Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

2986 résultats 

avortement spontané l.m.

spontaneous abortion

Interruption de grossesse indépendante de toute intervention instrumentale ou pharmacologique.
Ses principales causes sont :
- chromosomique par anomalie parentale ou embryonnaire ;
- infectieuse par cytomégalovirus, rickettsiose, herpès, listériose, chlamydia, mycoplasme ;
- hormonale par insuffisance lutéale, hypothyroïdie, hyperandrogénie, diabète ;
- mécanique par béance cervico-isthmique, malformation utérine ou fibrome ;
- maternelle par maladie cardiovasculaire ou immunologique.

Syn. avortement à répétition

azoospermie sécrétoire l.f.

secretory azoospermia

Absence de production des spermatozoïdes par les testicules.
Il peut être en relation avec :
- un hypogonadisme hypergonadotrope où la baissse de la testostérone coïncide avec une élévation du taux plasmatique de FSH, dont les causes principales sont le syndrome de Klinefelter, le syndrome de Del Castillo-Trabucco-De la Balze, l'azoospermie iatrogène après chimio- ou radiothérapie, la cryptorchidie ou anorchidie bilatérale, les séquelles d'orchite ourlienne, l'atrophie testiculaire au cours de la maladie de Steinert, les syndromes de Turner mâle, de Reifenstein, de Laurence-Moon-Biedl-Bardet, de Prader-Willi-Labarth, de Weinstein, ou de Rosewater…
- d’un hypogonadisme hypogonadotrope avec un taux plasmatique de FSH non élevé, dû par exemple à un hypogonadisme hypogonadotrope pur congénital ou acquis, une tumeur hypophysaire, un craniopharyngiome, un syndrome de Kallman-de Morsier…

→ hypogonadisme hypergonadotrophique, Klinefelter (syndrome de), Del Castillo-Trabucco-De la Balze (syndrome de), azoospermie, cryptorchidie ou anorchidie, cryptorchidie, orchite, Steinert (maladie de), Turner mâle (syndrome de), Reifenstein (syndrome de),

[O4]

Édit. 2020

bactériose n.f.

bacteriosis

Maladie de l'Homme, des animaux ou des plantes, provoquée par des bactéries.

→ bactérie

Édit. 2017

Baller-Gerold (syndrome de) l.m.

Baller-Gerold’ syndrome, craniosynostosis with radial defects

Association d'une craniosténose coronale et d'anomalies du rayon radial (oligodactylie, aplasie ou hypoplasie du pouce, aplasie ou hypoplasie du radius).
Une trentaine de cas ont été rapportés. La prévalence de la maladie mal connue.
La craniosténose et les malformations du rayon radial sont présentes dès la naissance et sont associées à une dysmorphie faciale (brachycéphalie, proptose oculaire, saillie des bosses frontales, hypoplasie nasale, petite bouche, palais ogival). Une poïkilodermie inconstante peut apparaître dans les premiers mois de vie. Le retard de croissance est presque constant, habituellement postnatal autour de -4DS. Une aplasie ou hypoplasie patellaire peut être observée pendant l'enfance. L'intelligence est habituellement normale. Les patients ont une prédisposition au développement de pathologies malignes, en particulier d'un ostéosarcome.
Le syndrome de Baller-Gerold, transmis selon le mode autosomique récessif, est secondaire à des mutations du gène RECQL4 (8q24.3) de la famille des RecQ-hélicases, ce qui le rapproche des syndromes de Rothmund-Thomson type 2 (RTS2) et RAPADILINO. Un continuum phénotypique entre ses entités est suggéré.
Le pronostic est lié au risque accru de cancers chez les patients porteurs de mutations de RECQL4, et à l'état homozygote ou hétérozygote composite.

F. Baller (1950) et M. Gerold (1959), médecins allemands

Syn. syndrome de cranio-synostose-aplasie radiale

Réf. Orphanet, Laurence Olivier-Faivre, généticienne française (2009)

→ hémimélie radiale, syndrome de Rothmund-Thomson, syndrome RAPADILINO, syndrome de Roberts, Fanconi (maladie de), syndrome de Saethre-Chotzen, embryopathie à l'acide valproïque, RECQL4 gene, proptose oculaire

[A4,O6,Q1,Q2,Q4]

Édit. 2017

Bannwarth (syndrome de) l.m.

