Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Brosens (méthode) l.f.

Brosens’ test

1) Méthode de coloration par le bleu de Nil des cellules cutanées fœtales contenues dans le liquide amniotique, utilisable après 30 semaines d'aménorrhée, qui permet le diagnostic de rupture prématurée des membranes.
2) Méthode d'appréciation de la maturité fœtale combinant l'étude du pourcentage des cellules du liquide amniotique colorées en orange par le bleu de Nil et la mise en évidence des contours du fœtus recouvert de vernix caseosa par injection intra- amniotique de substance radio-opaque liposoluble.
Après la 38ème semaine d'aménorrhée, les membres et l'abdomen sont peu visibles ; après la 40ème semaine, seuls les contours du dos et de la tête sont visibles.

H. Gordon, gynécologue britannique et I. Brosens, gynécologue belge (1967)

→ rupture prématurée des membranes, maturité fœtale

Édit. 2017

bruit fistulaire l.m.

Bruit de gargouillement entendu à l’auscultation thoracique en présence d’un hydro ou d’un pyopneumothorax en communication avec une bronche,

Brumpt (méthode de) l.f.

Brumpt’s technique

Méthode de numération des œufs d’ankylostomes dans un échantillon de selles.

É. Brumpt, parasitologue français, membre de l'Académie de médecine (1910 et 1936)

→ ankylostomose

Édit. 2017

bulbe de la corne postérieure du ventricule latéral l.m.

bulbus cornus posterioris ventriculi lateralis (TA)

bulb of occipital horn of lateral ventricle

Saillie blanche et arrondie du plancher de la corne occipitale du ventricule latéral au-dessus du calcar avis.
Elle est constituée par le relief que produit le forceps occipital du corps calleux.

Édit. 2017

bulbe du rhombencéphale l.m.

bulbus rhombencephali (TA)

bulb of rhombencephalon

Segment distal rhombencéphalique du tronc encéphalique, compris entre le pont et la moelle spinale.
Il fait suite au pont vers la partie moyenne du clivus, traverse le foramen magnum et se continue avec la moelle spinale au niveau du milieu de l’arc antérieur de l’atlas. Sa cavité épendymaire s’élargit pour former la partie distale du quatrième ventricule. Il est uni au cervelet par les deux pédoncules cérébelleux inférieurs. Il donne origine aux quatre dernières paires de nerfs crâniens : le nerf glossopharyngien, le nerf vague, le nerf accessoire le nerf hypoglosse. Les noyaux d’origine de ces nerfs occupent la partie dorsale du bulbe du rhombencéphale.

Syn. myélencéphale, moelle allongée

Édit. 2017

Bureau et Barrière (maladie de) l.f.

keratodermia palmo-plantaris diffusa Bureau-Barrière-Thomas

Entité non réellement individualisée dans la littérature anglosaxonne.
  

Y. Bureau et H.Barrière , dermatologues français (1953)

→ acropathie ulcéromutilante

Édit. 2017

Burkholderia cepacia

Burkholderia cepacia
Espèce de petits bacilles à Gram négatif, aérobies, présents dans le sol, l’eau douce, les plantes et parfois isolés dans l’environnement hospitalier (respirateurs, eaux distillées, eaux du robinet,etc).
Ils peuvent provoquer des infections nosocomiales, des endocardites chez des patients porteurs d’une valvulopathie et des pneumopathies au cours de la mucoviscidose.

Édit. 2017

Burkholderia mallei

Burkholderia mallei
Bacille à Gram négatif, aérobie, ubiquitaire, isolé dans l'eau douce et le sol.
Il provoque la morve du Cheval et des autres ongulés, encore transmise à l'Homme dans quelques pays d'Asie et d'Afrique, par contact avec un animal infecté.
Classé dans la catégorie B des agents potentiels du bioterrorisme par le CDC (Centers for Diseases Control and Prevention).

