trichomalacie n.f.
trichomalacia
Atteinte du cuir chevelu observée chez l'enfant, responsable d'alopécies occipitales ou pariétales en plaques mal délimitées, avec, au sein de ces plaques, des follicules obstrués par des cheveux mous cassés court et des follicules avec des cheveux normaux. Cette anomalie est à rapporter à des traumatismes et à des arrachages répétés conséquences des trichotillomanies.
Étym. gr. thrix, trikhos : cheveu ; malakia : mollesse
Trichophyton soudanense
Trichophyton soudanense
Dermatophyte originaire d’Afrique noire, les cas importés en France étant de plus en plus fréquents.
Trichophyton soudanense est responsable de teignes tondantes très squameuses chez l’enfant, d’épidermophyties de la peau glabre et d’onyxis de la main. En culture, la croissance est lente, avec des colonies d’aspect étoilé, de couleur abricot, auréolées de rayons très fins et courts, s’enfonçant dans la gélose. Microscopiquement, les filaments ont un trajet très anguleux, avec des ramifications courtes, souvent rétrogrades, qui donnent un aspect caractéristique en "fil de fer barbelé". Les microconidies sont rares et les macroconidies absentes.
→ teigne
trichotillomanie n.f.
trichotillomania, hair-pulling
Habitude compulsive consistant à s'arracher de façon répétée et plus ou moins consciente ses propres cheveux, poils, cils ou sourcils.
La trichotillomanie est plus fréquente chez la femme que chez l'homme. Son pronostic est meilleur chez l'enfant, chez qui est souvent employé le terme de "tic d'épilation". Certaines formes sévères sont à l'origine de réactions du cuir chevelu ou peuvent évoquer une alopécie.
Le traitement repose sur une prise de conscience du geste, un traitement anxiolytique si nécessaire, et éventuellement une psychothérapie.
Étym. gr. thrix, trichos : poil ; tillein : arracher ; mania : folie
Syn. tic d'épilation, autodépilation (obs.), trichomanie (obs.)
triradié adj.
triradieted
Qui comporte trois rayons, trois branches à partir d'un centre. p. ex. cartilage triradié, ou cartilage en Y qui réunit les trois composants de l'os iliaque chez l'enfant : l'ilion, le pubis et l'ischion.
trisomie 21 (diagnostic prénatal d'une) l.m.
prenatal diagnosis of trisomy 21
Diagnostic qui peut être évoqué au 4e mois de la grossesse sur des signes échographiques susceptibles de prêter à confusion et sur certains paramètres biochimiques du sang maternel (β-hCG, α-fœtoprotéine).
Le dépistage de la trisomie 21 (T21) a été codifié par l’arrêté du 23 juin 2009. Il n’est plus réservé aux femmes de plus de 38 ans mais proposé systématiquement après information. Le risque sera calculé d’après l’âge, les résultats de l’échographie de la nuque et des marqueurs sériques. Dans le premier trimestre (entre la 11ème et la 13ème semaine d’aménorrhée (SA+ 6 j), le premier examen est l’échographie ; le risque est augmenté si la clarté nucale est supérieure au 95ème percentile. Les marqueurs sériques sont ensuite mesurés (βHCG et PAPP-A). Si les marqueurs du premier trimestre n’ont pas été mesurés à temps, les marqueurs du 2ème trimestre entre le 14ème et 17ème + 6j SA seront recherchés (βHCG et α-fœtoprotéine. Si au terme de ces investigations, le résultat n'est pas conforme, une amniocentèse ou une ponction amniotique doit être proposée. Le consentement des deux parents est demandé. Le risque de troubles psychiques à la suite du diagnostic anténatal comporte surtout : une anxiété irrépressible, voire une dépression. En cas de ponction de liquide amniotique, un vécu de menace pour l'avenir de la grossesse et/ou un sentiment de culpabilité lié aux décisions à prendre et près l'information d'un caryotype normal, la persistance de préoccupations concernant l'enfant. Les effets de l'anxiété maternelle sur le comportement de ce dernier sont en cours d'étude.
Plus généralement, restent les problèmes individuels, éthiques et psychosociaux, que peut poser la pratique des tests génétiques.
Étym. gr : treis : trois ; sôma : corps
trisomique adj.
trisomic
Sujet porteur d'une trisomie avec une formule à 47 chromosomes.
