Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1120 résultats 

Hervetson (méthode d') l.f.

Hervet's procedure

Variante du cerclage du col utérin pour le traitement de la béance de l'isthme.
Elle consiste à faufiler le col à l'aide d'un fil souple de matériel non résorbable, polyester ou nylon, technique voisine de celle connue sous le nom de technique de Mc Donald chez les auteurs anglophones.

E. Hervet, gynécologue français (1959) ; I. McDonald, gynécologue australien (1957)

McDonald (technique de), cerclage du col utérin, béance cervico-isthmique

[O3]

Édit. 2018

Heyman (opérations de) l.f.p.

Heyman’s procedures

1° Technique opératoire de correction du métatarsus varus de l’enfant par capsulotomies des articulations de l’interligne tarsométatarsien de Lisfranc.
2° Technique de remodelage du col du fémur exagérément saillant dans les séquelles de l’épiphysiolyse fémorale supérieure.

C. H Heyman, chirurgien pédiatrique américain (1958)

metatarsus adductus, épiphysiolyse fémorale supérieure

[I2]

Édit. 2015

hypnose n.f.

hypnosis

Technique visant à obtenir l’induction d’un état de niveau de conscience modifié (restriction du champ de conscience) distinct du sommeil.
Il est caractérisé par une relaxation neuromusculaire induite par la répétition d'un stimulus monotone dans un contexte de diminution des stimulus sensoriels et moteurs, et par des modifications de conscience.
L'hypnose peut être considérée, du point de vue psychologique, comme une suggestion.
L’état d’hypnose peut être plus ou moins profond. Son induction peut nécessiter un temps plus ou moins long, le plus souvent de l’ordre de 30 minutes à partir de messages suggestifs de l’hypnotiseur. Lorsque cet état est induit par la personne elle-même on parle d’autohypnose.
L’hypnose permet de modifier la perception de la douleur (effet analgésique), remplacer ou compléter l’anesthésie médicamenteuse (hypno sédation). Elle peut aussi être utilisée dans un but psychothérapique comme moyen d’accès à des processus inconscients supposés à l’origine de symptômes tels que les angoisses, les troubles du sommeil.
Les techniques modernes de neuro-imagerie ont permis d’objectiver les modifications d’activité cérébrale qui sous-tendent les propriétés thérapeutiques de l’hypnose.
J.M. Charcot l'expliquait par l'intervention de mécanismes neurophysiologiques et l'employait à des fins expérimentales. H. Bernheim en faisait une technique utilisable en thérapeutique.

J. Braid, chirurgien écossais (1845) ; J-M. Charcot, neurologue français, membre de l’Académie de médecine (1882) ; H. Bernheim, neurologue français (1891)

état hypnoïde

imagerie de diffusion en IRM l.f.