→ morve

Édit. 2017

Burkholderia pseudomallei

Burkholderia pseudomallei
Bacille à Gram négatif, aérobie, présent dans le sol et l'eau douce, surtout en Asie du Sud-Est, en Australie et, plus rarement, dans les régions subtropicales.
Il est responsable de la mélioïdose.
Classé dans la catégorie B des agents potentiels du bioterrorisme par le CDC (Centers for Diseases Control and Prevention).

→ mélioïdose

Édit. 2017

Burkitt (lymphome de) l.m.

Burkitt's lymphoma

Lymphome malin décrit en Afrique intertropicale (et initialement en Ouganda) dans des foyers proches des grands lacs sous forme d'une tumeur des maxillaires chez des enfants infectés, à la fois, par Plasmodium falciparum et par un Lymphocryptovirus (virus d'Epstein-Barr ou EBV), de la famille des Herpesviridae.
Ce type de lymphome s’observe également dans les zones tempérées, essentiellement chez l’enfant et l’adulte jeune, sous forme d’atteintes intestinales, gonadiques ou ganglionnaires. Enfin, il peut se développer chez des sujets immunodéprimés, comme p. ex. au cours de l’infection par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine). Les cellules lymphoïdes de type B particulièrement similaires les unes aux autres, s'organisent en couches de cellules ayant de très forts taux de prolifération et d'apoptose. Ces lymphocytes ont un noyau de forme ronde ou ovale, aux contours réguliers, la chromatine, localisée dans la partie centrale du noyau, se trouvant réticulée avec plusieurs nucléoles de taille ordinaire. Le tissu lymphocytaire est mêlé à une population macrophagique renfermant des débris nucléaires et entourée d’un espace clair, ce qui donne à la préparation un aspect dit « en ciel étoilé ». Le lymphome de Burkitt est généralement associé à une translocation du gène c-myc (le gène MYC fut d'ailleurs découvert pour la première fois chez des patients atteints du lymphome de Burkitt). Cette translocation est souvent provoquée par l'oncogène viral EBV.Emplacements les plus courants dans le génome : t(8;14)(q24;q32) chromosome 8, région q24 vers chromosome 14, région q32. Variantes : du chromosome 8 vers les chromosomes 2 ou 22 t(8;2)(q24;p12); t(8;22)(q24;q11).L’intégration du virus Epstein-Barr est démontrée dans pratiquement tous les cas africains, dans 60% des cas des régions tempérées et 40% des cas survenant chez des sujets immunodéprimés. Ces observations ont eu une importance majeure pour la compréhension de l'oncogénèse. C'est un lymphome malin d'évolution rapide, spontanément très grave, mais sensible à la chimiothérapie. Il s'agit de la tumeur à la croissance la plus rapide avec un temps de doublement cellulaire entre un et deux jours. Une évolution terminale en leucémie lymphoblastique aigüe est fréquente chez l’enfant africain.

D. Burkitt, chirurgien britannique d’Irlande du Nord, membre de l’Académie des sciences (1958)

→ lymphome malin, proto-oncogène, Epstein-Barr (virus), Plasmodium falciparum, VIH, Herpesviridae, Lymphocryptovirus

Édit. 2017

cage thoracique l.f.

cavea thoracis (TA)

thoracic cage

Ensemble ostéocartilagineux qui délimite et soutient les parois du thorax.
Elle est constituée par la portion dorsale de la colonne vertébrale, les côtes, les cartilages costaux et le sternum.

[A1]

Édit. 2015

calcineurine n.f.

calcineurin

Protéine-phosphatase capable de déphosphoryler certaines phosphoprotéines, après activation par les ions calcium du cytosol.
La calcineurine déphosphoryle notamment le facteur de transcription nucléaire des lymphocytes T dont l’activation conduit à la synthèse d’interleukine 2. Elle est inhibée par la cyclosporine et le tacrolimus, immunosuppresseurs utilisés dans la prévention du rejet de greffe après transplantation d’organes.
Le terme de calcineurine exprime la prédominance de cette protéine dans le tissu cérébral et sa dépendance du calcium .Elle agit sur des facteurs de transcription intervenant dans la communication entre neurones et en régule ainsi l’activité. Elle intervient également dans le développement des muscles squelettiques et cardiaques.

