arbre urinaire l.m.
urinary tree
autosondage urinaire intermittent l.m.
self catheterization
Méthode de rééducation des vessies neurologiques, s'appliquant également aux situations de rétention chronique avec distension, consistant à faire effectuer par le patient lui-même, à intervalles réguliers, une évacuation vésicale par sondage urétral.
La méthode nécessite un apprentissage, connaît certaines impossibilités telles que tétraplégie, blocage psychologique, et peut être mise en œuvre dans les deux sexes. La diffusion large de cette technique et sa bonne tolérance même chez l'homme la font utiliser pour le drainage vésical temporaire mais prolongé que nécessitent certaines situations postopératoires, et elle est devenue pour certaines situations neurologiques un mode mictionnel définitif.
→ hétérosondage urinaire intermittent
bilharziome urinaire l.m.
Schistosoma polyp , urinary bilharzioma
Pseudotumeur inflammatoire granulomateuse de la voie excrétrice urinaire, arrondie, pédiculée ou sessile, située dans la muqueuse et la sous-muqueuse de la paroi vésicale ou urétérale, provoquée par les amas ovulaires de Shistosoma haematobium et la réaction cellulaire qui les entoure.
Les tumeurs apparaissent à un stade relativement avancé de la bilharziose urinaire. Elles sont causes d'hématuries, de douleurs et d'infection. Des troubles de vascularisation leur donnent souvent un aspect cystoscopique de "tumeur framboisée". Elles peuvent régresser parfois par le traitement médical, mais exigent souvent l'exérèse endoscopique.
Ces lésions sont considérées comme le point de départ possible de cancers épidermoïdes de la vessie.
Syn. polype bilharzien, polype ovulaire, tumeur framboisée
→ bilharziose, bilharziose urogénitale, schistosome, Shistosoma haematobium
Édit. 2017
bilharziose urinaire l.f.
urinary schistosomiasis
Parasitose provoquée par Schistosoma haematobium, observée en Afrique Continentale, sur la Côte ouest de Madagascar, à la Réunion et au Moyen-Orient.
En revanche, la bilharziose urinaire est absente de l’Amérique du Sud et des Antilles, où n’existe pas le mollusque particulier (Bulinus), hôte intermédiaire spécifique du parasite. Les parasites adultes sont présents dans les veines périvésicales. Les principales manifestations cliniques comprennent des troubles fonctionnels urinaires et une hématurie d’importance variable. Cette parasitose peut entraîner diverses complications, notamment rénales ou vésicales (cancer).
Syn. schistosomose urogénitale
→ bilharziose, schistosome, Schistosoma haematobium
Édit. 2017
bol urinaire l.m.
urinary bolus
Édit. 2017
bolus urinaire l.m.
urinary bolus
Petite quantité d'urine contenue dans une partie de l'uretère et propulsée par une contraction péristaltique.
Le volume du bolus urinaire, qui est normalement de 0,5 ml, augmente avec la diurèse. Sa vitesse de progression est de l'ordre de 3 cm/sec.
→ contraction urétérale, cystoïde urétérale, péristaltisme
Édit. 2017
calcul urinaire l.m.
urinary stone
Concrétion pierreuse, faite de matière organique, minérale ou mixte, se formant dans la lumière de la voie excrétrice urinaire.
Étym. lat. calculus : petit caillou (diminutif de calx)
Syn. calices rénaux mineurs
→ lithiase urinaire, lithiase phospho-ammoniaco-magnésienne, lithiase urique, lithiase cystinique
[M3]
candidose génito-urinaire l.f.
genital and urinary candidiasis
Atteinte génitale et urinaire comprenant la vulvovaginite à Candida, très fréquente et, chez l’homme, les balanoposthites, avec irritation intense de la muqueuse, sans ulcération, et présence d’un enduit blanc-jaunâtre, caséeux, dans les replis du sillon balanopréputial. Le prurit est habituel.
Parmi les candidoses urinaires, les uréthrites se limitent volontiers à une atteinte du méat mais elles peuvent réaliser un écoulement purulent avec des douleurs mictionnelles. Des cystites sont observées chez les diabétiques et surtout chez les malades porteurs d’une sonde vésicale à demeure. Enfin, en cas d’infection ascendante, des lésions candidosiques rénales siègent au niveau du bassinet, avec formation de véritables boules fongiques dans les cavités excrétrices.
Étym. lat. candica : blanc
[D1,M3]
candidose urinaire l.f.
urinary candidiasis
Infection vésicale ou rénale par Candida albicans, généralement favorisée par la prise prolongée d'une antibiothérapie générale à large spectre.
Elle donne des signes de cystite ou de pyélonéphrite banales. Des débris mycosiques peuvent être éliminés. Le diagnostic est fait par l'examen cytobactériologique des urines.
Étym. lat. candica : blanc
[D1,M3]
clairance urinaire l.f.
urinary clearance
Volume virtuel de plasma totalement débarrassé d'une substance donnée par unité de temps par excrétion dans l'urine.
