Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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lame postérieure de la gaine des muscles droits de l'abdomen l.f.

lamina posterior vaginae musculi recti abdominis (TA)

posterior layer of rectus sheath

Feuillet postérieur de la gaine du muscle grand droit qui s’unit sur la ligne médiane avec le feuillet antérieur et les deux feuillets du muscle opposé pour former la ligne blanche.
Ces feuillets, antérieurs et postérieurs, sont formés par les aponévroses terminales antérieures des muscles larges de l’abdomen.

ligne acétabulaire l.f.

acetabular line

Sur une radiographie du bassin de face, ligne répondant à l'arrière-fond du cotyle (partie non articulaire).
Son rapport avec la ligne ilio-ischiatique permet de définir la profondeur du cotyle et de déceler une éventuelle protrusion acétabulaire.

→ U radiologique

ligne brune abdominale l.f.

abdominal midline pigmentation

Modification pigmentaire de la peau abdominale chez la femme enceinte qui apparaît en deuxième partie de grossesse de façon inconstante et s'étend sous forme d'une ligne brune du pubis à l'ombilic sur la ligne médiane.

ligne CACP l.f.

ACPC line

Ligne décrite par J. Talairach, servant de ligne horizontale de référence pour orienter le cerveau en anatomie stéréotaxique et qui joint les commissures antérieure et postérieure du cerveau.

J. Talairach, neurochirurgien français (1988)

ligne de Chamberlain l.f.

Chamberlain’s ligne

Ligne joignant, sur une radiographie du crâne de profil, l'extrémité postérieure du palais osseux à l'opisthion.
Cette ligne, utilisée pour rechercher l'existence d'une impression basilaire, n'est normalement pas dépassée par la dent de l'axis mais un dépassement de un ou deux millimètres reste cependant dans les limites du normal.

W. E. Chamberlain, médecin radiologue américain (1939)

Syn. ligne palato-occipitale

→ ligne palato-occipitale

[B2]

ligne d'Ombrédanne l.f.

Ombrédanne’s line

Ligne perpendiculaire à la ligne des cartilages en Y, passant par l’extrémité latérale du toit de l’acétabulum sur une radiographie du bassin de face d'un nourrisson dont le noyau épiphysaire fémoral supérieur est apparu.
Le croisement de ces lignes délimite quatre quadrants (construction d'Ombrédanne). À l'état normal, le noyau d'ossification de la tête fémorale, apparu entre les 2ème et 5ème mois, se situe dans le quadrant inféro-médial. Ce tracé était utile pour déceler une subluxation ou une luxation de la hanche. Actuellement cette technique est remplacée par l’échographie, plus précise et non irradiante.

L. Ombrédanne, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1871-1956)

Syn. construction d'Ombrédanne, schéma d'Ombrédanne

[B2,I2,O2]

Édit. 2017

ligne glutéale antérieure l.f.

linea glutea anterior (TA)

anterior gluteal line

Ligne courbe rugueuse, concave en bas et en avant qui parcourt la face glutéale de l’os ilium, depuis l’angle antéro-supérieur de l’os jusqu’à la partie moyenne du bord supérieur de la grande incisure ischiatique.
Elle sépare les surfaces d’insertion des muscles petit glutéal en avant et moyen glutéal en arrière. Chacun d’eux s’insère sur le versant correspondant de la ligne.

Syn. anc.  ligne demi-circulaire antérieure ; ligne semi-circulaire antérieure

ligne médiane antérieure l.f.

linea mediana anterior
anterior median line
Ligne verticale dont le tracé fictive sur la face ventrale du tronc passe par l’ombilic.
Elle correspond ventralement à la coupe du tronc par le plan  sagittal médian
Anc. ligne médiane ventrale, linea mediana ventralis (PNA)

ligne médiane postérieure l.f.

minea mediana posterior
posterior median line
Ligne verticale fictive dont le trace sur la face dorsale du tronc passé par le sillon interglutéal.
Elle suit la ligne des processus épineux des vertèbres. Elle correspond dorsalement à la coupe du tronc par le plan sagittal médian.

ligne médio-claviculaire l.f.

linea medioclavicularis
midclavicular line
Ligne verticale dont le tracé fictif sur la face ventrale du tronc passe par le milieu du corps de la clavicule
Elle est identique à la ligne mamillaire

→ ligne mamillaire

ligne orbitoméatale l.f.

orbitomeatal base line, canthomeatal base line

Ligne joignant de chaque côté la commissure palpébrale latérale (canthus externe) au milieu du pore acoustique externe.
Ligne importante, servant de repère en radiologie crânienne et maxillo-mandibulaire ; le plan passant par les deux lignes orbitométales est le plan orbitoméatal (OM).

