée avec un masque nasal, notamment pour le traitement des bronchopathies et des apnées du sommeil. Il peut aussi se faire par règlage d'un ventilateur mécanique notamment pour combattre un œdème pulmonaire. Il a l'inconvénient d'augmenter la pression veineuse et par là la pression intracérébrale.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, ventilation assistée, ventilation en pression assistée, CPAP

ventilation en pression assistée l.f.

pressure assistance

Technique à utiliser lorsqu'un malade respire spontanément, afin que la pression des voies aériennes soit toujours positive à une valeur limite réglable jusqu'à la fin de la phase expiratoire.
Cette technique est utilisée notamment pour le traitement de certains insuffisants respiratoires à domicile avec l'emploi d'un masque nasal.

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

ventilation artificielle, masque nasal

ventilation mécanique en pression positive l.f.

mechanical ventilation in positive pressure

ventilation à haute fréquence par oscillations

flexible de raccordement basse pression (tuyau) l.m.

low-pressure flexible connecting assembly, hose assembly

En anesthésie-réanimation, tuyau muni de façon permanente de raccords spécifiques au gaz utilisé, l'un à partir de la source d'alimentation, l'autre vers le dispositif médical.
Il est conçu pour acheminer un gaz médical donné ou pour faire le vide.

Syn. tube flexible

raccord DISS

[G1]

Édit. 2018

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