Bannwarth syndrome

Tableau de méningoradiculite avec manifestations rhumatismales correspondant à la maladie de Lyme.
Ce même tableau avec érythème avait été rapporté en 1922 par Garin et Bujadoux.

A. Bannwarth, neurologue allemand (1941) ; Ch. Garin et A. Bujadoux, médecins internistes français (1922)

Syn. méningoradiculite à tique

→ Lyme (maladie de), Lyme (neuropathies de la maladie de)

[D1, H1]

Édit. 2019

Bartenwerfer (syndrome de) l.m.

Bartenwerfer’s syndrome

Dysostose euchondrale proche de la maladie de Morquio avec nanisme dysharmonique, dysmorphie faciale, malformations osseuses et articulaires.
Palais ogival, hypertélorisme, épicanthus, et obliquité des fentes palpébrales antimongoloïde

K. Bartenwerfer, chirurgien orthopédiste allemand (1924)

Édit. 2017

Bartonella

Bartonella
Genre de bactéries intracellulaires à Gram négatif, de la famille des Bartonellaceae (Ordre des Rickettsiales), regroupant un grand nombre d'espèces dont plusieurs sont pathogènes pour l'Homme.
Bartonella bacilliformis était autrefois la seule espèce de ce genre connue pour être pathogène pour l'Homme. Par la suite, plusieurs autres espèces pathogènes ont été rattachées au genre Bartonella. Chez l'Homme, ces bactéries sont caractérisées par un tropisme vis-à-vis des cellules épithéliales et leur capacité à induire des lésions angioprolifératives. Les principales bartonelloses humaines sont la fièvre des tranchées (due à B. quintana), la péliose hépatique (à B. henselae), l'angiomatose bacillaire (à B. quintana et B. henselae) et la maladie de Carrion (à B. bacilliformis). De nombreuses autres espèces infectent des animaux (rongeurs, chauves-souris,…). Des bactériémies asymptomatiques à Bartonella sont fréquemment observées chez l'animal comme chez l'Homme. Les Bartonella sont généralement transmises par des Arthropodes vecteurs (poux, puces, phlébotomes, tiques, etc.). 

Étym. de A. L. Barton, médecin péruvien (1909)

→ bartonellose, Bartonella bacilliformis, Bartonella quintana, Bartonella henselae, Bartonellaceae

Édit. 2017

Bartonella bacilliformis

Bartonella bacilliformis
Bactérie intracellulaire à Gram négatif de la famille des Bartonellaceae, de l'Ordre des Rickettsiales, responsable, chez l'Homme, des différentes formes de la maladie de Carrion, bartonellose dont la répartition géographique est limitée à certaines vallées des Andes.
Chez les malades, la bactérie est intra-érythrocytaire ; elle est visible sur frottis sanguin et  cultivable sur gélose au sang. Outre l'Homme, B. bacilliformis admet peut-être un réservoir animal. Sa transmission est assurée par des phlébotomes du genre Lutzomyia.

→ Carrion (maladie de), fièvre de La Oroya, verruga péruvienne, Bartonella

Édit. 2017

Bartonella clarridgeiae

Bartonella clarridgeiae
Bactérie intracellulaire à Gram négatif de la famille des Bartonellaceae, de l'Ordre des Rickettsiales.
Cette bactérie, parfois isolée du sang de chats bactériémiques en Europe et aux Etats-Unis, est soupçonnée d'être un agent de maladie des griffures de chat.

→ Bartonella, griffures de chat (maladie des)

[D1]

Édit. 2017

Bartonella henselae

Bartonella henselae
Bactérie intracellulaire, ubiquitaire, à Gram négatif de la famille des Bartonellaceae, de l'Ordre des Rickettsiales.
Cette bactérie est responsable, chez l'Homme (surtout en cas d'immunodépression), de septicémies, d'endocardites à hémoculture négative (généralement chez des sujets déjà porteurs de valvulopathie), d'angiomatose bacillaire, de péliose hépatique. Elle est également en cause dans l'étiologie de la maladie des griffures de chat et peut être à l'origine de bactériémies asymptomatiques. B. henselae se maintient chez le chat (chez lequel elle entraîne des bactériémies asymptomatiques) par l'intermédiaire des déjections des puces de cet animal, en particulier Ctenocephalides felis. Les contacts avec des chats constituent par conséquent un facteur favorables à la contamination. Celle-ci survient le plus souvent à l'occasion de griffure ou de morsure de chat.