Dans le langage courant, le terme trisomique est devenu un substantif pour désigner un enfant mongolien atteint de trisomie 21.
tronc cérébral (tumeur du) l.m.
brain stem tumor
Néoformation portant sur le tissu nerveux du tronc cérébral. Il s'agit principalement de gliomes.
Ces gliomes infiltrants sont des lésions histologiquement bénignes, mais leur gravité est liée à leur siège au sein du tronc cérébral. Observés chez l'enfant et l'adulte, ils se manifestent par des atteintes des nerfs crâniens, des voies longues, et par un syndrome d'hypertension intracrânienne.
La diagnostic est évoqué sur l'IRM, mais la biopsie stéréotaxique est rarement possible. Le traitement est surtout radiothérapique.
Les autres tumeurs du tronc cérébral sont les hémangiomes, les hémangioblastomes, les tératomes, les métastases, mais aussi les tuberculomes.
tuberculose (contagiosité de la) l.f.
tuberculous contagiosity
Transmission de la tuberculose qui se fait surtout par voie aérienne, plus rarement par voie digestive.
La contagiosité aérienne interhumaine se fait dans les formes pulmonaires ou laryngées. L'importance du risque dépend de la densité des bacilles dans l'expectoration. Cette contagiosité est faible si l'examen microscopique direct de l'expectoration est négatif.
La contagion digestive pour l'homme, en particulier l'enfant se fait par l'intermédiaire du lait de vaches tuberculeuses.
tumeur germinale du testicule l.f.
germ cell tumor of the testis
Tumeur de l'enfant ou de l'adulte jeune, uni ou bilatérale, bénigne ou plus souvent maligne, dérivant, dans le tissu testiculaire, des cellules germinales primordiales.
On distingue parmi elles les séminomes, les plus fréquentes, et les tumeurs non séminomateuses : carcinome embryonnaire, tératome et tératocarcinome, choriocarcinome, tumeurs mixtes.
Étym. lat. tumor : gonflement
tumeur pseudo-papillaire et solide du pancréas (TPPS) l.f.
pseudo-papillary tumor and solid of pancreas
Tumeur très rare, potentiellement maligne, qui se voit chez la femme jeune entre 20 et 30 ans et peut aussi s’observer chez l’enfant.
C’est une tumeur souvent volumineuse, plus de 5 cm, pouvant atteindre 25 cm de diamètre, siégeant préférentiellement sur le corps et la queue du pancréas. La TPPS se manifeste habituellement par l’apparition progressive d’une masse de l’hypocondre gauche, avec ou sans douleurs abdominales. C’est une masse solide associant à des degrés divers des calcifications, des zones d’hémorragie et de nécrose qui expliquent l’aspect pseudokystique des TPPS. Au scanner, c’est une tumeur arrondie, bien limitée, avec une capsule contenant des calcifications dans 30 % des cas. Après injection de produit de contraste, il existe un rehaussement de la lésion qui délimite mieux les zones kystiques. La TPPS est une tumeur d’évolution lente à malignité atténuée. La biopsie de cette tumeur ne doit pas être réalisée, en raison du risque d’essaimage sur le trajet de ponction. Une exérèse pancréatique réglée est nécessaire du fait du caractère potentiellement malin.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. tumeur de Frantz
tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016) l.m.et f. p.
2016 WHO classification of mature lymphoid, histiocytic, and dendritic neoplasms
Tumeurs regroupées dans la même catégorie, en se basant sur les propriétés fonctionnelles de leur contrepartie normale (phagocytose et/ou modification et présentation de l’antigène), plutôt que leur origine cellulaire.
La plupart proviennent d’un précurseur myéloïde commun, quelques cas sont d’origine mésenchymateuse (ex : sarcome à cellules folliculaires dendritiques et tumeur à cellules réticulaires fibroblastiques).
Indépendamment de leur origine myéloïde ou mésenchymateuse une partie de ces tumeurs est précédée ou associée à un lymphome folliculaire, une leucémie lymphoïde chronique B, un lymphome lymphoblastique B ou T, ou un lymphome T périphérique. Ces cas présentent les mêmes réarrangements IgVH, TCR, ou anomalies chromosomiques que les tumeurs lymphoïdes associées (et une partie présente également une mutation de BRAF) suggérant un processus de trans- différenciation.
*Une astérisque à la suite de la catégorie signifie qu'elle a été soit modifiée soit ajoutée par rapport à la classification OMS 2008.
