CaSR sigle pour
→ récepteur sensible au calcium
[O4]
Édit. 2018
cassavisme n.m.
cassava intoxication
Intoxication par le manioc amer.
Aigüe, elle entraîne des troubles digestifs, un état de choc et parfois la mort. Chronique, elle se manifeste par des troubles neurologiques : neuropathies périphériques, myélites associée à une atteinte du nerf optique.
Étym. cassave, farine de manioc ou tapioca
→ Kenzo
[G4,C1]
cataracte diabétique l.f.
diabetic cataract
Opacification du cristallin d’apparition précoce chez un sujet diabétique.
La vraie cataracte diabétique, aigue, bilatérale chez le sujet jeune insulinodépendant et mal équilibré, est rare. Elle peut être observée à la suite d’un coma hyper-osmolaire et elle est parfois réversible. L’aspect biomicroscopique des opacités est classiquement décrit sous forme de "flocons de neige". En dehors de cette forme typique, l’apparition d’une cataracte dégénérative est plus précoce chez un sujet diabétique.
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
→ cataracte, diabète insulinodépendant, coma hyperosmolaire
[P2,O4]
cataracte et myocardiopathie l.f.
cataract and cardiomyopathy
Affection associant une cataracte congénitale à une myopathie mitochondriale du muscle cardiaque et des muscles striés.
La cardiomyopathie est de type hypertrophique et progressive engageant le pronostic vital. La cataracte est bilatérale et totale, elle est associée à un nystagmus, une myopie et un strabisme. La myopathie est mitochondriale avec surcharge dans les muscles (cardiaque et striés) de glycogène et de lipides. Le décès survient dans l'enfance. L’affection est autosomique récessive (MIM 212350).
R. C. Sengers pédiatre néerlandais (1975)
[ I4,K2,P2]
Édit. 2018
cataracte et insuffisance testiculaire l.f.
cataract and testicular failure
[P2,O4]
cataracte juvénile, atrophie cérébelleuse, retard mental et myopathie l.m.
juvenile cataract, cerebellar atrophy, mental retardation, and myopathy
G. Marinesco, neurologue roumain (1931) ; T. Sjögren, psychiatre suédois (1935)
→ Marinesco-Sjögren-like (syndrome de)
[P2,H1,I4]
cataracte toxique l.f.
Différentes substances toxiques d’administration systémique peuvent être à l’origine d’une cataracte
Ceux sont les hydrocarbures ou les substances dérivées (en particulier le naphtalène et le dinitrophénol), les sels de certains métaux (thallium, cobalt, sélénium, agents antimitotiques, inhibiteurs enzymatiques) et un certain nombre de substances telles que les myotiques.
articulier les inhibiteurs de la cholinestérase) la chlorpromazine et les corticoïdes.
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
[P2,G4]
CATCH 22 sigle
→ syndrome de délétion 22q11.2
[A4,O6,Q2,Q3]
catharsis n.f.
catharsis
Libération émotionnelle qui accompagne chez le patient l'évocation d'un souvenir traumatique refoulé.
Par la suggestion d'abord, puis par l'association libre, S. Freud cherchait à provoquer cette catharsis destinée à priver les symptômes hystériques de leur source énergétique en rétablissant la voie normale de décharge des affects.
[H4]
cathéter artériel l.m.
arterial catheter
Tube en matière plastique introduit dans une artère pour permettre les prélèvements sanguins ou mesurer directement la pression artérielle.
L’artère radiale est le plus souvent utilisée. Muni d'un capteur de pression relié à un oscilloscope ou un enregistreur, la mise en place d'un cathéter permet d'obtenir en continu la courbe instantanée de la pression artérielle systolique, diastolique et moyenne. La forme générale de cette courbe fournit des informations sur l’état hémodynamique du patient.
[B3,K4]
cathéter artériel ombilical l.m.
arterial umbilical catheter.
Cathéter introduit dans l'une des deux artères ombilicales.
