renaissance (thérapie de) l.f.
rebirthing
Technique qui se propose, par une hyperventilation, de transformer des pensées négatives issues du traumatisme de la naissance (O. Rank) en pensées positives, grâce à une meilleure circulation énergétique et au déblocage des émotions.
Instaurée au début des années soixante par L. Orr aux États-Unis, cette méthode est proche du "cri primal".
O. Rank, psychiatre autrichien (1924) ; L. D. Orr, philosophe américain (2007)
→ cri primal, primale (thérapie)
renforcement narcissique l.m.
narcissistic strengthening
Restauration de l'image de soi qui se produit dès les premiers entretiens avec le psychanalyste ou le psychothérapeute et qui se caractérise par une "élation" (1), produisant un sentiment nouveau de liberté intérieure.
C’est une démarche psychothérapique par laquelle le sujet est conforté dans une auto-évaluation positive. Il s'agit là de l'effet premier du dispositif, qui précède et permet l'instauration du transfert(2). Deux évolutions sont possibles : cette réparation narcissique reste marquée de "l'élation première" sans évoluer, et c'est ce qui est au principe des psychothérapies, particulièrement de celles dites de soutien ; ou l'évolution se fait vers une relation plus élaborée, de type objectal (entre le sujet et un objet extérieur), et c'est ce que permet l'orientation du transfert dans la cure analytique.
Le travail analytique doit débuter, avec des patients qui présentent des failles du moi (dépression, deuils, blessures narcissiques, etc.), par une "restauration de leur sécurité narcissique"(3).
1 – D. Lagache, psychiatre et psychanalyste français (1954) ; 2 – B. Grunberger, psychanalyste français (1975) ; 3 - D. Anzieu, psychologue-psychanalyste français (1986)
[H3]
Édit. 2019
réparation n.f.
Processus aboutissant à la guérison d'une lésion :
1) soit par une régénération cellulaire et (ou) tissulaire, lorsque la membrane basale d'un épithélium, d'un endothélium, et (ou) la trame conjonctive qui constitue le squelette du tissu, n'ont pas été détruites ou ont pu être rétablies (cas de l’hépatite bénigne, ou d’une destruction de l'épithélium tubulaire rénal) ;
2) soit par une cicatrisation, lorsque toutes les structures de soutien ont été détruites, notamment par une nécrose.
→ régénération (cellulaire ou tissulaire), cicatrisation
rescision n.f.
rescission, annulment
Destruction d’un acte lésionnaire par décision judiciaire.
→ lésion, acte lésionnaire, sauvegarde de justice
réseau de Gonin-Vogt l.m.
dégénérescence givrée et palissadique de Gonin
J. Gonin, ophtalmologiste suisse (1904) ; A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1879-1943) ; W. G. Everett, ophtalmologiste américain (1968)
→ dégénérescence givrée et palissadique de Gonin
résecteur n.m.
resectoscope
Endoscope urinaire opérateur permettant la résection endoscopique de lésions prostatiques, vésicales ou uréthrales.
[Il est formé schématiquement d'une gaine externe généralement de gros calibre 8,9 mm permettant l'introduction,outre l'optique et le système d'irrigation,d'une anse diathermique coulissante branchée sur un bistouri électrique,qui découpe la lésion vési]
restauration (cellulaire ou tissulaire) n.f.
repair
Réduction des effets d'une irradiation par des mécanismes physiologiques divers, en particulier réparation et repopulation.
retard de croissance intra-utérin dysharmonieux l.m.
dysharmonious intra-uterine growth retardation (IUGR)
Défaut de croissance du fœtus in utero touchant dans un premier temps l'abdomen et respectant le cerveau, le plus souvent dû à une maladie vasculaire ou un tabagisme maternel.
retard de croissance intra-utérin global l.m.
global intra-uterine growth retardation (IUGR)
Défaut de croissance du fœtus in utero touchant d'emblée l'abdomen et le cerveau.