R. W. Reid, anatomiste écossais (1851–1939)

Syn. ligne canthoméatale, Reid (ligne de)

ligne palato-occipitale l.f.

palatooccipitale line l.f.

En neuroradiologie, ligne joignant, sur une radiographie, une tomographie ou une tomodensitométrie de profil du crâne, le bord postérieur du palais osseux au bord postérieur du foramen magnum (opisthion).
Cette ligne, utilisée comme critère d’évaluation de la platybasie et de l’impression basilaire, n'est normalement pas dépassée par la dent de l'axis mais un dépassement de un ou deux millimètres reste cependant dans les limites du normal.

W. E. Chamberlain, médecin radiologue américain (1892-1947), M. McGregor, médecin radiologue sud-africain (1948)

Syn. ligne palatosuboccipitale, ligne de Chamberlain, ligne de McGregor

[B2]

Édit. 2016

ligne temporale inférieure de l'os pariétal l.f.

linea temporalis inferior ossis parietalis (TA)

inferior temporal line of parietal bone

Ligne située sur la face exocrânienne de l’os pariétal, au-dessous de la ligne courbe temporale supérieure.

Syn. anc.  ligne courbe temporale inférieure

ligne temporale supérieure de l'os pariétal l.f.

linea temporalis superior ossis parietalis (TA)

superior temporal line of parietal bone

Ligne située sur la face exocrânienne de l’os pariétal.
Elle se continue en avant par la ligne temporale de l’os frontal.

Syn. anc.  ligne courbe temporale supérieure

lignes de jonction médiastinales l.f.p.

mediastinal junction lines

En radiologie pulmonaire, lignes plus ou moins verticales qui correspondent à l'image des quatre feuillets pleuraux, résultant de l'accolement des deux poumons à la partie supérieure du médiastin.
Ces lignes n'existent que si les poumons sont suffisamment distendus pour venir au contact l'un de l'autre et si la direction de l'accolement est tangente au rayon directeur.
La ligne de jonction médiastinale antérieure provient de l'accolement du segment ventral de chaque lobe supérieur : paramédiane gauche, elle se projette sur la clarté trachéale et ne dépasse jamais en haut le manubrium sternal.
La ligne de jonction médiastinale postérieure répond à l'adossement du segment dorsal de chaque lobe supérieur en arrière de l'œsophage : plus inconstante, elle reste visible au-dessus du manubrium.

loge fémorale antérieure l.f.

compartimentum femoris anterius, compartimentum femoris extensorum (TA)

anterior compartment of thigh, extensor compartment of thigh

Loge musculaire de la région fémorale antérieure.
Elle est limitée en surface par l’aponévrose superficielle fémorale intimement unie à la lame du muscle tenseur du fascia lata. L’aponévrose superficielle détache en profondeur des septums intermusculaires latéral et médial. Ceux-ci ferment la loge en arrière : de dedans en dehors on trouve, en avant des muscles adducteurs,  le septum intermusculaire médial qui se fixe sur la lèvre médiale de la ligne âpre, le fémur et, en arrière du muscle vaste latéral, le septum intermusculaire latéral qui se fixe sur la lèvre latérale de la ligne âpre. 

Syn. anc. loge antérieure de la cuisse

malformation mammaire l.f.

Malformation congénitale par absence (amastie), insuffisance de développement (hypomastie) ou par glande mammaire surnuméraire (polymastie)

La malformation peut être uni ou bilatérale : la glande est aplasique avec absence complète bilatérale dans le syndrome de Finlay-Marks (1), hypoplasique dans le syndrome de Schinzel (2) et le syndrome de Pallister (3), hypoplasique  du côté atteint dans le syndrome de Poland (4).
Dans la polymastie la ou les glandes mammaires surnuméraires sont situées sur la ligne lactée embryonnaire étendue du creux axillaire au pli inguinal. Elle est ordinairement unique ; en dehors de cette ligne , elle est dite ectopique. Un écartement anormal des mamelons et de la glande mammaire se voit dans le syndrome de Noonan (5).

