technique A.O. l.f.
A.O. technique
Ensemble des principes du traitement des traumatismes ostéoarticulaires codifiés par l’Arbeitsgemeinschaft für Osteosynthesefragen (A.O.) et prônant le traitement par ostéosynthèse.
M. Müller (1918-2009) et M. Allgower (1917-2007), chirurgiens orthopédistes suisses
technique de Cohen l.f.
Cohen's procedure
Technique de réimplantation urétérovésicale antireflux ne modifiant pas le point d'entrée de l'uretère dans le trigone, mais reportant le méat au-delà d'un tunnel sous-muqueux transversal, très utilisée dans la cure du reflux vésico-urétéral de l'enfant.
S. J. Cohen, chirurgien urologue britannique (1975)
[M2]
technique de Cournand l.f.
Cournand’s technic
Technique de cathétérisme des cavités droites du cœur, appliquée à l’homme pour la première fois par André Cournand.
Elle permet de mesurer les pressions dans chaque cavité explorée et de faire des prélèvements sanguins à chaque étage. Elle a été étendue à toutes les cavités cardiaques.
A. F. Cournand, médecin cardiologue et physiologiste américain, membre de l’Académie nationale de Médecine, prix Nobel de Médecine en 1956 (1895-1988)
[C2,K1]
technique de Raynal l.f.
Raynal's technique
Technique d'endocuriethérapie, utilisant des aiguilles vectrices, adaptée au traitement des cancers cutanés de zones en relief ou recouvrant des cartilages comme ceux du nez et du pavillon de l'oreille.
M. Raynal, radiothérapeute français (1965)
teinture capillaire l.f.
hair dye, cosmetic hair colouring
1. Technique de coloration artificielle de la chevelure destinée à l'embellir.
2. Produit utilisé dans ce but.
À part le henné, d'origine végétale, les colorants employés sont synthétiques. Selon le degré de persistance de la coloration, une teinture est soit "temporaire", obtenue par un simple rinçage mais vite enlevée par les shampoings, soit "semipermanente", résistant alors mieux aux shampoings et durant environ huit semaines, soit encore "permanente", réalisée par des produits oxydants et résistant plusieurs mois aux shampoings. Les teintures permanentes étaient très allergisantes quand elles étaient à base de paraphénylènediamine. Plus une teinture est permanente, plus elle risque d'être agressive pour le cheveu.
télécæsiothérapie n.f.
telecesiotherapy
Technique ancienne d'irradiation utilisant le cæsium radioactif.
Devenue obsolète, elle a été remplacée par la télécobalt-thérapie, puis par les accélérateurs linéaires.
télédermatologie n.f.
dermatose, permettant ainsi des téléconsultations, des télédiagnostics et des
téléconférences.
Cette technique a été officialisée (2010), son application devenant possible dans
le respect de la loi.
téléradiographie n.f.
teleradiography
Radiographie pratiquée avec une source de rayons X à grande distance du sujet, au moins 4 mètres, pour rendre négligeables l'agrandissement et la déformation de l'image.
Utilisée surtout pour le crâne, elle permet une mesure directe des différents éléments anatomiques en vraie grandeur sur le cliché. Cette technique est également employée, mais à une moindre distance, pour le thorax, la colonne vertébrale, les membres inférieurs, etc.
→ full-spine, gonométrie, télécrâne, téléthorax
temps de repos (Tr) l.m.
rest time ; dead time
En IRM, temps qui s'écoule entre l'apparition du dernier signal d'une séquence et l'impulsion qui marque le début de la séquence suivante (désigné par Tr, à ne pas confondre avec TR, temps de répétition).
Par exemple, dans une séquence d'écho de spin, le temps de repos est le temps qui sépare le signal du dernier écho d'une séquence, de l'impulsion de π/2 de la séquence suivante. Ce temps est égal au temps de cycle ou temps de répétition TR, diminué du "temps utile" : Tu (Tr = TR - Tu).
Il varie en fonction du TE (temps d’écho), du TR et du nombre d'échos. Si par exemple on fait une séquence pondérée en T1 avec un TE de 30 ms et un TR de 300 ms, le "temps utile" est égal à TE (un seul écho) et le temps de repos sera : TR - TE = 270 ms.
Si on fait une séquence pondérée en T2 avec un TE de 60 ms, 3 échos et un TR de 2 s, le "temps utile" est TE x 3 = 180 ms et le temps de repos sera 2000 - 180 = 1820 ms.
Le temps de repos est un temps mort pendant lequel l'aimantation longitudinale "repousse". Dans la technique multicoupes, ce temps mort est mis à profit pour exciter d'autres coupes.