**Deux astérisques signifient qu’il s’agit d’une entité provisoire.
Hémopathies lymphoïdes à cellules B matures
S. H. Swerdlow, hématopathologiste américain (2016)
tumeur vitelline maligne l.f.
endodermal sinus tumor
Tumeur hautement maligne reproduisant le mésoblaste extra-embryonnaire et les sinus endodermiques d'origine vitelline qui apparaissent chez l'embryon au moment de la différenciation des villosités choriales.
Cette tumeur appartient aux tératomes malins du médiastin. Elle est très évolutive et donne des signes de compression médiastinale. L'alpha-fœtoprotéine est tout particulièrement associée à la tumeur vitelline où son taux est très élevé, alors que les bêta-HCG sont normales. Elle s'observe surtout chez l'enfant. Le traitement repose sur une association de chimio- et de radiothérapie complétée parfois par la chirurgie.
Étym. lat. tumor : gonflement
Syn. mésoblastome, dysembryome méso
urée n.f.
urea
Diamide de l'acide carbonique, ou carbamide. H2N-CO-NH2, produit ultime du catabolisme azoté des acides aminés.
C'est une substance non toxique, incolore et inodore, qui cristallise dans le système quadratique. Elle est très soluble dans l'eau et très diffusible. Elle se transforme en carbonate d'ammonium par ébullition prolongée avec l'eau ou sous l'influence de l'uréase. Par chauffage au-delà du point de fusion, elle donne le biuret. L'acide nitreux, les hypochlorites et les hypobromites décomposent l'urée en azote, gaz carbonique et eau.
L'urée est synthétisée dans le foie à partir de l'ammoniac. Le dosage de l'urée se fait par action de l'uréase (mesure colorimétrique de l'ammoniac libéré), ou par réaction colorimétrique avec la diacétylmonoxime.
La concentration plasmatique d’urée chez le sujet normal adulte est de 2,5 à 7,5 mmol/L. Elle est plus faible chez l’enfant. L’urée est éliminée par le rein (clairance : 65 à 100 mL/minute). La quantité excrétée reflète les apports protidiques alimentaires et l'importance du catabolisme protidique. Ses dérivés de substitution de l'hydrogène sont les uréines ; ses produits de condensation sont les uréides (barbituriques). L'urée a des propriétés diurétiques.
urémie n.f.
uremia
1) Concentration de l'urée dans le plasma.
Elle est comprise entre 2,5 et 7,5 mmol/L chez le sujet adulte normal, plus faible chez l’enfant. L’urémie augmente lors des maladies rénales (voir ci-dessous) ainsi que lors des apports protidiques importants associés à une insuffisance d’apports hydriques. Elle peut diminuer dans les grandes dénutritions, dans les insuffisances hépatiques au stade terminal et dans certaines maladies génétiques rares touchant le cycle de l’urée, notamment le déficit en carbamoyl-phosphate synthétase.
2) Syn. de concentration excessive de l’urée dans le sang.
C’est alors un syndrome synonyme, obsolète, d’insuffisance rénale grave, aigüe ou chronique, caractérisé par la rétention dans l'organisme de produits azotés normalement éliminés par les urines, dont l'urée.
L'urémie s'observe à la phase terminale de toutes les affections rénales chroniques sclérosantes, telles que glomérulonéphrite chronique, néphro
Les manifestations cliniques sont variables selon la cause et la gravité de la rétention azotée. Les signes prémonitoires principaux sont : l'apathie, la somnolence, les céphalées, l'anorexie, l'oligurie. Les symptômes de l'urémie avérée comportent : l'haleine urineuse, l'hyperventilation ou la respiration de Cheyne-Stokes, les nausées et vomissements incoercibles, la diarrhée, le prurit, le hoquet, auxquels s'associent souvent des crises convulsives, des troubles visuels et, au stade avancé, le coma urémique. Il faut noter que l'urémie est un syndrome clinique, par opposition à la simple élévation de l'urée sanguine.
Syn. syndrome azotémique, syndrome urémique, toxurie (peu usité)
→ carbamyl-phosphate synthétase, insuffisance rénale aiguë, insuffisance rénale chronique
urétérocèle simple l.f.
simple ureterocele, "adult type" ureterocele
Dilatation "pseudokystique" du segment intra-mural d'un uretère unique.
