Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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thorax fermé (chirurgie à) l.m.

closed-chest surgery

Chirurgie pratiquée sans ouverture de la cage thoracique.
La chirurgie cardiaque et notamment coronaire et la chirurgie pulmonaire à thorax fermé ont été rendues possibles par la mise au point de la vidéochirurgie à l’intérieur du thorax. Bien que faisable et réaliste, ses possibilités sont limitées par la complexité technique des gestes de revascularisation chez beaucoup de patients.

Thorek (opération de) l.f.

Thorek’s operation

Technique de chirurgie plastique du sein qui consiste à réduire le volume de la glande et à pratiquer une greffe libre de l’aréole et du mamelon.

M. Thorek, chirurgien américain (1942)

thromboélastogramme n.m.

Technique globale d'étude de la coagulation du sang (ou du plasma), de la cohésion et saturation du caillot constitué et de sa dégradabilité, qui consiste à enregistrer le mouvement transmis par le caillot à un capteur au centre d'une cuve où est placé le sang (ou le plasma) pendant la coagulation.
Comme tous les tests très globaux, il est à la fois sensible à des modifications ou des anomalies pour lesquelles il n'existe pas de test spécifique, mais à l'opposé il est influencé par de nombreux facteurs mal contrôlables. Il n'est en pratique utilisable que par les laboratoires qui ont une grande expérience et l'utilisent dans des indications très spécialisées.
Test désuet.

thyroglobuline n.f.

thyroglobulin

Protéine de masse moléculaire 650 kDa, localisée dans les vésicules colloïdes du corps thyroïde et élaborée dans les cellules épithéliales bordantes.
Elle contient 95 % de l'iode thyroïdien, sous forme d'iodotyrosine, d'iodothyronine et d'iodohistidine.
L'ioduration de ces acides aminés se fait au sein même de la thyroglobuline. C'est au cours de l'hydrolyse physiologique de la thyroglobuline que sont libérées les hormones thyroïdiennes afin que celles-ci puissent être sécrétées. La thyroglobuline est indiquée dans l'hypothyroïdie ; on l'administre par voie buccale. Ses contre-indications sont celles des extraits thyroïdiens : hypertension artérielle, maladie coronarienne, etc.
La thyroglobuline peut être dosée dans le plasma par technique radio-immunologique. Sa concentration augmente dans les hypertrophies thyroïdiennes et les thyroïdites

Syn. thyréoglobuline, iodothyréoglobuline

Sigle Tg

tomodensitométrie n.f.

axial computerized tomography , CT-scan

Technique de radiologie numérique en coupes axiales permettant également des reconstructions bi et tridimensionnelles.
Méthode d’exploration radiologique, fondée sur la rotation simultanée autour de l’organe cible de plusieurs caméras d’enregistrement.

Syn. scanographie, tomodensimétrie

tomodensitométrie avec opacification cisternale l.f.

computerized tomographic cisternography

Opacification des espaces sous-arachnoïdiens par injection intrathécale d'un produit de contraste iodé ou gazeux, avec acquisition des images en tomodensitométrie (scanner).
Cette technique est d'indication très limitée depuis l'IRM. Elle peut cependant être utile dans l'étude de la charnière crâniovertébrale ou des tumeurs de la fosse postérieure afin de différencier des processus intra- et extra-axiaux. Elle peut permettre d'apprécier la perméabilité d'un kyste et d'apporter des précisions sur une petite lésion de la base.

Syn. scanner avec opacification cisternale

→ scanner

tomodensitométrie cérébrale l.f.

cerebral computerized tomography

Technique d'imagerie permettant de façon atraumatique la visualisation du parenchyme cérébral et des cavités liquidiennes en fonction de leur densité et de leur capacité d'absorption des rayons X.
Les plans de coupe transverses axiaux permettent une étude anatomique encéphalique. D'une épaisseur habituelle de 10 mm, les coupes sont parallèles à la ligne orbitoméatale. Des coupes frontales (dites aussi coronales) peuvent être réalisées, de même que des reconstructions par programmes informatiques (coupes coronales et sagittales). L'injection d'un produit iodé par voie veineuse permet la visualisation des structures vasculaires ou vascularisées et des lésions pathologiques comportant une rupture de la barrière hémato-encéphalique. L'injection de métrizamide par voie lombaire est d'indication plus rare.
Particulièrement adapté à l'exploration des structures osseuses et des lésions traumatiques, le scanner est l'examen de l'urgence.

Syn. scanner cérébral

tomodensitométrie vertébrale l.f.

spinal computerized tomography

Technique d'imagerie atraumatique de la colonne vertébrale, des disques intervertébraux et des racines nerveuses par absorption de rayons X.
L'étude des structures vertébrales est faite par coupes axiales complétées éventuellement par une reconstruction frontale ou sagittale, voire une injection de produits de contraste iodés par voie veineuse ou intrathécale. C’est l’exploration en urgence de l’axe vertébral.
En dehors des indications traumatiques, discovertébrales et osseuses, ce procédé est complèté par l'IRM intramédullaire.