→ technique multicoupes, temps de répétition, temps utile
[B2,B3]
Édit. 2018
terminateur de chaîne l.m.
chain terminator
1) Synonyme de codon de terminaison.
Un, deux ou trois codons successifs permettent la terminaison d'une chaîne polypeptidique.
2) Dans la technique de séquençage de Sanger, analogue d'un désoxyribonucléoside-triphosphate pour ajouter ou interrompre aléatoirement au niveau de la base concernée la synthèse d'un brin complémentaire du brin matrice.
test n.m.
test
Épreuve faite avec une technique précise pour déterminer la qualité d'un objet ou d'une personne dans un domaine donné.
Il faut distinguer le test qui définit la mise en œuvre de l'épreuve, du résultat de l'épreuve. Le test peut être, soit uniquement qualitatif ou coté, soit exprimé sous forme d'un indice. Ex. en allergologie le test pour déterminer la substance responsable ou celle risquant de provoquer un accident allergique consiste en une série de scarifications, sur chacune d'entre elles on dépose un allergène choisi dans une liste type. Ensuite vient la lecture du test, son expression peut être donnée selon la forme d'une liste de valeurs mesurées ou de réponses qualitative (réponse + ou -), ou encore d'un graphique. Le résultat peut être condensé sous forme d'un score global.
Étym. vieux fr. test (lat. testum), pot de terre employé par les alchimistes pour faire l'essai de l'or, d'où procédure d'essai ; le sens moderne vient de l'anglais.
→ score
test de lavage rénal l.m.
wash out test
Au décours d'une urographie intraveineuse, épreuve consistant à étudier la dilution de l'image pyéloca
Normalement on doit obtenir une disparition rapide et symétrique du produit de contraste; la persistance de l'image d'un côté est en faveur d'une sténose de l'artère rénale, parfois responsable d'une hypertension artérielle.
Cette technique, peu fiable, est actuellement abandonnée au profit de l'angiographie numérisée qui visualise directement la sténose.
Syn. test de rinçage rénal
test de lyse l.m.
dye-test
Test qui a longtemps constitué la méthode de référence pour le sérodiagnostic de la toxoplasmose.
Dans la technique originale, l’action des anticorps spécifiques sur des toxoplasmes vivants était appréciée par la perte d’affinité tinctoriale pour le bleu de méthylène (d’où le nom de dye test ou test de coloration). Par la suite, ce test a été simplifié par l’examen en microscopie à contraste de phase, montrant, en cas de réaction positive, des toxoplasmes lysés (d’ou le nom actuel de test de lyse).
A. B. Sabin, virologiste américain et H. A. Feldman, microbiologiste américain (1948)
Syn. dye test, test de Sabin et Feldman
testostérone n.f.
testosterone
17-Hydroxy-3-oxoandrostène-4.
Hormone mâle sécrétée par les cellules interstitielles des testicules chez l'homme, biosynthétisée à partir du cholestérol (10 mg par jour après la puberté, teneur plus faible après la quarantaine) et obtenue également par synthèse.
Le foie est aussi capable de transformer en testostérone de faibles quantités d'androgènes mineurs d'origine surrénalienne (déhydroépiandrostérone et androstènedione). 95% de la testostérone est sécrétée par les testicules ; 5% proviennent de la conversion périphérique de l'androstènedione. La testostérone stimule le développement des organes sexuels mâles et est responsable de l'apparition des caractères sexuels mâles secondaires. Ses dérivés actifs sur les récepteurs des organes cibles sont la dihydro-4,5 testostérone (5α androstanolone) et les 3alpha- et 3bêta-androstènediols. La testostérone exerce, en outre, un effet anabolisant sur le métabolisme des protéines. Administrée à hautes doses en thérapeutique (en particulier dans certains cancers), elle inhibe la spermatogénèse chez l'homme et provoque une virilisation chez la femme (inhibition ovarienne par inhibition des gonadostimulines). La production de la testostérone dans l'organisme est stimulée par les gonadotropines A et B. Elle est métabolisée dans le foie, ses principaux métabolites étant l'androstérone et l'étiocholanolone. Son élimination par les urines se fait sous forme de 17-cétostéroïdes.
La testostérone plasmatique est dosée chez l’homme par électro-chimioluminescence et chez la femme et l’enfant par technique radio-immunologique, plus sensible. Ce dosage est utilisé essentiellement dans l’exploration des infertilités, des hirsutismes et des troubles pubertaires.
tests projectifs de la personnalité l.m.p.
projective tests of personality
Groupe de tests qui s'est développé à partir de 1939 (Frank) dans une perspective psychologique originale : celle d'une conception syncrétique de la personnalité.