→ angiomatose bacillaire, péliose hépatique, maladie des griffures de chat, Bartonella

Édit. 2017

Basedow (maladie de) l.f.

Grave’s disease

Elle constitue la cause emblématique, la plus fréquente et sémiologiquement la plus impressionnante des hyperthyroïdies, qu’explique l’apparition d’autoanticorps stimulants du récepteur de la TSH.
Sa prévalence est estimée à 1-2 % de la population. L’affection prédomine largement chez la femme adulte (sex ratio homme/femme=1/7), même si elle n’épargne pas l’homme et l’enfant où le diagnostic est souvent plus tardivement évoqué. Elle survient volontiers chez des sujets considérés de longue date comme inquiets et fragiles, fréquemment à l’occasion d’un épisode de la vie génitale (puberté, à distance des grossesses, ménopause) ou d’un stress (séparation, décès, licenciement, déménagement…).
Elle s’exprime cliniquement sous forme d’un goitre d’apparition récente, diffus, homogène, vasculaire, de signes orbitaires (gonflement et rétraction des paupières, exophtalmie, troubles de l’oculomotricité…) et d’un ensemble de signes de thyrotoxicose qui sont l’expression clinique de l’inflation hormonale : tachychardie permanente, amaigrissement malgré une polyphagie, tremblement fin et rapide des extrêmités, thermophobie, sueurs, polydipsie, diarrhée, asthénie musculaire, hyperémotivité…Un vitiligo, une capsulite rétractile des épaules, d’autres désordres auto-immuns (polyarthrite rhumatoide, diabète insulinopénique..)constituent des associations possibles., , Les examens biologiques caractérisent une baisse de la TSH, un accroissement des concentrations sanguines des hormones thyroïdiennes et la présence accrue d’anticorps antirécepteur de la TSH, ce qui dispense ordinairement de la scintigraphie thyroïdienne qui révèlerait une fixation homogène et diffuse du technetium ou de l’iode 123. L’échographie quantifierait le volume thyroidïen, révèlant ordinairement un aspect globalement hypoéchogène du parenchyme avec hypervascularisation diffuse (« thyroïde infernale ») .
En l’absence de thérapeutique, l’affection expose à des complications : extrasystolie, flutter et fibrillation atriale, insuffisance cardiaque (ces manifestations, lorsqu’elles sont révélatrices constituent la thyrotoxicose) ; ostéopénie et ostéoporose avec accroissement du risque fracturaire ; hypercalcémie ; crise thyrotoxique aigüe (fièvre élevée, tachycardie extrême, deshydratation, agitation extrême ou apathie et coma),
Des complications oculaires sont observées dans 3 à 5 % des cas, surtout favorisées par le tabagisme, l’intensité des désordres auto-immuns, et des traitements inadaptés induisant notamment un défreinage de la TSH. L’intensité des signes inflammatoires, de la protrusion des globes oculaires, de l’infiltration des muscles expliquent les risques de chemosis, conjonctivites, kératites, diplopie et souffrance du nerf optique menaçant la vision. Au maximum se constitue un tableau d’exophtalmie maligne.
L’affection nécessite une prise en charge spécialisée : antithyroïdiens de synthèse en traitement prolongé ordinairement durant 18 mois à 2 ans, administration thérapeutique d’une dose d’iode 131, thyroïdectomie ordinairement totale après réduction préalable soigneuse de l’hyperfonctionnement thyroïdien. L’atteinte cardiaque impose un traitement radical chirurgical ou radioisotopique, solution thérapeutique souvent aussi envisagée lorsque la maladie récidive après un traitement médical par antithyroïdien correctement conduit. Les signes oculaires invalidants nécessitent précocément une prise en charge multidisciplinaire, l’administration de corticoïdes habituellement en bolus discontinus, parfois radiothérapie, décompression chirurgicale en urgence ou au stade de séquelles. La gestion d’un éventuel projet de grossesse est impérative, car cette situation nécessite aussi d’importantes précautions pour prévenir notamment les risques de dysthyroïdies transplacentaires ou néonatales. .

K. von Basedow, médecin allemand (1840)

Syn. goitre exophtalmique, maladie de Graves, maladie de Graves-Basedow, thyréotoxicose, goitre exophtalmique, goitre toxique diffus, ophtalmopathie de Graves

→  hyperthyroïdie, Basedow (maladie de) et psychisme

Édit. 2017

Basedow (maladie de) et psychisme l.