Décelé souvent dès le deuxième trimestre de la grossesse, il témoigne alors d'une embryopathie virale (la rubéole p. ex.), parasitaire (la toxoplasmose p. ex.) chromosomique, (une trisomie 18 ou 21 p. ex.), ou d'une toxicomanie par les morphiniques. Son pronostic est réservé.
retard de croissance intra-utérin harmonieux l.m.
harmonious intra-uterine growth retardation (IUGR)
→ retard de croissance intra-utérin global
retard de croissance intra-utérin segmentaire l.m.
dysharmonious intra-uterine growth retardation
→ retard de croissance intra-utérin dysharmo nieux
retard mental, retard de croissance, surdité, microgénitalisme lié au sexe l.m.
mental retardation, X-linked, with growth retardation, deafness, and microgenitalism
→ Jugberg-Marsidi (retard mental de)
retards de croissance et de développement avec dysmorphie faciale l.m.p.
growth retardation, developmental delay, and facial dysmorphism (GDFD)
Syndrome associant un retard de croissance et de développement psychomoteur, un déficit de fonctionnement cérébral avec microcéphalie et une dysmorphie faciale associées à des malformations cardiaques et génitales.
La mort survient vers l’âge de 3 ans.
L’affection de transmission autosomique récessive (MIM:612938) est en relation avec le gène FTO.
→ FTO
rétention placentaire du postabortum l.f.
missed abortion
Persistance de tout ou partie du placenta dans l'utérus après un avortement, source d'hémorragie et d'endométrite ultérieure.
Diagnostiquée sur l'échographie de contrôle, elle doit être évacuée par une aspiration prudente.
retentissement (lois de) l.f.
Enoncé de la relation de cause à effet entre une anomalie rachidienne et une déformation pelvienne.
Elle tient compte de l'âge, du siège de l’anomalie rachidienne, de sa nature, de son rayon de courbure et du traitement subi.
E. Bonnaire, gynécologue obstétricien français (1858-1918)
Syn. lois de Bonnaire
→ Bonnaire (lois de retentissement de)
retentissement situationnel l.m.
En réparation du dommage corporel, retentissement constitué par l’ensemble des préjudices engendrés par les séquelles fonctionnelles, c'est-à-dire par le handicap physiologique avec lequel il ne doit pas être confondu.
L’expert n’a pas à évaluer directement ce préjudice mais il doit, par un maximum de renseignements et une description précise, fournir au régleur (magistrat ou non) tous les éléments d’appréciation.
réticuloendothéliose aigüe hémorragique du nourrisson l.f.
→ Abt-Letterer-Siwe (maladie d')
[N3]
Édit. 2017/1
réticulum endoplasmique lisse l.m.
smooth endoplasmic reticulum
Partie du réticulum endoplasmique dépourvue de ribosomes sur sa face externe et constituée de tubules irréguliers bordés par une membrane.
→ ribosome
réticulum trabéculaire de la sclère l.m.
reticulum trabeculare sclerae (TA)
trabecular tissue of sclera
Réseau de faisceaux fibrillaires conjonctivo-élastiques qui structure la jonction scléro-cornéenne.
Syn. ligament pectiné oculaire, anc. système trabéculaire du limbe scléro-cornéen
→ partie scléro-cornéenne de la sclère, calcar de la sclère
[A1, P2]
Édit. 2018
rétrécissement n.m.
→ sténose
rétrécissement aortique l.m.
aortic valvular stenosis
Cardiopathie liée à la réduction de l'orifice valvulaire aortique par des lésions le plus souvent dégénératives.
Par ordre décroissant de fréquence, l'étiologie de ce rétrécissement peut correspondre à une dégénérescence fibrocalcaire (maladie de Mönckeberg), à une bicuspidie congénitale ou aux séquelles d'un rhumatisme articulaire aigu. Le rétrécissement aortique congénital sur valvule tricuspide est exceptionnel. Les obstacles aortiques juxtaorificiels sont rares et d'origine congénitale (sténoses sus et sousvalvulaires).
La présence du rétrécissement valvulaire impose un gradient entre la cavité ventriculaire gauche et l'aorte dans laquelle le sang est éjecté. De ce gradient, qui tend à s'accroitre avec le temps, résulte un souffle systolique, rude et râpeux, maximal à l'extrémité interne du deuxième ou troisième espace intercostal, droit, irradiant en écharpe vers les vaisseaux du cou. Un clic protosystolique d'éjection peut suivre le premier bruit. Le second bruit peut être dédoublé ou éteint. Le souffle est parfois accompagné d'un frémissement à la base du cœur. Le rétrécissement aortique s'accompagne d'une hypertrophie du ventricule gauche dont la fonction contractile systolique est longtemps préservée tandis que les altérations de sa fonction diastolique sont précoces et souvent importantes. L'apparition des symptômes (angor, décompensation cardiaque gauche puis globale, syncopes d'effort) atteste de la sévérité de l'affection et de son mauvais pronostic. Le diagnostic repose sur l'examen clinique et, parmi les examens techniques, surtout sur l'échocardiogramme.