L'urétérocèle est dite "simple" ou "de type adulte" lorsqu'elle se situe sur un uretère unique. La poche d'urétérocèle est souvent peu volumineuse et le retentissement pathologique peu important. Les complications sont la lithiase prisonnière et l’infection. Le traitement peut être une simple incision endoscopique ou une urétérectomie terminale avec réimplantation urétérovésicale antireflux. L'urétérocèle simple peut exceptionnellement se rencontrer chez l'enfant, et comporte alors souvent un méga-uretère sus-jacent, comme l'urétérocèle ectopique.
→ urétérocèle, urétérocèle ectopique
urétérostomie cutanée latérale l.f.
lateral loop ureterostomy
Variante technique de l'urétérostomie cutanée surtout utilisée dans la chirurgie du méga-uretère de l'enfant, qui n'interrompt pas la continuité de l'uretère extériorisé et permet donc un rétablissement ultérieur de la continuité.
→ dérivation urinaire, urétérostomie
uréthrographie n.f.
urethrography
Examen radiographique de l'urèthre dont la lumière est opacifiée par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
Souvent couplée à celle de la vessie, elle nécessite une opacification qui peut être antérograde ou rétrograde. L'opacification peut être réalisée à la fin d'une urographie intraveineuse en faisant vider la vessie (urétrocystographie permictionnelle). De meilleures images sont obtenues par injection rétrograde du produit de contraste (urétrocystographie rétrograde) : des clichés sont pris pendant l'injection et lors de la miction.
Une autre technique consiste à réaliser en particulier chez l'enfant l'opacification de la vessie par cathétérisme sus-pubien, évitant ainsi les complications possibles de la voie rétrograde. Les clichés permictionnels permettent à la fois une étude fonctionnelle et morphologique de l'urètre et de la vessie.
→ uréthrographie mictionnelle, uréthrographie rétrograde, uréthrocystographie rétrograde et mictionnelle
uréthrostomie périnéale n.f.
perineal urethrostomy
Abouchement de l'urèthre bulbopérinéal à la peau du périnée.
Cette méthode de dérivation externe des urines était utilisée autrefois soit en prévision d'une chirurgie uréthrale réparatrice d'aval, soit comme solution transitoire ou définitive de restauration des mictions en amont de lésions uréthrales jugées incurables, soit comme voie d'abord plus directe de l'urèthre postérieur (surtout chez l'enfant).
Elle n'est plus guère utilisée aujourd'hui en tant qu'intervention isolée, mais elle est réalisée de fait lors de la mise à plat de l'urèthre en un premier temps d'uréthroplastie cutanée.
urgence psychiatrique l.f.
acute psychiatric emergency
État critique, souvent dangereux, secondaire à une affection psychiatrique ou, chez l'enfant et l'adolescent plus souvent, à une situation de conflit, de tensions internes, de détresse, d'origines extrêmement variées.
Il peut s'agir, par exemple :
- d'un état confusodélirant aigu (certaines ivresses alcooliques, notamment), dont une cause organique éventuelle devra être recherchée ;
- d'un état second chez un schizophrène ou un délirant chronique connu ;
- d'une décompensation émotionnelle (crise névropathique, comportement suicidaire, associé à un état dépressif dans un tiers des cas environ) ;
- de phénomènes de manque chez un toxicomane.
En l'état actuel, les sujets en urgence psychiatrique sont habituellement admis à l'hôpital général où ils comptent pour 10 à 30% des urgences. Mais 30% de ces sujets ne sont pas hospitalisés. En fait une intervention brève de quelques heures est souvent suffisante : écoute du patient, contact avec les proches, évaluation et dédramatisation de la situation, prescription de médicaments anxiolytiques et sédatifs, etc.
Les progrès accomplis en matière de prise en charge de la violence, d'organisation et de coordination des structures spécialisées d'accueil en urgence doivent se poursuivre. Il s'agit notamment des centres de crise. On prévoit également la mise en place d'équipes de secteur dans le cadre de l'urgence générale, après passation de conventions entre les centres hospitaliers spécialisés et généraux.
L'association entre somaticiens et psychiatres dans cette prise en charge des soins doit aussi permettre d'éviter une «psychiatrisation» excessive des problèmes sociaux, notamment de ceux des «exclus».