Basedow's disease and psychism

Les manifestations mentales sont pratiquement constantes au cours de la maladie de Basedow. Dans leur genèse, entrent habituellement une personnalité prédisposée "tempérament basedowien" : anxiété, labilité émotionnelle, instabilité, fatigabilité. Le rôle de la lutte contre une profonde angoisse de mort (F. Alexander) et celui des "émotions-chocs" (J. Delay) a été souligné. Parfois dominant ou même résumant la clinique, les manifestations psychiques permanentes sont variées : insomnie, asthénie, labilité de l'humeur, anxiété permanente, parfois paroxystique. Des formes aigües à type confusionnel surtout, fréquemment graves, parfois liées à la prise d'hormones thyroïdiennes, sont rencontrées. Des relations avec une psychose maniacodépressive ont été discutées. Les traitements antithyroïdiens sont le plus souvent efficaces.

F. Alexander, psychiatre américain (1891-1964) ; J. Delay, psychiatre français, membre de l’Académie française (1907-1987)

→ hyperthyroïdie et psychisme, Basedow (maladie de)

Édit. 2017

Batai (virus)

Batai (virus)

Virus à ARN du gente Orthobunyavirus (famille des Bunyaviridae).
Répandu en Afrique, en Asie et en Europe, le virus Batai est transmis par des moustiques des genres Anopheles et Ochlerotatus. L'infection de l'Homme entraîne une maladie fébrile bénigne. Les virus Calovo d'Europe centrale, Olyka et Chittoor sont considérés comme des variants du virus Batai.

Sigle BATV

→ Orthobunyavirus, Bunyaviridae, anophèle, virus Calovo

[D1]

Édit. 2018

Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren (maladie de) l.f.

Batten-Spielmeyer-Vogt-Sjögren’s disease

Maladie humaine neurodégénérative, héréditaire, autosomale récessive, caractérisée par une perte de vision progressive et des troubles des fonctions motrices et cognitives conduisant à une évolution fatale prématurée.
Des mutations du gène CLN3 qui code une protéine hydrophobe, transmembranaire, localisée au niveau de micro-domaines glycoprotéiques des lysosomes, des endosomes, des synaptosomes et des membranes cellulaires, seraient responsables de cette affection. Les fonctions de ce gène au niveau cellulaire sont discutées : régulation du pH, transport de l’arginine, échanges membranaires et apoptose.

F. Batten, neurologue britannique (1902) ; H. Vogt, neurologue allemand (1905) ; W. Spielmeyer, neuropathologiste allemand (1907) ; K.G.T. Sjögren, psychiatre suédois (1931)

Syn. ceroïde-lipofuscinose neuronale juvénile

→ Batten-Mayou-Spielmeyer-Vogt (maladie de), CLN3 gene

[C1, Q2, H1,O1]

Édit. 2020

Bayes (théorème de) l.m.

Bayes' theorem

Théorème qui sert à estimer la probabilité d’un événement si un autre événement est présent. Théorème permettant de déterminer parmi les différentes «causes» possibles, A, d'un accident, d'une maladie ou, plus généralement, d'un évènement donné la probabilité, P(A|Hk), pour que cet évènement relève d'une «cause» hypothétique Hk parmi toutes les hypothèses possibles, H, non absurde et indépendante (numérotées i = 1, 2, …, k, …), si l'on connaît pour ces différentes «causes», leur fréquence, P(Hi), dans la conjoncture considérée et celle qu'elle prend, P(A|Hi), lorsque l'évènement A s'est réalisé.
Quand un tel évènement est survenu, la probabilité P(Hk½A) pour qu'une hypothèse Hk en soit «cause» de l'évènement A est égale à
 