diffusion weighted images (DWI)
L’imagerie de diffusion est une technique d’IRM qui étudie la manière dont les molécules d’eau diffusent au sein d’un tissu.
L’IRM est l’imagerie du proton de l’hydrogène et l’eau la principale source d’hydrogène du corps humain. La température du corps est à l’origine d’une agitation thermique (mouvements browniens), donc d’une diffusion des molécules d’eau. Plus l’eau est libre, plus l’agitation est importante, plus la diffusion est grande. Inversement, plus l’eau est liée, plus les obstacles à l’agitation sont importants et plus la diffusion est faible.
En IRM, les mouvements des protons d’hydrogène, surtout s’ils sont importants, sont source de déphasages, responsables d’une diminution du signal. Celle-ci est mesurable à l’aide de séquences adaptées, dites séquences de diffusion : gradients supplémentaires ajoutés à une séquence de type écho planar spin écho. La performance de ces gradients s’exprime par un facteur b. Plus b est important, plus la séquence est sensible au phénomène de diffusion. On observe un hypersignal en cas de diffusion faible, et un hyposignal en cas de diffusion rapide.
Dans un milieu homogène (isotrope) les molécules d’eau diffusent de manière équivalente dans toutes les directions de l’espace. Le coefficient de diffusion D chiffre cette diffusion en mètre/seconde. En IRM, pour des raisons de définition spatiale on mesure non pas le coefficient de diffusion direct de chaque molécule d’eau, mais la moyenne des coefficients de diffusion au sein d’une unité de volume (voxel) : c’est le coefficient de diffusion apparent (CDA).
Les tissus biologiques contiennent des obstacles anatomiques (membranes…) qui ralentissent la diffusion. Ces obstacles peuvent être répartis de façon homogène (tissu isotrope) ou avoir une orientation préférentielle (tissu anisotrope, par exemple les fibres d’un tendon ou d’un nerf) qui privilégie une direction de diffusion par rapport aux autres.
Cette direction préférentielle peut être étudiée par le biais d’une matrice mathématique (le tenseur de diffusion), qui permet une cartographie des faisceaux de fibres nerveuses (tractographie, ou fiber tractography)
Des séquences IRM spécifiques qui nécessitent des gradients puissants donc un appareillage récent, étudient la vitesse de la diffusion (imagerie de diffusion) et sa direction préférentielle (imagerie en tenseur de diffusion).
Cette technique a actuellement de très importantes applications en neurosciences : diagnostic précoce des accidents vasculaires cérébraux ischémiques, diagnostic différentiel entre hématome et tumeur, mise en évidence des maladies de la substance blanche, étude de la direction et de la morphologie des faisceaux de fibres nerveuses du cerveau, de la moelle ou des nerfs (tractographie)... ainsi qu'en hépatologie, en pathologie mammaire… De nouveaux champs sont en cours d'exploration.

D. Le Bihan, médecin radiologue français, membre de l’Académie nationale de Médecine (2003)

Étym. lat. imago : image, représentation

[B2,B3]

Édit. 2018

imagerie de perfusion en IRM l.f

perfusion weighted MR

Technique IRM qui permet d’estimer les variations de volume sanguin tissulaire (notamment cérébral) par analyse de leur microcirculation.
D’un intérêt majeur, en particulier pour le diagnostic précoce d’infarctus cérébral, cette technique nécessite l’injection IV d’un produit de contraste gadoliné. Normalement le gadolinium raccourcit le temps de relaxation T2 et surtout T1 des tissus et est à l’origine d’un hypersignal. Quand il se concentre dans la microcirculation capillaire, il devient (par effet de susceptibilité magnétique) source d’un hyposignal en T2*. Après injection IV rapide de produit de contraste, on suit les modifications du signal de la zone étudiée en répétant toutes les deux secondes environ des séquences ultra-rapides de type écho-planar de gradient (EPI-EG) pendant 45 secondes. Les séquences obtenues sont analysées par un logiciel adapté qui chiffre la perte d’intensité du signal en fonction du temps et en dresse une courbe. On peut ainsi calculer le temps d’arrivée du bolus dans la région étudiée, le temps d’arrivée au pic de la courbe (Time to peak : TTP), le temps de transit moyen (Mean Transit time : MTT), l’amplitude de la perte de signal, le volume sanguin cérébral régional (VSCr ou regional cerebral blood volume (rCBV) déterminé par l’aire sous la courbe et le débit sanguin cérébral régional (DSCR ou Regional Cerebral Blood (rCBF) égal au rapport CBV sur MTT. Volume et débit sanguin cérébraux régionaux sont exprimés de manière relative par rapport à une région normale (par exemple la région cérébrale controlatérale). Ces paramètres peuvent donner lieu à une cartographie. On peut ainsi faire précocement le diagnostic d’un infarctus cérébral, apprécier la zone de pénombre ischémique qui l’entoure et en tirer les conséquences thérapeutiques immédiates (embolectomie, thrombolyse...), étudier la vascularisation d’une tumeur….

