Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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rapport CA/C l.m.

CA/C ratio

Unité d'accommodation convergentielle (CA) induite par unité de convergence (C).
L'accommodation convergentielle n'étant sollicitée qu'en vision binoculaire, elle n'entre plus en jeu en son absence et par voie de conséquence le rapport CA/A ne peut plus alors être mesuré.
Une double interaction existe entre le système accommodatif et le système des vergences (relation croisée) qui permet de mieux comprendre de nombreuses constatations cliniques. Les relations entre l'accommodation et la convergence ne se réduisent donc pas au seul rapport AC/A.

rapport cardiothoracique l.m.

cardiothoracic ratio

Syn. index cardiothoracique

index cardiothoracique, défaillance cardiaque

rapport corticodiaphysaire l.m.

cortico medullary ratio

Rapport de la somme de l'épaisseur des deux corticales sur la largeur totale de l'os, mesurées à mi-hauteur de la diaphyse.
Cette mesure, réalisée le plus souvent sur le tibia, donne une évaluation du degré de minéralisation osseuse : à l'état normal, ce rapport est voisin de 0,5 chez l'enfant après 18 mois et le demeure jusqu'à 50 ans.

Syn. index corticomédullaire

rapport corticopapillaire l.m.

Hodson (ligne de)

[M1]

rapport d'Arden l.m.

Arden’s relationship

G. B. Arden, ophtalmologiste et électrophysiologiste britannique (1962

Arden (rapport d')

rapport de grille l.m.

grid ratio

Pour une grille antidiffusante, rapport R entre la hauteur des lames h et leur écartement D, soit R= h/D.
Les rapports les plus couramment employés en radiodiagnostic varient de 6 à 12. Les rapports élevés améliorent l'antidiffusion mais nécessitent d'augmenter la dose de rayons X, d'où un compromis suivant le type d'examen.

rapport de hasards l.m.

Risque relatif de survenue d’un événement dans une analyse multifactorielle réalisée selon le modèle de Cox

Cox (modèle).

rapport de masculinité l.m.

Ratio dans un échantillon ou une population du nombre de sujets du sexe masculin pour cent sujets du sexe féminin.
Le sexe ratio à la naissance est voisin de cent six garçons pour cent filles.

Syn. sexe ratio

rapport des chances l.m.

odds ratio

rapport des cotes l.m.

odds ratio, OR

En épidémiologie, rapport d'une proportion définissant un évènement (cote) à son complément à l'unité (cote de l'évènement contraire).
Le calcul des probabilités est né de considérations sur les jeux de hasard (jeu de dés, de pile ou face, etc.). La notion de cote (p. ex. un cheval parié à 10 contre 1) offre une autre approche des probabilités, celle utilisée sur les champs de course.
Pour estimer le risque apporté par l'exposition à un germe infectieux, on compare un groupe de sujets non exposés à un groupe de malades, ce qui conduit à comparer 4 données : le nombre des malades exposés, a, et non exposés, b, celui des sujets indemnes exposés, c, et celui des indemnes non exposés, d.
À partir de là, on peut tirer des fréquences (prévalence de la maladie) ou des cotes. le rapport des cotes, OR = ad÷bc, est relié à la fréquence d'exposition des malades, risque subi par les malades, rm = a/(a+b) et à celle des sujets indemnes, risque subi par les indemnes, ri = c/(c+d), selon la relation
OR = rm/1-rm x 1-ri/ri.
Si la prévalence chez les sujets indemnes exposés est la même que celle de malades, rm = ri le rapport des cotes est égal à 1: il est alors peu probable que l'exposition intervienne dans la maladie : c'est l'hypothèse nulle, et le facteur de risque vaut rm/ri = 1.
Le rapport des cotes est un moyen simple pour évaluer la probabilité d'une cause (pollution, germe infectieux, etc) connaissant une population témoin, d'où l'emploi de cas-témoins.
Des tables numériques permettent de calculer la significativité du rapport des cotes. Le tableau ci-dessous fixe ces notions.

[E1]

rapport de vraisemblance l.m.

likehood ratio

Dans un examen complémentaire, rapport du pourcentage de « vrais positifs » chez les malades à celui du pourcentage de « faux positifs » chez les sujets inclus dans l’étude, mais qui n’ont pas la maladie.
P. ex. un rapport de vraisemblance égal à quatre signifie que l’examen est quatre fois plus souvent positif chez les malades que chez ceux qui n’ont pas la maladie.