Celle-ci est un tout irréductible, unique, que l'on peut comprendre mais non quantifier. Le résultat apparait donc sous la forme d'un portrait descriptif et qualitatif de la personnalité. Du fait même de la conception qui les sous-tend, la validité de ces épreuves soulève de nombreuses difficultés méthodologiques.
Leurs mécanismes dépassent le cadre de la projection telle que l'a définie S. Freud en tant que mécanisme de défense, qui consiste à rejeter sur un objet ou une situation des sentiments pénibles ou vécus comme interdits. Selon Frank, le caractère essentiel de la technique projective est qu'elle évoque au sujet "ce qui est l'expression de son monde personnel et des processus de sa personnalité". Les plus connus et les plus utilisés sont le test de Rorschach et le TAT ("thematic apperception test"), le CAT ("childrens' apperception test"), le test de Patte noire ou le test du village chez l'enfant.
Bien que très diverses, ces épreuves ont en commun : leur but, à savoir une appréciation de la personnalité totale ou de certaines de ses facettes, replacées dans un contexte holistique ; le stimulus, qui doit pouvoir donner lieu à une variété aussi grande que possible de réponses ; l'interprétation des résultats, qui utilise dans une très large mesure des concepts analytiques.
Malgré l'existence de nombreux problèmes métrologiques de fidélité et de validité, ces techniques ont fait la preuve de leur utilité en clinique psychiatrique et dans le domaine de la recherche.
L. K. Frank, sociologue américain (1939), S. Freud neurologue autrichien (1858-1939), H. Rorschach, psychiatre suisse (1921)
thalamolaminotomie n.f.
thalamolaminotomy
Destruction stéréotaxique bilatérale, en deux temps, de la partie postérieure des noyaux intralaminaires du thalamus, qui sont les zones de projection des voies nociceptives extra-lemniscales.
Les effets anti-algiques de cette technique sont discutés, de même que ceux de la pulvinarotomie. Un monitorage par microélectrodes des noyaux de projection des afférences nociceptives au niveau des noyaux a revalorisé ces cibles.
K. Sano, neurochirurgien japonais (1965) ; D. Jeanmonod neurochirurgien suisse (1994).
thalassosthérapie n.f.
Mode de traitement utilisant la balnéothérapie par l’eau de mer, les boues et algues marines et mettant à profit les vertus attribuées au climat marin.
Dans l’état actuel de la réglementation sanitaire, ce mode de traitement ne fait l’objet d’aucune règle administrative ou technique, mais seulement de recommandations.
Étym. gr. thalassa : mer (Méditerranée)
thérapie de remplacement mitochondrial l.f
mitochondrial replacement therapy
Transfert de l’ADN nucléaire de l’ovocyte d’une femme porteuse d’anomalies génétiques mitochondriales, capables de transmettre des maladies graves à sa descendance, dans l’ovocyte d’une autre femme indemne, préalablement énucléé, lequel est ensuite fertilisé par les spermatozoïdes du père.
Les mitochondries possèdent leur propre ADN codant pour des protéines impliquées dans la production d’énergie dans les cellules. Les mutations de cet ADN sont responsables de maladies sévères transmises par la mère (les mitochondries des spermatozoïdes sont éliminées au cours de la fertilisation). La sévérité de la maladie dépend en partie de la proportion de mitochondries affectées dans l’ovocyte. Le principal danger de la méthode est que l’ADN nucléaire lors de son transfert puisse être accompagné par des mitochondries résiduelles entraînant l’échec de la substitution, ce qui est appelé « réversion mitochondriale » (« mitochondrial reversion »). La technique est autorisée au Royaume-Uni. Elle soulève cependant à côté de ces problèmes scientifiques des questions éthiques, entre autres la triple filiation (bébé à 3 ADN).
→ mitochondrie, ADN mitochondrial
thérapie familiale l.f.
family therapy
Technique psychothérapique, qui s'adresse à tout le groupe familial auquel, selon des modalités diverses, en fonction des courants de pensée, le patient et sa pathologie sont considérés comme liés.
Ces techniques sont hétérogènes et font appel :
- à la psychanalyse, sur la base du sujet porteur de symptômes qui est l'expression de conflits intrafamiliaux ;
- à différents courants de type surtout écosystémique : la famille considérée comme un système autorégulé, constitué d'éléments interactifs en transactions (1) ; la cybernétique (2) ; le rôle tenu par le patient dans l'homéostasie familiale (3).
