Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

1944 résultats 

dystrophie pseudo-inflammatoire rétinienne l.f.

pseudoinflammatory fundus dystrophy

Affection maculaire progressive avec néovaisseaux choroïdiens sous-rétiniens maculaires débutant après trente ans.
Baisse rapide de l'acuité visuelle des deux yeux vers 40 ans. Drusen du pôle postérieur et placard maculaire avec hémorragies et exsudats sur la lésion ou ses bords. Au stade terminal atrophie aréolaire centrale, pigmentation et extension vers la périphérie. La maladie est identique à la dystrophie pseudo-inflammatoire de Sorsby mais elle est d'hérédité autosomique récessive. Il convient d'éviter l'abréviation PFD qui est la même que pour la dysplasie fibreuse polyostéosique d'Albright. L’affection est autosomique récessive (MIM 264420).

H. R. Forsius, ophtalmologiste finlandais (1982) ; A. Sorsby, ophtalmologiste britannique (1949)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Syn. PFD de type Lavia, PFD de type finlandais (sigle à éviter)

dystrophie rétinienne de l'épithélium pigmenté central l.f.

central retinal pigment epithelial dystrophy

→ dystrophie maculaire progressive de la Caroline du nord

dystrophie rétinienne mixte l.f.

cone-rod dystrophy or rod-cone dystrophy

→ rétinite pigmentaire

dystrophie rétinienne périphérique l.f.

dystrophy of the peripheral retina

→ rétinite pigmentaire

dystrophies choriorétiniennes l.f.p.

chorioretinal dystrophies

Association de lésions, souvent congénitales ou héréditaires, touchant à la fois la rétine et la choroïde, réalisant de nombreux tableaux complexes sans aucun point nosologique commun.

dystrophie tapétorétinienne stationnaire ou lentement progressive de Gass l.f.

stationnary or progressive dominantly inherited tapetoretinal dystrophy

Affection oculaire choriorétinovitréenne associée à un glaucome et une cataracte.
Il existe une ligne de démarcation en périphérie, sur 360 degrés, séparant la rétine hyperclaire de la moyenne périphérie à la rétine équatoriale fortement pigmentée, siège d'une atrophie rétinienne dense. En angiographie est découverte une berge hyperclaire qui marque la jonction entre rétine pratiquement saine et pavage pigmenté dense comme dans la vitréorétinochoroïdopathie de Kaufman. On note une petite dysmorphie faciale avec paupières en S. L’affection est en tous points semblable à la vitréorétinopathie de François, mais sans la microcornée. La maladie est héréditaire et de type autosomique dominante.

J. D. M. Gass, ophtalmologue américain (1987)

Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir

Ebner (glandes de von) l.f.

Glandes salivaires séreuses accessoires enchâssées dans la partie postérieure de la langue au contact du V lingual; 
Leurs canaux excréteurs s'abouchent dans le sillon qui circonscrit la base des papilles caliciformes.

Ritter V. von Rosenstein von Ebner, anatomiste autrichien (1842-1925)

→ salive linguale

[A1, P3]

Édit. 2019

ECM1 gene
sigle angl pour extracellular matrix protein 1

Gène situé sur le locus chromosomique 1q21, codant pour une protéine qui peut se lier à de nombreuses protéines impliquées dans la croissance et la différenciation cellulaire, incluant les kératinocytes cutanés.
Cette protéine peut aussi réguler la formation des vaisseaux sanguins (angiogenèse).
Différentes mutations de ce gène entraînent la lipoprotéinose palpébrale.

Syn.  secretory component p85, URBWD

→ lipoprotéinose palpébrale, kératinocyte, angiogenèse

[Q1]

Édit. 2019

écoulement uréthral l.m.

uréthral discharge

→ uréthrorrhée

[M3]

Édit. 2019

ectasie canalaire sécrétante l.f.

secreting ductal ectasia

Syn. mastite à plasmocytes

→ mastite à plasmocytes

[A3, O5]

Édit. 2019

ectasie galactophorique sécrétante l.f.

secreting galactophoric ectasia

Mastite inflammatoire, caractérisée par la dilatation pathologique des canaux galactophoriques.
On la qualifie de sécrétante en raison de la production d'un exsudat inflammatoire qui provoque un écoulement du mamelon. Elle concerne quelques galactophores, dont la paroi est épaissie par une sclérose dense, avec un épithélium aplati et une enveloppe conjonctive inflammatoire. Elle peut évoluer vers la sclérose, une mastite granulomateuse ou la surinfection et la fistulisation.

Étym. gr. ektasis : dilatation

Syn. galactophorite ectasiante, comédo-mastite

→ galactophore, mastite granulomateuse, ectasie galactophorique

[A3, O5]

Édit. 2019

ectodermique-fente labiopalatine-déformation des mains et des pieds avec retard mental (dysplasie) l.f.

ectodermal dysplasia, cleft lip and palate, hand and foot deformity, and mental retardation

Dans ce syndrome associant anhidrose, fente labiopalatine, syndactylie des doigts et des orteils avec retard mental sévère, la fente labiale est latérale.
Il existe un retard pubertaire et un hypogonadisme, une hypotrichie, ou atrichie, et les cheveux sont clairsemés. Les ongles sont épais et dysplasiques (mains et pieds). Anodontie et anomalies de l'émail dentaire sont à rechercher. Il peut exister un ankyloblépharon et une cryptophtalmie.
L’affection est autosomique récessive (MIM 225000).