Syn. protéine- phosphatase 2B

→ protéine-phosphatase, interleukine 2, cytosol

[C1]

Édit. 2018

calcul coralliforme l.m.

staghorn calculus

Se dit d'un calcul urinaire qui remplit les cavités pyélocalicielles et, se moulant sur elles, prend la forme d'une branche de corail.
Il peut être complet ou partiel, sur un seul système caliciel. Les compositions chimiques les plus fréquentes sont phospho-ammoniacomagnésienne, urique ou cystinique.

Étym. lat. calculus : petit caillou (diminutif de calx)

→ lithiase phospho-ammoniaco-magnésienne, lithiase urique, lithiase cystinique

[M3]

Calliphora

Calliphora
Genre de mouches non-piqueuses, de couleur métallique, non brillantes, dont les larves peuvent provoquer diverses myiases.
C’est le cas de Calliphora azurea et de Calliphora erythrocephala, agents de myiases des plaies en Guyane, de Calliphora croceipalpis, responsable d’une myiase auriculaire en Afrique Australe, de Calliphora limensis, agent d’une myiase nasale au Chili et de Calliphora. vomitoria dont des larves ont été trouvées dans les fosses nasales et dans l’intestin de l’Homme.

→ myiase

[D2]

Calliphora anthropophaga

Calliphora anthropophaga
Mouche nécrophage dont la larve est l’agent d’une myiase des plaies.

→ Calliphora, myiase

[D2]

Calliphora erythrocephala

Calliphora anthropophaga
Mouche nécrophage dont la larve est l’agent d’une myiase des plaies

→ Calliphora, myiase

[D2]

calliphore n.m.

calliphora
Genre de mouches non-piqueuses, de couleur métallique, non brillantes, dont les larves peuvent provoquer diverses myiases.
C’est le cas de Calliphora asurea agent de myiases des plaies en Guyane, de C. crocipalpis, responsable d’une myiase auriculaire en Afrique Australe, de C. limensis, agent d’une myiase nasale au Chili et de C. vomitoria dont des larves ont été trouvées dans les fosses nasales et dans l’intestin de l’Homme.

Étym. dénomination générique.

→ myiase, Calliphora

[D2]

canal cholédoque l.m.

→ conduit biliaire

[A1,L1]

Édit. 2015

canal chordal l.m.

chord canal

Forme initiale, tubulaire, de la notochorde, après son invagination au cours de la gastrulation, au niveau du nœud primitif de Hensen.

Syn. canal notochordal

→ notochorde

[A4,O6]

Édit. 2015

canal choroïdoscléral l.m.

choroidoscleral canal

Syn. canal intrascléral, canal scléral

[A1]

Édit. 2015

canal de Bartholin l.m.

C. Bartholin (ou Bartholinus) anatomiste danois (1655-1738)

→ conduit des glandes sublinguales majeures

[A1,P3]

Édit. 2015

canal de Sucquet-Hoyer l.m.

Sucquet-Hoyer canal

J. P. Sucquet, anatomiste français (1840-1870) ; H. Hoyer, anatomiste polonais (1834-1907)

→ glomus neuro-myo-artériel

[A1,H5]

Édit. 2015

canal galactophore l.m.

→ conduit lactifère

[A1,O5]

Édit. 2015

canal honteux l.m.

→ canal pudendal

[A1,M3]

Édit. 2015

canalicule de la corde du tympan l.m.

canaliculus chordae tympani (TA)

canaliculus for chorda tympani

Canalicule osseux creusé dans la paroi postérieure de la caisse du tympan, en avant de la portion verticale du canal facial, dans l’épaisseur de la suture tympano-pétreuse mastoïdienne.
Il se détache à angle aigu du canal facial à un millimètre au-dessus du foramen stylomastoïdien. Il se dirige obliquement en haut et en avant et s’ouvre sur la paroi postérieure de la caisse du tympan, entre le sillon tympanique en dehors et l’éminence pyramidale du muscle du stapès en dedans. Il contient le segment d’origine de la corde du tympan.

[A1,P1]

Édit. 2015

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