Est à distinguer de la clairance rénale qui inclut l'excrétion dans l'urine et le catabolisme par le tissu rénal.
La clairance urinaire d'une substance est calculée en divisant son débit urinaire par sa concentration plasmatique. Elle s'exprime habituellement en ml/min. Les clairances urinaires sont rapportées à la surface corporelle comme la plupart des débits, la surface corporelle de référence étant égale à 1,73 m2. La clairance d'une substance filtrée mais ni sécrétée, ni réabsorbée, mesure le débit de filtration glomérulaire. L'inuline est la substance de référence remplissant ces conditions. La comparaison de la clairance d'une substance donnée à celle de l'inuline permet de savoir si cette substance est réabsorbée ou sécrétée. Si la clairance est supérieure à celle de l'inuline, la substance est à la fois filtrée et sécrétée. Si la clairance est inférieure à celle de l'inuline, la substance est réabsorbée dans le tubule rénal.
[C2,M1]
clairance urinaire du lithium l.f.
lithium clearance
Clearance urinaire mesurée habituellement après administration au sujet d'un sel de lithium afin d'apprécier les parts respectives du tubule proximal et du tubule distal dans la réabsorption tubulaire du sodium.
Le lithium est un cation monovalent réabsorbé dans le tubule proximal de façon semblable au sodium mais, en revanche, échappant à la réabsorption distale. Sa clairance urinaire rapportée au débit de filtration glomérulaire est donc un index de la quantité de sodium disponible à la fin du tubule proximal.
[C2,M1]
concentration-dilution urinaire l.f.
urinary concentration-dilution
Processus par lesquels les reins excrètent une urine d'osmolalité variable pour maintenir constante l'osmolalité du plasma et ainsi l'hydratation cellulaire.
Le processus de concentration de l'urine a lieu dans le tube contourné distal et le tube collecteur par réabsorption d'eau. L'urine hypotonique à la sortie de l'anse de Henle devient isotonique au plasma dans le cortex puis hypertonique dans la médullaire par équilibration avec le liquide interstitiel. La réabsorption de l'eau contenue dans le tube collecteur nécessite donc l'établissement préalable d'un gradient osmotique corticopapillaire. Les parois du tube collecteur sont rendues perméables à l'eau par l'hormone antidiurétique.
Le processus de dilution de l'urine a lieu en l'absence de gradient osmotique corticopapillaire et en l'absence d'hormone antidiurétique circulante.
L'osmolalité de l'urine varie de 50 mosm/kg à 1200 mosm/kg. Il est possible de calculer la quantité d'eau libre à ajouter ou à retrancher pour obtenir l'urine réelle diluée ou concentrée à partir d'un volume virtuel d'urine iso-osmotique au plasma. Ces valeurs sont au maximum de 5 à 6 mL/mn pour l'eau libre réabsorbée et de 12 à 13 mL/mn pour l'eau libre excrétée.
→ clairance de l'eau libre, clairance efficace de l'eau, épreuve de Volhard
[C2,M1]
continence urinaire l.f.
urinary continence
Faculté de retenir inconsciemment et volontairement les urines.
La continence urinaire peut être passive ou active. La continence passive est maintenue par la tension permanente des sphincters uréthraux et par les facteurs mécaniques qui augmentent la résistance dans l'urèthre lorsque la pression abdominale s'élève (toux p. ex.). La continence active est assurée par la contraction volontaire du sphincter strié quand la vessie se contracte ; cette contraction sphinctérienne s'oppose à la fuite d'urine et inhibe par voie réflexe la contraction vésicale. La perception d'un besoin d'uriner est une condition indispensable à la continence active.
[M3]
cytologie urinaire l.f.
urinary cytology
Méthode de recherche des tumeurs urologiques, par étude morphologique des cellules de desquamation de l'arbre urinaire présentes dans l'urine.
Plusieurs classifications cellulaires ont été proposées. Cette recherche est utile pour les tumeurs urothéliales, beaucoup moins pour celles des parenchymes rénal ou prostatique. La découverte de cellules dont l'aspect évoque un processus tumoral est généralement considérée comme une simple indication et non une preuve de celui-ci, et incite à poursuivre les explorations complémentaires.
[A2,M1,M3]
débimétrie urinaire l.f.
urinary flow rate, urinary output evaluation
Étude du débit urinaire évaluant la puissance du jet urinaire au moyen d’un débimètre.
La débimétrie se traduit par l'inscription d'une courbe dont les deux paramètres les plus utilisés sont la valeur du débit maximum et la durée de la miction. Lorsque ces paramètres sont dans les limites de la normale, la courbe a un aspect "en cloche". Cette étude est le préalable à l’exploration urodynamique.
débitmétrie urinaire l.f.
urine flowmetry, urinary output evaluation
Mesure du débit urinaire évaluant la puissance du jet.
