carcinome pilaire l.m.
pilar carcinoma
Tumeur exceptionnelle, dont l'existence est contestée par certains, plusieurs tumeurs publiées sous ce vocable correspondant en fait à d'autres proliférations, p. ex. au kyste épidermoïde proliférant de Wilson-Jones ou à l'hidradénome à cellules claires.
On admet toutefois l'existence du trichilemmome malin, ou trichilemmocarcinome, et on considère le carcinome pilomatriciel, ou épithéliocarcinome de Malherbe, comme un carcinome pilaire émanant de la matrice pilaire. Le carcinome basocellulaire kératinisant, parfois dit « à différenciation pilaire », doit être distingué du carcinome pilaire proprement dit.
A. Malherbe, dermatologiste français (1880)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
→ trichilemmocarcinome, épithéliocarcinome de Malherbe
[F2,J1]
cestode n.m.
tapeworm
Classe de vers plats (Plathelminthes), de forme rubanée, segmentés à l’état adulte, dépourvus de tube digestif et munis d’organes de fixation (ventouses et éventuellement crochets, bothridies) au niveau de leur extrémité céphalique (scolex).
À l’état adulte, plusieurs cestodes sont responsables des téniasis (Taenia saginata, T. solium, Hymenolepis nana, Diphyllobothrium latum). D’autres sont parasites de l’homme à l’état larvaire et responsables notamment de l’hydatidose ou kyste hydatique (Echinococcus granulosus) et de l’échinococcose alvéolaire (Echinococcus multilocularis).
[D1]
Chilomastix mesnili
Chilomastix mesnili
Protozoaire flagellé, parasite de l’intestin, cosmopolite, surtout fréquent chez l’enfant.
Chilomastix mesnili existe sous deux formes : kystique et végétative. La forme végétative (14 à 20µm de long sur 5 à 6µm de large) est piriforme et très mobile. L’extrémité antérieure qui contient un noyau volumineux est arrondie, alors que l’extrémité postérieure est effilée et légèrement arquée. La partie médiane du corps cellulaire présente un sillon de torsion. L’appareil locomoteur comporte trois flagelles antérieurs libres et un quatrième situé à l’intérieur d’une dépression antérieure du cytoplasme. Le kyste est lui aussi piriforme, de 8µ de long sur 5 à 7µ de large, prolongé dans sa partie rétrécie par un petit mamelon caractéristique.
[D1]
conjonctivome , s.m.
cojonctivoma.
Type rare de tumeur congénitale d’origine branchiale formée uniquement de cellules appartenant à la série conjonctive.
Les cellules de la partie centrale peuvent subir une désagrégation liquéfiante et donner lieu à la formation d’un kyste séro-albumineux.
[F5,Q2]
cryptophtalmie et autres malformations l.f.
cryptophthalmos with other malformations
Association d'une cryptophtalmie et d'anomalies multiples: méningocèle, syndactylie, troubles auriculaires.
Il n'y a pas de sourcils et les cheveux vont jusqu'aux orbites. On trouve également surdité, colobome de l'aile du nez, malposition de l'ombilic et des mamelons, anomalie de développement des reins et masculinisation génitale chez les filles. Les anomalies oculaires comportent : kyste dermoïde épibulbaire, colobome palpébral et microphtalmie. Les yeux sont réduits parfois à une simple vésicule sans ouverture palpébrale, ou ils sont recouverts par la peau. Il peut y avoir dysgénésie du segment antérieur avec absence de cristallins. 25% des enfants sont mort-nés et la mortalité précoce est importante du fait des complications viscérales. L’affection est autosomique récessive par mutation du gène FRAS 1, locus en 4q21. (MIM 219000).
G. R. Fraser, médecin généticien britannique (1962)
Syn. Fraser (syndrome de), cryptophtalmie-syndactylie
[Q2,P2,I1,H1,P1,O6]
cystadénocarcinome biliaire l.m.
bile duct cystadenocarcinoma
Tumeur maligne kystique du foie ou plus rarement des voies biliaires extra-hépatiques.
Les kystes sont bordés par un épithélium mucosécrétant atypique, disposé habituellement sur des papilles conjonctives. Cette tumeur très rare se développe souvent à partir d'un cystadénome biliaire. Le diagnostic de malignité repose sur l'importance des atypies cytologiques et sur l'invasion de la paroi du kyste.
Syn. cystadénocarcinome hépatobiliaire
[F2,L1]
cystadénome mucineux de l'ovaire l.m.
mucinous cystadenoma of the ovary
Kyste mucineux de l'ovaire.
Son caractère, en principe bénin, ne doit pas faire oublier ses possibilités de dégénérescence maligne ou même d'extension grave dans la cavité péritonéale tout entière.