Si, faute d'information, on admet que toutes les hypothèses sont également possibles, démarche simplificatrice qui implique P(Hi)≡ P(Hk), on a :
 
ce qui donne un ordre de grandeur de la probabilité des «causes».
Ex. après qu'un conducteur a pris un certain nombre de risques (facteurs de risques), notamment une vitesse excessive, si un accident de voiture survient lorsqu'il allume une cigarette, ce risque supplémentaire est dit déclenchant. La probabilité pour que chaque cause de risque indépendante ait à elle seule pu causer l'accident peut être estimée à partir de statistiques établies antérieurement (disons p. ex. que l'excès de vitesse apporte un risque de 20% et que le risque de la «cause déclenchante», ici 10 secondes d'inattention, peut être estimé à 0,4%). Admettons encore que toutes les «causes» de l'accident soient également probables et que la somme des estimations de tous les risques indépendants soit ici égale à 120%, on voit que dans ces conditions, la probabilité relative pour que l'inattention d'un instant lors de l'allumage de la cigarette ait été la «cause» de l'accident est de 0,4/120 = 0,33%. Les autres «causes» sont beaucoup plus probables, notamment l'excès de vitesse (probabilité relative 20/120 = 16,66%) est d'un ordre de grandeur 50 fois plus grand que l'inattention d'un instant (20/0,4 = 50).
Ce théorème, à la base de l'analyse prédictive en médecine, ne tient pas compte de la mise en jeu progressive des «causes» possibles (facteurs de risques) : il considère seulement un aspect «statique». Ses principales applications en sont les estimations de la sensibilité, de la spécificité, des valeurs prédictives d’un symptôme ou d’une donnée d’examen.

T. Bayes, mathématicien britannique (1763)

→ accident, analyse prédictive, bayésienne (démarche), risque

[E1]

Édit. 2020

Bedlington terrier (race) l.f.

Bedlington terrier (race)

Race de chiens terriers atteints d'un désordre génétique du métabolisme du cuivre ressemblant à la maladie de Wilson chez l'Homme.

→ cygnes muets (race des), Wilson (maladie de)

Édit. 2017

bejel n.m.

bejel, endemic syphilis, njovera, dichuchwa, frenjak, sibbons, radesyge, button scurvy

Maladie infectieuse endémique non vénérienne, provoquée par une espèce voisine de Treponema pallidum, endémique en Afrique semi-aride et dans les zones désertiques du Moyen-Orient, touchant surtout les enfants, chronique, contagieuse, mais à transmission non vénérienne, évoluant en trois phases : primaire, représentée par le chancre en général ignoré, secondaire, comportant des plaques muqueuses très contagieuses, des lésions végétantes des plis, une kératodermie palmoplantaire et une périostite tibiale, et tertiaire avec gommes, gangosa.
Il n'existe pas d'atteintes neurologique et cardiaque. Les réactions sérologiques et le traitement sont identiques à ceux du pian. Le bejel appartient aux spirochétoses banales depuis l'Antiquité dans l'Ancien monde.

Étym. arabe bahjal : syphilis

Syn. bejal, syphilis endémique

→ tréponématose, kératodermie palmoplantaire, périostite tibiale, gommes, gangosa

Édit. 2017

benzénisme n.m.

benzolism

Intoxication aigüe ou chronique par le benzène, reconnue comme maladie professionnelle. Elle se traduit surtout par l’atteinte des centres hématopoïétiques pouvant entraîner des hypoplasies ou  aplasies médullaires, des syndromes myélodysplasiques et myéloprolifératifs , des leucémies aiguës myéloblastiques et lymphoblastiques, des infections sévères, des accidents hémorragiques et la mort.

Syn. à proscrire : benzolisme

→ benzène

Édit. 2017

Bernheimer-Seitelberger (maladie de) l.f.

Bernheimer-Seitelberger’s disease

Dystrophie neuroaxonale infantile tardive.
Retard psychomoteur, aréflexie, spasticité, ataxie, tétra-parésie spastique, démence, et cécité. La rétinite pigmentaire est atypique, il existe un nystagmus et une atrophie optique et l'ERG est altéré. Forme infantile tardive de la maladie de Seitelberger avec atrophie du cortex cérébral. L’affection est autosomique récessive (MIM 256600) due aux mutations du gène PLA2G6 (22q13.1).

H. Bernheimer, neuropathologiste et F. Seitelberger, neurologue autrichiens (1968)

Syn. dystrophie neuroaxonale infantile tardive

→ rétinite pigmentaire, Seitelberger (dystrophie neuroaxonale de), PLA2G6

Édit. 2017

Besnier-Boeck-Schaumann (maladie de) l.f.