Le patient urine dans un appareil appelé débitmètre. La puissance du jet urinaire est caractérisée par son énergie cinétique à la sortie du méat qui va projeter une certaine quantité d'urine à une distance dépendante de sa vitesse. En pratique c'est le débit, c'est-à-dire un volume par unité de temps (Q = dV/dt) qui représente cette puissance. Les débitmètres actuels enregistrent une courbe débit/temps dont les deux paramètres les plus utilisés sont la valeur du débit maximum et la durée de la miction. La courbe a normalement un aspect "en cloche". Cette étude est le préalable à l’exploration urodynamique. Elle renseigne d'une part sur la valeur de la contraction vésicale d'autre part sur la résistance urétrale. Cet examen permet le diagnostic des syndromes obstructifs ou du dysfonctionnement vésico-urétral et présente un grand intérêt dans les troubles mictionnels, les dysuries, associés à des fuites urinaires.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit urinaire l.m.
urine flow rate
Volume d'urine excrété par unité de temps.
Le débit d'urine excrété par le rein correspond à la diurèse ; elle est normalement de l'ordre de 1,5 L par 24 heures et dépend à la fois de la quantité de liquide absorbée, de la valeur fonctionnelle rénale et de la sécrétion d’hormone anti-diurétique.
Le débit d'urine évacué par la vessie au cours d'une miction est de l'ordre de 300 mL en 20 secondes ; il dépend de la puissance contractile de la vessie et de la résistance à l'écoulement dans l'urèthre.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
débit urinaire maximum l.m.
maximum flow rate
Valeur la plus représentative de la puissance du jet urinaire, normalement supérieure à 15 mL/sec.
Il varie avec le volume d’urine émise. Pour moins de 150 mL, la valeur n'est pas interprétable.
Étym. déverbal du verbe franco-normand débiter : couper un tronc en morceaux
dégénérescence kystique de la voie excrétrice urinaire l.f.
urothelial cystic degeneration
Ensemble des lésions dégénératives de l'urothélium apparaissant en un point quelconque de l'arbre urinaire, localisées ou diffuses, en rapport avec une agression chronique infectieuse ou parasitaire.
Elles n'ont généralement pas de caractère obstructif, et peu de conséquences pathologiques, mais donnent radiologiquement des images caractéristiques en "nid d‘abeille" parfois spectaculaires.
Étym. lat. degenerare : dégénérer
dérivation urinaire l.f.
urinary diversion
Opération destinée à changer le cours de l'urine en raison de l'obstruction ou de la destruction de la voie excrétrice d'aval.
Cette dérivation peut être située à tous les niveaux de l'arbre urinaire : néphrostomie, urétérostomie, cystostomie, uréthrostomie. Elle peut se faire par abouchement d'un segment de la voie excrétrice, ou par l'intermédiaire de tubes, sondes ou cathéters. Elle peut être conçue définitive ou transitoire. Elle peut être interne, dérivant l'urine dans un autre organe (p. ex. urétérosigmoïdostomie) ou externe (par ex. urétérostomie cutanée, simple ou transintestinale).
dérivation urinaire continente l.f.
continent urinary diversion
Mode de dérivation externe de l'urine ne donnant pas lieu à un écoulement permanent.
Ce type de dérivation suppose la confection d'un réservoir intermédiaire entre le cours des urines et la peau, par utilisation en général d'un segment intestinal (iléal, colique, caecal), et d'un système à fonction de valve empêchant le passage spontané de l'urine vers la stomie cutanée, rendant ainsi inutile tout appareillage externe. L'opéré vide régulièrement ce réservoir urinaire intestinal par cathétérisme. Les variétés techniques opératoires sont complexes et nombreuses. Les inconvénients sont la stase urinaire, l'infection, les difficultés de cathétérisme.
N. Kock, chirurgien suédois (1982)
→ Kock (poche de), vessie caecale
dérivation urinaire du suc pancréatique l.f.
pancreatic urinary diversion
Dans le cadre de la transplantation pancréatique, dérivation de sa sécrétion exocrine vers la voie excrétrice urinaire, habituellement par anastomose duodéno-vésicale.
détrusor urinaire l.m.
→ muscle détrusor de la vessie
distension urinaire l.f.
urinary distension
État de dilatation extrême de l'ensemble de la voie excrétrice urinaire avec altération irréversible de sa paroi musculaire, au-dessus d'un obstacle chronique sous-vésical.
Cet état menace la fonction rénale et comporte un danger infectieux extrême, particulièrement en cas de cathétérisme vésical intempestif.
diverticule de la voie excrétrice urinaire l.m.
urinary excretory tract diverticulum
Poche muqueuse tapissée d'urothélium développée à partir d'un segment de la voie excrétrice dans laquelle elle s'abouche par un orifice rétréci appelé collet.
Ses conséquences physiopathologiques sont la stase urinaire, l'infection et la lithiase prisonnière. Les diverticules se voient au niveau des calices, de l'uretère, de la vessie surtout, de l'urèthre. Leur traitement est l'exérèse chirurgicale.
Étym. lat. diverticulum : chemin détourné