Syn. scanner rachidien, scanner vertébral

→ scanner

tomographie n.f.

tomography

Procédé permettant d'obtenir des images en coupes de la structure à étudier.
Ce terme désigne également le cliché radiographique obtenu de cette façon (tomogramme).
En radiographie conventionnelle, la tomographie obtenait des images en coupes d'une région déterminée par déplacement homothétique du tube et du film (balayage) autour d'un axe passant par le plan recherché (plan de coupe) ; sur le film obtenu, seule la projection de ce plan restait nette, alors que les régions sus et sous-jacentes apparaissaient sous forme de trainées floues. Du procédé inventé par le Dr. A. Bocage en 1921, naquirent de nombreuses variantes : planigraphie, stratigraphie ou tomographie axiale transverse, ainsi que des appareils de grande précision (tomographes à balayage complexe). Cette technique, irradiante, a été détrônée par la scanographie, et est devenue obsolète.
Actuellement, l'imagerie en coupes d'un organe est obtenue par reconstructions à partir des données numériques recueillies par balayage d'une région déterminée, à l’aide de diverses techniques :
- En mammographie, c’est la tomosynthèse.
- En scanographie, ces données représentent l'absorption locale des rayons X par les tissus (tomodensitométrie).
- En tomoscintigraphie, elles reflètent la concentration radioactive locale.
- En IRM, qui enregistre les réactions des protons dans un champ magnétique, elles s'effectuent par codage (en phase et en fréquence) lors de l'enregistrement, puis décodage par transformations de Fourier.
- En échotomographie, la coupe représente le plan balayé par le faisceau ultrasonore.

A. Bocage, dermato-vénérologue français (1921)

Étym. gr. tomê : section; graphein : écrire

→ zonographie, tomosynthèse

[B2,B3]

Édit. 2018

tomographie d'émission monophotonique du myocarde synchronisée l.f.

gated spect

Technique permettant l’étude conjointe de la perfusion myocardique et des cinétiques globales et segmentaires du ventricule gauche.
C’est un examen sensible pour détecter du tissu myocardique viable lors de l’injection de traceurs après administration de dérivés nitrés.

Sigle TEMPS

tomographie en cohérence optique l.f.

optical coherent tomography (OCT)

Technique permettant, grâce à l'interférométrie laser, d'obtenir des coupes in vivo de la rétine et de mesurer l'épaisseur du tissu rétinien avec ses différentes couches.
L'OCT représente une méthode non agressive et de haute résolution pouvant fournir p. ex. une vue bidimensionnelle en coupe des structures rétiniennes. Son fonctionnement actuel est basé sur l'émission d'un faisceau laser infra-rouge dit de "basse cohérence" combiné à un interféromètre dans lequel une lame séparatrice permet d'obtenir deux faisceaux, l'un dirigé vers un miroir de référence, l'autre vers les structures oculaires à examiner. La réflexion du second faisceau par les éléments rétiniens est combinée au retour du faisceau de référence pour créer des interférences. Le décodage de ces interférences permet de déterminer la nature des obstacles rencontrés. En déplaçant le faisceau selon une ligne droite, on procède à une reconstruction point par point le long de la ligne explorée. L'image finale correspond à la juxtaposition de toutes les mesures ponctuelles effectuées et fournit sur écran l'équivalent d'une coupe histologique de la rétine, à la définition près qui est pour l'instant de l'ordre de 15 mm. Cependant, des améliorations sont encore théoriquement possibles et peuvent amener à des performances supérieures dans l'avenir, permettant d'envisager la possibilité de visualiser individuellement les composantes de certaines couches cellulaires.

→ ophtalmoscope laser à balayage

tomographie frontale oblique l.f.

transversal tomography

Technique obsolète réalisant, en tomographie grâce à une position adaptée du sujet, des coupes frontales obliques en vue d'une exploration trachéobronchique.
Abandonnée à l'apparition de la scanographie.

Syn. technique de Frain

tomographie par émission monophotonique (TEMP) l.f.

simple photon emission computerized tomography (SPECT)

Technique d'étude scintigraphique permettant l'évaluation du métabolisme cérébral régional.
Les traceurs utilisés sont le xénon 133 diffusant librement dans le cerveau, mais sans application pratique de routine et les traceurs piégés dans le cerveau (qui passent la barrière hémato-encéphalique mais sont transformés dans l'encéphale et ne peuvent donc pas retraverser la barrière) : iodo-amphétamines et surtout traceurs technétiés.
Les indications des TEMP sont : la pathologie vasculaire cérébrale ischémique, notamment pour l'étude de la réserve hémodynamique ; la pathologie extrapyramidale pour l'étude de la neurotransmission ; les démences ; les épilepsies pour les bilans préchirurgicaux.

