Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Vesiculovirus

Vesiculovirus

Genre de virus à ARN de la famille des Rhabdoviridae transmis par des arthropodes vecteurs.
Les Vesiculovirus sont au nombre d'une vingtaine, principalement actifs en Amérique tropicale. Ils comprennent notamment le virus de la stomatite vésiculeuse. Quelques-uns sont pathogènes pour l'Homme, comme le virus Chandipura. Les vecteurs des Vesiculovirus sont soit des phlébotomes, soit des Ceratopogonidae. Peut-être des moustiques peuvent-ils aussi transmettre certains d'entre eux.

→ Rhabdoviridae, arthropode,stomatite vésiculeuse, virus Chandipura, phlébotome

[D1, D2]

Édit. 2019

vespertilio n.m.

butterfly lupus

Atteinte du visage par le lupus érythémateux chronique qui, lorsqu'il est localisé au nez et aux pommettes, prend l'aspect d'une chauve-souris aux ailes déployées.

Étym. lat. vespertilio : chauve-souris

→ lupus érythémateux chronique

[J1, N3]

Édit. 2019

Vibrionaceae

Famille de bactéries à Gram négatif, anaérobies facultatifs, comprenant les genres Vibrio, Plesiomonas et Aeromonas

→ Vibrio, Plesiomonas shigelloides, Aeromonas

[D1]

Édit. 2018

VIP sigle angl. m. pour Vasoactive Intestinal Peptide

polypeptide intestinal à activité vasomotrice.
Sécrété par des terminaisons nerveuses dans tout le tube digestif mais aussi dans les bronches, dans les glandes salivaires et dans la thyroïde, le VIP stimule de nombreuses sécrétions, en provoquant une vasodilatation.
Le VIP peut être dosé dans le plasma par technique radio-immunologique. Un taux élevé est trouvé principalement dans les tumeurs neuroendocrines du pancréas, entrainant un syndrome de Verner-Morrison caractérisé par une diarrhée aqueuse persistante et une hypokaliémie.

J. V. Verner, médecin interniste et A. B. Morrison, anatomopathologiste américains (1958)

→ Verner et Morrisson (syndrome de), vasodilatation

Vogt (cornea farinata de) l.f.

Vogt’s cornea farinata

Dystrophie prédescemétique de la cornée, apparaissant entre 30 et 60 ans, caractérisée par un saupoudrage blanchâtre, très fin et diffus, situé devant la membrane de Descemet.
Elle ne donne aucun signe fonctionnel ; sa transmission est autosomique dominante.

A. Vogt, médecin ophtalmologiste suisse (1923) ; M. Grayson et H. Wilbrandt, ophtalmologistes américains (1967)

Syn. dystrophie prédescemétique de Grayson-Wilbrandt

→ membrane de Descemet

volvulus gastrique organoaxial l.m.

axial gastric volvulus

Type de volvulus gastrique dans lequel l'axe de rotation va du cardia au pylore.
La grande courbure tourne autour de cet axe et vient se placer en haut et en avant, sous le foie entraînant avec elle le côlon transverse et le grand épiploon, la face postérieure de l'estomac devenant antérieure.

A. Payer, chirurgien autrichien (1909)

Étym. lat. volvere : rouler

Syn. volvulus de Payer

volvulus de Payer l.m.

axial gastric volvulus

A. Payer, chirrugien autrichien (1907)

→ volvulus gastrique organoaxial

vomito negro l.m.

Vomissement sanglant observé au cours de la fièvre jaune.

Étym. espagnol : vomissement noir

→ fièvre jaune

[D1, L1]

Édit. 2019

Wechsler adult intelligence scale l.f.

D. Welchsler, psychologue américain (1950), Pearson education  (2008 voir Wechsler), Validation de la traduction Française par Jacques Grégoire (2011, ECPA - Éditions du Centre de Psychologie Appliquée)

Sigle WAIS

→ échelle de niveau intellectuel de l'adulte

[H4]

Édit. 2019

Wechsler-Bellevue scale l angl. f.

