nucléoporine n.f.
nucleoporin
Protéine de la membrane nucléaire qui forme un pore, permettant le passage d'une molécule exogène vers l'intérieur du noyau.
→ porine
nucléoporine ALADIN l. f. sigle angl. pour ALacrima-achalasia-ADrenal Insufficiency Neurologic disorder
nucleoporin ALADIN
Isoforme de nucléoporine nécessaire pour la formation correcte du fuseau mitotique dans la division cellulaire.
Des mutations de la nucléoporine ALADIN sont responsables du syndrome d’Allgrove ou alacrymie-addissonisme-achalasie.
→ Allgrove (syndrome d'), nucléoporine, fuseau mitotique, nucléoporine ALADIN
[A2, Q2]
Édit. 2018
nucléoprotamine n.f.
nucleoprotamine
Nucléoprotéine dont l'acide nucléique est lié à une protamine.
Le rapport protamines/acides nucléiques est caractéristique de l'espèce. Les nucléoprotamines sont des constituants des noyaux des spermatozoïdes de poissons.
Elles sont solubles dans les solutions d'électrolytes faiblement concentrées.
nucléoprotéide n.m.
nucleoprotein
nucléoprotéine n.f.
nucleoprotein
Hétéroprotéide constitué par l'union d'une protéine à un acide nucléique.
L'union est réalisée par des attractions électrostatiques entre les charges positives de la protéine (protamine, histone, ou autre protéine) et les charges négatives des fonctions acides de l'acide phosphorique des nucléotides de l'acide nucléique, ainsi que par des liaisons hydrogène.
Il s'agit de liaisons labiles facilement rompues par l'ébullition dans une solution de chlorure de sodium à 10%. Les nucléoprotéines sont solubles dans les solutions isotoniques de NaCl. Les nucléoprotéines sont universellement réparties dans les tissus animaux, les végétaux, les bactéries et les virus. La classification des nucléoprotéines est fondée sur la nature du groupement prosthétique : on distingue les désoxyribonucléoprotéines à localisation nucléaire et notamment chromosomique et les ribonucléoprotéines du cytoplasme et du noyau. Dans les désoxyribonucléoprotéines, les protéines forment un manchon qui entoure la double hélice d'acide désoxyribonucléique ; certaines protéines "digitées" s'attachent sur des sites spécifiques des chaines d'ADN. Selon la nature de la protéine, on distingue encore : les nucléoprotamines constituants des noyaux, les nucléohistones et les autres nucléoprotéines.
nucléorthèse n.f.
nucleorthesis
Injection intradiscale de corticoïdes retard, réalisée après discographie et proposée pour le traitement de hernies discales.
A la différence de la nucléolyse, la nucléorthèse peut être réalisée à tous les étages rachidiens.
nucléosidase n.f.
nucleosidase
Enzyme de la catégorie des osidases qui catalyse l'hydrolyse des nucléosides en base et pentose, ou celle des nucléotides en base et ribose-5-phosphate.
La nucléosidase la mieux étudiée est celle qui hydrolyse les N-ribosyl-purines.
nucléoside n.m.
nucleoside
Oside constitué d'un pentose et d'une base purique ou pyrimidique.
Les principaux nucléosides naturels contiennent du ribose (ribonucléosides) ou du désoxyribose (désoxyribonucléosides). Plus rarement, on rencontre des nucléosides à arabinose (arabino- ou spongonucléosides).
Le pentose est uni à la base par une liaison N-osidique, soit sur l'azote 3 du cycle pyrimidique, dans le cas de l'uridine, la cytidine, la thymidine, la dihydro-uridine, l'orotidine, soit sur l'azote 9 du cycle purique, dans le cas de l'adénosine, la guanosine, l'inosine, la xanthosine, la N6-méthyl-adénosine, la N6-diméthyl-adénosine, la méthyl-2-adénosine). La pseudo-uridine est le seul nucléoside connu des acides nucléiques dont le pentose est attaché à un carbone (C-5) du cycle pyrimidique. Les nucléosides sont présents dans les cellules en très faible quantité à l'état libre. Ce sont des produits de dégradation partielle des nucléotides.
nucléoside-diphosphate n.m.
nucleoside-diphosphate
Ester diphosphorique d'un nucléoside.
Les principaux nucléoside-diphosphates isolés des cellules vivantes sont l'adénosine-diphos
nucléoside-monophosphate n.m.
nucleoside-monophosphate
Ester monophosphorique d'un nucléoside.
Les plus importants nucléoside-monophosphates naturels sont les acides adényliques.
L'inosine-monophosphate (IMP) et l'acide orotidylique (OMP) sont les précurseurs métaboliques des autres nucléoside-monophos
nucléoside-phosphorylase n.f.
nucleoside-phosphorylase
Enzyme catalysant la phosphorolyse de nucléosides en libérant la base et en formant le ribose-1-phosphate ou le désoxyribose-1-phosphate.
Ces enzymes peuvent jouer un rôle dans la voie de dégradation des nucléotides et des acides nucléiques.
nucléoside-triphosphate n.m.
nucleoside-triphosphate
Ester triphosphorique d'un nucléoside.