1- A.Y. Finlay et R. Marks, dermatologistes britanniques (1978)
2- A. Schinzel, pédiatre généticien autrichien (1978) ;
3- P. D. Pallister, pédiatre américain (1976) ;
4- A. Poland, Sir, chirurgien britannique (1841) ;
5- Jacquelinne Anne Noonan, cardiologue pédiatre américaine (1963)

→ malformation mamelonnaire, Finlay-Marks (syndrome), Poland (syndrome de) , Schinzel (syndrome de) ,  Noonan (syndrome de), Pallister ( syndrome de ), polymastie

[O5]

Édit. 2019

mamelle n.f.

mamma (TA)

breast

Ensemble constitué chez les mammifères par la glande mammaire, la peau qui la recouvre et la couche cellulo-adipeuse intermédiaire.
Il correspond, chez la femme, à la partie antérieure du thorax située entre le sternum et une ligne verticale tangente à la ligne antéro-interne de l’aisselle, de la  troisième à la septième côte.

Syn. sein (dans l’espèce humaine)

mélasma n.m.

melasma
Pigmentation du visage en nappes irrégulières, à distribution assez symétrique, des régions périorbitaires, des tempes et du front, où elle reste à distance de la ligne d’implantation des cheveux, ainsi que des pommettes et parfois de la lèvre supérieure.
Cette dyschromie, liée à la grossesse ou à la prise d’oestroprogestatifs, est aggravée par les expositions au soleil : sa régression, souvent très lente, peut être favorisée par l’usage de produits dépigmentants ; il est des cas où elle ne disparaît que très longtemps après l’accouchement.
Une pigmentation de l’aréole mammaire, de la ligne blanche et de la région vulvaire est assez souvent associée.

Étym. gr. melas : noir 

Syn. chloasma (désuet), masque de grossesse

muscle bulbo-spongieux l.m.

musculus bulbospongiosus (TA)

bulbospongiosus

1 – Chez l’homme, muscle du périnée qui s’insère sur le raphé ano-bulbaire unissant les deux muscles bulbo-spongieux.
La plus grande partie de ses fibres se fixe sur la face supérieure du bulbe du pénis en s’entrecroisant sur la ligne médiane avec les fibres similaires du côté opposé.  L’autre partie contourne la face dorsale du corps caverneux du pénis et s’unit sur la ligne médiane avec celui du côté opposé. Ce faisceau est généralement appelé muscle de Houston. Il provoque l’expulsion de l’urine et du sperme vers le méat urinaire et l’érection du pénis en refoulant le sang vers sa partie distale. Il est innervé par un rameau du nerf honteux.
2 – Chez la femme, muscle du périnée qui s’insère en arrière sur le raphé ano-vulvaire ou ses fibres s’entrecroisent avec celles du muscle sphincter de l’anus.
La couche inférieure des fibres se fixe sur la face dorsale du clitoris, la couche supérieure va sur les parties latérales du bulbe du clitoris et sur le ligament suspenseur du clitoris. Il provoque l’érection du clitoris, l’abaissement de son extrémité libre dans l’acte de copulation et le rétrécissement de l’orifice inférieur du vagin. Il est innervé par un rameau du nerf honteux.

J. Houston, anatomiste irlandais (1830)

Syn. anc. muscle bulbo-caverneux, muscle constricteur du vagin ; muscle orbiculaire du vagin

→ muscle de Houston

muscle cricothyroïdien l.m.

musculus cricothyroideus (TA)

cricothyroid

Puissant muscle intrinsèque du larynx dont il occupe, de chaque côté de la ligne médiane, la face antéro-latérale de la moitié inférieure.
 Il est constitué de deux faisceaux, une partie droite et une partie oblique. La partie droite, c’est-à-dire à fibres verticales, se détache du tubercule de l’arc du cartilage cricoïde et se termine sur le bord inférieur de la lame du cartilage thyroïde. La partie oblique, presque horizontale, se détache également du tubercule de l’arc du cartilage cricoïde et se termine sur la partie la plus latérale de la lame du cartilage thyroïde en dehors de la partie basse de la ligne oblique et sur la corne inférieure du cartilage. Ce muscle est tenseur du pli vocal. Il est innervé par une branche inférieure du nerf laryngé inférieur. 