Échelle d'intelligence constituée d’un ensemble de questions et de tâches destinées à évaluer le potentiel de l’individu à se comporter de façon efficace et adaptée

Elle comporte 11 tests. Les six tests verbaux permettent l'appréciation des connaissances générales, de l'empan de mémoire, de l'acquis d'une expérience pratique, de la pensée conceptuelle. Les cinq tests non verbaux recourent au raisonnement logique, à la capacité d'instaurer des automatismes ou encore aux aptitudes discriminatives. Trois QI sont obtenus : global, verbal et de performance. Il ne s'agit cependant pas d'un quotient au sens de Stern, mais d'une note T. Par convention, les notes sont réparties sur une échelle normalisée de moyenne 100 et d'écart-type 15. C'est la première échelle qui, construite spécifiquement dans le but d'une application à une population adulte, tient compte des modifications des performances intellectuelles dues au vieillissement. Le succès de cette épreuve a incité son auteur à en faire une révision, la WAIS ("Wechsler adult intelligence scale") en 1950.

D. Wechsler, psychologue américain (1939), Validation de la tradution Française par l'ECPA (Éditions du Centre de Psychologie Appliquée) en 1954

Étym. Bellevue : hôpital psychiatrique à New-York

→ mémoire (empan de)

Weissfleckenkrankheit n.f.

En allemand, maladie des taches blanches.

G. Miescher, dermatologiste suisse (1948)

→ white spot disease

western (technique de) l.f.

western blotting

Technique de séparation électrophorétique et d'identification généralement immunologique des protéines analogue à celle que Southern avait proposée pour les ADNd.
La technique consiste en un électrotransfert des protéines, séparées préalablement par une électrophorèse sur gel, sur une membrane de nitrocellulose (blot), puis en une fixation d'anticorps spécifiques permettant d'identifier et éventuellement estimer quantitativement ces protéines.

E. M. Southern, biochimiste britannique (1975)

Étym. le mot western a été imaginé après le mot northern par analogie avec le nom de personne Southern.

→ buvardage, immuno-empreinte

WHIM acr. angl. pour Warts Hypogammaglobulinemia Infection Myelokathexis

Association de verrues, d’une hypogammaglobulinémie avec hypoplasie de la moelle osseuse, d’une neutropénie congénitale (myelokathéxis), et d’infections, en particulier virales, qui en sont les conséquences.
Les verrues (angl. warts) sont particulièrement nombreuses. L’affection est de transmission autosomique récessive, due à la mutation d’un gène en 2q21 codant pour un récepteur chimiokine (CXCR4). 
Un traitement par Plerixafor, un antagoniste de CXCR4, améliore les anomalies hématologiques (myélofibrose, panleucopénie, anémie, thrombopénie), stabilise les lésions cutanées et réduit la fréquence des infections

M. Wetzler, immunologiste américain (1990) ; D. H. McDermott, immunologiste amérain (2019)

→ myélokathéxis, chimiokine,verrue, Plerixafor

Wilson-Brocq (dermatite exfoliatrice de)

subacute generalized exfoliative dermatitis of Wilson-Brocq

E. Wilson, Sir, dermatologue britannique (1867) ; L. Brocq, dermatologue français (1882)

→ dermatite exfoliatrice de Wilson-Brocq

Wilson-Jones (pseudogranulome pyogénique de) l.m.

pyogenic pseudogranuloma (Wilson-Jones’ type)

E. Wilson-Jones, dermatologue britannique (1967 voir Wells)

→ hyperplasie angiolymphoïde avec éosinophilie

Wuchereria bancrofti

Wuchereria bancrofti
Filaire lymphatique, parasite strict de l’homme, présente dans tous les continents sauf l’Europe.
Responsable de la principale filariose lymphatique, ce ver rond, filiforme, blanc et plus ou moins translucide a une cuticule lisse. Morphologiquement très proche des autres filaires lymphatiques, Wuchereria bancrofti n’en diffère que par quelques détails. Les femelles mesurent en moyenne 80 mm sur 0,15 à 0,3 mm de diamètre. Les mâles sont plus courts (20 à 40 mm) et plus fins que les vers femelles. Ces dernières sont vivipares et leurs embryons (microfilaires) gagnent le sang avec une périodicité nocturne ou sans périodicité, selon les variétés, en rapport avec l’activité des moustiques vecteurs. Les microfilaires mesurent 250 à 330 µm de long. Elles possèdent une gaine mal colorée au Giemsa. Les vecteurs sont variés : des Culex (Culex quinquefasciatus, notamment) pour les zones urbaines, des Aedes (Aedes polynesiensis) en Océanie, ou des Anopheles (A. funestus, A. arabiensis, A. gambiae) dans les zones rurales d'Afrique. Chez le moustique, les microfilaires se transforment en larves L2 (dites larves "en saucisse") puis en larves infestantes L3.