Étym. lat. imago : image, représentation

[B2,B3]

Édit. 2018

imagerie en demi-plan de Fourier l.f.

half Fourier's plane imaging

En IRM, technique consistant, pour réduire le temps d'acquisition, à n'utiliser que la moitié des lignes de la matrice (demi-plan de Fourier).
Le codage des lignes de la matrice par le gradient de codage de phase fait qu'il existe deux demi-plans de Fourier qui contiennent les mêmes informations "en miroir". Il est possible d'acquérir les données brutes d'une seule moitié de la matrice et de reconstituer l'autre par transformation de Fourier. Le temps d'acquisition sera ainsi réduit de 50 % sans altérer la résolution spatiale ; par contre le rapport signal/bruit sera diminué. Cette technique porte des noms différents suivant les constructeurs (half Fourier, half scan, fractionnal Nex, phase conjugate symetry, etc.)

J. Fourier, mathématicien et physicien français, membre de l'Académie de médecine (1768-1830)

Étym. lat. imago : image, représentation

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

immunoadsorption sélective l.f.

selective immunoadsorption

Technique d'épuration d'anticorps particulièrement pathogènes comportant une circulation extracorporelle et des colonnes absorbant de manière sélective les anticorps.
Cette technique est utilisée dans certains cas d'hémophilie avec anticoagulant circulant ou de purpura thrombopénique immunologique.

Étym. lat. immunis : exempt de

hémophilie, purpura thrombopénique

immunoblotting en dermatologie l.m.

immunoblotting in dermatology

Technique immunochimique permettant de détecter la présence et de préciser la spécificité antigénique d'auto-anticorps sériques vis-à-vis d'antigènes cutanés, épiderme ou derme, extraits soit de la langue de Bœuf, soit de la peau humaine.
La positivité se traduira par un dépôt, sur le papier d'électrophorèse, en forme de bande ou de tache brune en regard de la zone de migration du ou des antigènes reconnus. Cette technique a permis de distinguer des dermatoses bulleuses auto-immunes qui, en immunofluorescence directe et/ou indirecte, donnent la même image. C'est le cas du pemphigus vulgaire et du pemphigus érythémateux caractérisés en immunofluorescence par un même dépôt en maille périkératinocytaire, alors qu'en immunoblotting les auto-anticorps chez le premier réagissent avec un antigène épidermique de 130 kDa et chez le second avec un antigène de 160 kDA. De la même façon, on peut distinguer la pemphigoïde et l'épidermolyse bulleuse acquise, qui sont caractérisées par un dépôt linéaire à la jonction dermoépidermique identique en immunofluorescence alors que, en immunoblotting, leurs antigènes cibles sont, pour l'un, un antigène épidermique et, pour l'autre, un antigène dermique.

Étym. lat. immunis : exempt de ; angl. blot : tache

pemphigus vulgaire, pemphigus érythémateux, pemphigoïde, épidermolyse bulleuse acquise

immunofixation n.f.

immunofixation

Technique permettant de visualiser des protéines spécifiques préalablement séparées par électrophorèse.
La technique d’immunofixation est utilisée en routine pour caractériser la présence dans les liquides biologiques (sang ou urine) d’immunoglobulines monoclonales ou de chaînes légères libres d’immunoglobulines : après séparation électrophorétique, les protéines d’intérêt sont révélées par précipitation avec des anticorps spécifiques puis coloration.

anticorps, immunoglobuline, électrophorèse

immunofluorescence cutanée indirecte l.f.

indirect cutaneous immunofluorescence

Technique d'immunofluorescence effectuée à partir du sérum du malade qui est mis au contact d'un substrat tel que peau humaine, lèvre de Lapin, etc., avec révélation par un anticorps anti-immunoglobuline humaine conjugué à un fluorochrome.
Ainsi sont détectés des anticorps sériques circulants antipeau dont le titre est déterminé par la technique de dilution.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunofluorescence en peau clivée l.f.

split skin immunofluorescence

Technique d'immunofluorescence utilisée dans le diagnostic des dermatoses bulleuses jonctionnelles auto-immunes, appliquée à un fragment de peau traité auparavant par une solution molaire de chlorure de sodium qui réalise un clivage de la jonction dermoépidermique à travers la lamina lucida.
Ce clivage permet de séparer et de révéler les différents antigènes présents sur cette jonction : antigènes des hémidesmosomes et laminine fixés sur le toit de la bulle ainsi créée, collagène IV et collagène VII fixés à son plancher. La technique mise en œuvre peut être une immunofluorescence directe pratiquée sur la peau clivée du patient ou une immunofluorescence indirecte recherchant des anticorps antimembrane basale circulant dans son sérum à l'aide d'un fragment de peau humaine normale clivée.