→ partie droite du muscle crico-thyroïdien , partie oblique du muscle crico-thyroïdien ;

muscle droit de l'abdomen l.m.

musculus rectus abdominis (TA)

rectus abdominis

Muscle antérieur de la paroi abdominale, épais, allongé le long de la ligne médiane de la partie basse du thorax au pubis.
Il nait de la face externe des cinquième, sixième et septième cartilages costaux, du processus xiphoïde et du ligament costo-xiphoïdien. Il se termine par un tendon sur le bord supérieur du pubis. Allongé de part et d'autre de la ligne blanche, il comporte deux à cinq intersections tendineuses transversales. Il est contenu dans une gaine aponévrotique constituée par les fascias d’insertion des muscles obliques externe et interne de l’abdomen et du muscle  transverse de l'abdomen. Il est innervé par les cinq derniers nerfs intercostaux, le nerf souscostal et les nerfs ilio-hypogastrique et ilio-inguinal. Sa contraction  provoque un abaissement des côtes avec diminution du diamètre antéropostérieur du gril costal et une flexion du thorax sur le bassin.

Syn. anc. muscle grand droit de l'abdomen

muscle grand fessier l.m.

musculus gluteus maximus (TA)

gluteus maximus

Muscle large, épais, de forme quadrilatère, le plus superficiel des muscles de la fesse.
Il se détache du quart postérieur de la crête iliaque, de la face glutéale de l’os ilium en arrière de la ligne glutéale postérieure, du ligament sacro-iliaque postérieur, de la crête  sacrée médiale et de la crête du coccyx, de la face postérieure du ligament sacro-tubéral et du fascia thoraco-lombal. Ses faisceaux se portent vers le bas et en dehors, croisent le pli fessier et se terminent sur la partie supérieure de la lèvre latérale de la ligne âpre (crête du grand fessier) et sur le bord postérieur du fascia lata. Il étend la cuisse et la porte en rotation latérale, il redresse le bassin lors de la station debout. Il  est innervé par un rameau du nerf glutéal inférieur, branche du plexus sacré.

Syn. muscle grand glutéal

muscle moyen fessier l.m.

musculus gluteus medius (TA)

gluteus medius

Muscle large et rayonné qui forme le plan moyen de la région fessière.
Il se détache de la lèvre externe de la crête iliaque, de l’épine iliaque antérieure et supérieure, de la partie de la face glutéale de l’os ilium comprise entre la ligne glutéale postérieure et la ligne glutéale antérieure, et de la face profonde du fascia glutéal. Ses fibres convergent pour se fixer sur la face latérale du grand trochanter. Selon son point d’appui il provoque l’abduction de la cuisse ou le redressement du bassin. Il est innervé par le nerf glutéal supérieur.

Syn. muscle moyen glutéal

muscle oblique externe de l'abdomen l.m.

musculus obliquus externus abdominis (TA)

external oblique of abdomen

Muscle le plus superficiel de la paroi antérolatérale de l'abdomen qui s'étend de la paroi thoracique à la ligne blanche, au pubis, au ligament inguinal et à la crête iliaque.
Il nait par 7 à 8 digitations de la face externe et du bord inférieur des sept ou huit dernières côtes, digitations engrenées, en haut avec celles du dentelé antérieur, en bas avec celles du muscle latissimus du dos. Il se termine par un large tendon sur la lèvre latérale de la crête iliaque, le ligament inguinal  et la ligne blanche, formant la lame antérieure de la gaine du droit. Il est innervé par les nerfs intercostaux inférieurs, les nerfs ilio-hypogastrique et ilio-inguinal, il participe à la compression abdominale et à la flexion du tronc en avant. Sa contraction isolée bilatérale  entraîne une diminution importante du diamètre transversal du gril costal et un léger déplacement du sternum vers le bas.

Syn. anc. muscle grand oblique de l'abdomen

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