O. Wucherer, parasitologiste brésilien (1820-1873), J. Bancroft, médecin australien (1878)

Syn. filaire de Bancroft

→ filariose lymphatique, éléphantiasis

xanthelasmoïdea (mastocytose) l.f.

Forme de mastocytose cutanée apparaissant dans les premières semaines de la vie, caractérisée par la survenue d'une ou plusieurs tuméfactions ovalaires, de surface lisse ou en "peau d'orange", de 1 à 5 cm de diamètre, de couleur jaune chamois, d'où leur nom, de consistance élastique, avec fréquemment absence de signe de Darier.
Des poussées congestives, des tuméfactions et des bouffées vasomotrices peuvent être associées et la lésion peut éventuellement devenir bulleuse. L'examen histologique montre un infiltrat dermique, constitué de mastocytes reconnaissables à leurs granulations métachromatiques colorées en rouge par le bleu de toluidine.

W Tilbury Fox, dermatologiste britannique (1875)

Syn. mastocytose à plaque unique, mastocytose nodulaire

xeroderma pigmentosum et déficience mentale l.m.

Syn. de Sanctis-Cacchione (syndrome)

→ de Sanctis-Cacchione (syndrome)

[H3, I2, J1, P2, Q3]

Édit. 2019

ZBTB20 gene sigle angl. pour zinc finger and BTB domain containing 20

Gène situé sur le locus chromosomique 3q13.31 qui agit comme répresseur transcriptionnel et joue un rôle dans de nombreux processus tels que la neurogenèse, l’homéostasie glucidique et la croissance post-natale.
Des mutations de ce gène sont associées au syndrome de Primrose.

Primrose (syndrome de)

Syn. DPZF, HOF, ODA-8S, PRIMS, ZNF288

zonula occludens l.f.

occludens zonula

→ jonction cellulaire

ETV6-PDGFRB gene sigle angl.

Gène hybride de fusion, résultant de la t(5;12)(q31–33;p13), rencontré dans la leucémie myélomonocytaire chronique, la leucémie myéloïde chronique atypique et la leucémie chronique à éosinophiles.
leucémie myélomonocytaire chronique, leucémie myéloïde chronique atypique, leucémie chronique à éosinophiles associée à PDGFRB gene

Carmen P. Montaño-Almendras, biologiste bolivienne (2012)

[Q1,F1,F3]

Édit. 2018  

Clove (syndrome de) l.m.

Clove syndrome

Syndrome  caractérisé par des excroissances lipomateuses congénitales, des malformations vasculaires combinées complexes et progressives du tronc et par des nævi épidermiques.
Les patients présentent également une répartition anormale et disproportionnée du tissu adipeux, sous l’aspect d’hamartomes.  Le syndrome CLOVE peut être associé à une scoliose de sévérité variable et à un élargissement des os sans croissance osseuse excessive. Contrairement à la déformation squelettique caractéristique du syndrome Proteus, celle du syndrome CLOVE apparaît uniquement après chirurgie majeure. Une asymétrie crânienne et des manifestations du système nerveux central (convulsions généralisées, hémimégalencéphalie, dysgénésie du corps calleux et défauts de migration neuronale) ont été rapportées occasionnellement.
La prévalence de la maladie est inférieure à un pour 1 million. Environ 1000 patients en souffrent en France. Ce syndrome est lié à des mutations survenant durant l’embryogénèse du gène PIK3CA. Ce gène activé en permanence favorise une croissance anarchique de certaines parties du corps. Jusqu’à présent, il n’existait pas de traitement.  Récemment, un traitement bloquant de façon spécifique les effets de la mutation de ce gène a été découvert..

Étym. CLOVE : acr.pour Congenital Lipomatous Overgrowth, Vascular malformations, and Epidermal nevi

Réf. Orphanet(2009)

→ lipome, hamartome,  Proteus (syndrome), nævus épidermique

[I2,J1,K4,Q2]

Édit. 2018

MAF sigle angl.



macrophage activating factor

→ facteur d'activation des macrophages

[F1,F3]

Édit. 2018

MIF sigle angl.


facteur d'inhibition de la migration des macrophages.

→ facteur d'activation des macrophages

[F1,F3]

Édit. 2018

CGDF sigle angl.

Cartilage Derived Growth Factor

Facteur de croissance dérivé du cartilage.

→ Facteur de croissance dérivé du cartilage

[C1]

Édit. 2018

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