Le rétrécissement aortique serré mérite, surtout s'il est symptomatique, une intervention qui, selon le cas, consistera en un remplacement valvulaire par prothèse, très rarement en une valvulotomie chirurgicale ou dans des circonstances plus exceptionnelles, en une dilatation valvulaire au ballonnet.
J. G. Mönckeberg, anatomopathologiste allemand (1903)
Sigle RA
rétrécissement aortique calcifié l.m.
calcified aortic stenosis
Diminution du calibre de l'orifice aortique calcifié faisant obstacle à l'évacuation du ventricule gauche, d'origine le plus souvent dégénérative et manifestée surtout à la septième ou la huitième décennie.
Les complications neurologiques sont des syncopes (exceptionnellement des morts subites) et des embolies cérébrales. En dehors de valvulopathies associées ou d'endocardites infectieuses, on distingue les petites embolies calcaires, à l'origine d'accidents rétiniens transitoires ou permanents, et des embolies plus volumineuses, en général provoquées par la manipulation de la valve (valvuloplastie percutanée, passage de cathéter), à l'origine d'infarctus cérébraux sévères.
Le traitement chirurgical, qui comporte une mortalité de 7% par défaillance cardiaque et des accidents vasculaires cérébraux per- ou post-opératoires (ces derniers de 14%), permet un bénéfice fonctionnel généralement spectaculaire.
Sigle. RAC
→ chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral, rétrécissement aortique, Mönckeberg (maladie de)
rétrécissement broncho-aortique de l'œsophage l.m.
constrictio bronchoaortica oesophageae, constrictio partis thoracicae oesophageae (TA)
thoracic constriction of oesophagus, broncho-aortic constriction of oesophagus
→ œsophage
rétrécissement caliciel l.m.
calyceal stenosis
Sur une urographie, diminution du calibre de la tige d'un petit ou d'un grand calice qui s'accompagne le plus souvent d'un retentissement en amont : dilatation et stase.
Tous les types de rétrécissement sont possibles : limités ou étendus, serrés ou lâches, réguliers ou non.
Les rétrécissements permanents sont dus à des lésions pariétales : infectieuses, traumatiques, tumorales. D'autres sont fonctionnels, inconstants dans le temps ou disparaissant sous compression. Il faut distinguer les rétrécissements des aspects dus à certaines compressions extrinsèques dans lesquelles un calice apparaît rétréci sur une incidence alors qu'il est élargi sur une autre.
rétrécissement canalaire l.m.
Diminution de diamètre du canal rachidien qui peut-être constitutionnel ou acquis par augmentation du volume d’un ou de plusieurs des éléments qui le constituent (articulaire postérieure, capsule articulaire et disque intervertébral).
On reconnaît un rétrécissement canalaire au-dessous de 12mm du diamètre transversal.
Le rétrécissement acquis correspond à un processus dynamique progressif apparaissant surtout avec l’âge et sa cause principale est l’arthrose.
La contrainte radiculaire et médullaire, selon le niveau du rétrécissement conduit à la restriction du périmètre de marche pouvant conduire à un état grave compliqué de signes neurologiques subjectifs (paresthésies sensation de faiblesse) et objectifs déficit progressif moteur sensitif et réflexe voire sphinctérien.
La confirmation du diagnostic est apportée par le scanner ou l’IRM. Le traitement est médical en l’absence de signes neurologiques apparus rapidement ou récemment (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations épidurales de glucocorticoïdes) massages et kinésithérapie lombostat. Les indications chirurgicales s’imposent dans les formes radiculaires prédominantes et non pas lombaires pures.
Cette chirurgie parfois délicate peut améliorer l’état clinique mais des séquelles sont possibles.
→ canal cervical étroit (syndrome du), canal lombaire étroit (syndrome du)