D. Rosselli et R. Gulienetti, médecins italiens (1961) ; J. Zlotogora, médecin généticien israélien, G. Oğur, pédiatre turc (1988)

Étym. gr. ektos: au dehors ; derma : peau

Syn. Rosselli-Gulienetti (syndrome de), Zlotogora-Oğur (syndrome de)

→ anhidrose, ankyloblépharon filiforme et fente palatine, syndactylie, atrichie, ankyloblépharon, cryptophtalmie, anodontie

[Q2]

Édit. 2018

ectropion uréthral l.m.

urethral ectropion

Chez la femme, éversion de la muqueuse uréthrale qui déborde le méat et fait saillie à la vulve.
Le mécanisme en est le glissement du cylindre muqueux uréthral vers l'extérieur par relâchement de la sous-muqueuse. L'aspect clinique est celui d'une tuméfaction violacée périméatique, qui se complique fréquemment d'infection et de saignement, et peut prendre l'apparence d'une tumeur. Un traitement anti-inflammatoire local est souvent suffisant ; l'excision chirurgicale peut être nécessaire.

Étym. gr. ek : en dehors ; trepein : tourner

[M3]

Édit. 2019

éjaculation retardée l.f.

delayed ejaculation, ejaculatio retardata

Éjaculation qui ne survient qu'un temps variable après le rapport sexuel, souvent du fait de l'absence d'orgasme au moment opportun.
Elle peut être primaire, organique, ou secondaire, fonctionnelle.

Étym. lat. ejicere : expulser

→ éjaculation, orgasme

[M3]

Édit. 2019

éjaculation urétérale l.f.

ureteric ejaculation

Jet d'urine expulsé de façon intermittente dans la vessie par le méat urétéral.
Elle correspond à la contraction de l'uretère terminal et du trigone, générant dans l'uretère terminal une pression supérieure à celle de la cavité vésicale et induisant l'ouverture du méat urétéral. Elle est visible en cystoscopie.

Étym. lat. ejicere : expulser

→ bolus urinaire, péristaltisme urétéral, reflux vésico-urétéral

[M3]

Édit. 2019

électromyographie du sphincter urétral l.f.

uretral electromyography

Enregistrement des potentiels électriques du sphincter strié de l’urètre.
Elle permet l’identification des lésions neurogènes à l’origine de troubles de la continence urinaire.

→ électromyographie, continence urinaire

[B3, H1, M3]

Édit. 2019

électrophorétique adj.

électrophoretic

Relatif à l’électrophorèse.

→ électrophorèse

[B3, C1]

Édit. 2019

électrorétinogramme n.m.

electro-oculogram

Tracé graphique obtenu par l’électrorétinographie.
Il s’agit d’un tracé polyphasique caractérisé normalement par la succession de deux ondes. Une onde alpha négative, rapide et de faible amplitude correspondant à l’hyperpolarisation des photorécepteurs, peut se décomposer en onde alpha 1 correspondant aux cônes et en onde alpha 2 correspondant aux bâtonnets. Son temps de culmination varie entre 30 et 40 millisecondes. Une onde bêta positive, beaucoup plus ample et longue, correspondant à la dépolarisation des cellules de Müller, ayant un temps de culmination entre 60 et 80 millisecondes, et qui selon l’état d’adaptation rétinienne ou la longueur d’onde du stimulus peut se différencier en deux ondes successives. L’onde bêta 1, photopique, relativement pointue, indépendante des conditions d’adaptation est particulièrement mise en évidence avec une stimulation rouge. L’onde bêta 2, scotopique, plus arrondie, plus visible en cas d’adaptation à l’obscurité prolongée, est seule mise en évidence par une stimulation bleue.
L’interprétation de l’électrorétinogramme repose sur le temps de latence, le temps de culmination, l’amplitude et la forme de ces ondes. Ainsi des rapports peuvent être déterminés : le rapport bêta 2/bêta 1 donne une idée sur la prédominance du système photopique ou scotopique ; le rapport bêta-alpha/alpha donne une idée sur la polarité générale de l’électrorétinogramme. L’électrorétinogramme est anormal en cas de lésions rétiniennes s’étendant sur plus de trois diamètres papillaires, et lors de lésions systématisées des cônes ou des bâtonnets.

Sigle ERG

→ électrorétinographie, électrorétinographie (technique d'enregistrement), électrophysiologie rétinienne

[B3, P2]

Édit. 2019

électrorétinographie n.f.

electroretinography

Méthode d'enregistrement graphique de l’électrorétinogramme.d’une stimulation lumineuse brève et intense.
Elle permet d’apprécier le potentiel d’action rétinien.

