Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

5262 résultats 

canalicules transverses de l'époophore l.m.

ductuli transversi epoophori (TA)

transverse ductules of epoophoron

Reliquats des tubules mésonéphrotiques transversaux situés dans la partie externe large du mésosalpynx.
Ils sont formés de 10 à 20 reliquats de la partie génitale du mésonéphros. Ils s’abouchent dans le conduit longitudinal qui a la même origine

[A1,O3]

Édit. 2015

canal notochordal l.m.

canalis notochordalis (TE)
notochordal canal

→ canal chordal, notochorde

[A4,Q6]

canal pudendal l.m.

canalis pudendalis (TA)

pudendal canal

Canal aponévrotique constitué, sur la paroi latérale de la fosse ischiorectale, par un dédoublement de l’aponévrose du muscle obturateur interne.
Il contient les nerfs et vaisseaux honteux.

B. Alcock, anatomiste irlandais (1836)

Syn. anc. canal honteux ; canal d’Alcock

[A1]

Édit. 2015

canal scléral l.m.

choroidoscleral canal

Orifice postérieur de la sclère qui occupe le foramen scléral postérieur, et qui appartient à la papille optique.
Il donne passage aux axones des cellules ganglionnaires de la rétine et est le point de départ du nerf optique.

Syn. canal choroidoscléral

→ papille, sclère

[A1,P2]

Édit. 2015

canal semi-circulaire horizontal  l.m.

→ canal semi-circulaire latéral

[A1,P1]

Édit. 2015

canal semi-circulaire latéral l.m.

canalis semicircularis lateralis (TA)

lateral semicircular canal

Syn. anc. canal semi-circulaire externe ; canal semi-circulaire horizontal

→ canaux semi-circulaires

[A1,P1]

Édit. 2015

canal thoracique l.m.

→ conduit thoracique

[A1]

Édit. 2015

cancer bronchique l.m.

bronchogenic carcinoma

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". L'atteinte néoplasique d'une bronche est habituellement primitive, rarement secondaire. On la différencie des métastases, notamment d'origine digestive, par l'analyse immuno-histochimique à l'aide du marqueur TTF1(" Thyroid Transcription Factor 1") exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs mais dans aucun des adénocarcinomes métastatiques à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens .
Les cancers bronchiques primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers non à petites cellules"), et carcinome à petites cellules. Leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique.
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents et son incidence augmente régulièrement chez la femme.
Les indications thérapeutiques (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, thérapies ciblées ) se fondent sur le type histologique, certaines caractéristiques moléculaires, l'extension (précisée par la classification TNM), l'état général et la fonction respiratoire. Le pronostic reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans. C’est la première cause de mortalité par cancer en France, responsable de plus de 25 000 morts par an.
Syn carcinome bronchique

→ adénocarcinome bronchique, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grande cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer bronchique in situ, cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, cancer épidermoïde bronchique, carcinome neuroendocrine bronchopulmonaire, carcinome basaloïde, métastase pulmonaire, Thyroid Transcription Factor , TNM (classification).

[F2,K1]

cancer bronchique à grandes cellules l.m.

giant cells indifferencied bronchial carcinoma

Carcinome non à petites cellules sans signes de différenciation épidermoïde ou glandulaire ou de sécrétions intracellulaires en microscopie optique.
Représentant 10 à 20% des cancers broncho-pulmonaires, il comporte plusieurs sous-types : carcinome neuro-endocrine à grandes cellules (exprimant en immuno-histochimie au moins un marqueur neuro-endocrine et dont le pronostic se rapproche des carcinomes à petites cellules) , carcinome basaloïde ou encore carcinome à grandes cellules claires.
On les subdivise dans la classification de l'OMS en carcinome à cellules claires par dégénérescence du cytoplasme, sans valeur pronostique particulière et carcinome à cellules géantes avec 20 à 30% de cellules ayant 4 à 6 fois la taille des autres cellules tumorales, de mauvais pronostic. De telles cellules peuvent se voir dans des territoires mal différenciés d'adénocarcinomes, moins souvent dans des territoires de carcinomes épidermoïdes. Le traitement est celui des cancers bronchiques non à petites cellules.

Syn. carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules.

→ cancer bronchique, carcinome basaloide, carcinome épidermoïde

[F2,K1]

cancer broncho-pulmonaire à petites cellules l.m. (CPC)

small cell lung carcinoma

Tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immuno-histochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase). 
Les CPC constituent l'un des quatre principaux types  histologiques  des carcinomes broncho-pulmonaires  primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.
En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.
Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'auntant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé. Leur étiologie est liée à l'intoxication tabagique

Syn. carcinome bronchique à petites cellules, carcinome broncho-pulmonaire à petites cellules

→ cancer broncho-pulmonaire primitif, CD56, chromagranine, neuron specific enolase,  synaptophysine, syndrome paranéoplasique, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-endocrines

[A3, F2, K1]

Édit. 2020

cancer bronchopulmonaire l.m.

broncho-pulmonary carcinoma

Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein de l'appareil broncho-pulmonaire.
Terme regroupant au sens large l'ensemble des cancers primitifs ou secondaires des bronches et du poumon.