→ scintigraphie cérébrale

Toupet (opération de) l.f.

Toupet’s operation

Technique de cure du reflux gastro-œsophagien.
Elle combine un repositionnement du cardia en intra-abdominal, une fermeture partielle rétro- œsophagienne du hiatus œsophagien et un hémi- manchonnage rétro- œsophagien (180°) de l’œsophage abdominal par la grosse tubérosité gastrique libérée de ses attaches épliploïques gastro-spléniques. La confection de cette hémi-valve postérieure évite le risque de sténose œsophagienne. Des variantes ont été proposées, en particulier avec la fixation du bord droit de l’hémi-valve aux piliers du diaphragme (Vayre). Cette intervention est réalisable par voie cœlioscopique.

A. Toupet, chirurgien français (1963), P. Vayre, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1970)

→ antireflux (opération)

toxine botulique l.f.

botulic toxin

Neurotoxine sécrétée par Clostridium botulinum, qui contamine certains aliments mal stérilisés, responsable de troubles digestifs et nerveux et de paralysies généralisées.
Son effet résulte du blocage de la libération d’acétylcholine contenue dans la terminaison présynaptique au niveau de la plaque motrice, ce qui entraîne une paralysie plus ou moins importante qui est transitoire du fait de la régénération de jonctions neuromusculaires fonctionnelles.
Son utilisation en thérapeutique puis en cosmétologie s’est considérablement amplifiée depuis que l’ophtalmologiste Alan Scott a montré que, par voie intramusculaire, elle permettait de paralyser le muscle hyperréactif responsable du strabisme de l’enfant, cette action résultant de l’abolition d’une contraction musculaire anormale par provocation d’une paralysie partielle sur un muscle cible. Produite à partir de souches de
C. botulinum incubées en stricte anaérobiose, elle est en effet indiquée par voie intramusculaire dans la correction des troubles de l’oculomotricité (blépharospasme, strabisme), du spasme hémifacial, du torticolis spasmodique, de la déformation dynamique du pied en équin chez l’enfant et de différents syndromes dystoniques focaux des membres ou ORL. 
La toxine botulique possède aussi d'autres indications neurologiques, en particulier dans le traitement de la migraine voire de l’incontinence urinaire. Plusieurs essais cliniques randomisés ont mis en évidence son efficacité  dans les douleurs neuropathiques périphériques. Elle a également prouvé son action sur l’hyperhidrose axillaire et palmaire.Par ailleurs, son utilisation dans le domaine esthétique s’est considérablement développée : correction temporaire  des rides du front, surtout verticales intersourcilières, de la patte d’oie, des sillons naso-géniens, du cou… 
Le traitement est ambulatoire, en tout cas réservé à des spécialistes formés à la technique. L'effet thérapeutique débute 48 heures après l'injection et dure trois à quatre mois, voire davantage.

A. B. Scott, ophtalmologiste américain (1973 et 1980)

Étym. lat. botulus : boudin

Syn. botuline

→ botulisme

[C1, J1, H1, P2, G4]

Édit. 2020

traçabilité n.f.

tracking

1) Aptitude à retrouver «la trace», l’utilisation ou la localisation d’un produit utilisé, en particulier d’un produit de santé, au moyen d’une codification spécifique (numéro de lot...).
Le suivi de toutes ces étapes avec connaissance des responsables est devenu une obligation pour les médicaments, les dispositifs médicaux et elle le devient pour les produits alimentaires. Ceci s'est révélé particulièrement important dans le cas des produits sanguins qui ont donné lieu à de graves contaminations.
On distingue la traçabilité amont, qui permet de retrouver les traces depuis le début de la fabrication jusqu'au moment du contrôle, (après un accident ou un contrôle systématique), de la traçabilité aval, qui permet de retrouver tous les objets défectueux déjà distribués dans le commerce. P. ex. un produit est détecté dangereux, on recherche toutes les étapes de sa fabrication pour trouver la cause du défaut (traçabilité amont) et d'autre part on recherche tous les produits déjà distribués pour les retirer de l'usage (traçabilité aval).
La traçabilité implique donc qu'à chaque étape on sache et enregistre d'où vient le produit et où il est distribué.
2) Par extension injustifiée du sens du mot, se dit de la possibilité technique de déceler une substance dans un mélange, même si elle ne s'y trouve qu'à l'état de trace

Étym. vieux fr. déverbal de tracier (du lat. trahere : traîner), suivre à la trace (le gibier), mot passé en angl., to track. Traçabilité est revenu récemment en français avec son sens primitif.

trachée (tumeur de la) l.f.

tracheal tumor

Prolifération cellulaire anormale développée au niveau de la paroi trachéale.
Cette tumeur peut être bénigne : tumeur d'Abrikossof, chondrome, carcinoïde p. ex., ou maligne, carcinome de la trachée qui est presque toujours de type épidermoïde, ou de malignité réduite, tel le carcinome adénoïde kystique.
Le traitement est en règle chirurgical, de technique délicate, mais la radiothérapie et les techniques endoscopiques interventionnelles comme le laser-YAG ont aussi des indications.