→ électrorétinogramme, électrorétinographie (technique d'enregistrement en), électrophysio logie rétinienne, électrorétinographie de fluorescence

[B3, P2]

Édit. 2019

électrorétinographie de fluorescence l.f.

fluorescent electroretinography

Électrorétinographie (ERG) qui tire son originalité de deux caractéristiques essentielles : le photostimulus est monochromatique et de très courte longueur d'onde : 364 nm (filtre interférentiel ayant une bande passante de 9 nm) ; la réponse (onde bêta 2 scotopique) n'apparaît que s'il y a imprégnation des tissus rétiniens par un produit fluorescent.
Sous photostimulation ultraviolette, l'ERG demeure muet chez un sujet "normal" ; par contre, une réponse apparaîtra chez un sujet dont les tissus rétiniens ont été imprégnés par une substance fluorescente : les photons ultraviolets normalement inefficaces (car d'efficacité lumineuse relative spectrale quasi nulle) sont en effet alors convertis en photons bleu-vert induisant un ERG scotopique (onde bêta 2 augmentant d'amplitude au cours d'une adaptation à l'obscurité suivant un éblouissement préalable). Le processus se déroule en deux phases. Phase d'excitation : la substance fluorescente absorbe le photon ultraviolet qui excite un atome dont un électron passe d'un niveau énergétique donné à un niveau supérieur. Phase d'émission : l'atome excité se désexcite par un retour de l'électron à un niveau énergétique intermédiaire, d'où l'émission d'un photon d'énergie plus faible qui correspond à une longueur d'onde plus grande, c'est-à-dire bleu-vert efficace sur le plan sensoriel.
L'application médicale la plus intéressante est de permettre précocement un diagnostic d'imprégnation des tissus rétiniens par les antipaludiques de synthèse utilisés dans le traitement des collagénoses (polyarthrite rhumatoïde, lupus érythémateux, etc.) : la thésaurismose est ainsi découverte avant l'apparition d'une rétinopathie iatrogène, ce qui permet de discuter l'éventuel arrêt de la thérapeutique.

→ électrorétinographie, électrorétinographie (technique d'enregistrement)

[B3, P2]

Édit. 2019

électrorétinographie (technique d'enregistrement en) l.f.

electroretinography (recording technic)

Évaluation du potentiel d’action rétinien grâce à deux électrodes : l’une active placée sur la cornée (type coque sclérale, la cornée étant préalablement anesthésiée et protégée par de la méthylcellulose), et l’autre de référence placée sur le front.
Ce potentiel d’action est déclenché par des stimulations lumineuses brèves (20 millisecondes) et intenses (1.5 à 3 cd/m2) touchant la plus large surface rétinienne grâce à une dilatation pupillaire maximale et l’utilisation d’une stimulation plein champ.
On utilise différents types de stimulations pour juger de l’activité électrique différentielle des cônes et des bâtonnets. Ainsi, pour activer préférentiellement les bâtonnets, on se sert d’une stimulation de courte longueur d’onde (450 nm, bleu), on obtient un électrorétinogramme scotopique. Et pour activer préférentiellement les cônes, on se sert d’une stimulation de grande longueur d’onde (650 nm, rouge), on obtient un électrorétinogramme photopique. Une stimulation de moyenne longueur d’onde (580 nm, jaune) stimule dans un rapport de 3/1 les bâtonnets et les cônes, et on obtient un électrorétinogramme mixte. La réponse des bâtonnets peut être éliminée par l’intermédiaire d’un fond adaptant achromatique de niveau lumineux photopique modéré, et ainsi on peut spécifiquement activer les cônes S par une stimulation de courte longueur d’onde (420 nm), et les cônes M et L par une stimulation de moyenne longueur d’onde (580 nm). A contrario, les bâtonnets sont seuls activés par une stimulation achromatique de niveau lumineux scotopique, mais elle demande une adaptation préalable de 40 minutes à l’obscurité.

→ électrorétinogramme, électrorétinographie, électrophysiologie rétinienne

[B3, P2]

Édit. 2019

Embadomonas intestinalis

Embadomonas intestinalis

Flagellé cosmopolite, de forme ovoïde, possédant deux flagelles partant d’un blépharoplaste accolé à la membrane nucléaire.
Hôte du gros intestin, ce protozoaire n’a pas de rôle pathogène connu

Syn. Retortamonas intestinalis

→ blépharoplaste

[D1, D2]

Édit. 2019

embryopathie à l'acide rétinoïque l.f.

→ syndrome isotrétinoïne

[A4, H1, J1, K2]

Édit. 2019

embryofœtopathie à l'isotrétinoïne l.f.

Syn. syndrome isotrétinoïne

→ syndrome isotrétinoïne, isotrétinoïne

[A4, H1, J1, K2 ]

Édit. 2019

embryofœtopathie aux rétinoïdes l.f.

Syn. syndrome isotrétinoïne

→ syndrome isotrétinoïne

[A4, H1, J1, K2 ]

Édit. 2019

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