Étym. lat. urgens : pressant (participe présent adjectivé d'urgeo : presser, insister avec opiniâtreté)
→ urgence
urticaire pigmentaire l.f.
urticaria pigmentosa
Forme la plus fréquente de mastocytose cutanée de l'enfant et de l'adulte, caractérisée par la survenue de maculopapules, lisses, non squameuses, de taille variable, rouge-violacé ou brunes, localisées préférentiellement sur le tronc, les membres et à un moindre degré sur la face, et dont la turgescence urticarienne provoquée par un frottement, a une valeur pathognomonique, ce qui réalise le signe de Darier, si elle ne déborde pas en peau saine avoisinante.
L’examen histologique montre un infiltrat dermique constitué de mastocytes reconnaissables à leurs granulations métachromatiques colorées en rouge par le bleu de toluidine.
E. Nettelship, dermatologiste et ophtalmologiste britannique (1869) ; F. J. Darier, dermatologiste français, membre de l'Académie de médecine (1856-1928)
Syn. maladie de Nettleship (obs.)
→ urticaire, mastocytose, Darier (signe de).
[F3, J1]
Édit. 2019
vaccin conjugué l.m.
conjugated vaccine
Vaccin antibactérien dans lequel le polyoside est couplé à une protéine porteuse.
Ce couplage rend le polyoside immunogène chez le très jeune enfant (alors que le polyoside seul ne l’est qu’à partir de dix-huit à vingt-quatre mois). Il augmente le titre et l’avidité des anticorps anticapsulaires et permet une réduction du portage nasopharyngé (ex. vaccins Haemophilus influenzae b, Neisseria meningitidis C, Streptococcus pneumoniae 13 valences).
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin diphtérie l.m.
diphtheria vaccine
Vaccin préparé à partir de l’anatoxine diphtérique.
La primovaccination consiste en trois injections intramusculaires ou sous-cutanées à un mois d’intervalle, à partir de l’âge de deux mois. Ce vaccin est généralement associé aux vaccins contre le tétanos, la coqueluche, la poliomyélite et les infections à Haemophilus influenzae de type b, voire de l’hépatite B. Un premier rappel est effectué à l’âge de seize à dix-huit mois. Cette vaccination est généralisée à l’ensemble de la population ; chez l’adulte, la concentration antigénique utilisée doit être plus faible que chez l’enfant.
Syn. vaccin antidiphtérique
→ diphtérie, anatoxine diphtérique, anatoxine
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin grippe l.m.
influenza vaccine
Vaccin inactivé contenant deux virus de type A et un virus de type B, préparé, pour chaque année, par culture sur œufs de poule embryonnés et inactivé par le formol ou la β-propiolactone.
La composition du vaccin est révisée chaque année en février pour l’Europe et selon les recommandations de l’OMS (grippe saisonnière).Ces vaccins sont en général sans adjuvants, sauf un vaccin comportant du squalène et indiqué pour les personnes de plus de 65 ans. Ils sont injectables par voie intramusculaire ou sous-cutanée profonde. L’immunité conférée est de courte durée, environ six à neuf mois. Cette vaccination est à répéter chaque année chez toutes les personnes de plus de soixante-cinq ans, mais aussi chez les enfants à partir de six mois et chez les femmes enceintes ayant un facteur de risque, par exemple maladies respiratoires chroniques, drépanocytose, diabète, etc...
Il existe également un vaccin nasal vivant atténué trivalent, d’indication limitée à l’enfant de plus de deux ans.
La composition des vaccins en cas de pandémie grippale est décidée par l’OMS en se basant sur la surveillance internationale des souches émergentes.
→ grippe, formol, squalène, β-propiolactone
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin morbilleux l.m.
measles vaccine
Vaccin à virus vivant atténué, destiné à la prévention de la rougeole et préparé à partir d’une souche de virus rougeoleux en culture.
Il s’administre en une injection unique, chez l’enfant, entre 9 et 12 mois, le plus souvent en association avec les vaccins contre les oreillons et la rubéole. Une deuxième injection est recommandée entre 3 et 6 ans.
Syn. vaccin contre la rougeole
[D1, E1]
Édit. 2019
vaccin oreillons l.m.
mumps vaccine
Vaccin à virus vivant atténué, destiné à la prévention des oreillons et préparé à partir d’une souche de virus ourlien en culture.
Il s’administre en une injection unique, chez l’enfant, entre neuf et douze mois, généralement en association avec les vaccins contre la rougeole et la rubéole. Une deuxième injection est recommandée durant la deuxième année.
Syn. vaccin ourlien
[D1, E1]
Édit. 2019