[F5,O3,F2]
cystadénome pancréatique l.m.
pancreatic cystadenomas
Tumeur du pancréas consistant soit en un cystadénome séreux généralement microkystique et pratiquement toujours bénin, soit en cystadénomes mucineux macrokystiques à potentiel malin.
La distinction entre ces deux formes n'est pas toujours facile sur les seules données de l'imagerie, sauf dans les cas typiques de cystadénomes séreux où existent de multiples microkystes, avec des cloisons hypervascularisées séparant les kystes et des calcifications centrales. Le dosage des enzymes pancréatiques et des marqueurs tumoraux (en particulier l'antigène carcino-embryonnaire et le CA 72-4) dans le liquide du kyste prélevé par ponction sous imagerie est utile dans tous les cas où l'imagerie n'est pas typique de cystadénome séreux. Sauf dans le cas d'un cystadénome séreux certain où une abstention est possible, l'exérèse chirurgicale de la tumeur s'impose pour ne pas laisser évoluer un cystadénome mucineux vers un cystadénocarcinome.
[F5,L1]
cystadénome séreux de l'ovaire l.m.
serous cystadenoma of the ovary
Kyste séreux à la paroi le plus souvent unistratifiée.
L'absence de végétations dans un liquide citrin en affirme la bénignité. L'existence de végétations ne permet pas d'affirmer la malignité.
[F5,O3]
cystadénome séreux papillaire de l'ovaire l.m.
papillary serous cystadenoma of the ovary
Kyste bénin de l'ovaire, de type cystadénome séreux avec des végétations endokystiques.
[F5,O3]
dermoïde cornéen héréditaire (kyste) l.m.
dermoid of cornea
Cornées opaques à la naissance de façon bilatérale, sans autre anomalie.
Dans le stade II d'Ida Mann, les plans cornéens profonds endothélio-descemétiques sont souvent respectés, la chambre antérieure est présente mais parfois à peine ébauchée, la partie postérieure du globe est normale. Le kyste ne comporte pas d'annexes (poils et glandes sébacées et sudoripares) contrairement au dermoïde limbique. Dans le stade III, tout le segment antérieur est envahi (il n’y a plus de cornée, de chambre antérieure, d'iris et de cristallin).
Plusieurs familles ont été décrites. Le gène (CND) est localisé en Xp22.2-22.1. L'affection est récessive, liée au sexe (MIM 304730).
P. Henkind, ophtalmologiste américain (1973) : Ida Caroline Mann, ophtalmologiste britannique (1893-1983)
Syn. dermoïde de grade II et III selon Ida Mann, dermis-like choristoma, dermoïde de la cornée.
dermoïde kystique l.m.
cystic dermoid
Kyste dermoïde développé à partir de la conjonctive et pouvant envahir l'orbite, dont la paroi contient des structures pilosébacées et glandulaires.
dystocie vaginale l.f.
- des lésions congénitales, une sténose, un diaphragme, une cloison ou une hypoplasie vaginale ;
- des lésions acquises : séquelles de déchirures obstétricales, de brûlures par caustique ou une cicatrice de périnéoraphie, une tumeur : un kyste muqueux du vagin, ou plus rarement un vaginisme.
échinococcose alvéolaire l.f.
alveolar echinococcosis
Parasitose presque toujours hépatique provoquée par la larve d’un petit ténia, Echinococcus multilocularis, parasite de l’intestin de carnivores sauvages (renards …) à l’état adulte et dont les larves se développent normalement chez différents rongeurs sauvages.
Jadis surtout observée en Bavière et au Tyrol, l’échinococcose alvéolaire est assez peu fréquente en France, où elle existait surtout en Franche-Comté et en Savoie. En fait, la carte de répartition actuelle montre que sa présence est beaucoup plus étendue, intéressant aussi bien l’ouest que le sud de la zone d’endémie connue. Certaines régions de la Chine occidentale et d’Asie centrale sont particulièrement touchées. La contamination humaine résulte de l’ingestion de fruits ou de baies sauvages (myrtilles) souillées par les déjections de renards parasités ou de la manipulation de dépouilles de ceux-ci (chasseurs, trappeurs). Les populations à risque, outre les personnes en contact avec les renards, sont les propriétaires de chiens et les fermiers.
Après une période asymptomatique de plus de 10 ans, le parasite colonise principalement le foie et forme de minuscules vésicules à croissance lente comparables à une éponge. A mesure que la lésion s'étend, la partie centrale peut se nécroser et prendre l'apparence d'un pseudo-kyste. Des calcifications sont fréquemment observées.