Elle est abordée sur la tranche de section du cordon du nouveau-né et le cathéter ne peut être mis en place que pendant les premières heures de la vie. Son extrémité ne doit pas dépasser le niveau L3 - L4 pour éviter de produire la thrombose d'une artère rénale ou une paraplégie par obstruction de l'artère d'Adamkiewicz. Il permet la surveillance directe de la pression artérielle et de la PaO2 (surveillance des shunts fœtaux). Un cathéter ombilical peut être utilisé pour les perfusions et l'expansion volumique, mais son emploi est contrindiqué pour les perfusions de produits hyperosmolaires ou de ceux dont le pH est trop éloigné de la valeur normale. Ce type de cathétérisme ne doit être utilisé qu'en cas de nécessité et il doit être laissé en place le moins longtemps possible.
A. Adamkiewicz, anatomopathologiste polonais, membre de l'Académie de médecine (1881)
→ cathétérisme ombilical, shunt fœtal
[B3,K4,O1]
cathéter artériel pulmonaire l.m.
Pulmonary arterial catheter
H. J. Swan et W. Ganz, médecins cardiologues américains (1970)
[B3,K4,P1]
cathéter guide l.m.
balloon catheter
Sonde support permettant d’acheminer le matériel nécessaire à l’angioplastie dans la coronaire. le cathéter à ballonnet, traversant le ballon, était initialement coaxial.
Il est maintenant dit monorail : situé latéralement par rapport au ballon, l’ensemble permet un placement plus simple et plus approprié par rapport à la lésion à traiter.
[B3,K4]
cathétériser v.
catheterize
Action de mettre un cathéter et éventuellement de le faire progresser.
Ce procédé peut servir à des investigations radiologiques et à des actions thérapeutiques, p. ex. perfusions, transfusions, prélèvements, etc.
[B4]
cathétérisme n.m.
catheterization
En radiologie vasculaire, mise en place d'un cathéter dans une artère ou dans une veine pour opacifier son territoire avant de le radiographier, ou pour effectuer un geste thérapeutique.
S. I. Seldinger, médecin radiologiste suédois (1953)
→ embolisation, méthode de Seldinger
[B2,B3,K4]
cathétérisme infecté l.m.
CVC-associated bloodstream infection (BSI), Intravascular-device BSI, catheter-related BSI
L’infection sur cathéter veineux central (CVC) peut être d’origine externe ou endogène.
L’origine externe est due au personnel de soins qui peuvent apporter des bactéries des mains ou du rhinopharynx, ou à une antisepsie insuffisante de la plaie d’insertion.
L’origine endogène est fonction du site de l’intervention, indépendante des mesures d’asepsie effectuées par le personnel.
Les signes de l’infection sur cathéter sont essentiellement : une fièvre supérieure à 38°C, l’inflammation du site d’insertion, la présence de micro-organismes dans le cathéter et d’autres sites : sang périphérique, plaie d’insertion.
L’infection est favorisée par: l’âge : âges extrêmes, prématuré et vieillard. (3,9 pour 1000 j et 0,9 pour 1000j chez l’adulte), l’immuno-déficience (4,7 pour 1000 j en cas de sida), la nutrition parentérale, la nature du biomatériau (le PVC est thrombogène, le polyuréthane et le silicone fixent moins les bactéries ; les cathéters plus hydrophobes fixent mieux les bactéries hydrophobes (flore cutanée, Staphylocoques à coagulase négative, Corynébactéries…) et les plus hydrophiles favorisent l’adhésion des bacilles à coloration de Gram négative, le staphylocoque doré, les entérocoques, le plus souvent d’origine endogène. La capacité du cathéter à fixer les protéines plasmatiques est aussi un facteur de risque, et à un moindre degré, leur pouvoir pro-inflammatoire.
La prévention des infections des cathéters veineux centraux est difficile en raison de leur caractère multifactoriel. La formation du personnel est indispensable, les mesures d’asepsie sont nécessaires mais pas suffisantes (infections endogènes). Les propositions préventives ne sont que palliatives : un manchon évitant le contact avec le tissu sous-cutané est peu efficace, la tunnellisation évite le contact avec le tissu sous-cutané, les anticoagulants peuvent prévenir la thrombose et l’occlusion du CVC (l’héparine et les héparines de bas poids moléculaire ne semblent apporter aucun bénéfice et pourraient même augmenter la formation de biofilm de Staphylococcus aureus) ; par contre, le citrate de sodium à concentration supérieure à 0,5% inhibe la formation de biofilms de Staphylococcus. aureus et Staphylococcus epidermidis, de même que l’EDTA sodique. Une concentration inférieure à 0,5 % favorise la formation de biofilm de S. aureus. L’usage de CVC revêtus d’antiseptiques (chlorhexidine et argent) ou d’antibiotiques (minocycline-rifampicine) présente un intérêt certain pour les uns, médiocre pour les autres.