Étym. lat. immunis : exempt de

immunoglobuline monoclonale l.f.

M-component, monoclonal immunoglobulin

Immunoglobuline produite par un clone de cellules lymphoïdes tumorales ou non donnant à l’électrophorèse un pic protéique étroit et symétrique.
Toutes les molécules d’un pic monoclonal ont une structure identique, une même chaîne lourde et une même chaîne légère, la même spécificité idiotypique et, si elles en ont une, la même spécificité anticorps. Les critères requis pour définir la monoclonalité sont plus précis que le simple aspect homogène de migration en électrophorèse : on exige au minimum la démonstration du caractère monotypique kappa ou lambda de la chaine légère, et au mieux la spécificité idiotypique commune de ces immunoglobulines.
En pathologie les immunoglobulines monoclonales s’observent dans les proliférations lympho-plasmocytaires malignes (myélome et macroglobulinémie de Waldenström) mais aussi en dehors de toute prolifération maligne; on parle alors de gammapathie monoclonale de signification indéterminée (GMSI), ce qui implique une surveillance rapprochée du patient.
On peut obtenir des immunoglobulines monoclonales in vitro par la technique d'hybridation (hybridomes). L'intérêt de cette technique est de produire de manière stable et indéfinie un anticorps utilisable comme réactif de laboratoire ou comme agent thérapeutique. L'usage est de désigner ces produits sous le terme d'anticorps monoclonaux.

J. Waldenström, médecin interniste suédois, membre de l'Académie de médecine (1944)

Étym. lat. immunis : exempt de

dysglobuline,  hybridome

impulsions à angle de bascule variable en IRM l.f.p.

titled optimised non excitation (TONE)

En ARM par temps de vol et technique 3D, procédé consistant à augmenter progressivement l'angle de bascule, au fur et à mesure de la progression des spins du flux sanguin dans l'épaisseur de la tranche examinée.
Dans cette technique d'ARM, le volume exploré est limité par le phénomène de saturation progressive des spins qui se produit en fin de parcours. Le procédé TONE permet de réduire cet inconvénient.

Étym. lat. impulsio : choc, heurt d’impulsare : pousser fort

acquisition multislab, renforcement paradoxal du signal, ARM par temps de vol

[B2,B3]

Édit. 2018

infundibuloplastie n.f.

infundibuloplasty

1) En urologie, plastie chirurgicale d'élargissement d'une tige calicielle rénale rétrécie.
Opération intrasinusale de réalisation technique souvent difficile
2) En cardiologie, technique de chirurgie cardiaque destinée à élargir l’infundibulum du ventricule droit rétréci par une sténose congénitale.
Elle comporte une résection musculaire poussée le plus loin possible, qui peut être suffisante ou doit être complétée par la mise en place d’une plaque d’élargissement de la paroi antérieure de l’infundibulum.

Étym. lat. infundibulum : entonnoir

jetons (économie de) l.f.