Les signes cliniques incluent une douleur épigastrique et un ictère pouvant être suivies d'une fièvre, d'une anémie et d'une perte de poids. Le tableau clinique peut évoquer un cancer du foie. La colonisation des voies biliaires entraîne une angiocholite, une hypertension portale et une cirrhose biliaire. La maladie peut progresser vers la cirrhose après une longue période de latence.
Les greffes parasitaires à distance concernent le poumon, le cerveau, les os, la rate. La première manifestation de la maladie est très rarement extra-hépatique.
Le diagnostic repose sur l’imagerie et la détection d’anticorps spécifiques. L’association de lésions solides et kystiques avec un amas de petites vésicules au stade précoce de la maladie sont évocatrices. Les aspects fibrosant et infiltrant sont également caractéristiques de l’affection. La cholangio-IRM est l’examen de choix pour apprécier l’infiltration hilaire. Les calcifications très fréquentes sont bien mises en évidence par le scanner. Les anticorps spécifiques sont détectés par ELISA ou par immunochromatographie.
La chirurgie radicale avec résection complète des lésions est le traitement de choix lorsqu’elle est possible. Elle doit être suivie par un traitement antiparasitaire de longue durée par albendazole. Mais seulement un petit nombre de patients peuvent bénéficier de cette chirurgie en raison de l’infiltration extensive des lésions. D’autres traitements sont à discuter un traitement interventionnel non chirurgical, une allo-transplantation mais avec le risque de récidive de la maladie favorisée par le traitement immunosuppresseur. Récemment a été proposée une résection in vivo des lésions hépatiques suivie par une auto-transplantation du foie résiduel sain mais avec une mortalité élevée, qui a néanmoins l’avantage de ne pas nécessiter de traitement immunosuppresseur. A côté de l’Albendazole, utilisé depuis 40 ans, mais dont l’efficacité est seulement parasitostatique et non parasitocide, de nombreuses molécules sont à l’étude.
Syn. ancienne : échinococcose bavaro-tyrolienne
→ Echinococcus multilocularis, angiocholite, hypertension portale, cirrhose hépatique, albendazole
[D1, D2, L1]
Édit. 2019
échinocoque n.m.
echinococcus
Ténia du genre Echinococcus dont les formes larvaires peuvent accidentellement parasiter l’Homme, notamment celles d'Echinococcus granulosus, agent de l’hydatidose (kyste hydatique) et celles d'E. multilocularis, agent de l’échinococcose alvéolaire.
→ Echinococcus granulosus, hydatidose, Echinococcus multilocularis, échinococcose alvéolaire
[D1, D2]
Édit. 2019
écho de répétition l.m.
repetition echo
En échographie, artéfact hyperéchogène, visible surtout dans les structures liquidiennes, créé par un double aller-retour des ultrasons entre la surface de cette structure et la peau.
Par ex. dans un kyste ou la vésicule biliaire.
[B2, B3]
Édit. 2019
emphysème bulleux malformatif l.m.
congenital cystic malformation of the lung
Malformation caractérisée par le développement de formations bulleuses au sein du parenchyme pulmonaire par suite d'anomalies des petites bronches.
Ces bulles peuvent être localisées ou parfois disséminées dans plusieurs segments ou lobes.
L’emphysème bulleux malformatif doit être distinguée d'une malformation kystique adénomatoïde, dysplasie intrapulmonaire diffuse, de pronostic plus réservé, et du kyste bronchogénique, malformation kystique isolée dont l'unique traitement est l'exérèse chirurgicale. Il ne faut pas confondre ce syndrome avec une hernie diaphragmatique, gauche en particulier.
Étym. gr. emphusêma : gonflement, emphysème, déverbal d'emphusaô : souffler dedans
→ emphysème pulmonaire, emphysème, détresse respiratoire, emphysème lobaire géant, hernie diaphragmatique, malformation kystique adénomatoïde, kyste bronchogénique
[K1, Q2]
Édit. 20189
endométriome n.m.
endometrioma
Kyste endométriosique de l'ovaire, à contenu liquidien, chocolat, laminant et détruisant le tissu ovarien, source de douleurs et de stérilité.
Son traitement est chirurgical.
[O3]
Édit. 2018
Entamoeba polecki l.f.
Entamoeba polecki
Amibe cosmopolite qui parasite normalement le Porc et accidentellement l’Homme.
La forme végétative ressemble au stade minuta d’Entamoeba histolytica mais le kyste n’a qu’un seul noyau.
→ Entamoeba histolytica, amibe
[D1, D5, L1]
Édit. 2020
épidermoïde adj.
epidermoid
Qualifie une lésion dont la structure rappelle plus ou moins celle d'un épithélium malpighien kératinisant, comme celle de l'épiderme, mais aussi d'une muqueuse malpighienne.