Syn. carcinome broncho-pulmonaire

→ cancer bronchique, métastase pulmonaire

[F2,K1]

cancer de la glande de Bartholin l.m.

Bartholin’s gland carcinoma

Tumeur primitive rare, adénocarcinome ou carcinome malpighien, de forme kystique ou bourgeonnante de la grande lèvre, qui se traite par une vulvectomie.

C. Bartholin, anatomiste danois (1655-1738)

Syn. carcinome de la glande de Bartholin

[F2,O3]

cancer des voies biliaires l.m.

bile duct cancer

Le cancer des voies biliaires est un adénocarcinome se développant à partir de l'épithélium revêtant les voies biliaires.
Moins fréquent que l’hépatocarcinome, son incidence est, en France, d’environ 2000 nouveaux cas par an ; elle a tendance à augmenter. Ce cancer est beaucoup plus fréquent en Asie, notamment en Thaïlande, et à Hong Kong sans doute en raison de parasitoses endémiques de ces régions. Il est 6 fois plus fréquent aux États-Unis qu'en France (pour une population 4 fois plus élevée). Dans la moitié des cas il concerne la vésicule biliaire, les deux derniers quarts se répartissant entre voies biliaires intra- et extra-hépatiques. La lithiase biliaire, la colite ulcéreuse, l'angiocholite sclérosante primitive, la maladie de Caroli, les infections à Clonorchis sinensis sont des facteurs favorisant sa survenue.
Contrairement à ce que l’on observe avec l’hépatocarcinome, il ne s’accompagne pas d’une augmentation de l’α-foetoprotéine. Son traitement est essentiellement chirurgical. La chimiothérapie et la radiothérapie sont des traitements d’appoint utilisés surtout dans les formes évoluées.

J. Caroli, gastro-entérologue français (1958)

Syn. cholangiocarcinome, carcinome cholangiocellulaire

→ adénocarcinome, cholangiocarcinome hilaire, lithiase biliaire, colite ulcéreuse, angiocholite, Caroli (maladie de), Clonorchis sinensis

[F2,L1]

cancer du rein à cellules chromophobes l.m.

chromophobes cells renal carcinoma

Tumeur rénale rare, de malignité atténuée, qui se développe à partir des cellules intercalaires de type B du tube collecteur.
Souvent unique et volumineuse, elle peut être confondue avec l'oncytome, dont elle se distingue par certaines colorations (Hale) et des caractères cytogénétiques.

C. W. Hale, histologiste britannique (1946)

Syn.   carcinome rénal à cellules chromophobes

→ cancer du rein

[F2,M2,M3]

cancer du rein de l'enfant l.m.

childhood renal carcinoma

Chez l’enfant, le cancer du rein est le néphroblastome (tumeur de Wilms), très différent de celui de l'adulte, développé à partir du tissu à l'origine du rein : le blastème métanéphrotique de l'embryon.
D’origine inconnue, c’est une tumeur spécifique de la petite enfance qui se rencontre le plus fréquemment entre 1 et 5 ans. Il existe de très rares formes familiales. Dans 10% des cas, ce cancer est associé à des malformations, mais il n’y a pas de transmission génétique de cette association. Celle-ci se retrouve dans le syndrome de Beckwith et Wiedemann. Le néphroblastome représente plus de 90 % des tumeurs du rein chez l'enfant, et est responsable de 5 à 14 % des cancers de l'enfant ; son incidence est de 1/10 000 naissances. De développement rapide, ce cancer a bénéficié de considérables progrès thérapeutiques. Il guérit, en moyenne, dans 90% des cas, grâce à une prise en charge spécialisée. Le traitement repose sur une chimiothérapie initiale, suivie d’une exérèse du rein pathologique suivi, selon les cas, d’une chimiothérapie complémentaire et/ou d’une radiothérapie.