token economy

Technique utilisée en thérapie comportementale, fondée sur le conditionnement opérant, et qui consiste à distribuer des renforcements positifs au sujet pour un ou plusieurs comportements spécifiquement sélectionnés, que l'on souhaite plus fréquents. Des jetons (tickets, points, etc.) peuvent être ensuite échangés contre diverses récompenses, si possible adaptées au type de population.
Les principes en sont les suivants : les comportements susceptibles de faire l'objet de renforcements sont clairement définis, le plus souvent de façon contractuelle entre le patient et les soignants ; ces renforcements prennent une forme tangible et suivent immédiatement le comportement, augmentant ainsi leur pouvoir d'action, même si le sujet ne change pas instantanément ses jetons ; ils ne s'épuisent pas, car les jetons peuvent être transformés en une grande variété d'avantages. Apparentée à une véritable économie monétaire, l'économie de jetons est ainsi un réel système de crédit motivationnel.
Cette technique a été principalement employée pour modifier profondément et souvent de façon spectaculaire, les comportements de patients psychotiques en milieu hospitalier. C'est encore là qu'elle trouve son principal intérêt, même si d'autres formes d'intervention (entrainement aux compétences sociales, thérapies cognitives) peuvent être maintenant proposées pour ce type de patients.

kératectomie n.f.

keratectomy

Technique chirurgicale ayant pour but d'enlever une partie de la cornée pour traiter une maladie de cette dernière, ou bien pour obtenir un effet réfractif.
Il peut s'agir d'une affection cornéennne de cause variée (traumatique, cicatricielle, infectieuse, dystrophique, dégénérative, tumorale) ou d'un trouble de la réfraction susceptible d'être amélioré par cette technique.

kératectomie réfractive

kératoplastie totale l.f.

total keratoplasty

Technique de kératoplastie où est pratiquée une transplantation de la totalité de la cornée.
Cette technique a été abandonnée au profit de la kératoplastie transfixiante, de diamètre inférieur à celui de la cornée (8 mm en général).

Kock (poche de) l.f.

Kock’s pouch

Technique de dérivation urinaire continente, où le réservoir intestinal abouché à la peau est confectionné à partir de l'iléon selon un procédé de plicature complexe.
Cette technique a été très utilisée aux États-Unis.

N. G. Kock, chirurgien suédois (1982)

Krogius (opération de) l.f.

Krogius’ procedure

Ténomyoplastie par transfert d’une bandelette de la terminaison du muscle vastus medialis de dedans en dehors en passant devant la patella pour permettre la correction active d’une subluxation récidivante de la patella.
Dans la technique originale la bandelette formait une sangle en gardant les attaches médiales du muscle. Une technique simplifiée sectionne la bandelette et la fixe sur la berge latérale du ligament patellaire et le tibia adjacent.

F. A. Krogius, chirurgien finlandais (1901)

lambeau de rotation péritonéal l.m.

peritoneal rotation flap

Méthode de prévention des adhérences postopératoires au cours de la chirurgie intrapelvienne.
Les zones cruentées sont recouvertes par un lambeau de péritoine prélevé sur le ligament large selon la technique de Musset, ou dans la fosse pararectale selon la technique de Tran.

laser excimer l.m.

excimer laser

Laser à argon émettant un faisceau de longueur d'onde et d'énergie appropriées permettant de pratiquer une photoablation de la cornée.
L'idéal est d'obtenir une surface d'ablation la plus lisse possible. Si la photoablation intéresse la surface cornéenne antérieure, la technique est désignée sous le nom de kératectomie photoréfractive, si la photoablation est intrastromale, la technique est alors désignée sous le nom de lasik.

Syn. argon fluoride laser

Lash (technique de) l.f.

Lash’s technique

Technique de réparation chirurgicale de la béance cervico-isthmique en dehors de la grossesse.
Après colpotomie antérieure et décollement vésical, on procède à un avivement du tissu cicatriciel et à une suture des tissus sains par points séparés. La technique a deux variantes selon qu'elle comporte ou non une résection de la muqueuse endocervicale.