Besnier-Boeck-Schaumann’s disease

Dénomination proposée par Pautrier pour le tableau clinique actuellement appelé sarcoïdose. 
Dans cet ensemble clinique, déjà entrevu par Besnier, Schaumann avait réuni les sarcoïdes cutanées de Boeck et les manifestations ganglionnaires, osseuses et viscérales de ce qu’il considérait comme une maladie générale nouvelle à laquelle il avait donné le nom de lymphogranulomatose bénigne.

E. Besnier, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1889), C. Boeck, dermatologue norvégien (1897), J. Schaumann, dermatologue suédois, membre de l'Académie de médecine (1914)

Syn. sarcoïdose, maladie de Schaumann (obsolète)

Sigle BBS

→ sarcoïdose

[N3, K1]

Édit. 2019

besoin sanitaire l.m.

sanitary need

Exigence éprouvée par une population qui, dans l’état de ses connaissances, souhaite maintenir ou améliorer son état de santé, prévenir une maladie ou la soigner.
1-La notion de besoin varie considérablement selon l’appréciateur. La population des pays développés a des besoins subjectifs souvent plus vastes que les besoins réels évalués par l’épidémiologie. Inversement les peuples peu informés ont des besoins cachés donc non exprimés qui peuvent être des besoins réels.
2-Le système de santé idéal est celui qui, dans l’état actuel de la science, transforme les besoins réels en besoins satisfaits dans la prophylaxie et dans les soins, que ces besoins aient été exprimés ou non.

Édit. 2017

Bessel-Hagen (déformation de) l.f.

Bessel-Hagen’s  deformity

Déformation de l’extrémité inférieure des deux os de l’avant-bras caractérisée par une incurvation du radius, un raccourcissement de l'ulna, une désorientation du poignet.
Cette déformation peut être liée à un raccourcissement ou une hypoplasie de l'ulna, à une maladie exostosante.

F. Bessel-Hagen, chirurgien allemand (1891)

→ radius curvus, Madelung (déformation de), maladie exostosante

Édit. 2017

BEST1 gene sigle. angl. pour bestrophin 1

Gène, situé sur le chromosome 11q12.q13, codant pour la bestrophine 1, protéine active dans la vision.
Cette protéine, secrétée dans la couche cellulaire mince de la rétine appelée épithélium pigmentaire de la rétine, intervient dans la croissance et le développement de l’œil et dans la fonction des cellules photoréceptrices, détectrices de la lumière et des couleurs.
Des mutations de ce gène, interviennent dans la maladie de Best, la dégénérescence maculaire liée à l’âge, la rétinite pigmentaire, la vitréorétinochoroïdopathie
Syn. BEST, BEST1_HUMAN, BMD, RP50, TU15B, vitelliform macular dystrophy 2 (Best disease, bestrophin), VMD2

→ Best (maladie de), dégénérescence maculaire liée à l'âge, rétinite pigmentaire, vitréo-rétino-choroïdopathie

Édit. 2017

Best (maladie de) l.f.

Best 's disease

Dystrophie maculaire héréditaire dominante, d'expression et de pénétrance variables, bilatérale, souvent asymétrique qui commence vers l'âge de dix ans.
L'altération de l'électro-oculogramme sensoriel existe dès le début et constitue un signe pathognomonique de l'affection. Le fond d'œil montre un aspect caractéristique, en "jaune d'œuf" : formation jaune orangée de siège maculaire dont la taille varie de un à quatre diamètres papillaires.
Cette lésion va perdre son aspect homogène et évoluer vers l’atrophie choriorétinienne. L’angiographie à la fluorescéine montre une hypofluorescence. Les sujets gardent longtemps une acuité visuelle utile. L’électro-oculogramme sensoriel sert à dépister les sujets porteurs susceptibles d’être atteints par la maladie. L’affection est autosomique dominante (MIM 153700). La mutation du gène BEST1, situé en 11q12.q13 est responsable de cette affection.

F. Best, ophtalmologiste allemand (1905)

Syn. disque vitelliforme de la macula

→ dystrophie maculaire vitelliforme, BEST1 gene

[P2]

Édit. 2018

bêta-fibrillose n.f.

amyloidosis

Maladie caractérisée par des dépôts tissulaires d'une substance protéique à disposition spatiale moléculaire en feuillets bêtaplissés.
Ce terme, utilisé par Glenner, est synonyme d'amylose.

G. Glenner, biochimiste amércain (1980)

Syn. amylose, amyloïdose

→ amyloïde (substance), fibrilles amyloïdes

Édit. 2017

| page précédente | /120 | page suivante