Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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infarctus du myocarde (indice de gravité de l') l.m.

clinical severity index in acute myocardial infarction

Indice établi sur une statistique de 250 patients suivis sur deux ans.
 I : pas d'insuffisance cardiaque
II : insuffisance cardiaque
III : œdème pulmonaire
IV : choc cardiogénique

T. Killip 3rd et J. Kimball, médecins cardiologues américains (1967)

Étym. lat. infartus (terme de cuisine) : enfarci (bourré avec de la farce) ; le c de infarctus est une faute d'orthographe latine.

infarctus du myocarde

Kaltreider (indice de) l.m.

Kaltreider's index

Indice permettant d'apprécier l'influence de la position des épines sciatiques dans l'évaluation de la perméabilité d'un bassin pour l'accouchement.
La somme des diamètres bisciatique et sagittal postérieur doit être supérieure, à 13,5. Au-delà, la fréquence des dystocies est élevée.

D. F. Kaltreider, gynécologue obstétricien américain (1954)

Lee (indice fonctionnel de) l.m.

Lee’s functional index

Questionnaire permettant d'évaluer l'atteinte fonctionnelle au cours d'une atteinte rhumatismale.
Une liste de 17 questions correspondant aux gestes de la vie quotidienne est fournie au malade. La cotation est la suivante : si le patient peut faire le geste avec facilité, on attribue la note 0 à la question ; s'il peut le faire avec difficulté, la note 1 ; s'il en est incapable, la note 2. Une fois le questionnaire rempli, l'addition des notes donne le score final.

P. Lee, médecin rhumatologue britannique (1973)

Lewis (indice de) l.m.

Lewis’ index

T. Lewis, Sir, médecin cardiologue britannique (1914)

indice de Lewis

Magnin (indice de) l.m.

Magnin's index

Somme des mesures radiopelvimétriques du diamètre transverse médian (DTM) et du diamètre antéro-postérieur utile, diamètre promonto-rétropubien.(DPRP).
Cette somme DTM+DPRP est normalement supérieur à 230 mm. Cet indice, confronté au diamètre bipariétal, permet d'évaluer le pronostic obstétrical.

P. Magnin, gynécologue-obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1975)

radiopelvimétrie

Manning (indice de) l.m.

Manning index

Rapport entre la longueur de l’index  (2D) et la longueur de l’annulaire (4D), ces deux doigts étant pratiquement égaux chez la femme (2D/4D # 1), l’annulaire étant plus long chez l’homme (2D/4D <1).
Au cours du développement la longueur de l’index serait influencée par la teneur en œstrogène et celle de l’annulaire par la testostérone. Cet indice peut avoir une valeur d’appoint lors d’une échographie prénatale ou en cas d’ambiguité sexuelle.

F. A. Manning, gynécologue américain (2002)

Miller (indice de) l.m.

Miller's index

G. A. H. Miller, médecin cardiologue britannique (1971)

indice de Miller, embolie pulmonaire

Nicholson (indice de) l.m.

Nicholson’s index

Produit des diamètres antéropostérieur et transverse du détroit inférieur, normalement supérieur à 100 cm2.

C. Nicholson, chirurgien britannique (1946)

Pearl (indice de) l.m.

Pearl's index

Indice donnant une évaluation objective standardisée de l'efficacité d'une méthode de contraception.
Il exprime le taux de grossesses constatées (R) calculé pour 100 années d’exposition par rapport au risque de grossesse selon la formule :
R = nombre de grossesses constatées x 1200 / nombre de mois d’exposition
Le nombre de mois d’exposition représente le nombre de cycles théoriquement espérés.

R. Pearl, biologiste américain (1933)

Syn. formule de Pearl, pourcentage année/femme

Silverman (indice de) l.m.

Silverman’s index

Indice permettant d'évaluer l'importance et l'allure évolutive d'une détresse respiratoire d'un nouveau-né à partir de données cliniques simples.
On retient 5 paramètres, cotés chacun de 0 à 2 selon leur intensité : à l'inspiration, creusement souscostal, creusement intercostal, extériorisation de l’appendice xyphoïde, dilatation des narines ; à l'expiration, gémissements. Il y a détresse respiratoire lorsque le total est supérieur ou égal à 2 ; l'évaluation répétitive permet de surveiller l'évolution.
Cet indice n'est valable que dans les tout premiers jours de la vie.

W. Silverman, pédiatre américain (1956)

Sokolow-Lyon (indice de) l.m.

Sokolow-Lyon index

Indice chiffré destiné à apprécier l’existence et l’importance d’une hypertrophie ventriculaire gauche du cœur, exprimé en millimètres, obtenu en additionnant la hauteur de l’onde électrocardiographique R en dérivation V5 ou V6 et de l’onde S en dérivation V1.
Variable avec l’âge et le sexe, il est pathologique au-dessus de 35 à 45 mm. À cet indice classique, certains préfèrent l’indice de Blondeau-Heller-Lenègre.

M. Sokolow, T. P. Lyon, médecins cardiologues américains (1949) ; M. Blondeau, J. Heller, J. Lenègre, membre de l’Académie de médecine, médecins cardiologues français (1956)

Heller-Blondeau-Lenègre (indice de)

spécificité (indice de) l.f.

specificity

En biostatistique, indice informationnel de la fréquence de l’absence d’un signe chez les sujets qui ne sont pas malades.
C’est la probabilité de l’absence d’un signe si la maladie n’existe pas. La spécificité est d’autant plus élevée que le signe est souvent absent s’il n’y a pas la maladie. Au maximum, si le signe ne se voit jamais en l’absence de maladie, il est spécifique de la maladie ; p. ex. le signe de Koplik dans la rougeole.

spécificité d'une épreuve, sensibilité d'une épreuve, sensibilité (indice de)

Thoms (indice de) l.m.

Thoms’ index

Evaluation chiffrée de l’aire du détroit inférieur du bassin obstétrical fondée sur les dimensions des diamètres biischiatique et sagittal.
Inférieur à quinze il laisse prévoir des difficultés théoriques de dégagement du fœtus.

H. Thoms, gynécologue obstétricien américain (1935)

White et Bock (indice de) l.m.

White and Bock’s index

Moyen d’évaluation chiffrée de rotation du cœur et des hypertrophies ventriculaires fondée sur l’étude du complexe QRS dans les dérivations périphériques D1 et D3 de l’électrocardiogramme.
L’indice de White et Bock est représenté par la formule (U1 + D1) – (D1 + U1), dans laquelle U est l’amplitude en mm de la déflexion positive la plus grande en D1 et D3, et D est l’amplitude en mm de la déflexion négative la plus grande en D1 et D3. Un indice de W et B supérieur à + 17 est très suggestif d’hypertrophie ventriculaire gauche, alors qu’un indice inférieur à –14 indique une hypertrophie ventriculaire droite.

P.D. White et A.V. Bock, électrophysiologistes américains (1908)

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