[E1]

Édit. 2020

rapport gyromagnétique l.m.

gyromagnetic ratio

Rapport (gamma) entre la vitesse de précession oméga0 d’un proton placé dans un champ magnétique et l'intensité B0 de ce champ, selon la relation : gamma égale oméga0 sur B0.
Edit. 2018

Syn. constante gyromagnétique

précession, spin

[B1,B2,B3]

rapport I/E l.m.

I/E ratio

Rapport entre la durée de l'inspiration et celle de l'expiration dont la valeur normale est de l'ordre de 2/3 = 0,67.
Ci-dessous, pneumotachogramme montrant la mesure correcte des temps inspiratoire (entre le début de l'inspiration et le début de l'expiration) et expiratoire (entre le début de l'expiration et le début de l'inspiration). On voit que l'expiration (phase passive) est toujours plus longue que l'inspiration (phase active). Le réglage des respirateurs doit tenir compte de ce rapport et allonger l'expiration, en cas d'emphysème et surtout en cas de bronchospasme.
 

Fleisch (pneumotachographe de), pneumotachographe, spirogramme, ventilation

rapport nucléocytoplasmique l.m.

nucleoplasmic index, nuclear cytoplasmic ratio

Rapport entre le volume du noyau et celui de la cellule.
Ce rapport tend à augmenter dans les cancers, par hypertrophie nucléaire. Le rapport normal est d'environ 1/4 ou 1/6 ; il s'approche de 1/1 dans la cellule cancéreuse.

rapport nucléoplasmatique l.m.

nucleoplasmic ratio

rapport nucléocytoplasmique

rapport P/S l.m.

P/S ratio

Rapport de l’acide phosphorique à la sphingomyéline dans le liquide amniotique, indicateur de la concentration en surfactant, donc de la maturité du poumon fœtal.

rapport sexuel l.m.

coitus

coït

rapport tissu air l.m.

tissue air ratio

Rapport de la dose en un point du milieu sur l'axe d’un faisceau électronique et de la dose délivrée au même point de l’espace au centre d'un petit volume équivalent-air assurant l'équilibre électronique.

Sigle RTA

rapport tissu maximum l.m.

tissue maximum ratio

Rapport des doses, sur l'axe d’un faisceau de photons de haute énergie, à une profondeur donnée dans le milieu et à la profondeur du maximum.
Pour éviter de mettre en jeu la différence des distances à la source les 2 doses sont mesurées au même point de l'espace en modifiant le fantôme pour réaliser les 2 profondeurs.

Sigle RTM

dose à l'entrée

rotation d'axe incliné par rapport à la pesanteur l.f.

off-vertical axis rotation (OVAR)

Epreuve de stimulation vestibulaire qui soumet un sujet assis à une rotation à vitesse constante selon un axe incliné sur la verticale d’un angle de 10 à 15°.
La réponse nystagmique provoquée est modulée par les variations de la position de la tête par rapport à la pesanteur au cours de la rotation. Cette épreuve teste les récepteurs otolithiques.

Sigle RAIG

similitude (rapport de) l.m.

similarity ratio

Quand deux êtres ou objets sont exactement semblables, le rapport numérique entre deux distances ou mesures homologues quelconques est constant.
Si deux êtres sont de forme semblable, le rapport des longueurs des bras est égal au rapport de longueur des jambes ou à celui de deux distances prises entre deux repères anatomiques homologues, ce qui définit le rapport de similitude : ce rapport ne dépend pas du choix de l'unité de longueur.
Le rapport des surfaces homologues est égal au carré du rapport de similitude, s2, et le rapport des volumes homologues est égal au cube du rapport de similitude, s3. Quel que soit le rapport de similitude, le rapport des densités des organes homomologues d'êtres ou de machines semblables est s0 = 1. Il en résulte que les poids sont proportionnels aux volumes et donc que le rapport des poids homologues est égal au cube du rapport de similitude, s3, il en est de même des rapports d'échanges d'énergie (chaleur, aliments etc.) du fait de l'équivalence de la masse et de l'énergie (équation d'Einstein).

dimensionnelle (analyse)

Tiffeneau (coefficient de, rapport de) l.m.

forced vital capacity test, forced vital capacity one second

Épreuve d'expiration forcée pour déterminer le VEMS (volume expiré au maximum en une seconde) et calculer son rapport avec la capacité vitale VEMS/CV.
Ce test proposé par R.Tiffeneau avait déjà été utilisé par A. Strohl dans un but de contrôle de la qualité des spiromètres. Il a été codifié par Cara et Sadoul. Les auteurs américains l'ont largement diffusée à la fin des années 50 sous le sigle FVC1.
Sa diminution reflète une gêne à l'écoulement gazeux et correspond à un trouble ventilatoire obstructif. Son augmentation est le reflet d'un trouble ventilatoire restrictif.