En cas d’infection, l’ablation du cathéter est indispensable. Il faudra attendre la guérison pour réintroduire un CVC.
Il convient d’interdire de déboucher un cathéter obstrué par un thrombus avec un fibrinolytique ou par surpression, d’utiliser un guide passé dans la lumière du cathéter contaminé pour en installer un autre.
→ cathéter
[B3,K4,D1]
cathétérisme ombilical l.m.
umbilical catheterism
→ cathéter artériel ombilical, cathéter veineux ombilical.
[O1,B3,K4]
cathéter périphérique l.m.
peripheral catheter.
Cathéter court, utilisé pour perfusions et transfusions, introduit dans une veine périphérique et laissé en place, en moyenne, 2 jours et demi.
Une infection locale sur un cathéter périphérique est possible mais rare (incidence : 4,6 à 6,1 %) et sans conséquences graves le plus souvent. L’incidence par jour de traitement est voisine de 1 %. Les paramètres favorisant l’infection sont :
- une durée supérieure à 72 h (mais le plus souvent une semaine),
- la colonisation du site d’insertion,
- la contamination du pavillon du cathéter,
- de l’humidité ou la présence de sang sous le pansement.
Étym. gr.kateter : sonde
→ cathéter
[B3,K4]
cathéter veineux central, l.m.
cental venous catheter.
Cathéter utilisé pour apporter divers médicaments, une chimiothérapie, une nutrition parentérale ou de grandes quantités de produits dérivés du sang, qui permet aussi des prélèvements pour des mesures hémodynamiques.
La pose nécessite un personnel formé à une asepsie de type chirurgical. L’insertion est le plus souvent réalisée par voie sous-clavière, jugulaire interne ou basilicale. Il peut se produire une infection sur cathéter veineux central.
Abrév. CVC.
→ cathéter, cathétérisme infectieux
[B3,K4]
cathéter veineux ombilical l.m.
venous umbilical catheter
Cathéter placé dans la veine ombilicale abordée sur la tranche de section du cordon.
Très utile pour la réanimation du nouveau-né en salle de naissance ou dans des situations difficiles, lorsqu'aucune autre voie n'est rapidement accessible, il n'est utilisable que dans les tout premiers jours de la vie. Son extrémité doit être placée au niveau du confluent portal, à l'entrée de l'oreillette droite ou dans l'oreillette gauche pour y mesurer la PaO2.Il y a un risque important d'embolie gazeuse coronarienne ou cérébrale du fait de la communication qui existe à cet âge entre les oreillettes droite et gauche. Le cathéter ne doit pas être laissé plus de 48 heures.
[O1,B3,K4]
cavernome n.m.
Mot mal formé : dire « angiome caverneux »
Étym. argot médical anglais, cavernoma, par contraction de cavernous hemangioma
[K4]
cavernome intramédullaire l.m.
intramedullary cavernous angioma
Tumeur vasculaire bénigne d'origine capillaire, caractérisée par une évolution clinique intermittente, par poussées, imitant celle d'une sclérose en plaques.
De telles phases sont liées à de minimes hémorragies itératives.
L'IRM, qui montre en T1 une image inhomogène bien limitée, siège d'une "piqueté" de signaux hyper et hypo-intenses, est indispensable au diagnostic.
Le traitement chirurgical est facilité par la sclérose, développée successivement en périphérie, des zones hémorragiques.
[F5,K4]
cavernome portal l.m.
Ensemble formé par les vaisseaux collatéraux du système porte qui, en cas de thrombose de la veine porte, prennent une taille exagérée et un trajet contourné.
Nés du système porte en amont de l’obstacle, ils retournent au système porte en aval de l’obstacle permettant ainsi de maintenir le flux portal vers le foie. L’augmentation des résistances qui s’en suit est responsable d’une hypertension portale.
[L1,K4]
cavité chorionique l.f.
Vaste extension du cœlome extraembryonnaire à partir du 13ème jour.
[A4,O6]
cavité cœlomique l.f.
[A4,O6]