A. I. Abrikossoff, anatomopathologiste russe (1926)

→ Abrikossoff (tumeur d'), carcinome adénoïde kystique, chondrome trachéobronchique

Tran (technique de) l.f.

Tran’s technique

Technique microchirurgicale de réimplantation tubo-utérine réséquant en tronc de cône la partie interstitielle de la corne utérine, pour le traitement de la stérilité tubaire.

D. K. Tran, gynécologue français (1987)

transfert de saturation en IRM l.m.

saturation transfer

En IRM, après l'impulsion de radiofréquence lors de l'examen d'un tissu contenant une quantité non négligeable de protons fixes ou peu mobiles, échange permanent d'aimantation entre le pool des protons fixes ou peu mobiles et le pool des protons mobiles.
Ce phénomène explique, lors de l'utilisation de la technique de transfert d'aimantation en angiographie par résonance magnétique, la diminution du signal de certains tissus par rapport à celui des vaisseaux.

[B2,B3]

Édit. 2018

transfert-hybridation n.m.

Technique de biologie moléculaire permettant de détecter un ADN viral en le fixant sur un ADN complémentaire utilisé comme « sonde ADN ».

transfert intratubaire des gamètes l.m.

gamete intra-Fallopian transfer

Technique d’assistance médicale à la procréation qui consiste à recueillir des ovocytes par ponction folliculaire transvaginale après induction de l’ovulation chez une femme stérile, dont les trompes sont perméables, et à placer les ovocytes, avec plusieurs centaines de milliers de spermatozoïdes, dans l’ampoule de la trompe utérine, lieu d’élection de la fécondation naturelle, soit à la faveur d’une cœlioscopie, soit en cathétérisant la trompe à partir de l’ostium tubaire de la cavité utérine sous contrôle échographique.
Le taux de réussite de grossesse est estimé à 30% par cycle.

→ procréation médicalement assistée

transfert intratubaire de zygotes l.m.

zygote intra-Fallopian transfer

Technique d’assistance médicale à la procréation qui consiste à placer dans l’ampoule tubaire d’une femme stérile, dont les trompes sont perméables, un embryon de quelques heures ou zygote, obtenu par fécondation in vitro.
Le taux de grossesse est estimé à 30% par transfert.

→ procréation médicalement assistée

transfert pronucléaire l.m

pronuclear transfer

Stratégie de prévention des maladies par mutation de l’ADN mitochondrial consistant dans le transfert des pronucleus du zygote des parents (6 heures après la fécondation in vitro) dans le cytoplasme du zygote du donneur dont les pronucleus ont été préalablement détruits.
Cette technique permet aux femmes atteintes d’une maladie génétique par mutation de l’ADN mitochondrial de transmettre les caractères héréditaires portés par leur génome nucléaire à un enfant sans lui transmettre les mutations de l’ADN mitochondrial. Elle a été aussi dénommée « don de cytoplasme » ou « fécondation in vitro à 3 parents » du fait que pour l’embryon ainsi créé l’ADN nucléaire provient des 2 parents et le cytoplasme provient du donneur.

→ pronucleus

transit colique (durée du) l.m.

Temps que met le bol alimentaire à parcourir le cadre colique.
La technique de Couturier et Chaussade permet la mesure de la vitesse du transit colique : ingestion de marqueurs radioopaques pendant trois jours à heure fixe et repérage par radiographie de l’abdomen sans préparation plusieurs jours consécutifs.
La durée totale du transit colique est de 34 h environ ; de 7 h pour le côlon droit, 9 h pour le côlon gauche et 18 h pour le rectosigmoïde. Cette durée représente 80% de la durée du transit digestif total.

D. Couturier, gastroentréologue français, membre de l’Académie de médecine (1988) ; S. Chaussade, gastroentérologue français (1986)

translation de césure l.f.

nick translation

Technique de marquage des acides nucléiques incorporant des nucléotides marqués dans l'ADN double brin grâce à une ADN-polymérase qui par son activité d'exonucléase hydrolyse l'un des deux brins à partir d'une césure (liaison phosphodiester manquante entre deux nucléotides) et par son activité polymérase reconstitue le brin hydrolysé en incorporant les nucléotides marqués.

[Q1]

Édit. 2018

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