1Maria Selvini-Palazzoli, psychiatre italienne (1916-1999); 2G. Bateson, anthropologiste, linguiste, cybernéticien britannique (1904-1980); 3D.D. Jakson, psychiatre américain (1920-1968)
→ connotation positive, cybernétique et psychiatrie, familiale (homéostasie), systémique (thérapie)
thérapie génique l.f.
gene therapy
Utilisation thérapeutique de l'ADN qui consiste à introduire du matériel génétique dans les cellules somatiques de l'organisme afin de lui apporter un nouveau gène pour remédier à l'insuffisance qualitative ou quantitative d'un gène altéré, pour moduler l'expression génétique endogène ou corriger l'anomalie structurale d'un gène muté.
Dans la prévention de la resténose coronaire, technique de transfert de matériel ADN dans l'épaisseur de la paroi vasculaire, dans le but de contrôler le processus moléculaire de la resténose. Cette thérapeutique est en cours d'évaluation pour le traitement de certaines tumeurs malignes, des infections et des déficits congénitaux ou acquis.
thermocoagulation n.f.
Procédé visant à induire une sclérose rétractile d’une muqueuse hypertrophiée à l’aide soit d’une électrode bipolaire soit, aujourd’hui, d’une sonde laser diode.
Cette technique est utilisée dans l’obstruction nasale et réalise une véritable turbinoplastie.
thermographie n.f.
thermography
Technique d'imagerie qui révèle les différences de vascularisation des tissus sous-jacents, à partir des températures recueillies à la surface cutanée, et permet l’exploration d’un organe, la glande mammaire par exemple, dont l’émission de rayonnement infrarouge est différente selon que les tissus sont normaux ou ne sont pas.
Deux méthodes ont été employées :
- thermographie en plaque : des cristaux liquides, dérivés du cholestérol, répartis sur une bande ou sur une plaque mise au contact d'une région cutanée, changent de couleur (du bleu au rouge) en fonction de la chaleur dégagée aux différents points de la zone examinée (thermographie de contact).
- thermographie par caméra à infrarouge : la caméra spéciale fournit une image en plusieurs couleurs correspondant aux températures des diverses zones d'une région ou du corps entier (téléthermographie).
Certains cancers de la peau (mélanome), du sein, des muscles, des os s'accompagnent d'une vascularisation anormale; mais la détection de cette élévation de température localisée n'est pas spécifique d'une tumeur : diverses causes, comme compression, manipulation ou altération de la vascularisation locale peuvent donner des informations perturbant l'interprétation des images. La mesure de la température cutanée peut être utilisée dans le diagnostic des maladies vasculaires.
En pratique courante, la thermographie est actuellement pratiquement abandonnée du fait de sa faible spécificité.
thermothérapie prostatique l.f.
trans-urethral microwave thermotherapy of the prostate (TUMT)
Traitement par la chaleur de l'hypertrophie bénigne de la prostate visant à obtenir nécrose et rétraction du tissu prostatique, en vue de supprimer l'obstruction liée au tissu adénomateux.
Une élévation thermique supérieure à 45° (ce qui différencie cette méthode de l'hyperthermie prostatique) est obtenue par l'application trans-uréthrale dirigée de micro-ondes sur le tissu adénomateux, en vue d'obtenir la nécrose secondaire. Un refroidissement concomitant de la muqueuse uréthrale au contact de la sonde thermique est nécessaire. L'involution du tissu prostatique ainsi traité créera en quelques semaines une loge prostatique et lèvera l'obstruction. Le traitement se déroule en une seule séance sous anesthésie locale de l'urèthre. De nombreux types de machines, en évolution technique constante, sont disponibles. L'efficacité réelle de cette méthode est en cours d'évaluation.
Syn. thermothérapie transuréthrale par micro-ondes
Thoms (position de) l.f.
Thoms’ position
Lors de la radiopelvimétrie, position demi-assise de la patiente sur la plaque de radiographie permettant une orientation des rayons X perpendiculaire au détroit supérieur du bassin obstétrical.
Une seconde exposition à travers une grille métallique perforée (règle de Thoms) placée à la même hauteur que le détroit supérieur permettait des mesures directes sur le film avec correction du coefficient d'agrandissement.
Cette technique, très irradiante pour la mère et le foetus est actuellement pratiquement abandonnée au profit de techniques non ou très peu irradiantes : échographie, scanner très basse dose, voire IRM.
H. Thoms, gynécologue obstétricien américain (1935)
[B2, 03, B3]
Édit. 2020
Thoms (technique de) l.f.
Thoms’ technique
Technique, lors de la pratique d’une radiopelvimétrie, permettant l’analyse du détroit supérieur du bassin obstétrical, la patiente étant demi-assise sur la plaque et l’ampoule au-dessus de l’abdomen, perpendiculaire au bassin.
H. Thoms, gynécologue obstétricien américain (1935)