R. Tiffeneau, pneumologue et physiologiste français (1948), A Strohl médecin français, membre de l’Académie de médecine (1919) ; M. Cara et P. Sadoul médecins français, membres de l’Académie de médecine (1952)

Sigle VEMS/CV

spirogramme, VEMS

rapport ventilation-perfusion l.m.

ventilation perfusion ratio

Rapport entre la ventilation alvéolaire d'un lobule pulmonaire et le débit sanguin qui le perfuse exprimé en litres/minute.
Mais les poumons sont très inhomogènes et les différentes régions ont des rapports différents, variables avec la position
Le rapport global ventilation/perfusion chez le sujet normal en position debout est égal à 0,8 (4/5) Ce rapport es un bon moyen d’étude de la fonction respiratoire : il est perturbé dans un certain nombre d’affections pulmonaires ou vasculo-pulmonaires.
Un lobule pulmonaire, ventilé par une ventilation V', perfusé par un débit sanguin Q', est traversé par un débit d'oxygène et par un débit de gaz carbonique dont le rapport est égal au quotient respiratoire local, R. Cet O2 est véhiculé par le débit sanguin. En appliquant le principe de Fick appliqué à l'O2 on peut écrire avec les symboles usuels de la physiologie respiratoire :
= = k
Le coefficient k dépend des unités et des conditions de mesure : si la pression partielle est mesurée en mm de Hg et les volumes gazeux sont pris aux conditions alvéolaires normales au niveau de la mer k = 0,863. Cette formule montre que le rapport est nul si le lobule n'est pas ventilé ou si le débit sanguin est très grand, qu'il est très grand si le débit sanguin est très faible ou si la ventilation est très grande. Chez un sujet normal debout, les sommets sont très ventilés et peu irrigués, le rapport est de l'ordre de 3,3 avec R = 2, au contraire les bases sont peu ventilées et très irriguées, le rapport est de l'ordre de 0,63 avec R = 0,65 (J. West, 1962).
Ces données montrent que, chez le sujet debout ou assis, l'élimination du CO2 se fait surtout par les sommets tandis que l'absorption d'O2 se fait surtout par les bases. Dans les conditions citées ci-dessus on a la PO2 = 132 mm de Hg aux sommets et 89 mm de Hg aux bases. Mais ces valeurs varient considérablement quand le sujet change de position, notamment s'il est couché sur un lit ou sur une table d'opération ce qui peut avoir des conséquences immédiates. De même la position a des conséquences à long terme : par. ex. le bacille tuberculeux, très sensible à la PO2, a besoin d'O2 pour se développer, c'est pourquoi les lésions tuberculeuses se voient surtout au sommet chez l'Homme, dans les gouttières paravertébrales chez la Vache (dont le thorax est horizontal) et près du diaphragme chez la Chauve-souris (qui est souvent pendue par les pieds la tête en bas). Cela justifie aussi l'intérêt des sanatoriums d'altitude (au niveau de la mer la PaO2 = 95 mm de Hg et elle vaut 73 mm de Hg à 1 500 m).
Ainsi la position d'un patient et sa mise au lit ou sur la table d'opération modifient l'hématose : il faut y prendre garde pour éviter des accidents d'hypoxie, particulièrement lors de changements de position au cours du transport ou lors de la mise sur la table d'opération, surtout chez les pulmonaires ou les cardiaques.

A. Fick, physiologiste allemand (1870)

Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie

Fick (principe de)

Valsalva (rapport de) l.m.

Valsalva ratio

Rapport entre les fréquences cardiaques pendant l'épreuve de Valsalva (bradycardie) et juste après pendant la tachycardie compensatoire.
Ce rapport permet d'évaluer la réactivité du système nerveux autonome.moyens pour le faire. On ne peut mesurer la fréquence sur de si courte durée que sur l'électrocardiogramme. La période (inverse de la fréquence) se mesure avec précision sur l'intervalle RR.
Le rapport de Valsalva devient ainsi :Rv = RR le plus court / RR le plus long.

période, système nerveux autonome, Valsalva (épreuve de)

[K2]

Édit. 2019

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