M. Wilms, chirurgien allemand (1899) ; J. Beckwith, anatomopathologiste pédiatrique américain (1963) ; H. R. Wiedemann, pédiatre allemand (1964)

Syn. carcinome du rein de l’enfant, néphroblastome, Wilms (tumeur de)

→ Beckwith-Wiedemann (syndrome), néphroblastome

[F2,O1,M2]

cancer épidermoïde bronchique l.m.

squamous bronchopulmonary carcinoma

Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le traitement, pouvant associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, voire thérapies ciblées, dépend de l'extension précisé par la classification TNM, la fonction respiratoire, l'état général.
Les cancers épidermoïdes peu différenciés seraient de plus mauvais pronostic

Syn. carcinome épidermoïde bronchique

→ cancer bronchique, TNM (classification)

[F2,K1]

cancer neuro-endocrine bronchopulmonaire l.m.

pulmonary neuroendocrine carcinoma

Tumeur maligne de caractère neuro-endocrine dont témoignent la présence de grains neurosecrétoires à l'étude ultrastructurale et celle de marqueurs neuro-endocrines retrouvés à l'étude immunohistochimique notamment la chromogranine A.
On distingue:
- les carcinomes neuro-endocrines bien différenciés ; ce sont les anciens carcinoïdes atypiques avec leurs atypies cytonucléaires, de nombreuses mitoses et des zones de nécrose. L'envahissement ganglionnaire n'est pas exceptionnel.
- les carcinomes à petites cellules réalisent des tumeurs proximales extensives classiquement de type médiastino-pulmonaire, rarement une tumeur périphérique.

Syn. carcinome neuro-endocrine broncho-pulmonaire

→ carcinoïde (tumeur), cancer bronchique à petites cellules

[F2,K1,O4]

cancérophobie n.f.

cancerophobia, carcinophobia

Nosophobie à type de crainte sans fondement, voire de conviction, d'une atteinte cancéreuse ou de sa communication par autrui, ou même d'une transmission par le malade à ses proches.
Le sujet n'est pas rassuré, sinon temporairement, par des résultats négatifs d'investigations, ni par des commentaires médicaux dédramatisants. Quel que soit son niveau, névrotique ou psychotique, ce vécu hypocondriaque réside, selon de nombreux auteurs, dans l'altération de la relation de soi au corps, mais également aux autres. Dans les formes obsessionnelles, on peut observer une véritable "folie du toucher", avec rites de lavage et de nettoyage de ce que le patient estime contaminé.
Comme dans d'autres états psychiatriques, le suffixe "phobie" dépasse donc la notion de névrose phobique.
Etym. lat. cancer : crabe ; gr. phobos: peur
 

[F2,H4]

capacité du sang en oxygène l.f.

oxygen blood capacity

Quantité maximale d'oxygène qui peut se combiner chimiquement avec l'hémoglobine par unité de volume de sang.
Pour l'hémoglobine adulte humaine, une mole d'hémoglobine peut fixer 4 moles d'oxygène et donc un gramme d'hémoglobine peut fixer 1,389 mL d'oxygène.
Elle est donc de 20,5 mL d'oxygène pour 100 mL de sang normal. Tout cet oxygène est fixé sur l'hémoglobine. Une très faible partie est dissoute dans le plasma.

Syn. pouvoir oxyphorique du sang

[C2]

capacité hospitalière l.f.

Nombre de lits destinés à l’hébergement des personnes dans un établissement de soins, ou dans l’ensemble des établissements d’un territoire donné.
Actuellement la capacité hospitalière de la France pour l’accueil de personnes âgées dépendantes est considérée comme insuffisante par rapport aux besoins, elle est excédentaire pour d’autres catégories de malades.

→ carte sanitaire

[E]

capnophorine n.f.

capnophorin

Protéine plasmatique qui fixe du CO2 et participe à son transport dans le sang.

[C1]

capsule d'un nœud lymphoïde l.f.

capsula nodi lymphoidei (TA)

Enveloppe fibreuse entourant un nœud lymphoïde

Syn. capsule d’un nœud lymphatique

→ nœud lymphatique

[A1,F1]

Édit. 2015

capsulite rétractile d'épaule l.f.

frozen shoulder

Affection touchant l'épaule avec rétraction et épaississement de la partie inférieure et antérieure de sa capsule articulaire, se traduisant par une raideur douloureuse évoluant vers une perte complète de la mobilité.
Fréquente après 40 ans, la capsulite s'installe souvent d'emblée, mais peut aussi être secondaire à tout traumatisme quelle qu'en soit la nature (contusion, fracture, luxation) d'autant qu'il a été suivi d'une immobilisation prolongée, mais aussi à une tendinite du susépineux, un infarctus du myocarde, une affection pulmonaire intrathoracique, une affection neurologique homolatérale, des syndromes cervicaux douloureux, un diabète. La guérison spontanée survient dans un délai de 12 à 24 mois. À l'arthrographie, l'image est caractéristique avec une réduction globale des limites du constraste opaque, témoin de l'épaississement et de la tension capsulaire. Le traitement repose sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens, les infiltrations articulaires, la physiothérapie et la rééducation des postures.

Syn. épaule gelée

[I1,I3]

capteur échographique l.m.

→ transducteur

[B2,B3]

capuchon céphalique l.m.

acrosomial cap

Pôle antérieur de la tête du spermatozoïde recouvrant l’acrosome.

[A2,O]

| page précédente | /211 | page suivante