A. F. Lash, gynécologue obstétricien américain (1960)

béance cervico-isthmique,  colpotomie

[O3]

Édit. 2018

LASIK sigle angl.m. pour Laser-Assisted In-Situ Keratomileusis

Laser excimer utilisé pour pratiquer une photo-ablation cornéenne non plus de surface mais intrastromale.
Cette technique nécessite donc un micro-kératome. Dans un premier temps, à l'aide du micro-kératome, on découpe un disque de cornée antérieure de 7 à 8 mm de diamètre et de 130 à 160 microns d'épaisseur, mais en laissant une charnière ; puis on fait une photo-ablation au laser excimer dans le lit du stroma cornéen, dont l'importance dépend du degré de la myopie. Après cela, le disque de cornée antérieure est replacé sans suture. Le lasik est une technique qui se fonde sur les principes du kératomileusis.

lavage de cerveau l.m.

brainwashing

Technique de persuasion coercitive et de contrôle de la pensée.
Utilisé d'abord à propos des prisonniers de la guerre de Corée pour ensuite être étendu à certains groupes religieux, politiques ou à des sectes, ce terme s'applique plus généralement à toute technique destinée à manipuler la pensée et l'action contre le désir ou la volonté de l'individu, ou à son insu.
Ces méthodes tendent à une véritable programmation mentale, à l'inverse de laquelle des méthodes de déprogrammation, aux intentions thérapeutiques, mais peu différentes dans leurs modalités, ont été décrites pour tenter de soustraire les sujets aux conséquences du lavage de cerveau : privation de sommeil, surcharge sensorielle, dénigrement, éloignement, déplacement, usage de la force, etc.

lavage gastrique l.m.

gastric emptying, gastric washing

Technique d'épuration consistant à remplir l'estomac avec une certaine quantité d'eau, puis à l'évacuer par siphonnage pour éliminer les toxiques ingérés sous forme galénique ou en solution diluée.
On utilise un tube de Faucher dont l'extrémité mousse est munie d'yeux latéraux. Il est adapté à une tulipe de 500 mL pour le liquide de lavage (eau salée à 37°C, isotonique à 9 g/L ). Après intubation trachéale chez les comateux (pour éviter les fausses routes), le tube de Faucher est lubrifié et introduit par voie oro- ou nasopharyngée, le patient étant soit assis, soit en latérocubitus gauche ou en procubitus. Avant le lavage, la position du tube doit être vérifiée par insufflation d'air et auscultation épigastrique. On procède au lavage par cycle pouvant aller de 25 à 30 litres chez l'adulte, renouvelable éventuellement. Lors du siphonnage on évitera de désamorcer le tube par une vidange trop complète. Le lavage peut être complété par l'administration de charbon activé associé à un émétique ou à un laxatif.
Un lavage gastrique abondant est le seul moyen d'évacuer les produits qui déposent sous forme de boue collante sur la muqueuse gastrique (p. ex. l'imipramine). L'efficacité du lavage dépend de :
- la nature du toxique dont les effets varient selon sa cinétique d'absorption, ses effets sur le transit gastro-intestinal et son aptitude à provoquer des conglomérats ;
- la quantité de toxique ingérée (on estime la dose en envisageant le pire) ;
- la précocité du lavage (le retard entre l'ingestion et la réalisation du lavage devrait si possible ne pas dépasser la demi-heure) ;
- la technique utilisée (sonde par le nez ou par la bouche, calibre de la sonde, position de la victime, volume utilisé pour chaque cycle de lavage, volume total du lavage).
L'efficacité est estimée par la clinique et par l'évaluation de la quantité éliminée par le lavage en comparaison avec la dose estimée initialement (ce qui nécessite de connaître exactement le volume de lavage et de faire un dosage précis de la concentration globale du toxique dans le liquide éliminé). Cela permet d'estimer les rapports entre la dose extraite et la quantité biodisponible, entre la quantité retirée et la dose toxique en particulier pour des toxiques lésionnels (paraquat, colchicine) ou fonctionnels aux conséquences graves (produits cardiotropes), et entre la quantité extraite et la dose thérapeutique. Chomstock a proposé de définir l'efficacité par comparaison avec un lavage ramenant plus de deux fois la dose thérapeutique. On peut aussi suivre la cinétique plasmatique et étudier la persistance de résidus toxiques dans l'estomac après le lavage (concentration significatives, mise en évidence de comprimés par la radiographie ou l'endoscopie).

charbon activé

| page précédente | /45 | page suivante