Cette ressemblance est plus poussée dans une prolifération tumorale épithéliale bénigne, telle qu'un kyste épidermoïde; dans les carcinomes épidermoïdes anaplasiques ou indifférenciés cette ressemblance tend à s'effacer voire à disparaître. Les carcinomes épidermoïdes sont principalement de siège bronchique, rhinopharyngé ou laryngé, très liés à l'existence d'une intoxication tabagique. Ils peuvent avoir d'autres localisations : œsophage, peau, anus, muqueuses génitales. Ils se caractérisent par l'existence de ponts d'unions intercellulaires et par la présence de kératine, témoin de leur différenciation, plus ou moins marquée selon les tumeurs.
Étym. gr. epi : dessus ; derma : peau ; eoidês : ressemblant à
[A3, F2, J1]
Édit. 2020
examen des crachats l.m.
sputum examination
Examen de l'expectoration ayant pour but d'en préciser la cause.
L'examen du crachat doit toujours commencer par son aspect macroscopique. Les crachats nummulaires se rencontrent souvent dans la tuberculose pulmonaire. Les crachats perlés caractérisent l'expectoration qui termine la crise d'asthme. Les crachats rouillés évoquent la pneumonie à pneumocoques.
Le recueil quotidien de l'expectoration dans un verre gradué permet d'en apprécier l'abondance (souvent extrême dans la dilatation des bronches), l'odeur (particulièrement fétide dans les infections à anaérobies) et les trois composantes : séreuse, muqueuse et purulente. La viscosité, l'adhérence aux parois du crachoir, doivent être notées. Des crachats hémoptoïques sont l'équivalent d'une hémoptysie et imposent la même enquête diagnostique.
L'étude cytologique de l'expectoration qu'il est souvent utile de répéter après une endoscopie bronchique, recherche surtout des cellules tumorales. Elle peut être aussi utile pour préciser le degré d'une suppuration bronchopulmonaire (nombreux polynucléaires altérés), l'existence d'une allergie respiratoire (nombreux éosinophiles), la présence d'inclusions endogènes ou exogènes (pneumopathies lipidiques avec inclusions graisseuses, corps ferrugineux de l'asbestose, etc.).
L'examen bactériologique de l'expectoration est souvent d'interprétation difficile : il peut être délicat de distinguer, au sein d'une flore microbienne, les agents pathogènes de la flore commensale. Il est rare de pouvoir identifier directement les parasites (débris de kyste hydatique, nématodes) dans les crachats.
Tout examen bactériologique des crachats nécessite la recherche systématique des BK par l'examen direct et la culture sur milieu de Löwenstein.
E. Löwenstein, bactériologiste autrichien (1878-1950)
→ tuberculose pulmonaire commune, asthme, pneumonie franche lobaire aiguë, dilatation des bronches (clinique et traitement des), hémoptysie, Löwenstein-Jensen (milieu de)
[B3,K1]
Édit. 2018
faux kyste péritonéal l.m.
pseudo-peritoneal cyst
Poche formée par des adhérences péritonéales qui donnent l’aspect d’un kyste en échographie, et qui se constituent à la suite d’une intervention chirurgicale ou d’une infection génitale, notamment à Chlamydia trachomatis.
[L2,O3]
Édit. 2018
fistule biliobronchique l.f.
bronchobiliary fistula
Communication fistulaire entre un segment des voies biliaires avec une bronche, provoquant l'expectoration de bile.
En cas de kyste hydatique ou d'un abcès biliaire perforé à travers le diaphragme et la plèvre, elle peut être à l'origine d'une vomique biliaire.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,L1,K1]
Édit. 2018
fistule bucco-cervico-faciale l.f.
Trajet anormal congénital faisant communiquer le plancher buccal avec les plans sous-jacents.
Fréquentes, les fistules muqueuses sont souvent uniques et associées à des lésions dentaires (foyer d'ostéite, granulome, kyste péricoronaire infecté). Les fistules cutanées peuvent être uniques ou multiples. Il convient de rechercher une ostéite mandibulaire. Les fistules mentonnières sont la conséquence d'une ostéite apicale développée à partir des incisives inférieures après un traumatisme. Un processus néoplasique, une infection de type actinomycose ainsi qu'une tuberculose ganglionnaire doivent être aussi recherchés, plus rarement une syphilis tertiaire.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P3]
Édit. 2018
fistule du tractus thyréoglosse l.f.
fistula of thyroglossal duct
Fistule résultant le plus souvent de l’abcédation ou de l’incision d’un kyste du tractus thyréoglosse.
Étym. lat. fistula : canal
[A3,P1]
Édit. 2018