Les nucléoside-triphosphates les plus importants dans les cellules vivantes sont l'adénosine-triphosphate (ATP), le guanosine-triphosphate (GTP), le cytidine-triphosphate (CTP), l'uridine-triphosphate (UTP), les dérivés similaires à désoxyribose (dATP, dGTP, dCTP) et le thymidine-triphosphate.
Leur rôle biologique est considérable, d'une part comme précurseurs des acides nucléiques, d'autre part comme composés métaboliques riches en énergie, donneurs d'acide phosphorique ou pyrophosphorique, ou donneurs de nucléotides, voire de nucléosides.
nucléosome n.m
nucleosome
Unité de base de la chromatine chez les eucaryotes faite d’un assemblage d’ADN et d’histones permettant de compacter l’ADN.
nucléotide n.m.
nucleotide
Ester phosphorique d'un nucléoside.
Les nucléosides constitutifs des chaînes d’ADN et d’ARN, sont des constituants importants de toute cellule vivante : on les rencontre soit libres, soit surtout combinés sous forme de polynucléotides (acides nucléiques) ou de nucléotides conjugués (nucléotide-di (ou tri)phosphates, pyronucléotides).
Selon la nature du pentose constituant le nucléotide, on distingue les ribonucléotides (ARN) et les désoxyribonucléotides (ADN). Selon la nature de la base, on les classe en nucléotides puriques (adénosine-monophosphate, guanosine-monophosphate, etc.) et pyrimidiques (uridine-monophosphate, cytidine-monophosphate, etc.). Selon la position de l'acide phosphorique sur le ribose, on distingue Par ex. les nucléotides-3', -5' et -3',5' cycliques. Les plus abondants sont les nucléotides-5' ou nucléoside-5'-phosphates (acide adénylique, acide guanylique, acide inosinique, acide orotidylique, etc.). Dans les acides nucléiques, les nucléotides sont liés par des ponts phosphodiester -3',5' d'un ribose à un autre ribose.
nucléotide-pyrophosphorylase n.f.
nucleotide-pyrophosphorylase
Enzyme catalysant réversiblement la décomposition d'un nucléotide par transfert du radical phospho-5 ribosyl sur le pyrophosphate : nucléotide + pyrophosphate <→ base + phosphoribosylpyrophosphate.
Ce type d'enzyme joue un rôle important dans la biosynthèse des nucléotides à partir des bases libres, qu'elles proviennent soit de l'alimentation, soit de la dégradation des nucléotides, soit enfin de la biosynthèse, comme c'est le cas pour l'acide orotique précurseur de l'acide orotidylique. La dégradation constante des nucléotides puriques dans l'organisme entraine une uricogénèse, qui se trouve considérablement accrue lorsque les nucléotide-pyrophosphorylases sont absentes, Par ex. dans l'hyperuricémie congénitale par défaut de guanylate- ou inosinate-pyrophosphorylase.
Syn. phosphoribosyltransférase
nucléotidyltransférase n.f.
nucleotidyltransferase
Enzyme catalysant le transfert d'un radical nucléotidique : Par ex. RNA-polymérase, polynu
nucleus granularis de Hilpert
P. Hilpert, neurologiste allemand (1928)
→ noyau paralaminaire de l'amygdale
nucleus M de Völsch l.m.
nucleus pulposus l.m.
nucleus pulposus
Noyau sphérique gélatineux et incompressible, maintenu au centre du disque intervertébral par l'anneau fibreux.
Sa dégradation entraine habituellement un pincement intervertébral ; sa migration postérieure ou postérolatérale est la cause de certaines radiculalgies, telles que sciatiques ou lombalgies.
nucleus T de Völsch l.m.
→ noyau basolatéral de l'amygdale
nuclide n.m.
→ nucléide
nude adj. angl.
Caractère génétique de la souris transmis sur le mode récessif autosomique associant une alopécie et une agénésie thymique responsable d'un important déficit de l'immunité cellulaire.
Le gène affecté par cette mutation est porté par le chromosome 11 de la souris. Chez ces souris, le développement des lymphocytes B et des cellules NK est normal mais la différenciation intrathymique des lymphocytes est absente. Ces souris sont incapables de rejeter les allogreffes et de développer des réponses immunitaires dépendant des lymphocytes T.
Symb. Nu
nuisance n.f.
Facteur créant un préjudice ou une gêne pour l’environnement, le bien-être ou la santé de l’homme.
Le facteur est le plus souvent physique ou chimique : bruit, odeur, pollution ; on parlera ainsi de nuisance acoustique, nuisance olfactive, etc. Mais le facteur peut également avoir un caractère plus subjectif : nuisance visuelle, nuisance sociale.
nulles (cellules) l.f.p.
null cells
Cellules lymphoïdes ne présentant aucun des marqueurs caractéristiques des lymphocytes T et B.
Une partie des cellules NK appartient à cette population.
nulligeste n.f.
nulligravida
Femme qui n’a jamais été enceinte.